<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137</id><updated>2011-12-03T06:22:40.838Z</updated><title type='text'>Du crépuscule à l'aube  (ou inversement)</title><subtitle type='html'>Lyonnais, Gay, Cinéphile...
Une petite trentaine qui m'échappe de plus en plus...
Accro à l'alcool et aux cigarettes... Au sex aussi, mais j'en met moins à la bouche (que des verres ou des cigarettes)... Vous me suivez ou bien ?</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>239</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6563033912743888232</id><published>2007-07-26T08:26:00.000Z</published><updated>2007-07-26T08:29:54.023Z</updated><title type='text'>Aaron</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Mes rêves s’accrochent à tes phalanges&lt;br /&gt;Je t’aime trop fort, ça te dérange&lt;br /&gt;Mes rêves se brisent sur tes phalanges&lt;br /&gt;Et sur ton doux visage, mon ange…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De mille saveurs, une seule me touche&lt;br /&gt;Lorsque tes lèvres effleurent ma bouche&lt;br /&gt;De tous ces vents, un seul me porte&lt;br /&gt;Lorsque ton ombre passe ma porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Prends mes soupirs, donne moi tes larmes&lt;br /&gt;A trop mourir on pose les armes. &lt;br /&gt;Respire encore mon doux mensonge&lt;br /&gt;Que sur ton souffle, le temps s’allonge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Regarde, il gèle là sous mes yeux&lt;br /&gt;Des stalactites de rêves trop vieux&lt;br /&gt;Toutes ces promesses qui s’évaporent&lt;br /&gt;Vers d’autres ciels, vers d’autres ports.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Seul sur nos cendres en équilibre&lt;br /&gt;Mes poumons pleurent, mon cœur est libre&lt;br /&gt;Ta voix s’efface de mes pensées&lt;br /&gt;Sans toi, j’apprivoiserai ma liberté.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt; Je suspends temporairement ce blog. &lt;br /&gt;Les vacances sont en approches.&lt;br /&gt;De gros changements s'annoncent à l'horizon de la rentrée.&lt;br /&gt;Je ne sais pas encore si je pourrai nourrir cet espace avant longtemps.&lt;br /&gt;Mais je vous le dis : "I'll be back" !!&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6563033912743888232?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6563033912743888232/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6563033912743888232' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6563033912743888232'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6563033912743888232'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/aaron.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Aaron&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-9221602576947571938</id><published>2007-07-11T11:05:00.000Z</published><updated>2007-07-11T12:08:13.149Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (Epilogue)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;11 juillet 2007.&lt;br /&gt;Vingt années se sont écoulées depuis ce voyage en train.&lt;br /&gt;20 ans, jour pour jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles à appris la mort de David en septembre. Manu lui avait caché pour ne pas gâcher ses vacances.&lt;br /&gt;Gilles et Manu se sont épaulés pendant de longs mois suite à ce décès&lt;br /&gt;Gilles à effectivement vécu avec Fabrizzio mais l’a quitté en 1988. &lt;br /&gt;Trop de colère, trop de violences, trop de peurs.&lt;br /&gt;Gilles à dansé avec Isabelle pendant un an et le spectacle en juin 1988 fut un vrai bonheur à vivre.&lt;br /&gt;Gilles à réussi ses études et à travaillé plusieurs années dans le cinéma.&lt;br /&gt;Gilles à continué de voir toute l’Equipe de la rue du Dauph pendant de longues années.&lt;br /&gt;Gilles à aidé Manu dans ses douleurs jusqu’à la fin.&lt;br /&gt;Manu est mort au mois de mai 1995.&lt;br /&gt;Gilles à versé les cendres de Manu dans la petite rivière d’Ain ou, avec David, ils s’étaient baignés le 4 juillet 1987.&lt;br /&gt;Gilles, par la suite n’a plus revu le club de la rue du Dauph, c’était trop dur.&lt;br /&gt;Gilles à recroisé un jour Jean-Yves. Toujours en couple avec Biquet ils continuaient leur petite vie. Ils voyaient toujours Isa la prof de danse. Elle s’était séparée d’Amar. Ensuite, ce dernier avait disparu sans plus jamais donner de nouvelles.&lt;br /&gt;Gilles à recroisé le chemin de Sylvie en 1997. Ils étaient dans la même entreprise. Ils se sont revus souvent et ont évoqués Manu bien entendu à chaque fois.&lt;br /&gt;Sylvie était de nouveau célibataire. Rachel n’ayant pas supporté ces absences répétées pour son travail.&lt;br /&gt;Gilles à dit adieu à Sylvie en 1999. Elle partait vivre définitivement au Canada.&lt;br /&gt;Gilles à revu Hélène, la prof d’Anglais aux cheveux roux. C’était en 2000. Elle était partie aussi à l’étranger en 1994 et n’avais plus revu les autres. Elle ne savait même pas que Manu était décédé cinq ans plus tôt.&lt;br /&gt;Gilles a revu Erik parfois dans une boite de nuit à Paris. Après la mort de Manu il a vendu l'appart de la rue du Dauphiné et n'est jamais revenu à Lyon.&lt;br /&gt;Gilles n’a jamais oublié Manu et son souvenir perdurera jusqu’à la fin.&lt;br /&gt;Gilles n’a jamais retrouvé de véritable amour, et même si parfois son cœur s’est emballé, cela n’a jamais duré.&lt;br /&gt;Mais Gilles ne perd pas l’espoir de croiser quelqu’un sur le trajet… sur son trajet.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles n’a jamais oublié cette année 1987.&lt;br /&gt;A tout jamais sa plus belle année.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma plus belle année…&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-9221602576947571938?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/9221602576947571938/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=9221602576947571938' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/9221602576947571938'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/9221602576947571938'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/sur-le-trajet-epilogue.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (Epilogue)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-2042837345003677329</id><published>2007-07-11T11:01:00.000Z</published><updated>2007-07-11T11:16:24.408Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître final)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Deux jours plus tard, Gilles est dans le train qui l’emmène dans les montagnes.&lt;br /&gt;Le dimanche qui a suivit la soirée s’est passé avec Fabrizzio entre sexe et sommeil tout au long d’une journée caniculaire.&lt;br /&gt;Fabrizzio a bien tenté de retenir Gilles en lui demandant de ne pas partir, mais ce dernier s’est montré intransigeant et n’a pas voulu remettre à plus tard ce départ qu’il attendait tant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, en ce lundi 11 juillet 1987, Gilles se laisse bercer par les légères secousses du train corail qui file à travers les portes de la Provence en direction de l’Ardèche.&lt;br /&gt;Pendant ce court voyage il pense à l’évolution de sa vie depuis ces huit derniers mois. &lt;br /&gt;Il se dit que c’est forcément une période charnière qui arrive dans toutes vies et qui présage les futures routes qu’il empruntera.&lt;br /&gt;Tout à commencé à changer il y’a huit mois lorsqu’il à rencontré Manu par une froide journée d’hiver et depuis lors il a l’impression de s’être élevé en tant qu’être humain, en tant qu’homme.&lt;br /&gt;Il à connu l’amour, le vrai, celui qui donne le tournis, celui qui fait tourner la tête dans les étoiles, celui aussi qui fait mal et qui grignote l’âme et le cœur. &lt;br /&gt;Pourtant, jamais personne ne devrait avoir à passer à côté de ça au moins une fois dans sa vie. &lt;br /&gt;Même si ça fait mal à la fin, l’envol initial et cette sensation unique n’a pas d’égal.&lt;br /&gt;Il à connu aussi le sexe pour le sexe. &lt;br /&gt;Il sait d’ors-et-déjà que les accélérations cardiaques liées à la montée d’un violent désir sont des plus attirantes. &lt;br /&gt;Il n’a aucun doute, ce jour là, sur le fait que ce sexe là, celui qui est vécu dans l’urgence, dans la pénombre, à l’aune du danger, ce sexe là, oui, il va le consommer encore, le consumer jusqu’à l’étouffement, jusqu’à l’over dose.&lt;br /&gt;Il a connu aussi la libération. &lt;br /&gt;Il a pu dire autour de lui ce secret qu’il conservait par crainte. &lt;br /&gt;Dire à ses proches et à tous ceux qui l’entourent ce qu’il est vraiment. &lt;br /&gt;Son attirance pour les garçons n’est plus un sujet tabou et la fin des mensonges est une vraie délivrance.&lt;br /&gt;Il a connu aussi les peurs et les colères qu’il pouvait engendrer chez un autre.&lt;br /&gt;Aujourd’hui il part en ayant pris la décision de continuer cette histoire avec Fabrizzio, quoi qu’il lui en coûte. L’acharnement de ce dernier à lui donner du plaisir, à lui faire plaisir, fait dire à Gilles que c’est certainement quelqu’un de bien et qu’il ne doit pas prendre le risque de passer à côté.&lt;br /&gt;Puis les jours passant il à remarqué que oui, il ressentait quelque chose pour lui. &lt;br /&gt;Et il s’est dit, hier soir, avant de le quitter pour rentrer, que c’était certainement de l’amour.&lt;br /&gt;Alors il à dit « je t’aime » à Fabrizzio. &lt;br /&gt;Il a vu une réaction qui lui a fait monter les larmes aux yeux. &lt;br /&gt;Car de voir celui qui entend cette phrase pleurer de bonheur, ça transporte aussi. &lt;br /&gt;Se dire que le garçon en face n’attendait que ça et que ce garçon est prêt à tout pour vous, c’est quelque chose que l’on ressent rarement.&lt;br /&gt;Alors Gilles et Fabrizzio démarre cette histoire.&lt;br /&gt;Advienne que pourra, mais advienne tout de même.&lt;br /&gt;Fabrizzio va profiter des vacances de Gilles pour mettre un terme à sa relation avec François et va prendre un appartement proche de chez Gilles.&lt;br /&gt;Ainsi, lorsque les cours en fac débuteront, Gilles pourra plus facilement passer ses nuits avec Fabrizzio tout en étant proche de chez lui pour travailler le soir.&lt;br /&gt;Gilles est heureux de cette prise de décision, il décide de construire quelque chose, ou tout du moins d’essayer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train file toujours sur ses rails bruyants, les fenêtres sont baissées et l’air s’engouffre dans le wagon donnant un semblant de fraîcheur à cette journée caniculaire.&lt;br /&gt;Le reflet de son visage dans la vitre, Gilles se dit qu’il à de la chance et qu’il se sent vraiment bien à l’aube de ses vacances.&lt;br /&gt;Et que tout concours à une vie qui s’annonce merveilleuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est normal, à 19 ans, on a encore des espoirs plein la tête et de l’air plein les poumons.&lt;br /&gt;A 19 ans on n’est pas usé par l’oubli et le monde, les hurlements et les silences, par l’avenir et l’ironie.&lt;br /&gt;A 19 ans on n’imagine pas que le meilleur ressemble toujours au pire et que les promesses sont toujours des promesses.&lt;br /&gt;A 19 ans on ne connaît pas la folie des autres, et l’on ne prête pas attention au temps qui passe et à la jeunesse qui se meurt.&lt;br /&gt;A 19 ans on n’imagine pas que l’on peut, plus tard, regretter d’avoir fuit une aventure. &lt;br /&gt;Que l’on peut aussi ne plus comprendre la vie qui tourne toujours plus à tous les vents.&lt;br /&gt;A 19 ans on ne pense pas que nos âmes peuvent se perdre et que nos cœurs peuvent hurlés au secours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 19 ans on connaît encore des vendeurs de merveilles et des joueurs de tambours.&lt;br /&gt;A 19 ans on se dit que le monde est beau et que c’est beau d’aimer.&lt;br /&gt;A 19 ans on se sent capable de construire un empire juste pour un sourire.&lt;br /&gt;A 19 ans on veut battre le ciel pour un futur plus beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 19 ans on ne sait pas que les anges et les colombes, immanquablement, vont s’enfuir avec le vent.&lt;br /&gt;A 19 ans on ne se doute pas que la mort de quelqu’un peut laisser un cœur à tout jamais ouvert.&lt;br /&gt;A 19 ans on ne peut pas croire qu’éternellement ce cœur saigne à n’en plus comprendre ou est l’Eden et ou est l’Enfer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le train file à toute allure et Gilles ferme les yeux.&lt;br /&gt;C’est bientôt la fin du voyage et le début d’un autre.&lt;br /&gt;C’est la vraie vie qui se profile à l’horizon.&lt;br /&gt;Et Gilles est sur son trajet…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;FIN.&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-2042837345003677329?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/2042837345003677329/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=2042837345003677329' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2042837345003677329'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2042837345003677329'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/sur-le-trajet-chaptre-final.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître final)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8284479045201922667</id><published>2007-07-10T11:48:00.001Z</published><updated>2007-07-10T11:56:54.197Z</updated><title type='text'>Coup de coeur (11)</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;&lt;font color=#66FF66&gt;&lt;b&gt;Roman de Gare&lt;/b&gt; by Claude Lelouch&lt;/font&gt; est véritablement un petit chef d'oeuvre en puissance. &lt;br /&gt;Le réalisateur s'amuse avec le spectateur et l'invite à un jeu du chat et de la souris sur plusieurs pistes scénaristiques et met en place, au final, un formidable polar dans la grande veine des années 70.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir et chaque personnage possède une part d'ombre qui le fait évoluer d'une façon énigmatique des plus réjouissantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rien n'est laissé au hasard, et ce jeu de miroirs est des plus réussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fanny Ardant en femme fatale est absolument renversante, Dominique Pinon inquiétant à souhait et Audrey Dana une révélation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouvrez vite ce "roman" et laissez-vous conduire les yeux fermés !&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8284479045201922667?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8284479045201922667/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8284479045201922667' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8284479045201922667'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8284479045201922667'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/coup-de-coeur-11.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Coup de coeur (11)&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-7758909284701397321</id><published>2007-07-09T11:00:00.000Z</published><updated>2007-07-10T11:22:21.107Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître cinquante troisième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles se réveille vers 13 heures en sentant les lèvres de Fabrizzio courir le long de son dos tout en descendant doucement vers le creux des reins. Une légère sensation de chatouille est vite remplacée par d’autres frissons beaucoup plus explicites. Gilles se laisse faire, et les lèvres, bientôt aidées de la langue, poursuivent leur chemin entre ses fesses. Gilles se cambre tout en laissant son amant achevé le périple gourmand de la découverte de sa peau et de ses zones les plus érogènes.&lt;br /&gt;Doucement, Fabrizzio retourne le corps de Gilles et termine son voyage aux portes du sexe tendu de ce dernier. Les lèvres chaudes provoquent instantanément une montée violente du plaisir. Fabrizzio emprisonne les mains de Gilles et continue son travail buccal jusqu’à ce que Gilles ne puisse plus se retenir et se laisse aller totalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors ? Tu as aimé ? Ne t’avais-je pas dit que c’était bon de le faire jusqu’au bout ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Tu es toujours vivant bébé ?&lt;br /&gt;- Mmhh… Oui c’est le pied, tu avais raison ! N’empêche que j’aurais aimé être prévenu l’autre jour. Là tu savais ce que tu faisais…&lt;br /&gt;- Oui je sais. Je recommencerai plus sauf si tu en as envie, promis !&lt;br /&gt;- Et bien pour ta punition, un peu en retard, je te laisse avec ton érection ! Je vais prendre ma douche !&lt;br /&gt;- Ah non !! Me laisse pas comme ça… Regarde je suis au bord du gouffre !&lt;br /&gt;- Oui je vois… Il te reste ta main droite mon biquet ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles sourit et se lève, royal, et se dirige vers la salle de bain sans se retourner.&lt;br /&gt;Fabrizzio reste cloué sur le lit, avec néanmoins un petit sourire en coin.&lt;br /&gt;Il rejoint Gilles sous la douche quelques minutes plus tard et Gilles note que l’excitation est retombée. Il se demande si le jeune homme s’est masturbé seul, mais ne dit pas un mot. Il se contente d’embrasser Fabrizzio avant de sortir de la douche.&lt;br /&gt;Ils se retrouvent tous les deux devant un copieux petit déjeuner et organisent la journée.&lt;br /&gt;Fabrizzio souhaite faire des photos, aussi ils décident d’aller se balader dans la vieille ville et se laisseront guider au gré des rues par leurs envies de découvrir telle ou telle vieille impasse ou tel ou tel monument.&lt;br /&gt;Il est 14 heures passées lorsqu’ils s’engagent sur le pont qui traverse la Saône et qui les emmènent aux pieds du Vieux Lyon. &lt;br /&gt;Ils passent l’après-midi entre la colline de Fourvière, le site gallo-romain, le quartier de St-Georges et ses nombreuses traboules, les grandes montées d’escaliers de St-Jean ou les cours intérieures fabuleuses du quartier de St-Paul.&lt;br /&gt;Fabrizzio enchaine les pellicules et n’a de cesse de prendre une multitude de photos, laissant parler sa veine créative dans les cadrages des prises de vue qui lui conviennent. Il aime à jouer sur la lumière et sur la perspective de certaines ruelles d’où les clartés s’étalent de façon parfois très particulières.&lt;br /&gt;Il est presque 19 heures lorsqu’ils rentrent à l’appartement.&lt;br /&gt;Ils sont attendus chez Manu à 21h et prennent deux bouteilles de champagne pour le diner avant de monter se changer.&lt;br /&gt;La longue marche sous le soleil les a bien épuisés et Fabrizzio décide de faire couler un bain. L’immense baignoire va pouvoir accueillir les deux corps en une seule fois.&lt;br /&gt;Une fois dans l’eau, les deux garçons sont face à face et leurs jambes se mélangent tendrement sous la mousse et ses odeurs marines.&lt;br /&gt;La relaxation est imminente et les yeux se ferment doucement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est presque 21h30 lorsqu’ils débarquent en taxi chez Manu. Ils se sont endormis et du coup étaient trop en retard pour attendre le bus.&lt;br /&gt;Manu ouvre la porte avec un sourire radieux. De la pièce voisine survient des rires et de la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Ah ben quand même !!! Je me demandais si tu avais pas oublié ! dit Manu.&lt;br /&gt;- Non non, mais on s’est un peu endormis dans le bain !&lt;br /&gt;- Faut dire qu’on était bien naze, termine Fabrizzio dans un sourire.&lt;br /&gt;- Entrez ! Gilles tu connais la maison, et tu feras les présentations ? J’ai un truc sur le feu.&lt;br /&gt;- Ok ! Tiens Manu mets ça au frais !&lt;br /&gt;- Ah… Champagne !! Bonne idée, merci à vous deux !&lt;br /&gt;- Ben de rien, dit Fabrizzio. Merci surtout à toi pour cette invitation.&lt;br /&gt;- Ben c’est tout naturel, les gens que Gilles aime sont toujours les bienvenus ici. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, Manu repart à ses fourneaux et Gilles entraine Fab dans le salon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors ? Tu m’aimes ? plaisante Fab.&lt;br /&gt;- Oui c’est bon, fais pas ta diva !! réplique Gilles avec un clin d’œil.»&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Isa et Amar sont assis sur le canapé et sont en grande conversation avec Rachel et Sylvie. &lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves remplissent les verres d’une boisson que Gilles devine être du Gin Tonic et Hélène, la prof d’anglais aux cheveux roux, s’échine à trouver des vieux 33 tours dans la masse de vinyles que possède Manu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles enchaine les présentations et tout le monde s’attable enfin autour de l’apéritif.&lt;br /&gt;Les conversations se suivent et Gilles remarque que Fabrizzio n’est pas en reste concernant tel ou tel avis sur tel ou tel sujet et que, chaque convive semble avoir plaisir à échanger diverses idées avec lui.&lt;br /&gt;Gilles aime bien cette ambiance et est rassuré par l’attitude de Fab qui s’intègre très bien dans le groupe. Ca permet à Gilles d’être moins stressé sur le fait que son amant passe un bon moment. Puisque cela semble être le cas, Gilles prend davantage ses aises.&lt;br /&gt;Il se laisse aller à une grande mise au point avec Isa sur la marche à suivre à la rentrée lorsqu’il intègrera sa compagnie de danse. &lt;br /&gt;Quels seront les horaires, quels cours seront dispensés et à quel rythme.&lt;br /&gt;Isa lui fait comprendre qu’au début cela serait bien qu’il prenne des cours de classique en même temps que le contemporain car c’est la base de tout. 2h de classique en plus des 2h de contemporain par semaine serait bien selon Isa. Auxquelles il faudra rajouter plus tard les heures de répétitions pour le montage du spectacle final. Donc, eu total, Gilles peut imaginer faire entre 6 et 8 heures de danse par semaine.&lt;br /&gt;En plus de ses cours de DEUG et de l’émission de ciné sur une radio locale qu’il animera en direct pendant une heure hebdomadaire, Gilles se dit que le planning de la rentrée va être chargé. Puisqu’il passera immanquablement du temps pour préparer ce direct et qu’il devra assister à des projections de presse pour parler de l’actualité cinématographique en avance. Heureusement, il y’a d’autres intervenants dans l’émission qu’il va animer, et ils pourront se partager les films à voir.&lt;br /&gt;L’expectative de toutes ces activités futures font que Gilles est déjà bien excité à l’idée d’enchainer tout ça au jour le jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La soirée passe dans une vraie douceur de vivre et, chacun étant à l’aube de ses congés, tout le monde semble vraiment détendu.&lt;br /&gt;Le repas confectionné par Manu, aidé de Biquet, est comme d’habitude excellent et l’arrivée du champagne met tout le monde en joie.&lt;br /&gt;Gilles et Fabrizzio ouvrent les deux bouteilles qu’ils ont amenées et servent à boire tous. &lt;br /&gt;La sonnerie du téléphone retentit à ce moment. Il est minuit passé, mais personne ne s’inquiète d’un appel si tardif, dans la mesure où, le plus souvent, les appels sont toujours très nocturnes rue du Dauphiné.&lt;br /&gt;Tandis que Manu décroche, tout le monde fait tinter entre elles les coupes de champagne.&lt;br /&gt;A son retour, Manu annonce qu’Erik de Paris est en route et qu’il sera parmi eux d’ici une heure. &lt;br /&gt;L’occasion pour tous de se resservir un verre pour fêter la bonne nouvelle.&lt;br /&gt;Gilles en profite pour glisser un baiser sur les lèvres de Fabrizzio tandis que Manu, à l’autre bout de la pièce, lui lance un petit clin d’œil doublé d’un sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles est vraiment heureux de la connivence qui le lie dorénavant à Manu.&lt;br /&gt;Manu est heureux pour Gilles qui, finalement, semble très bien avec Fabrizzio.&lt;br /&gt;Fabrizzio commence à véritablement comprendre que la relation entre Gilles et Manu est réellement forte.&lt;br /&gt;Isa et Amar sont dans les bras l’un de l’autre ainsi que Rachel et Sylvie.&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves débarrassent la table aidés par Hélène.&lt;br /&gt;Toute la belle équipe de la rue du Dauph est joyeuse ce soir.&lt;br /&gt;Et les rires se répercutent tard dans la nuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun profite de ces instants.&lt;br /&gt;Des instants précieux.&lt;br /&gt;Des instants qui seront de plus en plus rare dans l’histoire de chacun…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-7758909284701397321?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/7758909284701397321/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=7758909284701397321' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7758909284701397321'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7758909284701397321'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/sur-le-trajet-chaptre-cinquante.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître cinquante troisième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1808635602780941899</id><published>2007-07-05T09:59:00.000Z</published><updated>2007-07-05T10:07:14.836Z</updated><title type='text'>Coup de coeur (10)</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Un film magistral. &lt;br /&gt;Un opéra tragique.&lt;br /&gt;Une mise en scène glaciale.&lt;br /&gt;Une interprêtation impressionnante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand le culte du secret prend le pas sur une vie, et quand cette vie passe à côté d'une véritable existence.&lt;br /&gt;Quand le regard des siens est cerné par les doutes et les peurs.&lt;br /&gt;Quand on comprend qu'on s'est fourvoyé pendant vingt ans mais que l'on ose pas y mettre un terme car de toute façon il est trop tard.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car quand on est un homme de l'ombre, c'est pour toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#3366FF&gt;&lt;b&gt;Raisons d'Etat&lt;/b&gt; by Robert de Niro&lt;/font&gt; est le film à voir absolument.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A la fin vous n'aurez qu'une envie : celle de rester dans la lumière...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1808635602780941899?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1808635602780941899/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1808635602780941899' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1808635602780941899'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1808635602780941899'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/coup-de-coeur-10.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Coup de coeur (10)&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-2549033512718633343</id><published>2007-07-03T14:47:00.000Z</published><updated>2007-07-05T09:58:48.523Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître cinquante deuxième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Après l’amour, et après le champagne, les deux garçons passent sous la douche et se rhabillent. &lt;br /&gt;Il est temps de partir diner et après avoir dépensés des calories, Gilles et Fabrizzio sont affamés.&lt;br /&gt;Ainsi ils partent en direction du « Quai des Brumes ». &lt;br /&gt;Gilles avait tellement aimé la première fois qu’il a souhaité y retourner.&lt;br /&gt;Le patron les accueille toujours aussi chaleureusement et les place à une table en retrait de la salle, plus isolée avec vue sur la Saône.&lt;br /&gt;Comme la dernière fois, le service est parfait et le repas se déroule tout au champagne.&lt;br /&gt;Fabrizzio semble réellement ravi d’être en tête à tête avec Gilles et ce dernier se dit que cette relation a vraiment évolué bizarrement depuis qu’ils se sont rencontrés dans ce bar, quelques semaines auparavant.&lt;br /&gt;Entre désir sexuel, colère, emportement, tendresse et gentillesse mais aussi sensualité, inquiétude…&lt;br /&gt;Gilles pense que cela fait certainement partie d’un tout et que la personnalité de Fabrizzio est plus complexe qu’il n’y parait et qu’il faudra certainement du temps pour la comprendre réellement. &lt;br /&gt;Après le repas, Fabrizzio soumet l’idée d’aller reboire un verre à l’endroit ou ils se sont rencontrés : «Le JM Pub ».&lt;br /&gt;Pourquoi pas se dit Gilles, il est tout juste minuit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur place, Laurent, le barman les reconnaît d’emblée et semble très content de les revoir. &lt;br /&gt;Avec son ami, Yves, ils ont décidés d’ouvrir ce bar il y’a quelques mois et semblent ravis du résultat.&lt;br /&gt;En effet, Gilles et Fabrizzio peuvent constater qu’il y’a pas mal de monde dans le bar.&lt;br /&gt;Il faut dire que les bars sont rarement désert un vendredi soir. &lt;br /&gt;C’est l’ouverture du week-end, donc le début des festivités diverses et variées.&lt;br /&gt;Gilles commande deux coupes de champagne. Ils continuent sur leur lancée de bulles et c’est très bien comme ça.&lt;br /&gt;Fabrizzio raconte à Laurent qu’ils fêtent le bac de Gilles. &lt;br /&gt;Il n’en faut pas plus au barman pour remettre une tournée dès que le premier verre est terminé.&lt;br /&gt;Yves, le second patron arrive sur ces entrefaites. Il se présente tout de suite à Gilles et Fabrizzio qui ne l’avaient encore jamais vu.&lt;br /&gt;Gilles remarque immédiatement que le regard d’Yves sur lui n’est pas innocent. &lt;br /&gt;Il y’a dans sa façon de le regarder, dans sa façon de sourire et dans la façon qu’il à eu de lui serrer la main quelque chose de volontairement séducteur.&lt;br /&gt;Dès que Yves à posé son regard sur Gilles, son attitude s’est légèrement modifiée. &lt;br /&gt;Gilles se demande s’il se fait des idées et, si ce n’est pas le cas, si les autres ont remarqués ce changement.&lt;br /&gt;Yves remet aussi une autre tournée. &lt;br /&gt;Il semble décidé à retenir Gilles et Fabrizzio au bar pour le moment.&lt;br /&gt;Gilles se dit que c’est plutôt agréable de se faire offrir des verres et de se faire draguer subtilement en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio est en grande conversation avec Martine, une jeune femme hétéro qui sort très souvent dans les bars homos et qui aime par-dessus tout danser sur scène et chanter lors de spectacles transformistes.&lt;br /&gt; Elle est plus connue sous le nom de « La Marquise » et enchante régulièrement les soirées spectacles du bar.&lt;br /&gt;Il se trouve, justement, que ce soir le spectacle est prévu sur la petite scène du bar vers 1h30.&lt;br /&gt;Fabrizzio demande à Gilles si ça lui dit de rester pour le spectacle, mais ce dernier n’a pas le temps de répondre puisque Yves leur fait comprendre qu’il est hors de question qu’ils partent avant et sort carrément une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il en fait trop. &lt;br /&gt;Mais personne ne semble s’en offusquer et du coup, Gilles, Fabrizzio, Yves et Laurent trinquent tous les quatre.&lt;br /&gt;La Marquise se joint à eux juste avant de se rendre dans les loges pour se changer.&lt;br /&gt;Fabrizzio se penche vers Gilles pour l’embrasser.&lt;br /&gt;Gilles se rapproche de lui.&lt;br /&gt;Yves et Laurent servent des verres à d’autres clients.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Ca vas bébé ? Tu passes une bonne soirée ? demande Fabrizzio.&lt;br /&gt;- Oui bien cool. Je vais être un peu saoul je pense, mais tant pis. Puis j’ai bien envie de voir ce spectacle.&lt;br /&gt;- Si tu es ivre, je vais pouvoir abuser de toi en rentrant alors ?&lt;br /&gt;- Tu pourras me faire tout ce que tu voudras.&lt;br /&gt;- Me dis pas ça maintenant, sinon je vais pas pouvoir me tenir…&lt;br /&gt;- Tu pourras user de mon corps comme tu le voudras, tout t’appartiendras ! insiste Gilles.&lt;br /&gt;- Arrête bébé, tu me fais monter la pression !&lt;br /&gt;- Je vois ça ! dit Gilles en passant sa main sur l’entre-jambe de son amant. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le même instant, la lumière du bar se fait plus faible tandis que la scène s’illumine annonçant le début du spectacle.&lt;br /&gt;Les clients, rompus à cet exercice, prennent place sur les canapés restant disponibles tandis que les autres s’assoient par terre.&lt;br /&gt;Gilles et Fabrizzio décident de rester au bar. Ils voient tout aussi bien et sont un peu en retrait des autres.&lt;br /&gt;Pendant le spectacle, Laurent  ne sert pas au bar et Yves est en loges pour aider à changer les décors et les costumes durant la prestation.&lt;br /&gt;La bouteille de champagne est toujours sur le bar, ainsi les deux garçons se resservent un verre tandis que le premier numéro débute.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est La Marquise qui ouvre le bal, déguisée en danseuse orientale sur le hit de l’époque « Im Nin hallu », chanson arabisante qui connaît un vrai succès cette année là. &lt;br /&gt;Par la suite les numéros défilent les uns derrière les autres et les protagonistes s’amusent à être quelqu’un d’autre le temps d’une scène.&lt;br /&gt;Ils aiment à changer d’apparence, d’identité et à se lâcher dans une interprétation où souvent le trait est forcé mais qui à le mérite d’être, à chaque fois, des plus drôles.&lt;br /&gt;Sans fioritures ni ambages, ils ne se prennent pas au sérieux et le seul mot d’ordre est l’humour.&lt;br /&gt;L’assistance est des plus enjouées et les bravos fusent sous les boules à facettes.&lt;br /&gt;Lorsque le final arrive, les clients sont survoltés et l’ambiance des plus bruyantes ; la musique bat son plein et tous les intervenants se retrouvent ensemble sur la petite scène qui, du coup, se trouve complètement bondée. Chacun y  va de son petit speech tandis que les maquillages coulent sous l’effet de la chaleur et que tout le monde attend impatiemment la réouverture du bar.&lt;br /&gt;En ce qui les concerne, Gilles et Fabrizzio ont mis la bouteille de champagne KO.&lt;br /&gt;Ils n’ont de choix que d’en recommander une autre évidemment.&lt;br /&gt;L’horloge indique 02h55 du matin. Le bar étant censé fermer à 3h, les garçons hésitent à recommander une bouteille.&lt;br /&gt;Yves ne manque pas l’occasion de faire savoir qu’une fois l’établissement fermé, les clients peuvent encore rester à l’intérieur sans toutefois faire trop de bruit.&lt;br /&gt;Une bonne partie de la clientèle s’en va mais tous les participants au spectacle restent encore, aussi Gilles et Fabrizzio décident d’en faire autant.&lt;br /&gt;Yves continue de fixer Gilles d’un regard insistant. Mais Gilles fait celui qui ne remarque rien. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu avant 4 heures, les deux garçons décident tout de même de rentrer et prennent congés de La Marquise, d’Yves et de Laurent.&lt;br /&gt;En embrassant Gilles pour lui dire au revoir, Yves frôle de très près les lèvres du jeune garçon qui continue à feindre l’innocence.&lt;br /&gt;Les deux patrons leur disent qu’ils espèrent les revoir très vite et qu’un autre spectacle est prévu dimanche soir.&lt;br /&gt;Gilles et Fabrizzio ne promettent pas d’être là, mais feront leur possible pour venir boire un verre avant la fin du week-end. &lt;br /&gt;Une fois dans la rue, Fabrizzio prend une grande inspiration puis se retourne brusquement et plaque Gilles contre une porte cochère en laissant glisser ses doigts dans le caleçon de ce dernier. &lt;br /&gt;L’effet est immédiat et les deux garçons, au mépris du danger, commencent à faire l’amour debout dans l’ombre d’une allée inconnue.&lt;br /&gt;Gilles se remémore sa petite expérience des deux jours auparavant. &lt;br /&gt;La situation est excitante aussi malgré le fait qu’il ne soit pas avec un inconnu.&lt;br /&gt;En fait l’excitation semble venir essentiellement du fait de la possibilité de se faire découvrir par quelqu’un… Les pantalons sont aux chevilles, les tee-shirts sont relevés et les peaux moites. &lt;br /&gt;Les murs de l’allée sont froids et l’odeur est un curieux mélange de nourriture mêlée à celle de l’urine que les noctambules éparpillent allègrement dans les immeubles au gré de leurs pérégrinations nocturnes alcoolisées.&lt;br /&gt;Les deux garçons sont au comble de l’excitation quand la porte de l’allée s’ouvre soudainement tandis que la lumière s’allume.  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jeune homme rentre chez lui par cette fin de nuit d’été.&lt;br /&gt;Il sursaute dans un premier temps.&lt;br /&gt;Il est ensuite surpris.&lt;br /&gt;Puis finalement il sourit devant le spectacle qui s’offre à lui.&lt;br /&gt;Gilles et Fabrizzio remontent instantanément leurs vêtements tout en étant pour le moins gênés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Désolé de vous déranger les gars, mais faut vraiment que je rentre chez moi !&lt;br /&gt;- Pas de problèmes dit Gilles. On va rentrer aussi je crois…&lt;br /&gt;- Si vous voulez finir ça maintenant, vous pouvez profiter de mon appart, vous serez plus au calme ! Moi ça ne me dérange pas, puis je suis un peu voyeur sur les bords. Et j’ai jamais vu deux mecs baisés ensemble. Je voudrais pas mourir trop con !&lt;br /&gt;- Euh… merci mais je pense qu’on préfère rentrer tranquillement hein Fab ? demande Gilles.&lt;br /&gt;- Oui… c’est mieux, mais merci pour la proposition tout de même.&lt;br /&gt;- Comme vous voulez, termine l’inconnu. Une prochaine fois si ça vous dit, je suis au premier étage, porte de droite.&lt;br /&gt;- Ok… Bonne fin de nuit à toi mec… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux garçons ressortent en courant et se dirigent vers l’appartement de Fabrizzio tout en riant à gorge déployée. Ils n’en reviennent pas d’être tombés sur un tel énergumène et d’avoir eu à entendre une telle proposition. &lt;br /&gt;Ils se disent que décidément, les tabous sont de moins en moins présents dans la tête de certaines personnes et que parfois leur ouverture d’esprit confine à l’incroyable.&lt;br /&gt;Evidemment, cela reste tout de même une petite minorité, mais les deux garçons pensent vraiment, en cette année 1987, que les mentalités évoluent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles et Fabrizzio montent se coucher tandis que les premières lueurs de l’aube surviennent&lt;br /&gt;Ils ont l’ivresse de leur jeunesse.&lt;br /&gt;Ils ne voient pas le mal autour d’eux.&lt;br /&gt;Ils ont le cœur léger et le foie imbibé.&lt;br /&gt;Ils s’endorment nus sur les draps éparpillés.&lt;br /&gt;Ils sont main dans la main et tête contre épaule.&lt;br /&gt;Ils ont le sourire aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 5h30 du matin.&lt;br /&gt;A quelques centaines de kilomètres de là, à Nantes très exactement, un garçon met fin à sa vie.&lt;br /&gt;Il s'appelle David.&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-2549033512718633343?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/2549033512718633343/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=2549033512718633343' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2549033512718633343'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2549033512718633343'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/sur-le-trajet-chaptre-cinquante-deuxime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître cinquante deuxième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-7044920769118671415</id><published>2007-07-02T10:12:00.000Z</published><updated>2007-07-02T10:19:20.176Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître cinquante et unième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles et Nath sont restés devant le lycée plusieurs heures pour parler avec leurs copains de classes puisqu’ils n’allaient plus se revoir durant deux mois, voire plus du tout pour la plupart, puisque les choix de suite d’études étaient différents pour chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque Gilles revient chez lui il est presque midi et Mme Mère devine immédiatement la bonne nouvelle à la mine ravie qu’elle peut lire sur le visage du jeune homme.&lt;br /&gt;Mr Père arrive quelques minutes après et se précipite directement dans le frigidaire pour en sortir une bouteille de champagne.&lt;br /&gt;Les coups de téléphone de la famille s’enchaînent et à chaque fois ce sont les félicitations, les conseils sur l’année à venir, la route à suivre, les erreurs à éviter.&lt;br /&gt;Gilles à déjà choisit sa route. &lt;br /&gt;En 1987, elle semble toute tracée et il souhaite s’y lancer avec toute l’énergie de ses 19 ans.&lt;br /&gt;Juste après la dernière gorgée de champagne, c’est enfin Manu qui appelle : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Hey mon poulet !!! Alors ?&lt;br /&gt;- Alors c’est tout bon darling !&lt;br /&gt;- Ha, j’en étais sûr ! Bon alors quand est-ce qu’on se bubulle de nouveau ?&lt;br /&gt;- Ben normalement ce soir je vois Fabrizzio et je lui ai promis de passer le week-end avec lui, donc je me débrouille pour me libérer quand même dimanche soir, si tu peux, car lundi je pars dans l’Ardèche.&lt;br /&gt;- Et si tu venais diner ici samedi soir avec Fabrizzio ?&lt;br /&gt;- Euh… tu crois que c’est une bonne idée ?&lt;br /&gt;- Ben pourquoi pas ? continue Manu. Comme ça on fera connaissance plus tranquillement ici et on fêtera ta réussite par la même occasion !&lt;br /&gt;- Ok ! Bon, je lui en parle dès qu’il m’appelle et je te tiens au courant.&lt;br /&gt;- Ca marche poulet, et encore bravo ! T’es le meilleur !&lt;br /&gt;- Merci, je t’adore… A plus tard. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mme Mère dit  à la maisonnée qu’il est temps de passer à table.&lt;br /&gt;Le repas s’avère délicieux, et Gilles se dit que Mme Mère avait tout de même pariée sur la réussite de Gilles puisque le repas semble prêt depuis le matin.&lt;br /&gt;A l’issue du déjeuner, c’est au tour de Fabrizzio d’appeler enfin : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Gilles ?&lt;br /&gt;- Salut Fab… &lt;br /&gt;- Alors c’est bon non ?&lt;br /&gt;- Oui c’est bon !&lt;br /&gt;- Génial bébé ! En plus François est parti il y’a une heure pour 5 jours, donc comme convenu, ce soir je t’invite hein ?&lt;br /&gt;- Ok, mais on boit le champagne d’abord chez toi… J’amène une bouteille.&lt;br /&gt;- Si tu veux bébé. Je réserve le resto pour 21h30 ?&lt;br /&gt;- Oui, je serai chez toi vers 19h00… Au fait, demain on est invité à dîner chez Manu.&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Allo ?&lt;br /&gt;- Oui… Ah bon ? Tu as répondu quoi ?&lt;br /&gt;- Rien, j’ai dit que je t’en parlerai et je dois le rappeler pour confirmer… T’as pas envie d’y aller ?&lt;br /&gt;- Et toi ? demande Fabrizzio.&lt;br /&gt;- Ben ça me ferais plaisir  de fêter aussi ça avec lui et toi en  même temps puis comme ça tu pourrais faire connaissance avec lui et j’imagine d’autres personnes, car Manu va certainement inviter toute la clique de la rue du Dauph.&lt;br /&gt;- Bon, comme tu voudras, pourquoi pas… Ok, tu peux dire que c’est bon pour moi.&lt;br /&gt;- Super… A ce soir alors ?&lt;br /&gt;- Je t’attends déjà… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles raccroche et rappelle Manu immédiatement pour lui confirmer que c’est bon pour le lendemain. &lt;br /&gt;Comme prévu, Manu à déjà lancé les invitations et le lendemain tous ses amis seront présent à l’appart. &lt;br /&gt;Encore l’occasion de faire une grande fête comme à l’accoutumée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles est ravi de l’expectative du week-end qui s’offre à lui et décide d’appeler son cousin pour l’informer qu’il arrivera lundi en fin de matinée en gare de Valence. &lt;br /&gt;Son cousin, Daniel,  lui confirme qu’il pourra venir le chercher. &lt;br /&gt;Le train au départ de Lyon à 10h23 est parfait. Il sera à Valence une heure plus tard et il faut également une heure pour remonter dans le village perdu dans les montagnes. &lt;br /&gt;Ainsi ils seront donc là-bas à temps pour déjeuner tous ensemble avec son oncle et sa tante.&lt;br /&gt;Daniel lui dit que tous les potes sont déjà là et qu’ils vont passer une semaine de folie car le temps est absolument merveilleux et que le barrage est en place.&lt;br /&gt;Le barrage, tranforme en piscine une partie de la rivière d’Ardèche et toute la journée ils se retrouvent dans ce pré de verdure pour se prélasser au soleil et se baigner dans l’eau fraîche de la rivière.&lt;br /&gt;Gilles à déjà hâte d’y être.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La journée s’est passée entre sieste et préparatifs divers et nombreux coups de fils. &lt;br /&gt;Il est déjà presque 18h30 lorsque Gilles part de chez lui pour se rendre vers la Place des Jacobins.&lt;br /&gt;Arrivé à destination, il achète une bouteille de champagne dans une cave spécialisée. &lt;br /&gt;Un champagne rosé, et déjà glacé comme il se doit.&lt;br /&gt;Gilles sonne donc à l’interphone.&lt;br /&gt;La porte s’ouvre, il monte les étages.&lt;br /&gt;Fabrizzio est sur le pas de la porte, le sourire aux lèvres.&lt;br /&gt;Gilles s’approche et tend la bouteille de champagne.&lt;br /&gt;Fabbrizzio sourit un peu plus quand il voit que c’est un rosé.&lt;br /&gt;Il laisse entrer Gilles dans l’appartement, puis se dirige vers la cuisine, sans un mot, ou un sceau à glace est déjà prêt. &lt;br /&gt;Il y plonge la bouteille, puis ouvre un tiroir duquel il sort un paquet.&lt;br /&gt;Il le tend à Gilles : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tiens bébé, c’est pour toi. Félicitations pour ton bac.&lt;br /&gt;- Ben merci, mais fallait pas… Déjà que tu m’invites au resto !&lt;br /&gt;- Oui, mais j’avais envie de t’offrir un truc en plus. Un truc qui reste !&lt;br /&gt;- C’est gentil… Je me sens tout intimidé maintenant !&lt;br /&gt;- Faut pas ! T’as juste à ouvrir c’est tout ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles détache le papier cadeau et ouvre la fine boite.&lt;br /&gt;Il découvre une magnifique montre Cartier.&lt;br /&gt;Gilles ne sait pas quoi dire… Du coup, il trouve le cadeau trop énorme pour l’occasion.&lt;br /&gt;Il se sent mal à l’aise et reste silencieux.&lt;br /&gt;Il sait qu’il faut qu’il dise quelque chose mais ne parvient pas à relever la tête ni à ouvrir la bouche.&lt;br /&gt;Enfin au bout de quelques minutes, il choisit finalement de ne rien dire et de prendre Fabrizzio dans ses bras pour l’embrasser.&lt;br /&gt;Le baiser est long et langoureux.&lt;br /&gt;Puis Fabrizzio sort la montre de son étui et la passe au bras de Gilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« C’est un peu de moi que j’attache à ton bras ! &lt;br /&gt;C’est pour rester attaché à toi le plus longtemps possible ! &lt;br /&gt;C’est pour être avec toi à chaque instant !&lt;br /&gt;Du matin au soir et du soir au matin !&lt;br /&gt;C’est parce que je suis fou amoureux de toi !&lt;br /&gt;C’est parce que je ne veux rien de plus que de poursuivre avec toi ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles a le cœur qui bat.&lt;br /&gt;Gilles décide de se lancer. On verra bien…&lt;br /&gt;Gilles prend Fabrizzio par la main et l’entraîne sur le canapé.&lt;br /&gt;Gilles se déshabille entièrement.&lt;br /&gt;Il commence à déshabiller le jeune italien, puis à lui faire l’amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio sourit tandis que la langue de Gilles glisse entre ses jambes.&lt;br /&gt;Fabbrizzio se dit qu’il est sur la bonne voie.&lt;br /&gt;Il commence à investir en Gilles.&lt;br /&gt;Il va falloir qu’il prenne la décision de quitter Francois.&lt;br /&gt;Et pourquoi pas… d’aller s’installer à côté de chez Gilles. &lt;br /&gt;Ce sera plus simple pour se voir tous les jours davantage…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ouis c’est ça ! &lt;br /&gt;Prendre un appart voisin de celui des parents de Gilles.&lt;br /&gt;Ses parents qu’il a bien envie de connaître aussi…&lt;br /&gt;Ses amis, sa famille…&lt;br /&gt;Fabrizzio commence à penser à une nouvelle famille.&lt;br /&gt;Une nouvelle vie qu’il va se construire une nouvelle fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il espère que cette fois-ci ce sera la bonne…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-7044920769118671415?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/7044920769118671415/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=7044920769118671415' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7044920769118671415'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7044920769118671415'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/07/sur-le-trajet-chaptre-cinquante-et.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître cinquante et unième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-977733683253731541</id><published>2007-06-29T15:19:00.000Z</published><updated>2007-06-29T15:26:53.092Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître cinquantième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles est de retour chez lui aux alentours des 20 heures. Ce soir il dine avec ses parents et compte se coucher tôt.&lt;br /&gt;Il aura tout le temps de penser à ces nouvelles sensations qui l’assaillent quand il sera couché. &lt;br /&gt;En effet, le désir était très fort encore cet après-midi, mais il n’a pas pu aller au bout et suivre le garçon qui semblait être réceptif à ses regards.&lt;br /&gt;Peut-être était-ce à cause du plein jour, de la foule alentour…&lt;br /&gt; Toujours est-il que Gilles n’a pas pu mettre en pratique l’expérience de la veille. &lt;br /&gt;Pris de panique, il a finalement semé le garçon qui le suivait. &lt;br /&gt;Le pauvre garçon n’a rien du comprendre dans la mesure où c’est Gilles qui l’a clairement allumé au début puis à pris ses jambes à son cou pour finir.&lt;br /&gt;En tous cas, il recommencera une autre tentative, mais le soir… &lt;br /&gt;Pour voir, juste pour voir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame Mère questionne Gilles sur sa vie en ce moment et ses relations avec Manu et Fabrizzio.&lt;br /&gt;Gilles ne s’étend pas sur le sujet. &lt;br /&gt;Il dit que Manu restera toujours présent dans son cœur, dans sa tête et cela quoi qu’il se passe. Bien sur il tait la maladie de Manu. &lt;br /&gt;Il ne veut pas que Mme Mère s’inquiète pour rien.&lt;br /&gt;Quand à Fabrizzio il confit qu’il a un petit coup de cœur et espère que cela donnera quelque chose.&lt;br /&gt;Il tait aussi les violentes colères qui animent parfois cet amant.&lt;br /&gt;Il ne veut pas que Mme Mère se face du souci également pour ça.&lt;br /&gt;Gilles n’a pas très faim ce soir. &lt;br /&gt;Il stresse un peu pour ses résultats du lendemain et préfère ne penser à rien et se mettre devant un film pour laisser son cerveau prendre la route tout seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsque l’heure du sommeil s’annonce il s’enferme dans la chambre et reste dans le noir en attendant que la fatigue l’assomme. &lt;br /&gt;Il repense au garçon d’aujourd’hui qu’il à lâché dans la rue sans autres explications.&lt;br /&gt;Il repense à Pierre et à l’excitation de la veille.&lt;br /&gt;Il repense à David qui lui manque tellement.&lt;br /&gt;Il repense à Manu qu’il aime toujours.&lt;br /&gt;Il s’endort finalement sans songer au lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès 7 heures il se réveille brutalement. Il a un petit nœud à l’estomac mais va tout de même tout de suite sous la douche. Il n’a pas le goût d’avaler quoique ce soit et il sort de chez lui avant que ses parents ne se réveillent. Il se dirige vers son lycée.&lt;br /&gt;Il entre dans une cabine pour appeler Nathalie : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Allo Nath ?&lt;br /&gt;- J’étais sur que c’était toi !!&lt;br /&gt;- Ben oui, tu m’étonnes ! C’est trop le stress !! Tu viens voir les résultats ce matin ?&lt;br /&gt;- Oui, je suis presque prête ! Tu m’attends au café avant d’y aller ? Je veux pas y aller toute seule !&lt;br /&gt;- Ok, mais grouille-toi alors hein ? J’ai trop envie de savoir.&lt;br /&gt;- Ok, je me dépêche ! Je suis au bar dans 15 minutes.&lt;br /&gt;- Ok je t’attends là-bas. A toutes ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles continue sa progression et arrive au bar à côté du lycée cinq minutes plus tard. &lt;br /&gt;Un petit bar de quartier ou les lycéens se retrouvent régulièrement pour boire un café pendant l’inter cours ou à la fin de la journée. &lt;br /&gt;Renée, la patronne, est très gentille et toujours d’humeur égale.&lt;br /&gt;Elle sourit à Gilles en arrivant et lui fait son café sans qu’il l’ait demandé. &lt;br /&gt;Elle à l’habitude Renée. &lt;br /&gt;Tenancière de bar depuis toute une vie certainement, elle devine par avance les choses, et connaît par cœur ses clients de chaque jour.&lt;br /&gt;Elle à dans le gris de ses cheveux toutes les années vécues à l’ombre des clients de passage ou de ceux plus fidèles qui, quoiqu’il en soit, un jour ou l’autre partent tout de même pour souvent ne jamais revenir.&lt;br /&gt;Ils n’ont pas conscience, ces clients, que Renée, le plus souvent, s’attachait à eux mais bien-sûr ne le leur disait pas.&lt;br /&gt;Et pendant toutes ces années, Renée s’est fabriqué des amis à sens unique qui n’avaient pas idée, en quittant le quartier, qu’ils allaient manquer à quelqu’un.&lt;br /&gt;Alors  Renée, toujours se reconstruisait d’autres relations, et dans la valse des saisons et des années passant, elles se souvenait parfois d’un tel, disparu du jour au lendemain, ou d’un autre venu lui faire une simple bise pour lui dire qu’il partait ailleurs, sans s’imaginer que la tenancière aux bras diaphanes, retenait son chagrin un peu plus à chaque fois.&lt;br /&gt;C’est sans doute ces petits chagrins de vie qui ont colorés de gris cette chevelure, jadis, de geai.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie débarque pendant que Gilles est perdu dans ses pensées.&lt;br /&gt;Elle semble toute excitée et commande un café également.&lt;br /&gt;Le café était déjà prêt mais Nathalie ne remarque pas ce détail et Gilles, dans un sourire, remercie en silence Renée une nouvelle fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Bon ! On y va ? Demande Nathalie ?&lt;br /&gt;- Ok c’est parti… On s’en va Renée, on te doit combien ?&lt;br /&gt;- 4 francs les jeunes !&lt;br /&gt;- Ok. Souhaites-nous bonne chance Renée, si on est admis aujourd’hui, l’année prochaine on passe au niveau supérieur !&lt;br /&gt;- Et je m’en doute bien !! Alors bonne chance et si l’année prochaine vous avez un peu de temps, repassez me voir de temps en temps, ça me fera plaisir…&lt;br /&gt;- Promis ! Et bonnes vacances  et reposes-toi bien pour reprendre en pleine forme en septembre !&lt;br /&gt;- Vous aussi les jeunes, amusez-vous bien. L’année prochaine c’est encore plus sérieux !!&lt;br /&gt;- Bye Bye Renée ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se demande en repartant vers le Lycée si un cheveu blanc de plus va apparaître dans le miroir de Renée. Il est un peu triste à la pensée de ne plus la revoir.&lt;br /&gt;Mais il le sait très bien. Même s’il à le temps, l’année prochaine, il ne reviendra pas voir Renée.&lt;br /&gt;Car les jours qui avancent, les grandes vacances et le premier mois de rentrée auront raison des petits souvenirs du quotidien d’avant. C’est toujours comme ça que ça se passe non ? Gilles commence à s’en persuader.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé à quelques mètres du lycée, une foule compacte se presse devant un grand tableau. &lt;br /&gt;Les noms des lauréats sont affichés.&lt;br /&gt;Gilles à le cœur qui bat !&lt;br /&gt;Il aperçoit Laurent, un ami de sa classe qui vient vers lui le sourire aux lèvres.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Salut Gilles !! Et voilà, c’est fait !! Ouf !! Bac du premier coup !&lt;br /&gt;- Félicitations !!&lt;br /&gt;- Ben félicitations aussi !!&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- J’ai vu ton nom mon gars !!&lt;br /&gt;- Waoow !! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles part en courant suivit de Nathalie.&lt;br /&gt;Il voit son nom ! C’est bon !!!&lt;br /&gt;Nath saute aussi de son côté !! Elle à réussi également.&lt;br /&gt;Les deux lycéens se sautent dans les bras !!&lt;br /&gt;Ils rient et tournent sur le trottoir.&lt;br /&gt;Ils sont heureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car avec ce résultat c’est un peu la fin d’une époque et le début d’une autre.&lt;br /&gt;C’est l’adolescence qui tire sa révérence.&lt;br /&gt;C’est une autre vie qui commence…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-977733683253731541?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/977733683253731541/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=977733683253731541' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/977733683253731541'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/977733683253731541'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-cinquantime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître cinquantième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1599652814564028258</id><published>2007-06-28T12:43:00.000Z</published><updated>2007-06-28T12:56:50.221Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante neuvième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;A l’issue du repas et après avoir vidé convenablement les 2 bouteilles de champagne et les 2 bouteilles de vin, Sylvie décide d’aller se coucher car outre la fatigue, l’alcool la fait sombrer davantage dans la direction des bras de Morphée.&lt;br /&gt;Manu est un peu ivre aussi et se montre particulièrement tendre avec Gilles. Néanmoins ce dernier lui précise qu’il doit partir avant que son dernier bus soit passé. Il ne souhaite pas rentrer à pieds comme la veille.&lt;br /&gt;Manu le fixe et comprends très bien qu’il suffirait d’un geste pour que Gilles reste et se laisse aller contre lui. Mais Manu ne fera pas ce geste. Il a trop d’estime pour Gilles et ne veut pas jouer au « yo-yo » avec lui. &lt;br /&gt;Aujourd’hui, leur relation se doit de rester platonique, sinon rien ne se règlera correctement et tout risque de se compliquer entre eux le cas échéant.&lt;br /&gt;Manu se dirige donc vers lui pour l’embrasser et l’accompagner à la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Merci d’avoir été là ce soir, ça m’a fait du bien !&lt;br /&gt;- A moi aussi. Je n’aurai pas aimé être seul ce soir après ce départ, réponds Gilles.&lt;br /&gt;- Exactement tout comme moi. Donc tu vois ? Ca fonctionne comme ça entre nous. On s’aide à ne pas tomber. On s’aide à retrouver le sourire… C’est quelque chose de fort et que j’ai envie de faire perdurer.&lt;br /&gt;- T’inquiètes pas, j’ai la même envie… Alors… On s’appelle très vite ?&lt;br /&gt;- Ben évidemment, de toute façon j’appelle vendredi midi pour savoir les résultats de ton bac mon poulet !&lt;br /&gt;- T’as plutôt intérêt darling ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles sort dans un sourire et descend les marches à toute vitesse pour ne pas rater le bus. D’ailleurs celui-ci arrive au loin et Gilles court pour arriver à l’arrêt à temps. Il réalise qu’il n’a plus d’argent sur lui et décide de rester en fraude. &lt;br /&gt;Il est tard et il y’a peu de chance qu’il y ai des contrôles à cette heure-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un homme d’une trentaine d’année le regarde bizarrement et Gilles n’y prête pas attention immédiatement. Cependant, au fil des minutes, le regard se fait plus insistant. Voir carrément « rentre-dedans »&lt;br /&gt;De fait, Gilles commence à soutenir le regard de l’autre. &lt;br /&gt;Plutôt bel homme, les cheveux courts bruns et des yeux perçants. &lt;br /&gt;L’homme lui sourit maintenant. &lt;br /&gt;Et Gilles se rend compte que pour la première fois de sa vie, il se fait draguer dans un lieu public.&lt;br /&gt;L’excitation de cette perspective le met dans tous ses états.&lt;br /&gt;Comment doit-il réagir ? Que doit-il faire ?&lt;br /&gt;Répondre au sourire ? Et si c’était un piège et que le mec l’agresse ?&lt;br /&gt;Et sil il descend avant son arrêt, doit-il le suivre ?&lt;br /&gt;Oui si au contraire c’est lui qui le suit, comment va-t-il faire ?&lt;br /&gt;L’homme aperçoit sans doute le trouble de Gilles et lui fait un clin d’œil.&lt;br /&gt;Cela semble plus clair pour Gilles, il est certainement homo !&lt;br /&gt;D’ailleurs il se lève et demande le prochain arrêt.&lt;br /&gt;Gilles s’aperçoit que le sien est juste le suivant, donc au pire, s’il descend pour rien, il en aura pour 5 ou 6 minutes à pieds !&lt;br /&gt;Alors Gilles prend son courage à deux mains et se lève également.  &lt;br /&gt;Il se dirige vers l’inconnu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le bus est presque vide à cette heure, seulement 3 autres personnes sont à bord. &lt;br /&gt;L’homme ne cesse de fixer Gilles en descendant, comme un appel qu’il ne doit pas manquer.&lt;br /&gt;Alors Gilles descend à son tour et commence à suivre l’homme dans les rues.&lt;br /&gt;Quelques secondes plus tard, l’inconnu s’arrête au pied d’un immeuble et sort un trousseau de clés. &lt;br /&gt;Il ouvre la porte de l’allée sans allumer, et laisse la porte ouverte. &lt;br /&gt;Il attend dans l’ombre.&lt;br /&gt;Gilles à son cœur qui bat à tout rompre. Partagé entre peur et désir, il avance dans l’allée.&lt;br /&gt;Toujours aucun mot ne s’échange entre les deux noctambules.&lt;br /&gt;Juste la porte de l’ascenseur qui s’ouvre laissant une faible clarté percer l’obscurité. &lt;br /&gt;Gilles emboîte le pas de l’homme et entre dans le petit habitacle de métal rouge.&lt;br /&gt;La porte se referme et l’homme appui sur le bouton du cinquième étage. Tandis que l’ascenseur commence sa course, l’homme fait glisser sa main sur le tissu tendu de l’entre-jambe de Gilles, puis il prend la main de ce dernier pour la faire glisser également entre ses propres jambes.&lt;br /&gt;Les deux excitations sont au maximum lorsque le cinquième étage est enfin atteint.&lt;br /&gt;Gilles à les jambes tremblantes, mais l’excitation de l’instant et la perspective d’une relation purement sexuelle le font s’avancer davantage dans la prise de risques.&lt;br /&gt;Il rentre dans l’appartement de l’inconnu.&lt;br /&gt;Ce dernier, toujours sans un mot se dirige dans la salle de bains, et commence à remplir sa baignoire. &lt;br /&gt;Gilles pénètre la petite pièce et reste debout à l’observer. &lt;br /&gt;L’homme se déshabille entièrement et pénètre dans l’eau chaude du bain. &lt;br /&gt;Il est en érection et commence à se masturber lentement.&lt;br /&gt;D’un geste, il invite Gilles à le rejoindre.&lt;br /&gt;Gilles est nu devant l’inconnu et entre dans l’eau avec lui.&lt;br /&gt;Ils font l’amour d’une façon lente et sensuelle. Le contact de l’eau chaude semble décupler les sens de Gilles qui reçoit chaque caresse comme une décharge électrique.&lt;br /&gt;Lorsque les orgasmes surviennent, à peine vingt minutes ont dues s’écouler.&lt;br /&gt;L’excitation était trop forte et les circonstances trop particulières pour que cet échange dure longtemps.&lt;br /&gt;D’un côté comme de l’autre l’orgasme à été violent. &lt;br /&gt;L’homme commence à vider la baignoire et commence à doucher Gilles avec une eau moins chaude. Il le savonne partout ou une main peu s’immiscer. Il se savonne aussi en même temps puis rince d’abord Gilles avant de terminer par lui.&lt;br /&gt;Il sort une grande serviette puis la tend à Gilles. Les deux garçons s’essuient mutuellement.&lt;br /&gt;Enfin, Gilles remet ses vêtements et se dirige vers la sortie.&lt;br /&gt;L’homme le raccompagne.&lt;br /&gt;Avant d’ouvrir la porte, l’homme dépose un baiser sur les lèvres de Gilles puis lui dit simplement :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Mon prénom est Pierre, et si le cœur t’en dit, reviens quand tu as envie… Bonne nuit ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles ne répond pas et la porte se referme déjà. Il redescend donc pour reprendre le chemin afin de rentrer chez lui. &lt;br /&gt;Sur la route, il repense à son attitude liée à cette rencontre et il se dit que la peur, lorsqu’elle est présente, augmente considérablement le désir. &lt;br /&gt;Il se rend compte que les deux peuvent être intimement liés pour que le degré d’excitation soit à son niveau maximum.&lt;br /&gt;C’est assez terrible comme conclusion, mais Gilles sait déjà que ce genre d’expérience va immanquablement se reproduire. &lt;br /&gt;Cette petite sensation de danger, d’inconnu… Se laisser véritablement aller sans savoir ou la quête du plaisir peut vous mener.&lt;br /&gt;Ne pas savoir ce qui se passe derrière un regard silencieux.&lt;br /&gt;Bref, Gilles vient de trouver une zone d’exploration nouvelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé chez lui, il se couche immédiatement et se laisse aller dans sa rêverie nocturne qui se soir sera teinté d’érotisme à n’en pas douter.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Le lendemain matin il fait surface peu avant 10 heures.&lt;br /&gt;Le soleil brille de tous ses feux lorsqu’il ouvre les volets.&lt;br /&gt;Il se laisse bercer par le souffle du vent léger.&lt;br /&gt;Plus que 24 heures avant les résultats du bac.&lt;br /&gt;Gilles se sent en confiance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Deux heures plus tard il est au milieu de la ville.&lt;br /&gt;Il a envie de réitérer l’expérience de la veille.&lt;br /&gt;Gilles observe les hommes.&lt;br /&gt;Gilles fixe les yeux.&lt;br /&gt;Gilles se lance dans une nouvelle quête.&lt;br /&gt;Une quête sans lendemain.&lt;br /&gt;Un seul objectif : retrouver la sensation d’hier, retrouver les battements de cœur. &lt;br /&gt;Retrouver l’emprise du danger…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles entre pour la première fois dans sa part d’ombre.&lt;br /&gt;Gilles ne sait pas qu’il ne retrouvera pas la sortie avant longtemps…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1599652814564028258?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1599652814564028258/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1599652814564028258' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1599652814564028258'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1599652814564028258'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-neuvime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante neuvième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-638497895594841272</id><published>2007-06-27T13:48:00.000Z</published><updated>2007-06-27T13:57:53.612Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante huitième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles raccompagne donc Manu jusque chez lui. &lt;br /&gt;Il monte avec lui pour se désaltérer. &lt;br /&gt;Finalement il a chaud et la marche pour revenir de la gare lui à donné soif.&lt;br /&gt;Manu finit de ranger la vaisselle de la veille.&lt;br /&gt;Gilles met de la musique et l’aide à terminer. &lt;br /&gt;Tout cela se fait dans un silence religieux qui n’a rien de tendu au contraire, c’est plutôt un calme nécessaire, un besoin de non-paroles. L’absence est lourde à porter et est lourde à verbaliser.&lt;br /&gt;Alors les deux garçons enchaînent les gestes mécaniques d’ouverture de placards, d’empilement d’assiettes, et d’essuyage de verres.&lt;br /&gt;Une fois la corvée terminée, Manu semble un peu fatigué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu n’as pas l’air bien… dit Gilles.&lt;br /&gt;- Non ça va, un petit coup de fatigue… Je vais aller m’allonger un peu.&lt;br /&gt;- Tu veux que je te laisse ?&lt;br /&gt;- Non. J’aimerai que tu restes ici si ça te dérange pas. Je me sens mieux si je te sais là et j’ai pas trop envie de rester seul. On s’allonge simplement… Tu veux bien ?&lt;br /&gt;- Evidemment, aucun problème. Je resterai autant que tu voudras. Allez vas-y, je te rejoints. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu disparaît dans la chambre et Gilles allume une cigarette. &lt;br /&gt;Non ! Ne pas replonger avec Manu. &lt;br /&gt;Faire attention. Garder ses distances. Mettre des barrières.&lt;br /&gt;Son cœur s’accélère tellement à chaque fois que Manu est à côté qu’il à peur de se laisser emporter de nouveau. Il sait cependant que Manu le remettra dans le droit chemin si toutefois cela risquait de se produire.&lt;br /&gt;Il lui à dit lui-même. Il veut qu’il soit son ami, son confident, son garde-fou.&lt;br /&gt;Ainsi Manu ne laissera pas les choses basculer.&lt;br /&gt;Gilles écrase son mégot et va dans la chambre.&lt;br /&gt;Manu est allongé. Il a juste enlevé ses chaussures.&lt;br /&gt;Gilles se met à côté de lui et fait de même. Il écoute le souffle de Manu qui semble régulier et laisse à croire que déjà, il s’est laissé glisser dans le sommeil.&lt;br /&gt;Il murmure un léger « Tu dors ? » suivit d’un silence.&lt;br /&gt;Ainsi s’est-il endormi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles l’observe et sent que son corps est fatigué. En frôlant légèrement son front, il constate qu’il est chaud. La chaleur ambiante n’est certainement pas étrangère à cela, mais Gilles devine autre chose. &lt;br /&gt;Cette saloperie de microbe en forme de hérisson qui investit jour après jour les défenses immunitaires de Manu et cela n’augure rien de bon.&lt;br /&gt;Ces phases de montée de température reflètent des infections normalement bénignes chez la plupart des gens mais il en est tout autre chose pour les personnes séropositives.&lt;br /&gt;Gilles sent un nœud se former au creux de son estomac.&lt;br /&gt;Il essaye de se calmer et passe un bras autour de Manu puis ferme les yeux.&lt;br /&gt;Il ne parvient pas à s’endormir mais reste là, simplement immobile, à écouter dormir celui qu’il aime toujours.&lt;br /&gt;Et qu’il aimera toujours à n’en pas douter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques minutes plus tard, un bruit dans la serrure annonce le retour de Sylvie. Cela fait quelques jours qu’elle n’est pas rentrée du fait de sa liaison avec Rachel.&lt;br /&gt;Gilles se lève et va à sa rencontre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Hé ! Coucou ! Comment vas-tu ? lui demande-t-elle.&lt;br /&gt;- Et bien assez bien… Enfin ça pourrait être mieux, mais je ne me plains pas !&lt;br /&gt;- Y’a un souci ?&lt;br /&gt;- Pas particulièrement… David est parti aujourd’hui, et ça m’a plus touché que ce à quoi je pensais. Manu aussi d’ailleurs. Là il dort à côté, j’ai l’impression qu’il à un peu de fièvre.&lt;br /&gt;- Ah… Effectivement, je comprends mieux ! Mais David ne devait pas repartir plus tard ?&lt;br /&gt;- Si, mais visiblement sa mère est malade donc il a préféré rentrer. Puis c’est mieux ainsi, c’était tellement dur déjà, que je n’imagine pas ce que cela aurait pu être dans quelques jours. Ce type m’a vraiment marqué au cœur, et pourtant, tu imagines bien l’apriori négatif que j’avais le premier jour ou je l’ai vu ici !!&lt;br /&gt;- Oui, c’est sur ! Je regrette de ne pas l’avoir connu davantage que lors de la soirée de samedi dernier, il m’a paru très gentil en tous cas. &lt;br /&gt;- Oui, vraiment un garçon très bien… A tous points de vue !&lt;br /&gt;- Mmmmmouais !! J’imagine bien à quoi tu te réfères !! plaisante un peu Sylvie.&lt;br /&gt;- Oui !! Mais pas que !! Je t’assure !!&lt;br /&gt;- Je te crois et je n’en doute pas une seule seconde… Tu restes avec nous ce soir ? Moi je dors ici car Rachel est en déplacement et ça me fera pas de mal de retrouver un peu mon petit lit douillet !&lt;br /&gt;- Oui, je pense rester. Manu me l’a demandé, puis de toute façon je n’ai rien de prévu et ça m’aidera à faire passer le temps en attendant les résultats du bac après-demain.&lt;br /&gt;- Ah oui c’est vrai… T’inquiètes, tu verras, c’est dans la poche !&lt;br /&gt;- J’aimerais avoir ta foi.&lt;br /&gt;- Tu verras, je suis persuadé que tu t’en es bien sorti.&lt;br /&gt;- On verra… Sinon, ça se passe bien avec Rachel ?&lt;br /&gt;- Ouiiiiiiiiii, le pied complet. On est sur la même longueur d’ondes à tous points de vue, c’est hallucinant. J’essaye de tempérer, mais je vais pas tarder à me laisser aller complètement je crois… Ca faisait longtemps !!&lt;br /&gt;- T’as raison, profites de l’instant présent et vas-y à fond. Après on regrette toujours de n’avoir pas fait ce qu’il fallait au moment donné. Puis c’est trop tard…&lt;br /&gt;- Oh… Allez, on va parler d’autres choses ! Ce soir c’est petite soirée sympa, rien que nous trois… Comme avant !&lt;br /&gt;- Ok cocotte !!! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une voix venu de l’autre côté du mur lance un &lt;i&gt;« C’est pas bientôt fini cette conversation de mongoliennes ? &lt;br /&gt;- Oh oh !! Il est réveillé le bougre et il semble aller un peu mieux on dirait ! dit Sylvie.&lt;br /&gt;- Oui, cela semble être le cas… Tu sais ce qu’elles te disent les mongoliennes ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se précipite dans la chambre et attrape un gros oreiller au passage et le jette sur la tête de Manu, lequel se redresse d’un coup et entame avec Gilles une tendre bataille bientôt rejoints par Sylvie qui, telle la lesbienne type, se rue complètement sur les garçons pour leur tordre le cou !!&lt;br /&gt;Après quelques minutes, les trois énergumènes essoufflés se calment enfin en se souriant mutuellement.&lt;br /&gt;C’est étrange les sentiments. &lt;br /&gt;Comment en une fraction de minute, on peut passer de la nostalgie à la franche rigolade. C’est certainement dû au fait de n’être pas seul dans ces moments là. Et le fait qu’ils se retrouvent tous les trois ce soir, même si c’est le fruit du hasard, est vraiment bénéfique pour chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bientôt 18 heures. Manu se lève et se déshabille complètement devant Gilles et Sylvie puis se jette sous la douche. Sylvie joue la fille choquée, Gilles se dit que décidément, il a un beau cul ! Il combat l’envie de le suivre et trouve l’idée d’aller faire des courses pour diner ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Qu’est-ce que vous voulez manger ce soir ? Je vais aller faire des courses.&lt;br /&gt;- Trouve-moi des pièces de bœuf que tu fais hacher par le boucher. Je nous ferai des bons steaks tartares ! lance Manu.&lt;br /&gt;- Très bonne idée !! confirme Sylvie&lt;br /&gt;- Ok, et je vais prendre du vin, je crois qu’on à tout liquidé hier soir !&lt;br /&gt;- Oui, je le confirme ! continue Manu. Prends de l’argent dans mon jean et achètes du champagne. J’ai envie de bubulles ce soir !!&lt;br /&gt;- Oui, moi aussi ! Rajoute Sylvie. Tiens, je t’en donne aussi, comme ça tu en prends deux ! Au diable l’avarice et vive les bulles d’air ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se met à rire, récupère les oboles et se met à descendre les escaliers dans un état de semi-légèreté qu’il n’aurait pas soupçonné avoir deux heures auparavant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rue les gens sourient en croisant Gilles. Il se dit qu’il doit avoir sur le visage un air joyeux qui leur donne envie de sourire.&lt;br /&gt;Il se dit que c’est très bien.&lt;br /&gt;Il se dit qu’il faut en profiter.&lt;br /&gt;Il sait bien que cela ne durera pas…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-638497895594841272?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/638497895594841272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=638497895594841272' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/638497895594841272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/638497895594841272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-huitime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante huitième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8686819167520753018</id><published>2007-06-26T14:50:00.000Z</published><updated>2007-06-26T15:02:32.872Z</updated><title type='text'>Coup de coeur (9)</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Ca fait du bien d'entendre chanter et de voir s'ébaucher une belle histoire d'amour.&lt;br /&gt;D'assister aux prémices, d'attendre la chute et de s'éprendre des acteurs qui s'envolent au rythme des musiques et des paroles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis faire la découverte d'un jeune acteur renversant, ça fait du bien encore et toujours. &lt;br /&gt;J'ai nommé &lt;b&gt;Grégoire Leprince Ringuet&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;Remarquable en tous points.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors pour mettre un visage sur ce nom, je vous invite à découvrir au plus vite le sublime film &lt;font color=#00FFFF&gt;&lt;b&gt;Les Chansons d'Amour&lt;/b&gt; by Christophe Honoré&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En sortant, vous aurez la tête au dessus des nuages. &lt;br /&gt;Profitez-en et prenez un bol d'air. &lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8686819167520753018?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8686819167520753018/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8686819167520753018' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8686819167520753018'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8686819167520753018'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/coup-de-coeur-9.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Coup de coeur (9)&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-2114758572488562794</id><published>2007-06-26T11:40:00.000Z</published><updated>2007-06-26T14:22:19.538Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante septième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles, en arrivant chez lui est saisi par le silence ambiant.&lt;br /&gt; Ses parents sont couchés et aucun bruit ne filtre de l’extérieur.&lt;br /&gt;Il est rentré à pieds pour se remettre les idées en place et profiter de la fraicheur de la nuit. &lt;br /&gt;L’orage à rafraichit l’atmosphère.  &lt;br /&gt;Après les journées de fournaise cela lui fait le plus grand bien.&lt;br /&gt;Il se couche immédiatement. &lt;br /&gt;Il n’a même pas le temps de laisser son esprit vagabonder.&lt;br /&gt;Tant mieux car les pensées n’auraient pas été des plus gaies.&lt;br /&gt;Le départ de David le touche beaucoup plus qu’il ne l’aurait imaginé.&lt;br /&gt;Il se revoit encore 4 jours plus tôt lorsque ce dernier lui ouvrait la porte et qu’il se demandait qui il était et ce qu’il faisait là.&lt;br /&gt;Il était tellement heureux de revoir Manu qu’il avait mal jugé cet « intrus ». Mais finalement sa candeur, sa gentillesse ont fait qu’il à vu en ce garçon un peu de lui, un peu de Manu. Un tout qui à fait qu’ils sont devenus très proche très rapidement.&lt;br /&gt;Ca lui arrive rarement à Gilles de s’attacher si vite. &lt;br /&gt;Mais là, c’était quelque chose d’évident, d’inévitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles s’endort.&lt;br /&gt;Le sommeil est lourd.&lt;br /&gt;La tristesse intime rend toujours le sommeil très profond.&lt;br /&gt;Et c’est très bien, cela permet de s’évader, de se ressourcer véritablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers midi il se réveille. La clarté de l’extérieur est faible, ce qui laisse présager un temps couvert. &lt;br /&gt;Au moins cela va permettre de ne pas suer sang et eau toute la journée et de pouvoir respirer un peu avant le retour de la chaleur et des nuits étouffantes.&lt;br /&gt;Il se dirige vers la cuisine. &lt;br /&gt;Ses parents sont déjà partis. En courses certainement ou pour déjeuner à l’extérieur. Il n’en sait rien mais finalement il est plutôt content d’être seul ce matin. Il n’a pas envie de parler, de raconter sa soirée, de parler de ce départ qui le mine, de ce garçon qu’il ne reverra plus et qui reste gravé en lui.&lt;br /&gt;Ses cheveux noirs, ses yeux noirs, sa jeunesse déjà tant marquée.&lt;br /&gt;La douceur de sa peau, de ses gestes, de ses lèvres.&lt;br /&gt;Et cette vie qui sera immanquablement trop courte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se reprend, il ingurgite un grand verre de jus de fruit et se jette sous une douche des plus bienfaisantes. Puis il se fait un petit déjeuner consistant car l’heure est bien avancée et qu’il a envie d’aller prendre l’air rapidement.&lt;br /&gt;Dans deux jours les résultats du bac seront connus. Il a confiance en lui et espère ne pas se tromper.&lt;br /&gt;Si les résultats sont ceux qu’il espère il se dit qu’il aimerait bien partir se mettre un peu « au vert » comme on dit et retrouver son cousin dans l’Ardèche. &lt;br /&gt;Ce havre de paix qu’il connaît depuis sa plus petite enfance. Cette grande maison dans un petit village isolé de tout.&lt;br /&gt;Ses amis qui vivent là-bas et qu’il voit régulièrement.&lt;br /&gt;Stéphane, un jeune lyonnais qui est parti vivre à la campagne. Loin de tout. Fidèle à ses idées un peu « bab », les cheveux longs, son potager, ses barrettes de « chit » et ses joints multiples.&lt;br /&gt;Frank, Claudie et Mark. Trois hollandais installés là-bas également avec qui il partage régulièrement des journées de baignade et des folles soirées dans leur grande demeure qui surplombe une grande vallée au sommet du Col de La Fayolle.&lt;br /&gt;Puis Coco, une marseillaise qui passe ses vacances régulièrement avec eux aussi. Une grande chevelure brune et frisée. Le sourire aux lèvres sans cesse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est un endroit magique ce petit village. Magique car perdu dans la montagne.&lt;br /&gt;La maison est grande et elle sent la campagne dans ce qu’il y’a de meilleur. &lt;br /&gt;L’odeur des châtaigniers en fleurs, des genêts d’un jaune éclatant et du vent des collines.&lt;br /&gt;Il y’a les chats de la maisonnée qui lézardent au soleil sur le petit mur de pierre juste devant l’entrée. &lt;br /&gt;Les habitants du village, pour la plupart âgés qui ont dans leur attitude toute la fatigue d’une vie paysanne et toute la sagesse d’une vieillesse oubliée de tous.&lt;br /&gt;A cette époque de juillet, le village reprend une petite vie estivale dans la mesure ou une grande colonie de vacances prend place dans les grands bâtiments, prévus à cet effet, à l’orée du bois de la plaine. Un bois qu’il faut traverser pour se retrouver au sommet d’une petite colline sur laquelle une grande plaine d’herbe sauvage domine le panorama des vallées environnantes. &lt;br /&gt;C’est un peu comme le toit d’un petit monde que Gilles aime à retrouver à chaque fois.&lt;br /&gt;Souvent il retrouve ses amis là-haut autour d’un feu de camps, sous les étoiles. &lt;br /&gt;Il y’a dans l’ombre, le chant des grillons qui accompagne les notes de guitare que Stéphane ne manque jamais de jouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Oui, Gilles se dit qu’il a véritablement envie d’aller là-bas se ressourcer cette fin de semaine.&lt;br /&gt;Et plus il y pense, et plus cela devient vital.&lt;br /&gt;S’il à le bonheur d’avoir réussi du premier coup son diplôme sans avoir à aller au rattrapage, c’est ce qu’il fera.&lt;br /&gt;Pour le moment, il décide de s’habiller et part marcher dans la ville au hasard des rues.&lt;br /&gt;Il repense à Fabrizzio qu’il à laissé la veille dans l'après-midi et se demande ce qu’il peut bien faire. Si son mec est encore là.&lt;br /&gt;Il a bien envie de le revoir. &lt;br /&gt;Cela l’aidera à laisser aussi ses pensées nostalgiques de côté.&lt;br /&gt;Il entre dans une cabine et compose le numéro de téléphone : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Allô ?&lt;br /&gt;- Fab ?&lt;br /&gt;- Oui !! C’est toi bébé ?&lt;br /&gt;- Ben oui !! Tu peux parler ?&lt;br /&gt;- Oui, François est descendu faire des courses, ça tombe à pic !&lt;br /&gt;- Il n’a rien dit hier quand j’ai sonné à l’interphone ?&lt;br /&gt;- Non, il à gobé ma version. D’ailleurs bravo, tu as compris tout de suite ce qui se passait ?&lt;br /&gt;- Ben oui, j’ai eu un flash juste avant d’appuyer une seconde fois sur la sonnette. Heureusement !&lt;br /&gt;- C’est sur ! Mais je suis comme un fou qu’il soit rentré à l’improviste. J’ai trop envie de te voir, tu me manques et j’ai pas arrêté de penser à toi.&lt;br /&gt;- J’ai envie de te voir aussi. Il repart quand ?&lt;br /&gt;- Normalement après-demain, vendredi.&lt;br /&gt;- Ben c’est le jour de mes résultats du bac !! Ce serait bien !!&lt;br /&gt;- Ah oui !! Si tu es admis, je t’invite au resto vendredi soir. Si François s’est barré bien entendu !&lt;br /&gt;- Cela va de soi ! Et bien j’accepte ton invitation mais j’apporte le champagne chez toi avant pour fêter ça !&lt;br /&gt;- Ca marche bébé. Je vais faire le maximum pour qu’il soit parti ! Ca fait long encore deux jours, mais après on aura tout le temps pour nous.&lt;br /&gt;- Euh… Normalement je dois partir dans ma famille en Ardèche si j’ai le bac !&lt;br /&gt;- Longtemps ?&lt;br /&gt;- Ben une ou deux semaines, mais je peux partir que lundi, comme ça on passe le week-end ensemble !&lt;br /&gt;- Tu préfères pas passer la semaine complète avec moi plutôt ? demande Fabrizzio.&lt;br /&gt;- Tu sais, j’ai vraiment envie de me reposer et prendre l’air. Là-bas c’est un peu vital pour moi…&lt;br /&gt;- Ok, bon on en discute vendredi soir. Je t’appelle vendredi midi pour te dire. Tu auras déjà tes résultats ?&lt;br /&gt;- Oui, j’y vais dès le matin.&lt;br /&gt;- A vendredi alors mon bébé !!&lt;br /&gt;- Ok, bisous. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles est content de cette expectative de week-end mais il ne reviendra pas sur sa décision de partir en Ardèche, il en a trop besoin. &lt;br /&gt;Que cela plaise à Fabrizzio ou non !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il continue ses déambulations dans les rues.&lt;br /&gt;Au loin carillonne une horloge.&lt;br /&gt;Il est 15h00.&lt;br /&gt;Dans une demi-heure David montera dans son train.&lt;br /&gt;Il partira pour toujours.&lt;br /&gt;C’est trop con décidément !! &lt;br /&gt;Gilles analyse la situation. Il peut être à la gare dans moins d’un quart d’heure. &lt;br /&gt;Il prend un coup de sang. &lt;br /&gt;Il saute dans le premier bus qui se dirige vers la Part-Dieu.&lt;br /&gt;Il a envie de le revoir encore une dernière fois.&lt;br /&gt;C’est bien ? Pas bien ? Il s’en fout.&lt;br /&gt;Le bus avance sans encombre, il saute du bus et court vers les quais.&lt;br /&gt;Nantes. Départ 15h27. Quai C.&lt;br /&gt;Gilles monte l’escalator quatre à quatre.&lt;br /&gt;Il arrive essoufflé en haut des marches.&lt;br /&gt;Il regarde à droite, à gauche. Sautille un peu pour apercevoir David parmi la foule qui, heureusement, n’est pas trop compacte en ce mercredi.&lt;br /&gt;15h18.&lt;br /&gt;Il arpente le quai dans tous les sens sous les regards un peu médusés des voyageurs en transit.&lt;br /&gt;Il a peur de le rater. &lt;br /&gt;Il s’agite dans tous les sens.&lt;br /&gt;15h22.&lt;br /&gt;Putain, plus que cinq minutes !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Gilles ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se retourne au son de la voix ! &lt;br /&gt;David est là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Qu’est-ce que tu fais là ?&lt;br /&gt;- Excuse-moi David… Je ne sais pas, j’ai eu le besoin de te revoir encore une fois ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David à les larmes aux yeux. &lt;br /&gt;Ils tombent une nouvelle fois dans les bras l’un de l’autre.&lt;br /&gt;Les gens s’écartent au passage, sans doute gênés par cette effusion de sentiments entre deux garçons.&lt;br /&gt;Mais Gilles et David s’en foutent. &lt;br /&gt;Ils se serrent l’un contre l’autre comme pour se s’interdire de partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un coup de sifflet retentit sur le quai…&lt;br /&gt;Le train va partir…&lt;br /&gt;David, dans un geste soudain s’écarte de Gilles en lui murmurant un « Merci d’être là » qui se perd dans le bruit des machines&lt;br /&gt;Il monte dans le train secoué de sanglots.&lt;br /&gt;Gilles le voit disparaître dans le wagon.&lt;br /&gt;Lorsque les portes se referment, c’est comme une masse qui lui tombe sur la poitrine, une envie de crier qu’il retient en lui.&lt;br /&gt;Il lève la main, ne sachant pas si David le voit à ce moment là.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Adieu joli David… Reste tel que tu es. &lt;br /&gt;Ne change rien. &lt;br /&gt;On se retrouvera bien quelque part un jour… &lt;br /&gt;Entre Dieu et Diable... »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;15h32.&lt;br /&gt;Gilles regarde le train disparaître au loin, il marche hagard le long du quai.&lt;br /&gt;Il descend les marches de l’escalier qui le ramène dans la salle des pas perdus.&lt;br /&gt;L’agitation alentour l’aide à se fondre dans la multitude.&lt;br /&gt;Il ne remarque pas que Manu l’observe derrière un pilier.&lt;br /&gt;Il a les larmes aux yeux aussi Manu.&lt;br /&gt;Il est venu aussi dire adieu à David, Manu.&lt;br /&gt;Mais à sa manière… A distance… Sans effusion, sans mouchoirs.&lt;br /&gt;Il est comme ça Manu.&lt;br /&gt;Il se dirige vers Gilles et marche à ses côtés.&lt;br /&gt;Gilles tourne la tête et le regarde.&lt;br /&gt;Il comprend qu’il était là et qu’il à tout vu.&lt;br /&gt;Dans un silence ils se sourient tendrement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils avancent ensemble.&lt;br /&gt;Les nuages se dispersent et un rayon de soleil illumine la place de la gare.&lt;br /&gt;Ils avancent ensemble.&lt;br /&gt;Gilles est dorénavant l’ami intime de Manu. &lt;br /&gt;Ils avancent ensemble.&lt;br /&gt;Gilles décide d’avancer avec lui.&lt;br /&gt;Jusqu’au bout il le suivra.&lt;br /&gt;Le temps joue contre eux car la maladie avance aussi.&lt;br /&gt;Manu sait qu’il peut compter sur Gilles jusqu’au bout.&lt;br /&gt;Car Gilles ne laissera jamais tomber Manu.&lt;br /&gt;Ils avancent ensemble.&lt;br /&gt;Sur la place, une jeune fille joue du violon, un chapeau retourné est posé à ses pieds dans lequel les passants jettent quelques pièces.&lt;br /&gt;Ils avancent ensemble et se mettent à chantonner légèrement.&lt;br /&gt;Ils ont le sourire au coin des lèvres.&lt;br /&gt;Ils se prennent la main.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y'a une bulle d'oxygène qui éclatent en eux...&lt;br /&gt;Ils comprennent, ils respirent...&lt;br /&gt;Ils feront face ensemble...&lt;br /&gt;Longtemps...&lt;br /&gt;Toujours...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-2114758572488562794?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/2114758572488562794/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=2114758572488562794' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2114758572488562794'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2114758572488562794'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-septime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante septième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8869454858655149155</id><published>2007-06-25T16:00:00.000Z</published><updated>2007-06-25T16:11:47.852Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante sixième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;La soirée se poursuit à la flamme des bougies. L’orage à fait sauter les plombs et les trois garçons boivent et mangent dans une pénombre des plus chaleureuse. Tout le quartier est plongé dans le noir et le silence et l’obscurité environnante donne un petit côté fantastique à ce repas imprévu.&lt;br /&gt;Les verres de vins s’enchainent au même titre qu’ils se resservent à manger et lorsque le dessert arrive, ils se rendent compte qu’il est déjà plus de minuit. &lt;br /&gt;Leurs conversations, leurs mutuelles connivences ont fait que personne n’a vu le temps passé. Les aiguilles de l’horloge ont tournées à la vitesse de la vie qui file trop vite et ne laisse pas assez de temps aux instants précieux, aux moments rares ou autour d’un repas, les confidences se font naturellement et ou chacun à l’impression, à sa manière, de refaire le monde.&lt;br /&gt;Alors ils se regardent chacun à leur tour. &lt;br /&gt;A la lueur des flammes, les yeux semblent briller davantage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu sort une bouteille de vodka du congel et les trois garçons trinquent à eux.&lt;br /&gt;Ils savent bien que rien ne sera plus comme avant.&lt;br /&gt;Gilles sait qu’il ne reverra pas David. Il ne sait pas comment il peut l’affirmer, il le sent, tout simplement.&lt;br /&gt;Il voit aussi dans le regard de Manu une légère tristesse à l’expectative du départ de David, mais Manu ne le retiendra pas. &lt;br /&gt;Manu ne retient jamais personne. Il préfère laisser le libre choix à celui qui décide de partir.&lt;br /&gt;Et David aimerait sans doute rester, mais n’est pas sur que la réciproque soit vrai, alors il part. De toute façon sa mère est malade, mais il aurait très bien pu rester si quelqu’un lui avait demandé.&lt;br /&gt;Gilles se rend compte que le manque de communication peut parfois amener les choix à se faire malgré eux et que tout ceci est simplement lié à la peur.&lt;br /&gt;Ne pas oser dire à l’autre de rester de peur qu’il refuse.&lt;br /&gt;Ne pas oser demander à rester de peur de s’entendre répondre par la négative.&lt;br /&gt;Alors les peurs musellent les envies, annihilent les besoins, entravent les désirs de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aux alentours des deux heures du matin, les regards deviennent plus las, la fatigue commençant à prendre place au milieu des iris.&lt;br /&gt;Gilles ne souhaite pas dormir ici. Il sait qu’il va se laisser encore tenter par le corps de Manu et David et que ce sera encore plus dur le lendemain matin s’il se laisse aller.&lt;br /&gt;Alors il se lève en disant qu’il va rentrer car il est fatigué.&lt;br /&gt;David réagit instantanément : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu dors pas ici avec nous ?&lt;br /&gt;- Non je ne préfère pas. Je n’aime pas les adieux aux petits matins blêmes !&lt;br /&gt;- T’es sur ? renchérit Manu.&lt;br /&gt;- Oui, c’est mieux comme ça. Puis c’est votre dernière nuit à vous. Faut pas gâcher ça et moi demain je ne suis pas sur d’être assez fort pour te dire adieu David. Car je ne sais pas pourquoi, je ne pense pas que l’on va se revoir. &lt;br /&gt;- Pourquoi dis-tu ça ? demande David.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas, une impression, une intuition… J’espère me tromper bien sur ! Car tu vas bien me manquer, même si je ne te connais que depuis à peine une semaine.&lt;br /&gt;- Oui, c’est pareil pour moi. C’est assez rare que j’éprouve un tel attachement en si peu de temps. En même temps, après ce que m’avais dit Manu sur toi, j’aurais dû m’en douter. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles regarde Manu qui baisse le regard quand il croise le sien. Alors il se lève pour le prendre dans ses bras. Puis il fait signe à David de les rejoindre et tous les trois restent blottis ainsi plusieurs minutes.&lt;br /&gt;Puis Gilles rompt le cercle et se dirige vers le salon pour reprendre son sac à dos.&lt;br /&gt;Il l’enfile et retourne vers la cuisine.&lt;br /&gt;Manu commence à débarrasser la table. &lt;br /&gt;Gilles va vers lui et l’embrasse tendrement en lui promettant de le rappeler le lendemain soir pour voir comment il va. &lt;br /&gt;Manu le remercie avec un petit sourire triste.&lt;br /&gt;David attend Gilles devant la porte d’entrée. Il a voulu être seul avec lui pour faire son adieu.&lt;br /&gt;Gilles entre dans le vestibule et se dirige vers David qui se tient debout, devant la porte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« J’avais raison tout à l’heure non ? C’est la dernière fois qu’on se voit ? demande Gilles.&lt;br /&gt;- Oui, je pense aussi que tu avais raison…&lt;br /&gt;- Tu sais, je garderai toute ma vie en souvenir ces quelques jours avec toi et Manu. Je ne pourrais jamais oublier Manu et comme tu es lié intimement à cette histoire, tu resteras toi aussi pour toujours dans un coin de ma mémoire.&lt;br /&gt;- C’est gentil de me dire ça. Au moins je resterai dans la mémoire de quelqu’un, c’est déjà ça !&lt;br /&gt;- Tu resteras bien dans d’autres mémoires non ? demande Gilles doucement.&lt;br /&gt;- Dans ta mémoire et celle de Manu, c’est le principal. Puis je te remercie de ton écoute et de ton attitude à mon égard. Je n’aurais jamais imaginé ça en venant à Lyon avec Manu. Vraiment je ne regrette pas d’avoir fait le voyage.  Le seul problème étant que maintenant je doive continuer avec ce nouveau manque. Le manque de toi, le manque de lui.&lt;br /&gt;- Tu sais que tu peux m’appeler quand tu veux David. Quoique je puisse faire je le ferai dans la mesure de mes moyens. Promets-moi de prendre soin de toi…&lt;br /&gt;- Je ferai mon maximum… J’ai envie de t’embrasser une dernière fois avant que tu t’en ailles…&lt;br /&gt;- Moi aussi ! réponds Gilles. Allez viens, approche-toi… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi, David et Gilles échangent-ils un baiser à cet instant précis.&lt;br /&gt;Il est long, profond, absolu.&lt;br /&gt;Il n’a rien de sexuel. &lt;br /&gt;C’est un baiser à la limite de l’amour qui ne peut pas commencer car il ne pourra pas durer.&lt;br /&gt;C’est peut-être mieux comme ça, puisque l’on dit que les amours qui durent rendent les amants moins beaux.&lt;br /&gt;Alors ce soir, ils se disent véritablement adieu.&lt;br /&gt;Gilles sait que David ne l’appellera jamais.&lt;br /&gt;David retient une crise de larme. &lt;br /&gt;Il ne veut pas arrêter cet instant.&lt;br /&gt;Il voudrait continuer comme ça  tout le temps.&lt;br /&gt;Car continuer d’embrasser cela voudrait dire continuer de vivre.&lt;br /&gt;Continuer d’imaginer un lendemain à chaque soir venant.&lt;br /&gt;Continuer de se dire que cet espoir de vie n’est pas vain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les langues se lâchent et les lèvres se décollent.&lt;br /&gt;Les yeux se fixent une dernière fois.&lt;br /&gt;Les mains se crispent, se décrochent.&lt;br /&gt;La porte s’ouvre sur l’allée crépusculaire.&lt;br /&gt;Gilles détourne les yeux de ceux de David et pénètre dans le noir.&lt;br /&gt;La porte se referme sans un mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles demeure un instant dans l’ombre pour que ses yeux s’habituent.&lt;br /&gt;Avant de commencer à descendre, il entend David pleurer dans les bras de Manu de l’autre côté de la porte.&lt;br /&gt;Gilles s’élance dans l’escalier.&lt;br /&gt;Il ne cherche pas à retenir ses larmes.&lt;br /&gt;Alors il reste dans l’allée, au rez-de-chaussée.&lt;br /&gt;Il attend que ça passe.&lt;br /&gt;Il sait faire ça Gilles. &lt;br /&gt;Attendre que les larmes sèchent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Puis repartir, encore,&lt;br /&gt;Et garder toujours,&lt;br /&gt;En lui,&lt;br /&gt;Les êtres manquants.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8869454858655149155?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8869454858655149155/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8869454858655149155' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8869454858655149155'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8869454858655149155'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-sixime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante sixième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6394298159136871920</id><published>2007-06-22T19:25:00.000Z</published><updated>2007-06-22T19:30:40.135Z</updated><title type='text'>Be Back Soon !</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Désolé pour ce silence indépendant de ma volonté.&lt;br /&gt;Quelques douleurs à faire passer.&lt;br /&gt;Quelques décisions à prendre.&lt;br /&gt;Quelques questions à me poser.&lt;br /&gt;Quelques nuit à dormir. Vraiment dormir !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Loin des bruits, de l'alcool et du sexe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc bientôt de retour...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suite de l'histoire de "Sur le Trajet" dans 72 heures...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;D'ici là, je suis sous les arbres au milieu d'une verdure bienfaisante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je reprends ma respiration.&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6394298159136871920?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6394298159136871920/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6394298159136871920' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6394298159136871920'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6394298159136871920'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/be-back-soon.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Be Back Soon !&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-5555997005739174624</id><published>2007-06-08T11:25:00.000Z</published><updated>2007-06-08T11:37:19.873Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante cinquième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles veut se changer les idées et essayer de ne pas trop penser à cette prise de risque involontaire qu’il vient de vivre. &lt;br /&gt;Malgré tout il ne peut pas s’enlever le truc de la tête.&lt;br /&gt;Il passe donc chez un ami médecin et lui explique ce qu’il en est. &lt;br /&gt;Ce dernier, et au stade ou en sont les recherches en 1986, lui dit que le risque est très faible au niveau de la transmission par la fellation. Effectivement, il est préférable de ne pas avaler de sperme, mais néanmoins, la pratique reste peu risquée.&lt;br /&gt;Gilles est un peu tranquillisé et pour se rassurer complètement, il va demander à Fabrizzio d’aller se faire dépister. &lt;br /&gt;S’il souhaite continuer cette histoire, il devra en passer par là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur cet entrefaite, Gilles se dirige dans une salle de cinéma pour voir la reprise d’un classique qu’il n’a jamais vu : « Gilda » de Charles Vidor avec la sublime Rita Hayworth.&lt;br /&gt;Il ressort du film sur un nuage, car même si la diégèse n’est pas particulièrement novatrice pour l’époque, c’est avant tout la composition de l’actrice qui est absolument remarquable. Une femme fatale qui à marqué le cinéma, et à la vision du film on comprend pourquoi. &lt;br /&gt;Le noir et blanc sublime complètement cette histoire d’amour sur fond de guerre et d’espionnage. Gilda incarne la féminité dans ce qu’elle à de plus sensuel, de plus ensorcelant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’air, au dehors, est particulièrement lourd et le ciel se couvre de noir. L’orage ne va pas tarder à éclater sur la ville. Cela redonnera un peu de fraicheur, tout du moins l’espère t’il  en reprenant la route pour rentrer chez lui. Il ne sait pas encore s’il à envie de retourner chez Fabrizzio ce soir. &lt;br /&gt;Au fond de lui il sait qu’il en a envie. Une envie purement sexuelle. &lt;br /&gt;Plus il y pense, plus il se dit que c’est plus fort que lui. &lt;br /&gt;Le gout de la peau, la douceur des courbes de son corps.&lt;br /&gt;Gilles comprend qu’il est en train de devenir accro non pas à Fabrizzio, mais à son corps et à sa façon de s’abandonner pendant l’amour.&lt;br /&gt;Peut-on construire quelque chose si l’on fait une séparation entre le corps et l’esprit ?&lt;br /&gt;A bien y réfléchir, Gilles ne se sent pas excessivement proche intellectuellement de Fabrizzio, néanmoins par un simple regard l’excitation le gagne immédiatement.&lt;br /&gt;C’est violent et sans concession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup Gilles fait machine arrière et revient sur ses pas. &lt;br /&gt;Il retourne voir l’objet de son désir. &lt;br /&gt;Sur la route il s’arrête dans une cabine téléphonique pour appeler Mme Mère et lui dire qu’il ne rentre pas ce soir. &lt;br /&gt;Cette dernière comprend bien ou il va dormir et lui dit de prendre soin de lui.&lt;br /&gt;Gilles la rassure et reprend sa route.&lt;br /&gt;Plus il s’approche de l’entrée de l’immeuble, plus  son rythme cardiaque s’accélère et plus l’excitation sexuelle le gagne.&lt;br /&gt;Arrivé au bas de l’immeuble il sonne à l’interphone.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Oui ?&lt;br /&gt;- Fabrizzio c’est moi !&lt;br /&gt;- Comment ?... Ah non, il n’y a pas de Michel ici !&lt;br /&gt;-  Quoi ???&lt;br /&gt;- Oui, c’est ça c’est une erreur !! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le clic retentit.&lt;br /&gt;Gilles avance sa main pour sonner de nouveau mais s’interrompt à temps. &lt;br /&gt;C’était bien la voix de Fabrizzio, mais elle semblait tendue. Certainement que François est rentré à l’improviste.&lt;br /&gt;Oui, c’est certainement ça !!&lt;br /&gt;Gilles traverse la rue et se met sur le trottoir en face de l’immeuble. Il aperçoit ainsi Fabrizzio qui est devant la fenêtre. Il lui fait signe, et comme il s’y attendait, il lui confirme que son mec est rentré.&lt;br /&gt;Gilles va donc finalement rentré chez lui ce soir.&lt;br /&gt;Il reprend donc une nouvelle fois son trajet en sens inverse et rappelle chez lui pour dire qu’il rentre diner.&lt;br /&gt;Mme Mère lui dit que Manu à cherché à le joindre.&lt;br /&gt;Gilles précise alors qu’ils ne l’attendent pas pour diner. &lt;br /&gt;Du coup, il va passer voir Manu et rentrera dormir plus tard. Avec un peu de chance il mangera avec lui et David.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques instants plus tard, Gilles rentre dans la petite allée de la rue du Dauphiné.&lt;br /&gt;Manu lui ouvre et le gratifie d’un immense sourire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Hey mon poulet !! Qu’est-ce que tu fais là ?&lt;br /&gt;- Ben ma mère m’a dit que t’avais appelé et du coup en rentrant je suis passé te voir, c’était plus sympa comme ça… J’ai pas eu raison darling ?&lt;br /&gt;- Mais si bien sur !! Entre !&lt;br /&gt;- David n’est pas là ?&lt;br /&gt;- Il est allé chercher du vin… Tu dines avec nous ?&lt;br /&gt;- Ben avec plaisir ! Je suis libre comme l’air. Ma soirée avec Fabrizzio est annulée alors je rentrais juste chez moi.&lt;br /&gt;- Vous vous êtes revu ? dit Manu ?&lt;br /&gt;- Oui, on a eu une longue discussion au téléphone ce matin. Il s’est confondu en excuses pour son attitude de dimanche soir puis je suis allé le voir cet après-midi. On a fait l’amour comme des fous. En fait j’ai réalisé aujourd’hui que j’étais accro au sexe avec lui !&lt;br /&gt;- Waow !! C’est si bien que ça ?&lt;br /&gt;- Disons que c’est très… charnel !!&lt;br /&gt;- Mieux qu’avec moi ? demande Manu pour le taquiner !&lt;br /&gt;- Rien ne sera jamais mieux qu’avec toi ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu le fixe avec une infinie tendresse et le prend dans ses bras. Gilles se blottit contre lui. &lt;br /&gt;C’est toujours tellement bon sa chaleur, son odeur, les battements de son cœur…&lt;br /&gt;Gilles se reprend avant de fondre complètement et lance :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu voulais me dire quoi au fait en m’appelant ?&lt;br /&gt;- Ben t’inviter à diner ce soir !&lt;br /&gt;- Ah oui ?&lt;br /&gt;- Tu vois, le hasard fait bien les choses. C’est David qui voulait te revoir. En fait il va rentrer un peu plus tôt à Nantes. Sa mère est malade. Alors il part demain et ne voulait pas rentrer sans te revoir. Il va être super content de te voir ici quand il va revenir.&lt;br /&gt;- Il est vraiment super gentil ce mec, et très craquant… Vous n’allez rien tenter de poursuivre vous deux ?&lt;br /&gt;- Non, les relations à distance ça ne marche pas. Puis on est trop plein de cicatrices lui et moi, et au bout du compte, je pense qu’on s’entrainerait mutuellement dans une spirale infernale… Non, en fait, il sera toujours le bienvenu ici évidemment s’il veut revenir passer quelques jours. Mais le connaissant il ne reviendra pas. Il est comme ça David, il laisse le passé derrière lui et avance sans se retourner !&lt;br /&gt;- C’est dommage. Je l’aime beaucoup !&lt;br /&gt;- Je sais, et lui aussi il t’adore ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cet instant que le fameux David ouvre la porte et rentre dans la cuisine. En voyant Gilles il se précipite sur lui et lui saute dans les bras en lui donnant un « smack » plein de fougue et de tendresse.&lt;br /&gt;Toute la fougue de sa jeunesse et toute la tendresse du jeune homme qui a vieilli trop vite.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu as pu venir finalement ? Je suis trop content !&lt;br /&gt;- C’est juste le hasard qui à fait les choses, mais oui, au final je suis là !&lt;br /&gt;- Je ne crois pas au hasard, continue David, et si tu es là c’est que cela devait se passer ainsi !&lt;br /&gt;- Ce qui doit se faire, se fait oui !! Tu as raison David et quoi qu’il en soit, dès que j’aurai su que tu avançais ton départ, j’aurai débarqué quoi qu’il advienne ! Je ne voulais pas ne pas te revoir avant ton départ.&lt;br /&gt;- Moi non plus, je n’aurais pas aimé partir sans te dire au revoir. Seulement un peu plus de 3 jours que je te connais, mais je t’aime énormément.&lt;br /&gt;- C’est réciproque, sois-en sur !&lt;br /&gt;- Bon c’est fini les tourtereaux ? plaisante Manu. Allez, on va se boire un apéro ! David, tu nous mets un peu de musique ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles s’occupe de l’apéro tandis que Manu termine de préparer son tajine d’agneau. Il le réussit comme personne, se souvient Gilles.&lt;br /&gt;En même temps qu’il verse les alcools, Gilles observe Manu qui s’active et David qui cherche la musique idéale pour ce moment.&lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il est bien, ici et maintenant.&lt;br /&gt;Ce sont ces petits instants improvisés qui sont les meilleurs.&lt;br /&gt;Une bouffée de bien-être l’envahit et il sourit intérieurement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois garçons lèvent leur verre et trinquent ensemble.&lt;br /&gt;Ils ont les yeux brillants.&lt;br /&gt;C’est certainement la dernière fois qu’ils se voient tous les trois ensemble.&lt;br /&gt;Ils le savent, mais ils le taisent.&lt;br /&gt;Alors tant pis pour les larmes, ce soir, c’est le rire qui va prendre le relais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils vident leur premier verre…&lt;br /&gt;Un éclair sillonne le ciel sombre, immédiatement suivi d'un énorme coup de tonnerre.&lt;br /&gt;L'orage est là !&lt;br /&gt;Ils se servent un second verre...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-5555997005739174624?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/5555997005739174624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=5555997005739174624' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5555997005739174624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5555997005739174624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-cinquime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante cinquième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-7790450482332392582</id><published>2007-06-07T11:58:00.000Z</published><updated>2007-06-07T12:15:07.834Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante quatrième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Il fait chaud dans la grande chambre de Fabrizzio. &lt;br /&gt;L’appartement n’est pas climatisé, ainsi les deux corps en sueur glissent peau contre peau.&lt;br /&gt;Les draps se trempent petit à petit et les souffles halètent.&lt;br /&gt;Il faut faire une pause ou les cœurs vont lâcher.&lt;br /&gt;Il faut faire glisser tout le long du gosier un liquide froid et désaltérant.&lt;br /&gt;Mais pour autant, les deux garçons ne parviennent pas à s’arrêter. &lt;br /&gt;Gilles va et vient entre les reins de Fabrizzio qui s’accroche dès qu’il le peut à ses doigts.&lt;br /&gt;Il les enserre, les croise. &lt;br /&gt;Les mains se fondent les unes dans les autres.&lt;br /&gt;Les phalanges se cognent.&lt;br /&gt;En ralentissant le mouvement, Gilles laisse sont torse reposer sur le dos de Fabrizzio. A travers la chair, les deux palpitations cardiaques semblent prêtent à rompre, car trop rapide, trop fortes.&lt;br /&gt;Gilles reprend ses mouvements tandis que Fabrizzio laisse échapper un orgasme trop bruyant, Gilles s’abandonne sans un bruit. &lt;br /&gt;Juste des paupières closes, un souffle suspendu, et l’échine tendue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin les deux corps se séparent et se laissent rouler sur les draps souillés.&lt;br /&gt;L’air frappe la poitrine de Gilles et le dos de Fabrizzio. &lt;br /&gt;Même sans fraicheur, l’instant latent leur donne un peu froid.&lt;br /&gt;Mais très vite la chaleur reprend ses droits.&lt;br /&gt;Fabrizzio installe un lourd ventilateur noir au pied du lit et branche le souffle maximum.&lt;br /&gt;Il apporte également une bouteille d’eau glacée.&lt;br /&gt;Il en boit quelques gorgées puis laisse glisser de ses lèvres quelques goutes sur le corps de Gilles qui sursaute sous la sensation glacée qui coule le long de son ventre. &lt;br /&gt;Fabrizzio se rallonge à ses côtés et tous les deux profitent de l’air dispensé par le ventilateur bienfaiteur.&lt;br /&gt;Nous sommes en plein milieu de l’après-midi. &lt;br /&gt;Les sons à l’extérieur sont comme assourdis par une chape de plomb. Comme si la chaleur faisait office de filtre au bruit ; la vie semble fonctionner au ralenti, les gens marchent doucement, ils frôlent les immeubles pour rechercher une petite part d’ombre qui serait susceptible de leur donner une fraîcheur légère pendant juste deux ou trois secondes.&lt;br /&gt;La canicule est là. Elle assoiffe, elle étouffe, elle tue aussi parfois.&lt;br /&gt;Ce sont ces après-midis qui sont les plus propices aux siestes évanescentes.&lt;br /&gt;C’est d’ailleurs dans ce genre de sommeil que Gilles et Fabrizzio se laissent glisser naturellement sous le doux ronronnement des pales tournoyantes et bienfaisantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quand Gilles se réveille, plus de 2 heures se sont écoulées. &lt;br /&gt;Il est seul dans le grand lit et se dit que Fabrizzio est dans la salle de bain s’il en croît le bruit de la douche qui s’écoule. Aussi, il se lève et part rejoindre son amant, tout en se disant que sexuellement, leur entente est vraiment parfaite. Tout comme avec Manu.&lt;br /&gt;C’est déjà une bonne chose, mais si seulement il pouvait arrêter d’être aussi possessif…&lt;br /&gt;Aussi colérique.&lt;br /&gt;Gilles pénètre dans la salle de bains.&lt;br /&gt;Fabrizzio est là, devant le grand miroir. &lt;br /&gt;A ses pieds, de multiples mèches noires sont éparpillées comme le vestige d’une chevelure de jais  définitivement mise au rebus.&lt;br /&gt;Méticuleusement et mèche par mèche Fabrizzio s’est coupé les cheveux. Il est presque rasé à blanc.&lt;br /&gt;Gilles à du mal à le croire, mais le voir ainsi, le fait ressembler à une autre personne.  Comme si l’apparition de ce crâne sous jacent laissait apparaître un être nouveau, radicalement différent. &lt;br /&gt;Plus brute. &lt;br /&gt;Plus dur. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio croise le regard de Gilles dans le miroir et semble lire dans ses pensées : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Ca me change hein ?&lt;br /&gt;- C’est le moins que l’on puisse dire… mais c’est plutôt pas mal. Excitant même !&lt;br /&gt;- C’est vrai t’as encore envie ?&lt;br /&gt;- Non, pas tout de suite, mais je te trouve très attirant comme ça ?&lt;br /&gt;- Pourquoi t’as pas envie ? Moi ça reprend, regarde !! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, Fabrizzio laisse une érection l’envahir et, tandis qu’il est nu au milieu des mèches mortes, il commence à avancer.&lt;br /&gt;Il pose le rasoir sur le lavabo, et jette un dernier regard sur son nouveau visage.&lt;br /&gt;Et il poursuit les quelques pas qui le sépare de Gilles.&lt;br /&gt;Gilles lui sourit et s’assoit sur la lunette baissée des toilettes.&lt;br /&gt;Fabrizzio pénètre la bouche de Gilles et commence un doux mouvement d’avant en arrière.&lt;br /&gt;Gilles prend soin de lui donner le plaisir qu’il aime à prodiguer en de telles situations.&lt;br /&gt;Néanmoins, le mouvement devient plus rapide et sans crier gare Fabrizzio jouit dans la bouche de Gilles qui n’a pas le temps de se retirer tandis que le liquide chaud envahit sa langue.&lt;br /&gt;Il se dégage violemment et crache dans les toilettes tout en retenant une irrépressible envie de vomir.&lt;br /&gt;Il n’a jamais fait ça, et cette première fois le dégoute !&lt;br /&gt;Il se relève et regarde froidement Fabrizzio.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu aurais pu me prévenir non ? Tu connais pas les risques de ce genre de pratique ?&lt;br /&gt;- T’inquiètes pas bébé, j’ai toujours fait attention avec qui je couchais !&lt;br /&gt;- Ah oui ? Tu leur demandais un certificat médical avant ?&lt;br /&gt;- Mais non, t’es con !! Je vois bien qui est malade ou pas. Ca se sent ce genre de trucs !&lt;br /&gt;- Tu penses vraiment ce que tu dis ? Demande Gilles atterré …&lt;br /&gt;- Mais oui… Puis j’ai fait un test le mois dernier, j’avais rien, donc t’as rien à craindre.&lt;br /&gt;- Ben ça me rassure qu’à moitié tu vois ! En plus j’aime pas être forcé à faire les choses. Tu aurais pu me demander avant. &lt;br /&gt;- Désolé bébé, mais j’étais tellement excité que j’ai pas pu me retenir.&lt;br /&gt;- Ben fais attention la prochaine fois ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il va falloir qu’il aille faire un test quand même pour vérifier. Mais malgré tout il se dit que Fabrizzio n’aurait pas menti à ce sujet et qu’il est certainement négatif. &lt;br /&gt;Mais maintenant, il à une petite angoisse qui lui noue l’estomac, et le fait d’être obligé d’attendre plusieurs mois avant de savoir le panique légèrement.&lt;br /&gt;Il se reprend toutefois et va se rincer la bouche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu ne trouves pas ça bien de faire une pipe intégrale ?&lt;br /&gt;- J’ai pas trouvé ça super excitant non !&lt;br /&gt;- C’est parce que tu n’as pas essayé dans l’autre sens.&lt;br /&gt;- Comment ça ?&lt;br /&gt;- Ejaculer dans la bouche c’est mille fois plus excitant que n’importe quoi d’autre. La chaleur de la bouche, l’agilité de la langue, c’est absolument dément !&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Tu veux essayer ? Tu va voir je fais ça très bien !&lt;br /&gt;- Ah parce qu’en plus t’es un habitué du fait ? Ca me rassure complètement quant à ton statut sérologique tu vois. Là, vraiment je suis super serein !!&lt;br /&gt;- Mais non, je ne fais pas ça tout le temps, a chaque fois que je l’ai fait, le mec était sain et pas plus de 2 ou 3 fois, mais chaque fois, les mecs ont trouvés ça super bien fait !&lt;br /&gt;- Oui, ben c’est pas ça qui me tranquillise. Bon, de toutes façons faut que je parte »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles passe donc sous la douche en vitesse et part dans la chambre se rhabiller.&lt;br /&gt;Fabrizzio ramasse doucement les mèches de cheveux pour les jeter à la poubelle.&lt;br /&gt;Il replie le rasoir et le glisse dans un tiroir.&lt;br /&gt;Puis il enfile son bermuda et suit Gilles dans la chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;«  Tu m’en veux pas hein ? demande Fabrizzio.&lt;br /&gt;- Non, et on va dire que je te fais confiance, mais là j’ai besoin de prendre un peu l’air.&lt;br /&gt;- Ok, je comprends… Tu reviens ce soir ?&lt;br /&gt;- Peut-être oui… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio  précède Gilles à l’entrée et remet la clé en place. &lt;br /&gt;Il se dit que cela ne sert à rien de le retenir ici, car il risquerait de se braquer encore plus. &lt;br /&gt;Alors subrepticement il sort la clé de sa cachette et, comme si de rien n’était, il fait jouer le penne de la serrure afin que la porte s’ouvre.&lt;br /&gt;Gilles passe devant lui et lui dépose un bisou sur le coin de la bouche.&lt;br /&gt;Il s’élance dans les escaliers.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio le regarde s’éloigner et il se dit qu’il faut vraiment qu’il se calme, qu’il apprenne à gérer ses émotions, que Gilles n’est pas aussi malléable que les autres et qu’il faudra certainement plus de temps avec lui.&lt;br /&gt;Mais il arrivera à devenir essentiel à sa vie.&lt;br /&gt;Il va tout faire pour être le seul dans ses pensées.&lt;br /&gt;Il a toujours réussi jusqu’à présent.&lt;br /&gt;Il n’y a pas de raison pour que ça change.&lt;br /&gt;Certes le garçon est plus radical que les autres, mais c’est à cause de son histoire passée.&lt;br /&gt;Fabrizzio va l’attendrir, lui ensevelir le cœur.&lt;br /&gt;Son cœur au bout du compte ne sera qu’à lui, rien qu’à lui.&lt;br /&gt;Il faut juste patienter un peu…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-7790450482332392582?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/7790450482332392582/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=7790450482332392582' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7790450482332392582'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7790450482332392582'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-quatrime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante quatrième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-2291219674367739286</id><published>2007-06-06T15:17:00.000Z</published><updated>2007-06-06T15:19:16.208Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante troisième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Il  est presque 18h et les trois garçons n’ont pas vu passer la journée entre baignade, sieste et bonne petite bouffe à l’ombre des arbres.&lt;br /&gt;Ils décident de rentrer à Lyon et de passer une soirée des plus tranquilles. &lt;br /&gt;Les 48 dernières heures ne furent pas vraiment de tout repos, et c’est un doux euphémisme que de le dire !&lt;br /&gt;Gilles décide de rentrer chez lui et d’aller retrouver Mme Mère et Mr Père. Cela fait un moment qu’il n’a pas donné de nouvelles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu et David essaient de le convaincre de passer la nuit avec eux. &lt;br /&gt;Gilles sait très bien comment se passera la nuit et il faut aussi qu’il ne se laisse pas entraîner dans une habitude d’une relation à trois. &lt;br /&gt;Même s’il se sent bien avec eux et, contre toute attente, s’il est serein par rapport à ça, il doit cependant prendre ses distances.&lt;br /&gt;Son histoire avec Manu est bel et bien terminée. &lt;br /&gt;David n’est que de passage, et malgré toute la tendresse qu’il éprouve pour lui, continuer dans ce sens ne peut qu’amener à des dérives négatives. &lt;br /&gt;Depuis 2 jours ils sont dans une expectative de fête et de délirs, mais tout à une fin et parfois il faut provoquer la conclusion avant qu’elle ne s’impose d’elle-même dans des conditions qui ne seraient pas toujours les bonnes pour chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu et David accompagnent Gilles en bas de chez lui. &lt;br /&gt;Manu voudrait dire bonjour à ses parents, aussi montent-ils tous les trois à l’appart.&lt;br /&gt;Les parents de Gilles sont devant la télé et les accueillent avec beaucoup de plaisir.&lt;br /&gt;Il est environ 19h30, et Mr Père en profite pour sortir quelques bouteilles car l’heure de l’apéro est sacré dans cette petite famille.&lt;br /&gt;Mme Mère ouvre les festivités :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors ? J’ai l’impression que vous ne vous êtes pas ennuyés ces deux derniers jours ?&lt;br /&gt;- Effectivement, dit Manu, et comme cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu avec Gilles on a décidé de rattraper le temps perdu.&lt;br /&gt;- Ils ont fait office de guide pour moi, continue David. Je ne connaissais pas Lyon et je peux dire que j’ai été bien conseillé !&lt;br /&gt;- J’imagine bien le genre des conseils qu’ont pu te prodiguer ces deux énergumènes, renchérit Mme Mère avec un sourire en coin. Tu es revenu pour de bon ? dit-elle à Manu.&lt;br /&gt;- Oui, répond ce cernier, j’avais des choses à régler avec ma famille. Maintenant que c’est fait, je n’ai plus rien à faire là-bas. Ma vie est ici maintenant. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles observe et écoute cette discussion un peu en retrait. Il sert les verres d’apéritif. Il est un peu fatigué et se retrouver ici avec Manu comme avant le perturbe un peu.&lt;br /&gt;Manu perçoit ce léger malaise et boit son verre rapidement en disant à David de faire de même, prétextant un rendez-vous important ce soir. &lt;br /&gt;David comprend l’allusion et les deux garçons prennent congé une demi-heure plus tard. &lt;br /&gt;Mr Père propose une seconde tournée. &lt;br /&gt;Ils refusent poliment.&lt;br /&gt;Gilles, lui, se ressert un verre dès que Manu et David sont partis.&lt;br /&gt;Il est un peu mélancolique. &lt;br /&gt;Mais c’est toujours comme ça après un week-end très festif et lorsque la pression redescend, elle est généralement accompagnée d’une lassitude extrême située à la frontière de la tristesse et de la fatigue. &lt;br /&gt;Gilles sait très bien que dans ces cas là, le mieux à faire est de se coucher et de se réfugier dans le monde du rêve.&lt;br /&gt;Fort de cette décision, il se jette sous une grande douche fraîche, se restaure un peu et part se coucher aux alentours des 22 heures.&lt;br /&gt;Le sommeil est immédiat.&lt;br /&gt;Lourd, profond, et si rêves il y’a eu, il n’en a, en général, aucun souvenir le lendemain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu avant midi, Gilles fait surface. &lt;br /&gt;A travers les volets filtre une lumière intense qui laisse présager que le soleil est bien présent et que la canicule s’installe petit à petit.&lt;br /&gt;Pas de bruit dans l’appartement. Il semblerait qu’il soit seul et que ces parents soient sortis déjeuner ailleurs.&lt;br /&gt;Il se lève tranquillement et prévoit de se prendre un petit déjeuner léger mais n’a aucune idée de la suite des évènements à venir pour meubler cette journée estivale.&lt;br /&gt;Se jeter dans une salle de cinéma climatisée ? Aller à la piscine ?&lt;br /&gt;Peu importe, mais il se jure de ne pas appeler Manu et David. &lt;br /&gt;Il veut prendre un peu de distance.&lt;br /&gt;Dans la cuisine, un mot est de nouveau posé sur la table ou sa mère lui note que Fabrizzio cherche à le joindre.&lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il va faire un effort et l’appeler.&lt;br /&gt;Nous sommes mardi et Fabrizzio cherche à pouvoir le voir depuis le vendredi précédent. &lt;br /&gt;Il verra bien ce qu’il a à lui dire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Allo Fabrizzio, c’est moi !&lt;br /&gt;- Salut.&lt;br /&gt;- Salut… Tu as cherché à me joindre.&lt;br /&gt;- Oui… Je voulais m’excuser de mon attitude débile avant-hier soir en boîte.&lt;br /&gt;- Débile… oui, c’est le terme qui convient, ponctue Gilles.&lt;br /&gt;- Oui, c’est bon, n’enfonce pas le clou. Mais je me sens tellement mis à l’écart de ta vie que je ne comprends pas. Tu m’avais dit vouloir me revoir après des examens. Ils sont terminés depuis 5 jours et tu n’as fait que passer tout ton temps avec ton ex et son pote. Qu’est-ce que je suis censé faire moi au milieu ?&lt;br /&gt;- Mais je ne sais pas Fabrizzio, tu peux peut-être aussi faire des choses de ton côté, voir des amis. Après tout, je ne t’ai rien promis. On ne s’est vu que 2 nuits et déjà j’ai l’impression que tu veux me mettre en cage et que je ne passe du temps qu’avec toi. Pour moi, continue Gilles, il faut que tu saches que cela n’est pas possible. J’ai besoin d’air pour respirer. Toi déjà, tu m’étouffes après deux semaines et seulement 2 nuits.&lt;br /&gt;- Je sais… Je suis toujours dans l’extrême… Mais c’est que je tiens à toi et que depuis cette rencontre je me rends compte que tu me manque. C’est peut-être rapide, mais je t’assure que c’est réel. Et j’aimerai repasser du temps avec toi. J’aime faire l’amour avec toi. J’aimer parler avec toi. J’aime te regarder.&lt;br /&gt;- C’est gentil ça ! Et je ne te cache pas que j’aime aussi ces moments avec toi. Et j’y ai beaucoup pensé pendant mes révisions. Le seul truc qui me bloque c’est tes excès de colère qui surviennent si brusquement, que, du coup, ça me bloque. J’appréhende tout ce que je peux dire ou faire, et ainsi, je ne suis pas aussi naturel que je le voudrai…&lt;br /&gt;- Je vais faire un effort, je te promets. Dis-moi qu’on se voit vite, j’en t’en prie !&lt;br /&gt;- Aujourd’hui si tu veux ! propose Gilles.&lt;br /&gt;- C’est vrai ?? Tu veux ??&lt;br /&gt;- Oui !&lt;br /&gt;- Tu viens chez moi maintenant ?&lt;br /&gt;- Ok, mais tu promets de pas me prendre la tête avec Manu ou qui que ce soit d’autre hein ?&lt;br /&gt;- Promis bébé ! Allez, fais-vite, je t’attends.&lt;br /&gt;- J’arrive ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un peu moins d’une heure plus tard, Gilles sonne à l’interphone du grand immeuble vers la Place des Célestins.&lt;br /&gt;Fabrizzio ouvre la porte.&lt;br /&gt;Il est torse nu et porte un bermuda blanc qui lui arrive au dessus des genoux. &lt;br /&gt;Il est pieds-nus.&lt;br /&gt;Il sort visiblement de la douche car il a les cheveux encore mouillés et quelques gouttes brillent encore sur ses épaules. &lt;br /&gt;Par ailleurs le bermuda est légèrement mouillé, comme si, pas tout à fait sec, Fabrizzio avait sauté dedans pour venir ouvrir la porte.&lt;br /&gt;Il n’a donc pas pris le temps de mettre un sous-vêtement.&lt;br /&gt;Gilles en s’approchant pour l’embrasser, s’en rend compte rapidement.&lt;br /&gt;Le tissu, au bas du ventre, se tend immédiatement et laisse apparaître, en substance, toute la volonté de Fabrizzio de faire en sorte que cette entrevue se passe du mieux possible.&lt;br /&gt;Il attire Gilles à l’intérieur, et ferme la porte immédiatement.&lt;br /&gt;Il laisse glisser son bermuda et se plaque contre la porte d’entrée.&lt;br /&gt;Il prend la main de Gilles et la fait glisser entre ses jambes.&lt;br /&gt;Gilles se laisse griser et laisse sa langue suivre le même parcours.&lt;br /&gt;De son autre main Fabrizzio retire la clé de la serrure et la dissimule sur un meuble situé derrière la porte d’entrée.&lt;br /&gt;Il prend Gilles par la main et l’entraîne vers la chambre.&lt;br /&gt;Une fois nu, Gilles fait l’amour à Fabrizzio sans s’imaginer que c’est véritablement maintenant, qu’il est en cage.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-2291219674367739286?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/2291219674367739286/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=2291219674367739286' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2291219674367739286'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2291219674367739286'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-troisime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante troisième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-148806337640118986</id><published>2007-06-02T14:40:00.000Z</published><updated>2007-06-02T14:51:09.816Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante deuxième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles baise avec un garçon d’une grande douceur. &lt;br /&gt;D’autres hommes sont autour d’eux, parfois une main se perd et courre sur le corps de Gilles ou du garçon. &lt;br /&gt;Les corps sont humides et chauds. &lt;br /&gt;Parfois des éclairs de lumière accrochent les pupilles qui sautent de gauche à droite pour essayer de deviner combien de corps sont dans la pièce, combien d’hommes s’enivrent de stupre, combien sont debout, combien sont à genoux…&lt;br /&gt;Au bout de ce qu’il semble être une heure, Gilles s’extirpe de l’amas de chair qui bloque l’accès à la sortie de la pièce noire. &lt;br /&gt;Le garçon avec qui il était le suit. &lt;br /&gt;A la lumière, le même garçon à dans le visage, la même douceur qu’il avait dans les gestes. &lt;br /&gt;Il a des cheveux très courts, très noirs. &lt;br /&gt;Des yeux marrons très profonds et un sourire timide.&lt;br /&gt;Gilles l’embrasse une dernière fois avant d’avancer vers le bar, le garçon semble vouloir dire quelque chose et Gilles pense qu’il veut lui demander s’il est possible de se revoir. &lt;br /&gt;Il lui pose l’index sur les lèvres avec un petit sourire triste que l’on pourrait traduire par : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Non joli garçon, je ne suis pas dans l’envie de commencer quelque chose pour l’instant, je suis amoureux d’un garçon blond, j’ai rencontré un garçon brun avec qui j’ai été blessant, ce soir j’ai consommé du sexe pour du sexe. &lt;br /&gt;Désolé, je n’ai pas envie de rencontrer quelqu’un d’autre ce soir. Tu es mignon et tu sembles très doux. Après tout ce genre d’endroit n’est peut-être pas pour toi, tout comme moi, je ne suis pas pour toi… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voila ce à quoi Gilles à pensé dans ce sourire. &lt;br /&gt;Le garçon semble avoir compris une partie du message car il hausse les épaules avec un petit air triste mais donne un rapide bisou à Gilles sur la joue. &lt;br /&gt;Puis il s’éclipse.&lt;br /&gt;Gilles ne préfère pas savoir s’il s’éclipse par la sortie ou bien par un retour dans les limbes du sous-sol sombre et glauque.&lt;br /&gt;Gilles s’approche du bar et voit que David est en grande conversation avec un jeune homme au crâne rasé qui semble extrêmement mignon.&lt;br /&gt;Gilles commande un verre tandis que Manu refait son apparition pour en commander un aussi. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors ? Moment agréable ? demande Manu.&lt;br /&gt;- Oui assez je dois dire. Je ne connais pas son nom, mais le garçon dans l’ombre qui m’a donné du plaisir était particulièrement mignon et très doux… Et toi ?&lt;br /&gt;- Tout l’inverse !! J’ai pas joui et il était trop brusque. Du coup d’autres mecs se sont approchés et l’on s’est mélangé à eux. J’en ai eu marre et je me suis barré… Par contre, David à pas l’air se s’embêter à ce que je vois !&lt;br /&gt;- Et non, dit Gilles. Il semble en très bonne compagnie. On va le laisser tranquille un moment non ?&lt;br /&gt;- Ouais, répond Manu ! Emmène-moi danser !!&lt;br /&gt;- Comme vous voudrez mon Prince ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec un clin d’œil, Gilles entraîne Manu sur la piste qui diffuse une musique house saturée de sons aigus qui ont la particularité de mettre en transe les corps de ceux qui s’agitent dessus. &lt;br /&gt;Très vite, Gilles et Manu sont gagnés par cette transe et entre alcool et tabac, se laissent portés par l’ivresse du moment.&lt;br /&gt;Les heures filent et les corps tournent. &lt;br /&gt;C’est comme un tourbillon dont on ne verrait pas la fin.&lt;br /&gt;Il est presque 7 heures du matin et Gilles et Manu sont avachis sur une banquette en se disant qu’il serait temps de rentrer dormir. &lt;br /&gt;Ils cherchent David du regard, mais celui-ci n’est nulle part. &lt;br /&gt;Il a du rentrer avec le garçon rasé.&lt;br /&gt;Les deux garçons sortent alors de la discothèque, l’air hagard !!&lt;br /&gt;La lumière du soleil les aveugle de façon abrupte. &lt;br /&gt;Cela fait bizarre de sortir d’un endroit clos et sombre pour se retrouver, l’espace d’une ouverture de porte, dans une rue inondée de soleil et de gens qui courent de partout. &lt;br /&gt;Ces gens vont travailler, comme le commun des mortels en ce lundi 4 juillet.&lt;br /&gt;C’est le début des vacances d’été pour une partie de la France, mais pas pour la totalité, et au vu de la foule qui se presse dans les bus, les boulangeries, les tabacs aux alentours de la discothèque, la grosse moitié doit partir en août !!&lt;br /&gt;Gilles et Manu reprennent leurs esprits et semblent comme deux extra-terrestres au milieu de cette agitation. &lt;br /&gt;Ils doivent avoir une tête des plus terribles, car les gens les regardent étrangement. &lt;br /&gt;Ils n’ont pas sommeil et décide de se reprendre un peu en main. &lt;br /&gt;Ils vont prendre un petit déjeuner à la Brasserie de Bondy. &lt;br /&gt;Une grande brasserie rouge qui sert à manger très tôt le matin, à partir de 5h00.&lt;br /&gt;Ils pénètrent à l’intérieur et décident finalement de manger quelque chose de consistant pour éliminer les effets de l’alcool. &lt;br /&gt;Ils choisissent une petite table en terrasse, sur le quai de Saône. Un peu en retrait du passage. &lt;br /&gt;Chacun leur tour ils vont aux toilettes pour soulager leur vessie alcoolisée et se passer de grande rasade d’eau sur le visage et la tête. &lt;br /&gt;Fin prêt, ils mettent les lunettes noires essentielles pour ne pas avoir l’air trop dépravés après cette nuit fauve.&lt;br /&gt;Ils ont commandé de l’eau, beaucoup d’eau et deux steaks Tartare. &lt;br /&gt;Ils adorent ça tous les deux. En plus, dans cette brasserie, ils les font devant le client. C’est toujours un cérémonial que Gilles adore.&lt;br /&gt;Ils ont l’eau à la bouche quand ils prennent une première fourchetée de ce plat délicieux. Des frites accompagnent ce léger repas qui remet leur estomac à l’endroit. &lt;br /&gt;C’est absolument ce qu’il leur fallait pour pouvoir être tout de même d’attaque.&lt;br /&gt;Aux alentours de 9h00, ils aperçoivent David qui erre sur le quai. Ils l’appellent.&lt;br /&gt;Celui-ci semble perdu et retrouve le sourire quand il les voit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors, t’étais ou ?&lt;br /&gt;- Je suis rentré avec le mec rasé, Nicolas, il habite à deux pas.&lt;br /&gt;- Et alors ? demande Manu ?&lt;br /&gt;- Et alors on a passé un super moment. Je viens de partir car je n’avais pas envie de dormir chez lui. Je me demandais bien comment j’allais pouvoir rentrer chez toi moi !! Heureusement que je vous trouve !!&lt;br /&gt;- Et oui, dit Gilles. Nous sommes un peu tes anges gardiens finalement !!&lt;br /&gt;- T’as vu la gueule des anges ? réplique David dans un petit rire moqueur !!&lt;br /&gt;- Tu vas voir ce qu’ils vont te mettre les anges !! dit Manu !&lt;br /&gt;- Chiche ? dit David !!&lt;br /&gt;- Petit polisson, tu n’es jamais rassasié toi ?&lt;br /&gt;- Non, jamais ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David pique une frite par-ci, une frite par là puis lorsque les garçons ont terminés, ils se dirigent vers le bus pour se mêler à la foule des travailleurs.&lt;br /&gt;Personne ne semble avoir véritablement sommeil.&lt;br /&gt;Manu prend les choses en main et propose de passe la journée au bord de l’eau. &lt;br /&gt;Il connaît un coin tranquille au bord de la rivière d’Ain. &lt;br /&gt;Un coin plein de verdure, d’ombre et de soleil. Faut juste acheter deux-trois trucs pour pique-niquer. &lt;br /&gt;Sylvie à sa voiture et comme elle à dû partir ce matin même en déplacement, elle à du la laisser dans la rue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ni une ni deux, les garçons s’engouffrent dans le bus, puis au bas de l’appart rentrent dans l’épicerie pour prendre de quoi manger et boire. &lt;br /&gt;Pas d’alcool. Il fait trop chaud le jour pour se livrer à l’ivresse. &lt;br /&gt;Puis la nuit fut assez rude comme ça au niveau du foie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voiture est là où ils le pensaient.&lt;br /&gt;Ils démarrent directement. &lt;br /&gt;Ils se baigneront dans la rivière et cela fera office de douche. &lt;br /&gt;Ils n’ont pas de maillot, mais Manu dit que l’endroit est désert. &lt;br /&gt;Donc pas besoin de fioritures.&lt;br /&gt;David monte à l’arrière et commence à manger un peu de chocolat.&lt;br /&gt;Manu ouvre les fenêtres en grand, la chaleur commence déjà à attaquer la ville.&lt;br /&gt;Gilles allume une cigarette.&lt;br /&gt;Les trois jeunes hommes prennent la route.&lt;br /&gt;Une heure plus tard ils sont arrivés dans cet endroit désert et absolument divin.&lt;br /&gt;Manu gare la voiture à l’ombre, ils sortent couverture et nourriture.&lt;br /&gt;Puis ils jettent leurs vêtements et s’immergent dans l’eau froide de la rivière.&lt;br /&gt;Les corps nus et fatigués par la nuit retrouvent une vigueur nouvelle et la pression dans les vertèbres, la nuque et la tête redescend en un clin d’œil. &lt;br /&gt;Ils sortent de l’eau et s’étendent au soleil.&lt;br /&gt;Ils ont envie de refaire l’amour tous les trois.&lt;br /&gt;Mais ils ne se le disent pas.&lt;br /&gt;Les trois garçons s’endorment sous les rayons qui filtrent à travers les arbres nombreux.&lt;br /&gt;Il n’y a pas un bruit à part celui de la rivière et des sauterelles qui commencent à chanter l’été.&lt;br /&gt;Un été qui s’annonce chaud.&lt;br /&gt;Un bel été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais l’ultime pour David.&lt;br /&gt;Le mal à commencé sa route et il s’insinue dans chaque vaisseaux sanguins.&lt;br /&gt;Même en plein soleil il peut faire nuit.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-148806337640118986?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/148806337640118986/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=148806337640118986' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/148806337640118986'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/148806337640118986'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-deuxime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante deuxième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-244289897224857034</id><published>2007-06-02T10:19:00.000Z</published><updated>2007-06-02T10:26:49.121Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarante et unième)</title><content type='html'>&lt;i&gt;&lt;font color=#FF99CC&gt;« A quoi tu joues là ? demande Gilles.&lt;br /&gt;- Mais à rien bébé, tu m’as lâché, donc je sors, j’ai le droit non ?&lt;br /&gt;- Et par hasard tu dragues Manu ?&lt;br /&gt;- Oh… bon, dit Manu, je vous laisse et je remonte vers David. On t’attend en haut poulet.&lt;br /&gt;- Ok, dit Gilles, de toutes façons j’en ai pas pour longtemps ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu embrasse Gilles sur le front et s’en va sans même un regard pour Fabrizzio. Il vient de comprendre le quiproquo est préfère partir calmement, sinon il serait capable de mettre une gifle au jeune italien.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors ?? Content de toi ? continue Gilles.&lt;br /&gt;- Pas particulièrement. J’ai voulu m’amuser un peu… Je vous ai aperçu tous les trois en rentrant et j’ai très vite su que Manu était le blond. Alors j’ai voulu comprendre qu’est-ce qu’il avait de si merveilleux pour que depuis tout ce temps tu n’arrives pas à l’effacer de ta vie.&lt;br /&gt;- Mais je ne l’effacerai jamais Fabrizzio, t’as encore pas compris ?&lt;br /&gt;- Puis c’est qui ce David avec vous ?&lt;br /&gt;- Un ami de Manu.&lt;br /&gt;- Un ami ou un amant ?&lt;br /&gt;- Un peu des deux…&lt;br /&gt;- C’est pas possible ça !! s’énerve Fabrizzio. C’est soit un ami, soit un amant, les deux ensembles ça veut rien dire !!&lt;br /&gt;- Ecoutes, Fabrizzio tu me gonfle là !&lt;br /&gt;- Et moi je suis quoi pour toi hein ? Un ami ? Un amant ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Alors tu peux au moins trouver une réponse ? hurle Fabrizzio.&lt;br /&gt;- Un EX ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles tourne les talons et plante là son bel hidalgo. Il a le sang qui cogne aux tempes et il est proche de la crise de nerfs. &lt;br /&gt;Il monte les escaliers, s’installe en face des deux garçons, s’allume une cigarette avec les mains tremblantes. Manu lui sert une dose de gin, David la complète de tonic et de glace. &lt;br /&gt;Gilles porte le verre à ses lèvres et boit une bonne rasade du breuvage.&lt;br /&gt;Il s’attendait à ce que Fabrizzio le suive, mais étrangement il n’est pas monté.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tant mieux »&lt;/i&gt; se dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« C’était donc lui le fameux Fabrizzio alors ? dit Manu…&lt;br /&gt;- Et oui, c’était lui !&lt;br /&gt;- Il est gonflé quand même lui !&lt;br /&gt;- Oui, j’ai l’impression qu’il n’a pas de limite.&lt;br /&gt;- En tout cas, t’avais raison, il est très beau gosse !&lt;br /&gt;- Oui je sais… Je crois que j’ai été un peu dur avec lui !&lt;br /&gt;- Non, répond Manu, parfois l’attitude de certaines personnes nous poussent à être dur, mais finalement c’est plutôt bénéfique pour eux au final, puis tu n’avais pas le choix. Ce qu’il à fait ce soir est un peu tordu quand même.&lt;br /&gt;- Oui je sais… Bon allez, on change de sujet !&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ? demande David ?&lt;br /&gt;- On va au « Calyxte » dit Manu.&lt;br /&gt;- Oui, dit Gilles, tu verras David, là-bas tu peux danser aussi, mais de sombres endroits te permettent d’assouvir d’autres genres de désirs !!&lt;br /&gt;- Yes !!! Let’s go !! dit David »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles à juste le temps de finir son verre que David est déjà en bas des marches !&lt;br /&gt;Manu et Gilles se regardent en souriant. &lt;br /&gt;Finalement ils pourront y aller ensemble dans cette nouvelle boîte. Cette fois ils espèrent que Manu pourra y entrer et surtout que le portier ne sera plus le même qu’au mois d’avril.&lt;br /&gt;Ils se prennent la main et descendent sur la piste pour aller régler leurs consommations au bar.&lt;br /&gt;Gilles cherche à voir si Fabrizzio est là.&lt;br /&gt;Visiblement il a disparu.&lt;br /&gt;Les trois garçons reprennent leurs affaires aux vestiaires puis sortent dans le vent de la nuit. &lt;br /&gt;La fraîcheur est plus présente, et ce petit vent le bienvenu.&lt;br /&gt;En traversant le pont qui mène à la gare St-Paul, ils s’arrêtent tous les trois au milieu du pont, là ou le vent souffle le plus et profite du courant d’air au maximum. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est presque 3 heures du matin. &lt;br /&gt;La lune est pleine&lt;br /&gt;Les garçons reprennent leur route et arrivent devant « Le Calyxte ».&lt;br /&gt;Le videur est différent, souriant. &lt;br /&gt;Il trouve les trois garçons certainement charmants et les laisse entrer rapidement avec un large sourire pour chacun.&lt;br /&gt;A l’intérieur la musique est assourdissante, l’ambiance enfumée et moite.&lt;br /&gt;La boite est une enfilade de pièces en pierre apparente et voutée. Les bars sont nombreux et la lumière rouge culmine.&lt;br /&gt;La piste de danse est immense et les danseurs pour la plupart torse-nu. &lt;br /&gt;L’ambiance est beaucoup plus explicite ici que dans l’autre discothèque.&lt;br /&gt;Ici, clairement, c’est affiché : les mecs sont là pour baiser.&lt;br /&gt;David n’en revient pas et est visiblement très excité.&lt;br /&gt;Il entre dans la danse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu et Gilles le regarde avancer dans la lumière.&lt;br /&gt;Eux, ils préfèrent se perdre dans l’ombre.&lt;br /&gt;Ils entrent dans un long couloir ou des corps à demi-nus sont adossés contre le mur.&lt;br /&gt;Manu embrasse Gilles sur la bouche, puis entre dans une pièce noire.&lt;br /&gt;Gilles prends un garçon par la main et l’entraine dans une autre pièce noire.&lt;br /&gt;David sur la piste commence à allumer un jeune garçon aux cheveux rasés et au regard vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette nuit, David veut s’oublier.&lt;br /&gt;Cette nuit, Manu veut s’évader, &lt;br /&gt;Cette nuit, Gilles veut s’envoler.&lt;br /&gt;Cette nuit, les 3 garçons laissent le démon les gagner et se livrent à lui corps et âme.&lt;br /&gt;Cette nuit, c’est celle de tous les excès.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-244289897224857034?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/244289897224857034/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=244289897224857034' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/244289897224857034'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/244289897224857034'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarante-et-unime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarante et unième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-3916753133815444803</id><published>2007-06-01T15:23:00.000Z</published><updated>2007-06-01T15:28:49.652Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quarantième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Cette marche à travers la ville est des plus bénéfiques pour les 3 amants. &lt;br /&gt;Ils évacuent un peu les sensations d’endormissement et de fatigue liées à l’alcool et à la nourriture.&lt;br /&gt;Rien ne vaut de petits exercices nocturnes pour se remettre en jambe.&lt;br /&gt;En arrivant dans la discothèque, la foule n’est encore pas trop présente et c’est sans difficultés qu’ils peuvent accéder au bar. &lt;br /&gt;Ils prennent dans un premier temps chacun une bouteille d’Evian qu’ils vident en deux temps, trois mouvements.&lt;br /&gt;Ils descendent dans les toilettes et se passent une bonne dose d’eau sur le visage après avoir soulagé leur vessie respective.&lt;br /&gt;De nouveau au bar, ils reprennent une rasade d’Evian en plus d’un Doliprane chacun. &lt;br /&gt;Cet acte est plus préventif que curatif pour le moment. &lt;br /&gt;Ils profitent de l’espace encore disponible pour danser et se dépenser.&lt;br /&gt;Ils tournent, virevoltent, sautent et rient en cadence.&lt;br /&gt;Les autres clients les observent un peu interloqués par toute cette énergie puis, petit à petit, ils investissent la piste sous couvert d’anonymat lorsque la foule compacte s’en vient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, les trois garçons se retrouvent coincés au fond entre des corps trémoussant et un mur recouvert de miroirs. &lt;br /&gt;Ils s’amusent à s’y refléter puis lassés par le brouhaha reviennent vers le bar et commandent une bouteille d’alcool cette fois-ci. &lt;br /&gt;En l’occurrence du gin, alcool préféré de Gilles et David. &lt;br /&gt;Manu se plie donc à la majorité, même si lui préfère davantage le whisky.&lt;br /&gt;Ils s’isolent un peu de la musique et montent s’installer au premier étage ou des fauteuils et des tables sont disponibles pour les clients qui souhaitent un peu s’isoler de la foule et des décibels.&lt;br /&gt;Ils trinquent tous les trois avec un premier verre.&lt;br /&gt;Ils allument en même temps une cigarette.&lt;br /&gt;Ils se regardent et se mettent à rire. &lt;br /&gt;Quelqu’un ne connaissant pas leur histoire pourrait les prendre pour trois vieux amis tant la connivence est palpable. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles et Manu se connaissent depuis un peu plus de 6 mois.&lt;br /&gt;Manu connaît David depuis presque 3 semaines.&lt;br /&gt;David connaît Gilles depuis moins de 48 heures.&lt;br /&gt;Il est parfois des vies amenées à se croiser et qui vont, dans un laps de temps restreint, s’apporter tant de choses que rien n’effacera ces quelques instants.&lt;br /&gt;Ni le temps, ni l’oubli.&lt;br /&gt;Certaines choses ne s’expliquent pas. &lt;br /&gt;Certains rapprochements semblent incompréhensibles.&lt;br /&gt;C’est pourtant parfois vital d’être avec telle ou telle personne a tel ou tel instant. &lt;br /&gt;Pourquoi ? Comment ? On s’en fout !&lt;br /&gt;Et ce soir là, les 3 fêtards s’en foutent complètement. &lt;br /&gt;Ils sont là et ce moment leur parait tellement intense qu’ils ne s’occupent pas de ce que peuvent penser les autres.&lt;br /&gt;Comment la soirée va-t-elle évoluée ? Peu importe !!&lt;br /&gt;Gilles ne s’imagine pas rentrer de nouveau chez Manu. Il doit passer à autre chose. C’était hier leur dernier instant d’amour. &lt;br /&gt;Il ne s’imagine pas non plus refaire l’amour avec David. &lt;br /&gt;Celui-ci à davantage besoin de découvertes nouvelles et il pense que c’est ce qu’il va faire ce soir.&lt;br /&gt;Gilles pense peut-être à brancher un nouveau mec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant qu’il pense à tout ça, les deux autres décident d’aller danser de nouveau.&lt;br /&gt;Gilles leur dit qu’il les rejoindra plus tard. &lt;br /&gt;Il a remarqué depuis quelques instants un jeune garçon charmant assis au fond de la salle avec une amie. Visiblement, le jeune garçon lui jette des regards furtifs. &lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il va tenter sa chance et il lui sourit.&lt;br /&gt;Le garçon lui répond mais continue sa conversation avec son amie. &lt;br /&gt;Gilles patiente. &lt;br /&gt;C’est à ce moment que David revient s’asseoir pour se resservir un verre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Manu n’est pas avec toi ? Demande Gilles…&lt;br /&gt;- Non je crois qu’il est sur un coup.&lt;br /&gt;- Ah oui ?&lt;br /&gt;- Ben je crois bien oui. Un mec s’est approché de lui et l’a clairement allumé.&lt;br /&gt;- Ah… faut que j’aille voir ça ! Et toi tu n’as pas envie de brancher un jeune homme ?&lt;br /&gt;- A part toi ? Non ! rétorque David dans un sourire mutin.&lt;br /&gt;- Toi tu es trop adorable !! Tiens, pour la peine !! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles prend une gorgée de gin et embrasse David sur la bouche en faisant couler le liquide à l’intérieur. &lt;br /&gt;C’est le seul échange de liquide qu’ils se permettent !&lt;br /&gt;Gilles lui fait un clin d’œil et descend sur la piste.&lt;br /&gt;Après un rapide coup d’œil il  aperçoit Manu discutant avec un garçon dans la pénombre.&lt;br /&gt;Il vient les rejoindre pour faire connaissance.&lt;br /&gt;Plus il s’approche et plus son cœur s’emballe. &lt;br /&gt;Il a du mal à croire ce qu’il voit, mais il est trop tard et Manu l’aperçoit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Viens mon poulet, je te présente ce garçon, mais je ne connais pas encore son prénom d’ailleurs…&lt;br /&gt;- Moi si, réponds Gilles !&lt;br /&gt;- Comment vas-tu bébé ? demande Fabrizzio avec un étrange sourire… »&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-3916753133815444803?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/3916753133815444803/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=3916753133815444803' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/3916753133815444803'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/3916753133815444803'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-quarantime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quarantième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8169029703711167010</id><published>2007-06-01T12:23:00.000Z</published><updated>2007-06-01T12:33:41.521Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente neuvième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;A peine arrivé chez lui, Gilles compose le numéro de Fabrizzio. &lt;br /&gt;Par bonheur le répondeur se met en marche dès la première sonnerie. Gilles en profite pour laisser un message succinct dans lequel il lui précise qu’il n’est donc pas libre ce soir mais qu’ils se verront demain soir sans fautes.&lt;br /&gt;Ceci fait, Gilles profites du temps qu’il lui reste pour écrire une lettre à sa petite sœur de cœur : Sandy.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sandy, il l’a rencontré en 6ème. Il avait une douzaine d’années. Ils avaient vécus une petite amourette adolescente puis étaient restés très proche l’un de l’autre. Depuis lors, Sandy est partie vivre à Marseille, mais ils ont gardés une très forte et régulière relation épistolaire. Depuis plus de 10 ans ils se disent tout dans de longues lettres qu’ils s’envoient au minimum toutes les semaines.&lt;br /&gt;Sandy lui à dévoilé ses peurs d’adolescentes et ses envies de suicides à certains moments trop noirs. &lt;br /&gt;Gilles, quant à lui à parlé en premier à Sandy de son attirance pour les garçons. Elle s’en doutait depuis longtemps, mais elle attendait juste qu’il soit prêt à se livrer.&lt;br /&gt;Voilà, c’est ça qui lie Gilles à Sandy depuis tout ce temps, une connivence, une confiance, une réelle tendresse qui résiste au temps et aux distances.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois la longue lettre terminée ou bien sûr il lui à parlé du retour de Manu, de la rencontre avec Fabrizzio, de sa nuit à trois, il se rend dans la salle de bain pour prendre soin de lui. Douche, crème hydratante, se raser, bref… Se faire beau pour la soirée où, il en est sur, les âmes vont brûler. &lt;br /&gt;Il choisit méticuleusement sa tenue. Un jean un peu usé, qui lui moule parfaitement les fesses, un tee-shirt blanc légèrement moulant, mais pas trop et des baskets blanches avec 3 rayures noires.&lt;br /&gt;Devant la glace il se mire et semble content du résultat. Il enfile son petit sac à dos noir et ses lunettes de soleil.&lt;br /&gt;Il est en train de fermer la porte lorsqu’il entend le téléphone sonner.&lt;br /&gt;Il rouvre en vitesse et décroche l’appareil avant que le répondeur ne s’enclenche : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Oui, &lt;br /&gt;- C’est moi.&lt;br /&gt;- Ca va Fabrizzio ?&lt;br /&gt;- A ton avis ?&lt;br /&gt;- Ben je sais pas ?&lt;br /&gt;- Ben non ça ne va pas ! Comment tu veux que j’aille bien quand j’écoute un message qui m’annonce que je vais passer de nouveau une soirée, seul sans toi ? Comment penses-tu que je réagisse quand je vois que tu préfères passer du temps avec un ex qui t’a fait souffrir plutôt qu’avec moi ? Tu me prends pour un con ?? A quoi tu joues ?? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin de la phrase atteint des proportions énormes dans le dégagement de décibels. Gilles se dit que les voisins de Fabrizzio doivent se demander ce qu’il se passe tant la voix est hurlée, crachée, vociférée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Euh… Fabrizzio, déjà je n’ai aucun compte à te rendre, je te rappelle que nous sommes amants mais que je ne t’ai jamais rien promis. Ensuite je déteste le ton que tu prends avec moi. Je ne t’appartiens pas ! Donc si c’est pour en arriver là, je préfère qu’on arrête là tout de suite. Je suis désolé, je ne supporte pas les colères qui n’ont pas lieu d’être. Alors je te le dis tout net : on arrête de se voir. Je dois partir, je suis en retard. Ciao ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles raccroche, passablement énervé par cette attitude puérile.&lt;br /&gt;Evidemment, le téléphone retentit de nouveau illico. &lt;br /&gt;Gilles ne répond pas et ferme la porte.&lt;br /&gt;Il se dirige chez Manu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu voit tout de suite que Gilles est un peu énervé et lui demande ce qu’il se passe.&lt;br /&gt;Gilles lui explique l’attitude de Fabrizzio, ces crises de colères brutes et récurrentes, ses excuses nombreuses à chaque fois mais qui n’empêchent nullement un recommencement de cet état de fait. &lt;br /&gt;Il explique aussi que cette rencontre date de plus de 15 jours maintenant, mais qu’en tout et pour tout ils ne se sont vu que deux fois. &lt;br /&gt;Deux simples nuits passées ensemble et que, même si pendant ces nuits, il y’a eu des moments forts, il ne s’explique pas une si soudaine emprise.&lt;br /&gt;Manu tente de calmer Gilles et de le rassurer. &lt;br /&gt;Il pense que Gilles à bien fait de mettre un terme à cette relation et que le peu de description qu’on lui a fait est déjà suffisant pour se dire que le garçon en question n’est pas forcément très stable mentalement.&lt;br /&gt;Donc, mieux vaut passer à autre chose.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Confiant dans sa décision, Gilles remercie Manu pour ses conseils et lorsque David apparaît, frais et dispo pour partir en goguette, les trois garçons se dirigent vers un bar bien connu de deux d’entre eux : « Le Vénus Bar ».&lt;br /&gt;Plus d’un mois que Gilles et Manu n’y sont plus retournés. &lt;br /&gt;Lorsqu’ils franchissent la porte, Fifi d’amour, le barman, les accueillent immédiatement avec un sourire franc et chaleureux. &lt;br /&gt;Parce qu’il à l’habitude  de cela, Fifi remarque tout de suite que la donne à changée entre les deux garçons et que la relation n’est plus la même. Toutefois il remarque qu’une vraie complicité semble demeurer entre eux et cela lui fait plaisir.&lt;br /&gt;Manu présente David au barman qui lui fait un bisou des plus sonores,  histoire de faire l’idiot comme il aime à le faire le plus souvent.&lt;br /&gt;David rougit instantanément et se colle au bar en espérant que les regards des autres se détournent enfin. Gilles remarque sa gêne et le prend dans ses bras pour lui signifier qu’ici, c’est la bonne humeur avant tout. &lt;br /&gt;David ne connaît pas ce genre d’établissement. A Nantes il n’en fréquentait aucun. &lt;br /&gt;Au vu de l’agitation de ses pupilles, Gilles se dit qu’il boit cet instant et le savoure jusqu’à la lie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques verres d’apéritif, dont le nombre sera tu par égard hépatique envers leur anonymat d’alcooliques mondains, les trois compères décident d’aller diner. Manu souhaite retourner dans le restaurant ou ils étaient allés avec Gilles, Jacques et Fred en avril dernier.&lt;br /&gt;Gilles se dit que décidément, ce soir, c’est un pèlerinage qu’il fait. Mais il accepte néanmoins de retourner dans ce resto. La nourriture y est, de plus, excellente.&lt;br /&gt;A table, les sujets de conversation sont multiples. David ne masque pas son intérêt pour la ville et les possibilités de rencontrer un garçon. Sa curiosité fait plaisir à voir. D’ailleurs, s’il le pouvait il voudrait s’installer ici. La ville est grande, elle lui plait et les opportunités de rencontres sont nombreuses. Il dévore sa viande avec un appétit féroce. &lt;br /&gt;Gilles se dit que décidément c’est trop injuste que ce garçon si jeune et si beau, si plein de vie, d’envie de découvertes diverses et variées, n’ait plus pour lui, qu’une espérance de vie limitée en l’état actuel des recherches sur la maladie. &lt;br /&gt;David croise alors ses yeux à cet instant et devine sûrement les pensées de Gilles car un léger voile semble couvrir d’un coup, le regard aiguisé qu’il affichait jusqu’à présent.  &lt;br /&gt;Gilles lui prend la main et la serre fort avec un sourire. David se reprend et avale une grande gorgée de vin. Manu qui observe la scène comprend que David à parlé de sa maladie à Gilles, il prend également la main de David puis celle de Gilles.&lt;br /&gt;A cet instant, les trois garçons semblent liés par une force impressionnante et une puissance émotionnelle enivrante. &lt;br /&gt;Alors avant de sombrer dans une mélancolie annoncée, ils lèvent leur verre ensemble et portent un toast.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« A nous ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David boit une gorgée en se disant qu’il faut profiter de l’instant présent pendant qu’il le peut.&lt;br /&gt;Manu boit une gorgée en se disant que David, malgré son jeune âge, à une force mentale impressionnante qu’il n’est pas sur d’avoir lui, le jour ou il apprendra que son Sida est déclaré.&lt;br /&gt;Gilles boit une gorgée en se disant que si un jour Manu et David devaient s’éteindre, qu’il serait bien qu’ils se retrouvent tous les deux quelque part. &lt;br /&gt;Que si il y’a quelque chose après tout ça, qu’il faudrait leur laisser cette chance.&lt;br /&gt;Puis que le jour venu ou lui aussi partira, il aimerait les retrouver comme ce soir.&lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il a trop bu et qu’il est temps d’arrêter de délirer.&lt;br /&gt;Il retient ses larmichettes et sourit aux deux garçons qui, ce soir, sont particulièrement lumineux.&lt;br /&gt;Manu commande des digestifs comme Gilles s’y attendait.&lt;br /&gt;La ronde des verres continue, les langues se délient.&lt;br /&gt;Vers minuit et demie, ils se lèvent enfin pour repartir dans la chaleur nocturne et évacuer un peu leur vapeur d’alcool.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils marchent tous les trois, main dans la main.&lt;br /&gt;L’air est un peu lourd, la fraîcheur à du mal à tomber malgré la nuit.&lt;br /&gt;Ils se dirigent vers une boîte de nuit sur les pentes de la Croix-Rousse.&lt;br /&gt;Ils sont heureux d’être ensemble tout simplement.&lt;br /&gt;Gilles se surprend lui-même à se sentir si bien avec Manu et un nouveau venu.&lt;br /&gt;La jalousie qui aurait pu survenir n’est pas intervenue.&lt;br /&gt;C’est juste un simple bien-être qu’il ne s’explique pas.&lt;br /&gt;Il en profite, tout naturellement.&lt;br /&gt;Il sourit à la lune et fredonne une chanson. &lt;br /&gt;Les deux garçons la fredonnent à leur tour et c’est à l’unisson qu’ils arpentent les rues.&lt;br /&gt;Ils marchent d’un même pas, chantent d’une même voix.&lt;br /&gt;Quelques noctambules croisent leurs chemins et doivent se dire que ces 3 lascars sont bien heureux de vivre.&lt;br /&gt;Impossible de se douter que, parmi ces trois individus, un seul, pour le moment n’est pas dans l’expectative d’une mort annoncée.&lt;br /&gt;Et qu’un seul gardera, pour toujours en mémoire, ces instants de vie dérobés.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8169029703711167010?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8169029703711167010/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8169029703711167010' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8169029703711167010'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8169029703711167010'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/06/sur-le-trajet-chaptre-trente-neuvime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente neuvième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1985759780214710877</id><published>2007-05-31T14:12:00.000Z</published><updated>2007-05-31T14:20:40.470Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente huitième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Les derniers invités partent aux alentours des 4 heures et Sylvie va dormir chez Rachel. On dirait qu’elle à compris qu’il fallait laisser l’appartement libre aux garçons ce soir.&lt;br /&gt;Ils terminent tous les trois de débarrasser les assiettes et laissent le tout dans l’évier. &lt;br /&gt;La vaisselle ce sera pour demain.&lt;br /&gt;Les trois garçons se rendent dans la chambre et Gilles s’allonge après s’être déshabillé. Il conserve un sous-vêtement. &lt;br /&gt;Manu et David en font autant et s’allongent à leur tour.&lt;br /&gt;Manu est au milieu.&lt;br /&gt;David pose la main sur la poitrine de Manu.&lt;br /&gt;Gilles pose la main sur la main de David.&lt;br /&gt;Manu prends les mains qui sont sur sa poitrine dans la sienne.&lt;br /&gt;Puis il tourne la tête vers Gilles et l’embrasse.&lt;br /&gt;Gilles sait que c’est la dernière fois qu’il fait l’amour avec Manu. &lt;br /&gt;Et Manu sait qu’il le sait.&lt;br /&gt;La présence de David ne les gêne pas. &lt;br /&gt;Au contraire, lorsqu’ils auront terminés de faire l’amour, cela rendra la séparation des corps moins douloureuse, car moins conventionnelle.&lt;br /&gt;Tandis que Manu et Gilles continuent de s’embrasser, David dénude totalement Gilles. &lt;br /&gt;Il commence à lui prodiguer des caresses qui ont pour effet immédiat une excitation des plus tendues. &lt;br /&gt;La langue de David est chaude. &lt;br /&gt;Son corps tout autant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les trois garçons restent nus lorsqu’ils ont terminés de faire l’amour.&lt;br /&gt;Ils se mettent sous les draps et s’endorment doucement. &lt;br /&gt;C’est Gilles qui est au milieu maintenant. &lt;br /&gt;Et il se sent bien entre les deux autres garçons. &lt;br /&gt;Il sent le souffle de David sur son épaule et les battements de cœur de Manu contre ses phalanges.&lt;br /&gt;Sa peau est toujours laiteuse, presque transparente. &lt;br /&gt;Le corps est un peu amaigri semble t’il à Gilles. &lt;br /&gt;Celui de David est plus costaud pourtant, et la peau plus colorée.&lt;br /&gt;Juste avant de s’endormir, David chuchote un « merci » à  l’oreille de Gilles. En guise de réponse, ce dernier l’embrasse tendrement sur le front.&lt;br /&gt;Enfin le silence se fait.&lt;br /&gt;Les trois respirations deviennent harmonieuses et régulières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est presque 13h quand Gilles ouvre un œil. Il se lève doucement et prends le combiné téléphonique pour appeler Madame Mère afin de la rassurer.&lt;br /&gt;Celle-ci ne s’inquiétait pas. Néanmoins elle dit n’en plus pouvoir des appels répétés de Fabrizzio qui semble très étonné que Gilles ne soit pas levé à cette heure-ci.&lt;br /&gt;En effet, Madame mère à menti et ne lui a pas dit que Gilles avait découché.&lt;br /&gt;Gilles lui en est reconnaissant, car il n’aurait pas voulu affronter une crise au téléphone.&lt;br /&gt;Ainsi il pourra garder secrète cette dernière nuit avec Manu. &lt;br /&gt;Elle sera juste à lui. &lt;br /&gt;En raccrochant il rappelle donc Fabrizzio qui était certainement dans l’attente de son appel au vu de la rapidité avec laquelle il décroche : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Allo ?&lt;br /&gt;- Salut Fabrizzio, c’est moi…&lt;br /&gt;- Enfin !!&lt;br /&gt;- Désolé mais la soirée s’est terminée tard et l’on m’a ramené en voiture vers 6h ce matin.&lt;br /&gt;- Effectivement, c’était plutôt une longue soirée.&lt;br /&gt;- Oui, dit Gilles, une très longue et très belle soirée…&lt;br /&gt;- Et il te voulait quoi alors ton ex ?&lt;br /&gt;- Rien… Juste s’assurer que nous pouvions rester amis.&lt;br /&gt;- Tu l’as envoyé se faire foutre j’imagine ? Après ce qu’il t’a fait !!&lt;br /&gt;- Non pas du tout. On s’est expliqué. Il a fait ce qu’il avait à faire et il voulait surtout me protéger de plein de choses…&lt;br /&gt;- Comme quoi ? &lt;br /&gt;- Des choses qui ne concernent que lui et moi ! Bon tu voulais quoi en m’appelant ce matin 3 fois de suite ?&lt;br /&gt;- Juste te parler et savoir quand nous allions pouvoir nous voir.&lt;br /&gt;- Je ne sais pas encore. Je te rappelle plus tard.&lt;br /&gt;- Tu n’as plus envie de me voir ?&lt;br /&gt;- Mais si !!! Mais pas dans l’instant !! Allez, à plus !!&lt;br /&gt;- Gilles ?&lt;br /&gt;- Quoi ?&lt;br /&gt;- Tu me manques…&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Vraiment, tu me manques beaucoup ! insiste Fabrizzio.&lt;br /&gt;- C’est gentil de dire ça. Moi aussi j’ai pas mal pensé à toi ces derniers jours. Allez, je te tel en fin d’après-midi pour voir si l’on peut se voir ce soir.&lt;br /&gt;- Promis hein ?&lt;br /&gt;- Oui, promis !! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En raccrochant, Gilles se dit qu’il à eu de la chance que le subterfuge fonctionne, sans l’intervention de Madame Mère cela aurait été plus compliqué que ça.&lt;br /&gt;Au moment où il est dans ses pensées, David fait son apparition. &lt;br /&gt;Il donne à Gilles un merveilleux sourire qui illumine d’emblée cette nouvelle journée.&lt;br /&gt;Ce dimanche 3 juillet 87 pas comme les autres s’annonce chaud car la luminosité qui pénètre par les fenêtres augure une chaleur extérieure assez terrible.&lt;br /&gt;David est toujours nu. &lt;br /&gt;Il reste planté devant Gilles sans bouger avec un sourire malicieux.&lt;br /&gt;Gilles fait courir sa main le long des cuisses de David, glisse entre ses jambes.&lt;br /&gt;Il le renverse sur la table et l’embrasse sur chaque centimètre carré de peau. Sa langue glisse sur la peau légèrement salée de son bas-ventre. David commence à se masturber.&lt;br /&gt;Il n’ya plus de préservatifs, et ils ne peuvent pas en faire davantage, mais la sensualité de l’instant, la chaleur du dehors et le silence du dimanche après-midi font de cet échange un moment privilégié.&lt;br /&gt;David jouit doucement tandis que Gilles l’embrasse au même moment. &lt;br /&gt;Ils se regardent, et les yeux de David sont légèrement humides. &lt;br /&gt;Il dit à Gilles qu’il comprend mieux maintenant pourquoi Manu lui avait parlé de lui dans de tels propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles emmène David sous la douche. &lt;br /&gt;Il le lave avec précaution, lui masse les épaules et le dos.&lt;br /&gt;Manu arrive sur ces entrefaites. &lt;br /&gt;Il sourit devant le tableau qui s’offre à lui. &lt;br /&gt;Il entre aussi sous la douche et Gilles lui prodigue les mêmes soins.&lt;br /&gt;Puis c’est aux deux garçons de masser Gilles et de le laver.&lt;br /&gt;Une fois secs, les trois amants d’un jour se rhabillent. &lt;br /&gt;Manu met de la musique. &lt;br /&gt;Il choisit Jane Birkin.&lt;br /&gt;Gilles le regarde dans les yeux. &lt;br /&gt;Il se souvient d’une chanson, il y’a quelques mois.&lt;br /&gt;Ils terminent ensemble la vaisselle de la veille et prennent un petit déjeuner à la fenêtre, sous le soleil d’été.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu veut sortir le soir dans un bar gay. &lt;br /&gt;Il veut faire connaître le milieu de la nuit à David.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« On y va tous les trois en semble ? demande David.&lt;br /&gt;- Pourquoi pas ! dit Manu. Tu veux venir avec nous Gilles ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles regarde les deux garçons tour à tour. &lt;br /&gt;Ils semblent avoir vraiment envie qu’il vienne avec eux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Bien sur que je viens… Je ne vais pas vous lâcher comme ça ! Je vais rentrer me changer et je repasse vous prendre vers 19h ? Ca ira ?&lt;br /&gt;- Impec mon poulet, dit Manu dans un sourire »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David est ravi aussi.&lt;br /&gt;Gilles les embrasse tous les deux et prend congé.&lt;br /&gt;Dans la rue, il marche tranquillement, l’esprit léger. &lt;br /&gt;Il se dit qu’il va falloir appeler Fabrizzio pour lui dire que ce soir il ne pourra pas le voir non plus.&lt;br /&gt;Il se dit qu’il va encore en faire un drame.&lt;br /&gt;Il se dit qu’il s’en fout. Ils ne sont pas ensemble de toute façon et il fait encore ce qu’il veut de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne sait pas qu’il se trompe…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1985759780214710877?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1985759780214710877/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1985759780214710877' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1985759780214710877'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1985759780214710877'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-huitime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente huitième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-5197120010315492716</id><published>2007-05-30T14:52:00.000Z</published><updated>2007-05-30T15:17:41.406Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente septième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Quelques instants après, Gilles apprend par Manu que les retrouvailles avec ses parents se sont mal passées.&lt;br /&gt;Il est d’ors-et-déjà certain de ne plus les revoir avant la fin. &lt;br /&gt;Alors Gilles écoute abasourdi Manu lui raconter son arrivée chez eux le surlendemain de son départ de Lyon. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il était arrivé la veille à Nantes vers les 5 heures du matin. Il était attendu par son frère.&lt;br /&gt;Ce frère dont il n’a pas souvent de nouvelles, mais qui demeure, malgré tout, assez proche de lui. Même s’ils n’ont pas la même vie, ce frère prénommé Loïc, ne l’a jamais jugé sur ses orientations sexuelles, ses dérives, ses chutes…&lt;br /&gt;Loïc était donc là ce fameux lundi matin. &lt;br /&gt;Il a pris Manu dans sa voiture pour l’emmener dans son petit appartement du centre ville. Manu s’était recouché en arrivant pour ne se réveiller que très tard dans l’après-midi.&lt;br /&gt;Ainsi en avait-il profiter pour parler avec son frère de leurs parents, de la vie à Nantes, du temps qui a passé trop vite sans doute et des fossés qui s’élargissent si on laisse faire la vie sans intervenir.&lt;br /&gt;Ils avaient passés leur soirée tous les deux à reparler de leur enfance, puis de l’adolescence, puis du départ de Manu, départ forcé, mais départ quand même.&lt;br /&gt;Loïc regrette bien sur l’attitude du père et la faiblesse de la mère.  &lt;br /&gt;Mais il n’avait que 15 ans à peine lorsque les parents ont chassés Manu. Que pouvait-il faire ? Il a pleuré longtemps et dès qu’il a pu il a recontacté ce frère qui lui manquait tant. &lt;br /&gt;Puis une fois de plus le temps et les distances ont fait leur œuvre, et les jours passant, les contacts se firent plus rares, jusqu’aux limites de l’oubli qu’ils n’ont heureusement jamais franchis.&lt;br /&gt;Loïc est donc resté à Nantes et à pris son indépendance rapidement. &lt;br /&gt;Il voit plus souvent ses parents bien sur, mais uniquement le week-end, pour un déjeuner ou un diner. &lt;br /&gt;Ca reste très sporadique. Et ça lui convient très bien. &lt;br /&gt;Et sans doute qu’à eux aussi qui, finalement, n’ont jamais vraiment développer d’instincts parentaux très étendus.&lt;br /&gt;Toujours est-il qu’aujourd’hui ils vivent seuls dans leur petit pavillon au sortir de la ville. &lt;br /&gt;Un peu en retrait d’une nationale passante, ils cultivent leur petit potager et passent leurs journées entre jardinage, cuisine, vaisselle et télévision. &lt;br /&gt;La plupart du temps dans un silence devenu quasi habituel. &lt;br /&gt;Comme si le moindre bruit, la moindre parole pouvait bouleverser un quotidien devenu tellement terne, qu’un simple mot pouvait le raviver un court instant.&lt;br /&gt;Panser les maux par des mots ; voilà ce que n’ont jamais su faire les parents de Loïc et Manu.&lt;br /&gt;Les deux garçons, finalement, ont eu de la chance de ne pas rester avec leurs parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est à cette conclusion qu’ils en arrivent lorsque ce lundi de juin 87, Manu dine chez Loïc avant d’aller rendre visite, dès le lendemain, à ses tristes géniteurs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La visite fut de courte durée comme l’apprend Gilles. Lorsque son père à ouvert la porte, il l’a fait rentrer sans un mot. La mère était en cuisine. En le voyant elle s’est mise à pleurer en le prenant dans ses bras pour lui dire bonjour. &lt;br /&gt;Manu était froid.&lt;br /&gt;Ils se sont assis autour de la table de la cuisine. &lt;br /&gt;Ils n’ont rien proposé à Manu. ; ni à boire, ni à manger.&lt;br /&gt;Manu leur a simplement dévoiler un bout de vie, sa maladie, sa mort prochaine.&lt;br /&gt;Le père à simplement dit que si c’était ainsi c’est qu’il l’avait bien cherché.&lt;br /&gt;La mère à simplement pleuré et secoué la tête dans son mouchoir blanc.&lt;br /&gt;Manu s’est simplement levé pour aller l’embrasser sur le front une dernière fois.&lt;br /&gt;Et devant le silence infâme, il s’est retourné pour franchir la porte de la maison.&lt;br /&gt;Une dernière fois.&lt;br /&gt;Manu ne reverrait plus jamais ses parents jusqu’à leur mort ou jusqu’à la sienne.&lt;br /&gt;C’est comme ça, c’est vraiment la fin de l’enfance, la mort des jours anciens.&lt;br /&gt;Il a versé des larmes en partant de chez eux et en revenant chez Loïc.&lt;br /&gt;Ce dernier ne s’attendait pas à des miracles, mais aurais espéré une attitude un peu plus humaine de la part du père. &lt;br /&gt;De l’eau avait coulé sous les ponts. Mais visiblement pas assez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu est resté une dizaine de jours chez Loïc pour renouer une vraie relation avec ce frère qu’il aime malgré tout. Et ces dix jours furent la meilleure chose qui lui soit arrivé durant ce voyage.&lt;br /&gt;Ils se sont promis de ne pas se perdre de nouveau.&lt;br /&gt;Cette fois-ci ils sont grands, ils ont fait leur chemin. &lt;br /&gt;S’ils se sont retrouvés, alors c’est qu’ils ne doivent plus se perdre.&lt;br /&gt;C’est cette promesse qu’ils se sont faîte quand Manu est parti de chez Loïc pour aller rendre visite à des anciens amis de la région un peu perdus de vue aussi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a revu Michel, un ancien amant du temps des conneries de jeunesse. Un mec qui est devenu un peu obèse mais qui s’amuse beaucoup et fait beaucoup la fête. Il à presque 40 ans. Et comme à l’époque où Manu l’avait connu, Michel est resté très attiré par les garçons plus jeunes que lui.&lt;br /&gt;C’est chez lui que Manu rencontre David avec qui il va nouer une petite relation durant son séjour nantais. &lt;br /&gt;C’était un soir ou Michel avait invité plusieurs garçons dont l’âge variait de 19 à 25 ans.&lt;br /&gt;Une sorte de soirée ou entre alcool et drogue, les garçons se dénudent et finissent inlassablement par faire l’amour entre eux devant Michel, qui, tout voyeur qu’il est, se régale à chaque instant de cet étalage de jeune peau glabre.&lt;br /&gt;Manu, qui à donc presque 26 ans à fait un peu l’amour avec David devant Michel. Puis l’un et l’autre se sont bien plus et ont décidés de se revoir. Et lors d’une autre soirée alcoolisée, Manu lui a raconté sa vie, ses amis,  ses derniers mois, sa rencontre avec Gilles, sa fuite, son retour à son passé, son échec et son prochain départ pour retrouver Lyon.&lt;br /&gt;Manu et David sont restés vivre chez Michel pendant presque 3 semaines et un jour Manu à décidé de rentrer à Lyon. Comme ça, sur un coup de tête.&lt;br /&gt;Il avait rêvé de Gilles dans la nuit et en avait parlé à David. Ce dernier lui a proposé de l’accompagner car il voulait connaître la ville et faire connaissance de ses amis et surtout de Gilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et voilà comment ils se retrouvent donc ici, ce jour, à cet instant précis.&lt;br /&gt;Il est presque 20h30, et Manu n’a pratiquement pas arrêté de parler.&lt;br /&gt;Gilles n’en reviens pas de l’attitude si distante, voire haineuse des parents de Manu.&lt;br /&gt;Il est néanmoins content que son frère soit plus ouvert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David revient à cet instant, avec quelques bouteilles dans les mains. &lt;br /&gt;Gilles s’aperçoit qu’il est venu les mains vides et décide d’aller acheter aussi de quoi boire.&lt;br /&gt;Tandis que Manu se remet à sa vaisselle, David dépose les bouteilles sur la table.&lt;br /&gt;Il fait un rapide bisou à Manu et propose à Gilles de l’accompagner au magasin, il à oublié quelque chose.&lt;br /&gt;Gilles accepte sa compagnie. Après tout, David à fait tout ses kilomètres aussi pour le connaître.&lt;br /&gt;Ils se retrouvent tous les deux à marcher dans la rue.&lt;br /&gt;David ralentit le pas : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Pas trop éprouvant ces retrouvailles après un mois de séparation ?&lt;br /&gt;- Si, quand même pas mal. Mais ça va mieux. On s’est dit beaucoup de choses, on a éclairci les points d’ombres. Presque deux heures qu’on parle sans discontinuer… A propos, merci de t’être éclipsé.&lt;br /&gt;- De rien, de toute façon on avait décidé ça avec Manu. Il voulait rester seul avec toi. C’est mieux comme ça. Je suis bien content que vous soyez restés en bons termes.  Mais vu ce que m’avait dit Manu sur la force de tes sentiments, je pensais bien que tu n’allais pas lui en vouloir de sa fuite.&lt;br /&gt;- Non, c’est vrai. Mais il t’a vraiment raconté les choses en détails là-bas, à Nantes ?&lt;br /&gt;- Avec pas mal de détails oui, dit David, des détails émouvants. Des attitudes qui l’ont marqué, des gestes, des tendresses, et l’abnégation dont tu fais preuve et ton courage face à sa maladie.&lt;br /&gt;- Et toi tu en penses quoi David ? Il parait que tu avais envie de me connaître…&lt;br /&gt;- Oui, car je n’ai pas trouvé à Nantes de personnes comme toi, à qui j’ai le courage de dire ce que je suis et qui m’accepte tel quel, alors que j’ai à peine 19 ans…&lt;br /&gt;- Comment ça ? Que veux-tu dire ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles voit alors le jeune garçon, qui a le même âge que lui, fondre en larmes en plein milieu du trottoir.&lt;br /&gt;Ce dernier arrive cependant à répondre entre deux sanglots : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Un mec de mon âge, si jeune, avec le sida… Je suis séropositif depuis mes 17ans… Mon Sida est déclaré depuis moins d’une semaine… J’ai tellement peur »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles n’oubliera jamais le regard de ce jeune homme ce jour là.&lt;br /&gt;Un regard que la somme de toutes les peurs rendait étonnamment lucide…&lt;br /&gt;Etonnamment mature…&lt;br /&gt;Etonnamment résigné…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles ne sait pas pourquoi il s’approche de David à cet instant et dépose un baiser sur ses lèvres.&lt;br /&gt;C’est plus fort que lui. Il a éprouvé ce besoin irrépressible.&lt;br /&gt;David reste muet.&lt;br /&gt;Ses pleurs s’atténuent.&lt;br /&gt;Gilles le prend par la main : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Viens ! Le magasin va être fermé si on ne se presse pas ! »&lt;br /&gt;&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;David sourit en séchant ses larmes.&lt;br /&gt;Gilles sourit en le trainant derrière lui.&lt;br /&gt;Manu sourit en ouvrant la porte aux premiers invités qui arrivent.&lt;br /&gt;La rue du Dauphiné retrouve, le temps d’un soir, les fastes d’avant et les rires résonnent dans la petite cour intérieure par le biais des fenêtres ouvertes.&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves sont heureux de revoir Manu et Gilles.&lt;br /&gt;Isabelle et Amar sont resplendissants.&lt;br /&gt;Sylvie aussi. Elle est avec Rachel sa nouvelle conquête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles regarde Manu&lt;br /&gt;Manu regarde David.&lt;br /&gt;David regarde Gilles.&lt;br /&gt;Tout trois savent très bien comment la nuit va se poursuivre.&lt;br /&gt;Tout trois savent très bien, que cette nuit, ils ne feront qu’un…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-5197120010315492716?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/5197120010315492716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=5197120010315492716' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5197120010315492716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5197120010315492716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-septime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente septième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1225144474223901379</id><published>2007-05-30T09:25:00.000Z</published><updated>2007-05-30T09:27:38.211Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente sixième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;David apparaît d’emblée sympathique à Gilles qui à pourtant du mal à lui rendre son sourire. Néanmoins il fait un effort surhumain pour en donner une esquisse. &lt;br /&gt;Il pénètre dans l’appartement et se dirige vers la cuisine d’où lui parviennent des bruits de vaisselle.&lt;br /&gt;Manu est là, devant l’évier en train de laver divers ustensiles dont il s’est servi pour préparer divers plat pour la soirée. &lt;br /&gt;Quand leurs deux regards se croisent, après plus d’un mois d’absence d’iris, les yeux se fixent et les pupilles s’agitent de bas en haut. &lt;br /&gt;Les corps restent tendus, comme paralysés, suspendus dans un espace limité. &lt;br /&gt;Entre quatre murs plus trop blancs qui furent, pendant plusieurs mois, les témoins de leur amour.&lt;br /&gt;Il y’a quelques mois, Gilles se souvient de l’amour brut qu’ils firent à même la table dans cette même cuisine. C’est comme un flash qui revient. &lt;br /&gt;On ne sait pourquoi. &lt;br /&gt;Gilles se demande même si Manu à le même en cet instant tandis que leurs regards respectifs se dirigent au même moment vers la fameuse table.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;David, le nouveau venu, sent la tension dans l’air et préfère s’éclipser en prétextant aller acheter du vin pour ce soir. &lt;br /&gt;Le silence demeure jusqu’à ce qu’il parte.&lt;br /&gt;Manu et Gilles s’approchent. &lt;br /&gt;Les yeux des deux garçons brillent. &lt;br /&gt;Les cœurs battent.&lt;br /&gt;Les visions se troublent.&lt;br /&gt;Ils sont maintenant l’un devant l’autre. &lt;br /&gt;Si près qu’ils peuvent sentir leurs souffles.&lt;br /&gt;Ils se prennent dans les bras et se serrent tellement fort qu’ils en ont mal. &lt;br /&gt;Un mal pour le bien de se retrouver, le bien de tuer enfin ce manque qui était là, tapis dans les méandres de l’esprit. &lt;br /&gt;Gilles laisse aller ses larmes. &lt;br /&gt;Doucement, tout doucement… Pas de hoquets violents, juste les muscles qui se tendent et les joues qui se strient.&lt;br /&gt;Gilles devine à la cadence de son souffle, que Manu aussi lâche sa peine d’être partie et sa joie d’être de retour.&lt;br /&gt;Les deux garçons restent enlacés inlassablement, le temps semble s’être arrêté. &lt;br /&gt;Plus rien n’existe alentour. &lt;br /&gt;Les amants se sont retrouvés… Enfin !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il n’est plus question d’amants n’est-ce pas ?&lt;br /&gt;C’est la réflexion que se fait Gilles en même temps qu’il desserre son étreinte pour rentrer dans le vif du sujet.&lt;br /&gt;Après tout, il est là pour ça : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« David est ton nouveau mec si j’ai bien compris ?&lt;br /&gt;- Je l’ai rencontré à Nantes. Tu sais comme je suis. Je ne peux pas m’empêcher de séduire. Il était là. Il m’a écouté. Je lui ai tout raconté un soir de beuverie. Il te connaît par cœur. Il sait qui tu es pour moi, ce que tu représentes…&lt;br /&gt;- Et qu’est-ce que je représente exactement aujourd’hui ? demande Gilles.&lt;br /&gt;- Tu représentes ce qu’il y’a de plus important pour moi. Je n’ai jamais aimé quelqu’un comme toi. Et certainement, je t’aime encore. Mais je ne veux plus de notre histoire car je veux partir seul lorsque le moment sera venu. Je ne veux pas t’entraîner dans ma mort. Je veux te mettre derrière une barrière pour que tu ne glisses pas avec moi. J’ai été malade de nouveau à Nantes. Les choses vont empirer Gilles. Et je ne veux pas être accompagné au bout. Je veux y aller seul !&lt;br /&gt;- David le sait ?&lt;br /&gt;- Oui. Mais David ce n’est qu’un passage. Il le sait. Il est juste venu ici pour une semaine. Connaître le coin, et connaître un peu de ces gens dont je lui ai parlé souvent depuis deux semaines. On s’est rencontrés à une soirée, j’ai logé chez lui la plupart du temps. On baise de temps en temps, mais c’est plus un ami-amant. Quelqu’un qui passe. Quelqu’un qui part. Mais pas quelqu’un qui reste. Pas comme toi. Toi tu es resté en moi pendant toute cette absence. Gilles, je t’assure que tu reste pour moi l’essentiel de tout ce qui fait ce que je suis aujourd’hui. Je veux simplement que tu te détaches de moi, que tu construises une autre histoire. Pour autant, je n’ai pas envie de te perdre complètement. J’ai envie de continuer à te voir. D’une autre manière… D’une autre façon… Je ne sais pas si tu me comprends…&lt;br /&gt;- Si Manu, je te comprends. Je sais que tu veux me protéger. Ca me touche beaucoup. En fait je vais rester un ami, un confident en quelque sorte ? Quelqu’un de proche avec qui tu pourras partager tes doutes, tes peurs, tes joies…&lt;br /&gt;- Oui, quelqu’un qui compte vraiment !&lt;br /&gt;- Pour autant, j’assisterai donc à ta chute si tout doit empirer. Je ne vois pas ce que ça change !!&lt;br /&gt;- Si tu n’es pas seul… Si tu as un mec dans ta vie, cela sera moins dur à gérer que si tu me perdais alors que nous sommes ensemble. Je ne veux pas. Mais si tu ne te sens pas capable de rester cet ami que je souhaite, je comprendrai bien sur. Je ne t’en voudrai pas. C’est simplement que les choses seront plus faciles pour moi si je te sais là, pas loin, et surtout si je te sais accompagné… Je crois avoir compris que tu avais fait une rencontre la semaine dernière ?&lt;br /&gt;- Sylvie t’en a parlé ? Oui… C’est quelque chose qui se profile pour l’instant. Rien encore de sûr. La personnalité est un peu trouble. J’ai besoin d’y voir plus clair.&lt;br /&gt;- Très bien, dit Manu. Il faut surtout que tu prennes ton temps, que tu ne te précipites pas. Je sais que je t’ai fait du mal et je m’en veux suffisamment  comme ça, sans qu’en plus tu te mettes en danger pour me chasser de ton esprit. Je sais que je suis ta première histoire d’amour et que j’ai compté pour toi, tout comme je continue à compter maintenant. Et je suis vraiment heureux d’avoir été ton premier amour. En général on ne l’oublie pas celui-là. Ca me rassure de savoir que pendant longtemps, très longtemps certainement après que je ne sois plus là, je serai encore dans les pensées de quelqu’un, en l’occurrence dans les tiennes pour toujours.&lt;br /&gt;- Arrête de parler comme ça, je vais recommencer à pleurer… Mais, je crois que tu as raison. Tu resteras pour toujours en moi. Caché dans un tiroir secret. Personne ne t’effacera. Alors oui, Manu ! Oui je reste bien sur avec toi. Comment pourrais-je faire autrement ? Je te promets d’être là et je te promets que je me protégerais. Je te promets de n’être pas seul le jour ou… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gille ne finit pas sa phrase qui se meurt dans un murmure. Manu l’entoure de nouveau de ses bras. Cette fois-ci Gilles pleure de nouveau, mais d’une façon plus violente. Sa poitrine sursaute avec violence. &lt;br /&gt;Manu lui, le serre, le serre, le serre… &lt;br /&gt;Il ne pleure pas. &lt;br /&gt;Il pense à cet instant qu’il à de la chance d’avoir rencontré ce garçon. &lt;br /&gt;Tout comme lui restera pour Gilles sa première belle rencontre, Gilles restera pour lui, sa dernière belle rencontre.&lt;br /&gt;Certainement sa dernière, car plus les jours passent, plus il se sent faible.&lt;br /&gt;Il a peur Manu.&lt;br /&gt;Alors il serre Gilles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Encore…&lt;br /&gt;Encore…&lt;br /&gt;Encore…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1225144474223901379?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1225144474223901379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1225144474223901379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1225144474223901379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1225144474223901379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-sixime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente sixième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6115700681535017501</id><published>2007-05-29T15:10:00.000Z</published><updated>2007-05-30T14:24:52.201Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente cinquième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles reprend doucement ses esprits en buvant un thé brulant. &lt;br /&gt;Son cœur bat toujours la chamade à tout rompre.&lt;br /&gt;Manu est revenu. Il veut le voir. Gilles se sent comme sur un nuage. Même s’il ne sait pas pourquoi Manu veut le voir, le fait de pouvoir de nouveau l’avoir en face de lui, le toucher après plus d’un mois, ça le fait décoller complètement.&lt;br /&gt;Il ne pense même pas à Fabrizzio tant la nouvelle est inattendue. &lt;br /&gt;De toute façon il ne devait pas appeler avant que Gilles ne le fasse d’abord. Aussi il attendra son tour. Il est clair qu’aujourd’hui, la priorité est Manu, juste Manu.&lt;br /&gt;Gilles termine donc son petit déjeuner et compose le numéro de téléphone qui le met en relation avec la rue du Dauphiné. &lt;br /&gt;Comme au premier lendemain de leur rencontre, l’attente de ce serpentin téléphonique est trop longue. Mais aujourd’hui, l’attente est, en plus, des plus savoureuses. Juste à l’idée d’entendre le timbre de sa voix légèrement cassé, une voix chaude et grave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Allo ?&lt;br /&gt;- c’est moi…&lt;br /&gt;- Salut toi… Comment vas-tu depuis le temps ?&lt;br /&gt;- Bien… C’est surtout à toi qu’il faut demander ça !&lt;br /&gt;- Ca peut aller mon grand… Tu m’en veux pour ce que je t’ai fait ?&lt;br /&gt;- Au début j’ai eu du mal. Biquet et Jean-Yves m’ont bien aidé. Puis j’ai compris que tu avais certainement des choses à régler… Ailleurs. Non je ne t’en veux pas. J’avais tellement d’amour pour toi que je ne pouvais pas te détester…&lt;br /&gt;- Je comprends très bien. Moi aussi cet amour pour toi m’a terrassé. J’ai du partir pour ne pas te voir souffrir après et…&lt;br /&gt;- Tu aurais pu m’en parler ! Tu as pris une décision pour moi, et je suis assez grand pour les prendre moi-même. Je t’ai toujours dit que j’irais au bout avec toi. C’est toi qui à décidé de ne pas faire le chemin. Pour me protéger, peut-être, mais je me suis senti en tous cas bien mis à l’écart.&lt;br /&gt;- Je te demande pardon… Tu sais j’agis toujours sur des coups de tête, je suis comme ça. Je ne vais pas changer maintenant. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un petit silence s’installe ou l’on entend juste le bruit mêlé des deux respirations. Elles sont saccadées, comme prête à se sauter l’une sur l’autre, à traverser l’espace pour se rejoindre et entrer en communion.&lt;br /&gt;Manu reprend : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu peux venir ce soir ? J’ai invité Biquet, Jean-Yves, Isabelle et Amar. Sylvie sera la aussi bien entendu… J’ai des choses à vous expliquer. Avec toi aussi je veux éclaircir des points. Le manque de toi à été énorme les premiers jours, je voudrais qu’on parle de tout ça…&lt;br /&gt;- Bien sur que je serai là ! J’attends ce moment depuis tellement longtemps !&lt;br /&gt;- D’accord alors. Soit là vers 21h00. Il y’aura de quoi boire et manger.&lt;br /&gt;- Ok… Je crois que je vais passer la journée la plus longue de ma vie en attendant ce moment…&lt;br /&gt;- Oui… moi aussi…. Ecoute, viens plutôt vers 19h00, avant les autres pour qu’on ait du temps tous les deux.&lt;br /&gt;- D’accord Manu, je serai là avant les autres… A ce soir&lt;br /&gt;- Je t’embrasse fort. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles raccroche et reste dans sa rêverie pendant de longues minutes.&lt;br /&gt;Que veut lui dire Manu ?&lt;br /&gt;Pourquoi ce retour et cette soirée ?&lt;br /&gt;Mais il est en même temps complètement excité à l’idée de le revoir puis de revivre une soirée avec tout ces gens qu’il fréquente assidûment depuis plus de 6 mois maintenant. &lt;br /&gt;Gilles vogue entre deux sentiments étranges : l’inquiétude et la sérénité. &lt;br /&gt;Deux sentiments antinomiques et pourtant si proches parfois. &lt;br /&gt;Tout ça en fonction des crises de l’âme, des affres de la pensée, des tourbillons de la vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le téléphone sonne quelques minutes plus tard et Gilles décroche machinalement : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Oui ?&lt;br /&gt;- ah ben ça y’est, t’es réveillé ?&lt;br /&gt;- Fabrizzio ?&lt;br /&gt;- Ben oui, qui veut tu que ce sois ? Ta mère t’a pas passé mon message ?&lt;br /&gt;- Si, si… Mais je suis levé depuis peu. Puis ne devais-je pas t’appeler en premier ?&lt;br /&gt;- Je me souviens plus mais peu importe maintenant. Tes épreuves sont finies et François est reparti hier soir…&lt;br /&gt;- Comment ça s’est passé entre vous ? demande Gilles.&lt;br /&gt;- Comme d’hab ! Rien à dire. C’est pas important de toute façon. L’important c’est toi ! Tu te ramènes à l’appart ce soir ?&lt;br /&gt;- Mmh… Non, ce soir je suis déjà pris.&lt;br /&gt;- Tu fais quoi ?&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Alors ? Tu fais quoi ? s’impatiente Fabrizzio.&lt;br /&gt;- Manu est rentré, il fait une soirée ce soir et souhaite me voir…&lt;br /&gt;- Ah oui ? Et toi tu accoures comme un petit chien dès qu’il sonne la cloche de son retour ?&lt;br /&gt;- Non je n’accoure pas, sinon je serai déjà chez lui en ce moment pour tout te dire !&lt;br /&gt;- Qu’est-ce qu’il te veut ??&lt;br /&gt;- Je sais pas. Me parler… On sera plusieurs, avec ses amis également !!&lt;br /&gt;- Alors tu viens après !&lt;br /&gt;- Non ça va durer tard. On me raccompagnera en voiture chez moi je pense !&lt;br /&gt;- Oui… ou tu peux dormir là-bas si ça te chante ! Je m’en tape !!! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bip…bip…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une fois de plus Fabrizzio à raccroché violemment, et Gilles se retrouve une nouvelle fois déconcerté à l’autre bout du fil…&lt;br /&gt;Tant pis ! Gilles décide de ne pas rappeler. Il le laisse se calmer et reprendre ses esprits. &lt;br /&gt;Il le rappellera demain… &lt;br /&gt;Peut-être…&lt;br /&gt;Gilles ne sait pas quoi faire pour faire passer le temps plus vite. Il décide de se mettre devant un bon film. Il pioche dans sa vidéothèque et il opte pour regarder pour la millième fois « Le Roman de Mildred Pierce ». Un de ses films noirs américains favoris. Joan Crawford est absolument sublime dans le rôle d’une femme d’affaire qui va se retrouver confrontée à un crime. &lt;br /&gt;C’est du pur diamant noir, comme les aime Gilles.&lt;br /&gt;Il n’est pas loin de 13h00 et Gilles se prépare une salade de crudités.&lt;br /&gt;Il s’installe devant la télé et lance le film.&lt;br /&gt;Comme à chaque fois, il ne voit pas le temps passer et se retrouve avec le mot ‘FIN’ sur l’écran en ayant été complètement happé par cette histoire bouleversante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 15h00 passées et Gilles à encore 4 heures à tuer. &lt;br /&gt;Il s’allonge sur son lit car il à les yeux un peu lourd. &lt;br /&gt;Il s’endort dans les cinq minutes qui suivent.&lt;br /&gt;Il rouvre les yeux en grand subitement. &lt;br /&gt;Il vient de dormir deux heures.&lt;br /&gt;Il se lève tandis que ces parents sont rentrés.&lt;br /&gt;Il leur annonce que Manu est revenu et qu’il doit passer la soirée chez lui.&lt;br /&gt;Madame mère lui lance un petit regard qui veut tout dire, qu’il faut qu’il se protège, qu’il ne retombe pas dans ses bras ce soir.&lt;br /&gt;Gilles le sait.&lt;br /&gt;Mais Gilles n’est pas sur de résister si Manu le reprend dans ses bras.&lt;br /&gt;Pourtant, une petite voix, au fond de son esprit, lui murmure que cela ne sera pas le cas !!&lt;br /&gt;Que cela ne sera plus le cas… comme avant !&lt;br /&gt;Gilles s’en fout.&lt;br /&gt;Ce soir il revoit Manu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin prêt, à 18h30 il se dirige vers l’arrêt du bus qui le conduit sur le trajet de l’appart de Manu.&lt;br /&gt;Dans le bus Gilles à la tête ailleurs.&lt;br /&gt;Il est en train de flotter dans une mer ouatée, les sons lui parviennent assourdis.&lt;br /&gt;Aussi met-il son walk-man sur ses oreilles et enclenche la lecture. &lt;br /&gt;‘Dépêche Mode’ investit ses tympans et Gilles se laisse porter par la musique.&lt;br /&gt;Il descend à l’arrêt ‘Manufacture des Tabacs’ et finit le trajet à pieds.&lt;br /&gt;Il pousse la porte de l’allée du 49 rue du Dauphiné.&lt;br /&gt;Il traverse la petite cour intérieur jusqu’à l’escalier bis.&lt;br /&gt;Il monte les 2 étages.&lt;br /&gt;Il est 19h00 précises et Gilles frappe à la porte avec le petit heurtoir de cuivre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tatum… Tatum… Tatum !!!&lt;br /&gt;Le bruit de son cœur…&lt;br /&gt;La porte s’ouvre sur un inconnu aux cheveux chatains&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Bonjour… Je suis David, l’ami de Manu… Je suppose que tu es Gilles ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès lors, le bruit du cœur de Gilles se suspend … &lt;br /&gt;Il avance d’un pas …&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6115700681535017501?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6115700681535017501/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6115700681535017501' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6115700681535017501'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6115700681535017501'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-cinquime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente cinquième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-5342964768952903276</id><published>2007-05-29T11:07:00.000Z</published><updated>2007-05-29T11:08:31.234Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente quatrième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Durant les jours qui suivent, Gilles se met au travail et plonge littéralement dans les dernières révisions. &lt;br /&gt;Les dernières épreuves s’approchent de plus en plus. &lt;br /&gt;Il se sent serein par rapport à tout ça et les derniers bouleversements dans sa vie lui servent de tremplin pour  aller de l’avant. Il n’en revient pas de trouver l’énergie et la concentration pour aller au bout de cette année scolaire. &lt;br /&gt;Cela le rend plus fort, étrangement.&lt;br /&gt;Depuis trois jours il passe son temps chez lui entre le bureau et les repas avec ses parents. &lt;br /&gt;Il ne met pratiquement plus le nez dehors.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Néanmoins quand il prend un peu de temps, surtout le soir au coucher, pour laisser son esprit vagabonder, c’est vers Manu, en premier lieu, que vont ses pensées. &lt;br /&gt;Un mois qu’il est parti. Un mois qu’il a planté Gilles dans un gouffre de solitude, et toujours aucune nouvelles. &lt;br /&gt;Gilles à d’ailleurs appelé Sylvie aujourd’hui. Elle était heureuse de l’entendre. Elle lui a confirmé qu’aucune nouvelles ne lui étaient parvenues. Elle travaille beaucoup et n’est pas souvent à l’appart. Elle préfère car d’avoir vécu à 3 plusieurs mois et se retrouver seule lui mine le moral.&lt;br /&gt;Gilles et Sylvie prévoient de se voir un soir pour diner après les examens du bac.&lt;br /&gt;Elle veut l’inviter à diner à l’appart.&lt;br /&gt;Gilles accepte, même s’il à une boule de tristesse à l’idée de revoir l’appartement de la rue du Dauphiné. &lt;br /&gt;Revoir la salle de bains, la cuisine et enfin la chambre de ses premiers émois.&lt;br /&gt;Revivre le temps d’un soir les images d’avant. Imaginer Manu sur le lit, le voir faire la cuisine, le voir servir des verres de vins, le voir sourire et rire tout en captant la tendresse d’un regard furtif qu’il avait envers Gilles lors des soirées pleines d’amis présents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles parle également de Fabrizzio à Sylvie. Il lui fait part de ses sentiments par rapport à cette nouvelle rencontre. Sylvie est dans un premier temps très heureuse de voir Gilles dans une perspective de reconstruction d’une histoire avec une nouvelle personne. Cependant elle lui dit de rester prudent, car Gilles lui fait part de ses inquiétudes face à certaines réactions excessives de Fabrizzio dans certains cas de figure.&lt;br /&gt;Elle lui dit que ce genre d’attitude peut révéler une véritable schizophrénie latente et qu’il vaut mieux rester prudent. &lt;br /&gt;Gilles l’avait déjà bien cerné ainsi, mais de se le voir confirmé le rassure, et l’inquiète en même temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, certains soirs, lorsqu’il ne pense pas à Manu, les pensées de Gilles glissent vers Fabrizzio et son regard si sombre, son corps si parfait.&lt;br /&gt;Gilles commence à avoir envie de lui. Il se dit qu’il sera heureux de le revoir et il espère que ces quelques jours de séparation auront fait avancer les choses, qu’il y verra plus clair.&lt;br /&gt;Peut-être sera-t-il prêt à passer à autre chose.&lt;br /&gt;Repartir à la chasse aux papillons, ces papillons qu’il sent dans son ventre quand il se met à penser à son bel italien. C’est un signe qui ne trompe pas Gilles, et lorsqu’il le perçoit, il se dit qu’une ouverture est proche.&lt;br /&gt; Il lui suffit juste de patienter encore un peu.&lt;br /&gt;Quelques jours, juste quelques jours…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, c’est le jour J de la reprise des épreuves. &lt;br /&gt;Aujourd’hui les langues étrangères et l’histoire.&lt;br /&gt;Dans 2 jours les maths et la physique.&lt;br /&gt;Deux jours de plein stress.&lt;br /&gt;Gilles passe donc chacune des épreuves du mieux qu’il le peut. Il n’a pas trop l’impression d’être en difficultés, sauf en maths qui n’est pas sa matière préférée, loin de là. &lt;br /&gt;Gilles se sent plus littéraire, mais il fait contre mauvaise fortune bon cœur. Il va au bout de l’exercice, et rend à chaque fois une copie dans les temps. &lt;br /&gt;Il à mit à profit chacune des minutes à passer sur chacune des épreuves. &lt;br /&gt;Deux jours plus tard, Gilles est lessivé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il rentre chez lui aux alentours de 18h. Madame mère à d’ors-et-déjà sorti le champagne et Monsieur père fait péter le bouchon. &lt;br /&gt;Non, on ne fête pas la victoire bien entendu, mais seulement la fin des épreuves, car c’est déjà une bonne chose de faîte ! &lt;br /&gt;Ce n’est pas le genre de la famille de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, mais le genre est plutôt à faire la fête dès qu’une occasion se présente.&lt;br /&gt;Ainsi les trois membres de la famille, réunis ce soir là, boivent le nectar des dieux tout en dégustant de bons petits plats spécialement cuisinés pour l’occasion.&lt;br /&gt;Gilles fait le vide, laisse retomber la pression. &lt;br /&gt;Maintenant, les jeux sont faits. Che sera, sera…&lt;br /&gt;Légèrement ivre, et totalement repus, Gilles se couche vers minuit. &lt;br /&gt;Il n’a même pas le temps de laisser son esprit vagabonder que le sommeil, déjà, l’envahi. &lt;br /&gt;Morphée se soir n’a pas traînée. Elle l’a embarqué lui et toutes ses pensées.&lt;br /&gt;Il dort sans discontinuer jusqu’au lendemain. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Presque midi, ‘le tour du cadran’ comme le dit souvent Madame mère.&lt;br /&gt;Gilles se lève dans le silence de l’appart.&lt;br /&gt;Ses parents sont partis déjeuner dehors et l’ont laissé dormir. &lt;br /&gt;De toute façon il avait coupé la sonnerie du téléphone de sa chambre pour ne pas être dérangé.&lt;br /&gt;Il entre dans la cuisine pour se faire un thé. &lt;br /&gt;Deux morceaux de papiers sont sur la table.&lt;br /&gt;Le premier dit «9h15 - Fabrizzio à appelé, faut que tu le rappelles en te réveillant »&lt;br /&gt;Le second dit « 9h40 - Manu a appelé, il veut te voir ce soir »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles à juste le temps de s’asseoir avant que ses jambes ne se dérobent.&lt;br /&gt;Gilles sent son cœur au bord de l’explosion.&lt;br /&gt;Gilles regarde par la fenêtre, le soleil est à son zénith…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-5342964768952903276?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/5342964768952903276/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=5342964768952903276' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5342964768952903276'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5342964768952903276'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-quatrime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente quatrième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-5466419983215817270</id><published>2007-05-25T14:49:00.000Z</published><updated>2007-05-25T14:51:02.429Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente troisième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Peu après 3h00 du matin Gilles et Fabrizzio rentrent dans l’appartement. &lt;br /&gt;Ils sont dans la cuisine et boivent un grand verre d’eau. Il fait un peu chaud cette nuit et cette chaleur laisse déjà présager un été rude.&lt;br /&gt;Gilles prend place sur une chaise : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu sais, dit-il, je ne sais pas ou va mener cette histoire moi non plus. J’ai vécu un amour infini ces six derniers mois avec un garçon que j’aime encore. Pour tout te dire, je n’avais pas prévu une rencontre avec une poursuite derrière. Mais tu m’as plus aussi. Tu me plais tout simplement. J’aimerai simplement que tu me laisses du temps pour voir comment je vais évoluer. Cela fait à peine trois semaines que Manu est parti et je ne suis pas encore disponible émotionnellement pour commencer quelque chose tout de suite. Puis je passe mon bac en ce moment et j’ai besoin d’air pour y faire face tout en gérant ma rupture. Je ne peux pas non plus rajouter la gestion d’une nouvelle rencontre… Tu comprends ?&lt;br /&gt;- Oui je comprends bébé. Je sais que tu as été chamboulé en peu de temps et s’il le faut, et bien j’attendrais. Mais je ne veux pas attendre pour de fausses promesses. Tu me dis ne pas savoir aujourd’hui ? Ok ! Mais je veux que tu me dises franchement ce qu’il en est quand tu auras pris ta décision. Je ne veux pas être dans le non-dit. Tu pense que c’est faisable ?&lt;br /&gt;- Bien sur que c’est possible. Je ne suis pas là pour te faire du mal ou te faire espérer des chimères. Je veux simplement que tu me laisses du temps. Que tu ne m’appelles pas tout de suite lorsque je serai parti demain. Car demain je rentre chez moi. Tu t’en doutes forcément. Et je vais mettre un peu ma vie entre parenthèses en attendant la fin des épreuves. Tu penses pouvoir être assez patient ?&lt;br /&gt;- Oui, je te le promets. François rentre à la fin de la semaine de toute façon. Donc dans l’absolu si l’on ne se revoit pas avant vendredi et bien il faudra attendre encore une bonne dizaine de jours avant de pouvoir le refaire. Donc, dans l’absolu, tout ceci nous mène à la fin du mois. Cela tomberait pile pour la fin de tes exams non ?&lt;br /&gt;- Oui effectivement… Alors on fait comme ça ? Demain je pars et on reprend contact à la fin juin ? C’est moi qui t’appellerai ok ?&lt;br /&gt;- Comme tu voudras bébé, l’important c’est que je te revois car tu me manques déjà… Mais je te promets, je ferai un effort et ne pas te déranger pendant cette période. Mais elle va être dure à vivre pour moi car je n’aurai que toi en tête et que François en face !&lt;br /&gt;- Evade-toi dans ta tête alors, et le temps passera plus vite, dit Gilles »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio, comme touché par cette dernière phrase s’approche et prends Gilles dans ses bras. Il le sert si fort contre lui qu’il peine à respirer. Il sent que Fabrizzio pleure doucement. Alors il lui caresse les cheveux tendrement. Il prend la tête de ce dernier entre ses mains et lui embrasse les yeux. Doucement, un par un, il sèche ses larmes par le contact de ses lèvres. &lt;br /&gt;A cet instant Fabrizzio semble redevenir un enfant fragile. Il a dans les yeux toutes les peurs de l’enfance, de l’abandon, de la solitude.&lt;br /&gt;Ce regard emplit Gilles d’une vraie tendresse, et il comprend que, petit à petit, quelque chose est en train de germer en lui. Une petite boule de chaleur qui le pousse à garder le jeune homme contre lui. Pour le protéger, le mettre à l’abri.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, au bout de quelques minutes, Fabrizzio se reprend et dit à Gilles qu’il est temps d’aller dormir. &lt;br /&gt;Cette dernière nuit avant la fin du mois il veut en profiter pour être contre Gilles, se nourrir de la chaleur de ses bras et lui donner la sienne en retour. &lt;br /&gt;Les deux garçons s’endorment donc tout simplement dans les bras l’un de l’autre.&lt;br /&gt;La nuit s’écoule entre mouvements désordonnés d’un sommeil lourd et du souffle léger de leur respiration respective.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers les neuf heures du matin, le téléphone les sort de leur sommeil. &lt;br /&gt;Le répondeur s’enclenche, il est dans la chambre : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Allo Fab, c’est moi. Je te rappelle que je rentre vendredi à midi. Je compte sur toi pour être là à mon arrivée. Je t’embrasse ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio tourne la tête vers Gilles, l’œil encore empreint de sommeil. &lt;br /&gt;Il à un sourire triste.&lt;br /&gt;Il propose tout de même un petit déjeuner à Gilles qui accepte.&lt;br /&gt;Après la douche, ce dernier le rejoint en cuisine pour manger.&lt;br /&gt;Ils ingurgitent un thé et des toasts de confiture.&lt;br /&gt;Le silence est lourd et palpable.&lt;br /&gt;Gilles sent qu’il est temps de partir.&lt;br /&gt;Il se lève et déjà Fabrizzio à les yeux qui s’affolent, mais il se reprend. &lt;br /&gt;Il fait contre mauvaise fortune bon cœur et se force à faire un petit sourire en coin, même si la tristesse que l’on peut lire dans ses yeux en dit long quant à sa douleur intime de le laisser partir et de rester seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles enfile son sac à dos et donne un baiser au garçon dont les mains tremblent sur la table. Ils se disent ‘aurevoir’ et Gilles disparaît derrière la porte qui se clos lourdement sur ses pas dans l’escalier.&lt;br /&gt;Il se retrouve dans la rue, et déjà la chaleur est suffocante.&lt;br /&gt;Il  se dirige vers son bus sans se retourner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au dernier étage de l’immeuble auquel il tourne le dos, un garçon brun l’observe derrière les rideaux lourds. Le garçon en question est né en Ombrie il y’a plus de vingt ans.&lt;br /&gt;Ce garçon a les yeux si noirs que l’on peut s’y mirer à la lumière du jour.&lt;br /&gt;Ce garçon s’agrippe aux rideaux pour ne pas tomber.&lt;br /&gt;Il a tellement mal au ventre de laisser partir son nouvel amant qu’il sent qu’il va se sentir mal.&lt;br /&gt;Le garçon ferme les rideaux quand son amant à disparu de son champs de vision.&lt;br /&gt;Il se laisse glisser le long du mur, et, accroupi par terre dos au mur, il laisse aller sa tête d’avant en arrière…&lt;br /&gt;Elle heurte le mur de plus en plus fort.&lt;br /&gt;Fabrizzio étouffe un cri.&lt;br /&gt;Fabrizzio n’aime pas qu’on le quitte…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-5466419983215817270?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/5466419983215817270/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=5466419983215817270' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5466419983215817270'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5466419983215817270'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-troisime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente troisième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6706711914006226007</id><published>2007-05-25T11:55:00.000Z</published><updated>2007-05-30T11:23:16.463Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente deuxième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Le repas s’avère excellent, et le tout au champagne comme il se doit. Pas de mélange dans les alcools permet à Gilles de rester l’esprit assez clair tout de même. De son côté, Fabrizzio demeure également serein. L’alcool ne leur monte donc pas à la tête.&lt;br /&gt;Toutefois, une fois le café terminé, Fabrizzio propose un petit digestif différent. Gilles le laisse choisir et ils se retrouvent donc avec un petit verre glacé empli d’une vodka à l’herbe de bison. Une vodka plus teinté que la normale et dégageant un goût très particulier. Elle se boit très glacée et son onctuosité n’en est que plus flagrante.&lt;br /&gt;Les deux garçons trinquent ensemble et croisent leurs bras l’un dans l’autre avant de porter le verre à leurs lèvres. C’est Fabrizzio qui à initié le geste, Gilles l’a suivi naturellement. Ils vident donc le verre rapidement en fumant une dernière cigarette. Le patron qui connaît bien Fabrizzio remet une tournée de cette divine vodka. Cette fois-ci ils la dégustent plus lentement tout en savourant le goût du tabac se mélangeant divinement avec celui de cet alcool particulier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se remémore un peu les confidences de la soirée et Fabrizzio semble très enclin aux confidences. Il lui a avoué que ses parents habitaient donc l’Ombrie et qu’il ne les voyait pas très souvent. &lt;br /&gt;Il est avec son mec, François,  depuis un peu plus d’un an. &lt;br /&gt;Un mec bourré d’argent. &lt;br /&gt;Fabrizzio ne ment pas quant à son affectif auprès de François.&lt;br /&gt;Et François sait très bien ce qu’il en est.  &lt;br /&gt;Il sait que lorsqu’il n’est pas là, Fabrizzio à des aventures, mais que lorsqu’il est là il est tout à lui.&lt;br /&gt;En retour il alimente son compte régulièrement pour ses dépenses. &lt;br /&gt;Fabrizzio avoue à Gilles qu’il reçoit un virement de 10.000 francs tous les 15 jours sur son compte.&lt;br /&gt;Il a conscience d’être un petit gigolo, mais 20.000 francs par mois sans autres frais, c’est que du bonheur. Il ne paye pas de loyer, aucun frais concernant l’habitation, donc tout bénef pour lui ! &lt;br /&gt;Il dit aussi en mettre beaucoup de côté sur un autre compte.&lt;br /&gt;Car il ne va pas continuer longtemps avec François.&lt;br /&gt;Faire l’amour avec lui le dégoute à chaque fois.&lt;br /&gt;Il pense à autre chose.&lt;br /&gt;De son côté François, ne demande rien, se contente de prendre son pied avec le corps de Fabrizzio. &lt;br /&gt;Il n’y a pas forcément de tendresse entre eux. Comme un contrat pré-établit. Le dialogue est minimaliste. De toute façon François passe la plupart de son temps à l’étranger. Entre Berlin et Moscou le plus souvent.&lt;br /&gt;Il revient au maximum 10 jours par mois, parfois moins. Donc le reste du temps Fabrizzio est libre de faire ce qu’il veut dans ce grand appartement et de dépenser à loisir l’argent que François lui transfert.&lt;br /&gt;Mais il ne dépense presque rien. Il prépare en fait un départ prochain. Il recommencera à travailler. Il est serveur.&lt;br /&gt;Gilles se dit que, décidément les serveurs gays sont légion. &lt;br /&gt;Il va prendre un appart avec l’argent accumulé et pourra enfin se détacher de François. &lt;br /&gt;Il attendait juste une occasion pour le faire…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles et Fabrizzio sont les yeux dans les yeux tandis qu’ils terminent le petit verre d’alcool.&lt;br /&gt;Fabrizzio approche son visage de celui de Gilles : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Je pense que l’occasion de partir s’est présentée ! Pour toi j’ai envie de décider de le quitter. J’ai assez d’argent de côté pour voir venir et je peux trouver un job dans un bar super rapidement ! Qu’en dis-tu ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles est abasourdi et n’en crois pas ses oreilles.&lt;br /&gt;Il sait très bien qu’un serveur trouve un travail rapidement, Manu en était l’exemple le plus récurent.&lt;br /&gt;Il sait très bien que Fabrizzio à beaucoup d’argent de côté.&lt;br /&gt;Mais ce qu’il ne sait pas c’est s’il à envie de porter cette responsabilité là !!&lt;br /&gt;Tuer la poule aux œufs d’or pour une histoire d’amour qu’il n’est pas sur qu’elle soit réciproque. En effet Gilles ne peut pas dire, à ce moment précis, s’il a envie de nouer une vraie relation avec Fabrizzio.&lt;br /&gt;Cela fait à peine 48 heures qu’ils se connaissent, et déjà l’italien lui fait le coup d’un désir d’engagement.&lt;br /&gt;Gilles est désarçonné tant cette proposition lui semble hors de propos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio comprend immédiatement qu’il est allé trop vite : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Enfin, je ne parlais pas forcément de le quitter tout de suite hein ? T’inquiètes pas, mais je me disais que si cela avait une chance de fonctionner nous deux, peut-être que d’ici quelques temps je pourrais l’envisager…&lt;br /&gt;- C’est combien pour toi ‘quelques temps’ ?&lt;br /&gt;- Ben je sais pas… Faut voir… Je sais très bien que c’est tout nouveau nous deux, mais j’ai eu l’impression qu’il y’avait plus que de la simple baise dans nos échanges. Et le fait que tu me plaises beaucoup à plusieurs points de vue me fait dire que j’aimerai bien avoir l’opportunité de tenter d’aller plus loin…&lt;br /&gt;- Et tu n’as jamais rencontré quelqu’un qui t’ai donné envie de changer avant moi ? demande Gilles. Je veux dire que puisque tu es seul souvent, tu as du rencontrer pas mal de garçons pendant les déplacements de ton mec, non ?&lt;br /&gt;- Pas tant que ça figures-toi ! Je ne suis pas doublement une pute !!&lt;br /&gt;- Calme-toi, je n’ai pas voulu dire ça, c’est juste…&lt;br /&gt;- Je sais très bien ce que tu sous-entends et je sais très bien qu’une fois de plus tu va me dire que je vais trop vite, que j’accélère trop les choses. Mais si on ne donne pas un coup d’accélérateur parfois, tu ne penses pas qu’on peut risquer de faire du surplace ? »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il finit presque sa phrase dans un hurlement.&lt;br /&gt;Heureusement le restaurant est vide et le patron fait comme s’il n’avait rien entendu. Sans doute est-il habitué à ce genre d’éclats de la part de Fabrizzio. &lt;br /&gt;Gilles vient de penser cela naturellement, et il se dit que sous le calme du jeune italien couve un volcan qui ne demande qu’à rentrer en éruption à la moindre occasion.&lt;br /&gt;La faille est là, béante, sous les yeux de Gilles. &lt;br /&gt;La colère, la violence…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Devant la stupéfaction de Gilles, Fabrizzio se reprend immédiatement et s’excuse : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Pardon bébé, excuse-moi, je suis désolé. Je m’emporte toujours trop vite… Je sais bien que tu ne voulais pas être insultant… J’ai du boire trop d’alcool… Je vais régler la note.&lt;br /&gt;- C’est pas grave, tu m’as juste un peu surpris par ta réaction, j’ai pas l’habitude !&lt;br /&gt;- Je m’emporte souvent pour ce qui m’importe et même si ça te semble rapide, tant pis, je te le dis : je commence à avoir beaucoup d’affection pour toi !&lt;br /&gt;- J’avais remarqué, dit Gilles dans un petit sourire pour distraire l’ambiance !&lt;br /&gt;- Je sais je suis trop impatient de tout… Allez, désolé encore. Tu me rejoins au var, je vais régler…&lt;br /&gt;- Ok, puis merci pour le repas c’était délicieux… Vraiment !&lt;br /&gt;- Etre avec toi ici, c’était, en soi, un moment délicieux également »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio se dirige vers le bar tandis que Gilles reprend ses affaires au vestiaire du restaurant. &lt;br /&gt;Lorsqu’il parvient au bar, Fabrizzio est en train de serrer la main au patron, et Gilles en fait autant en s’approchant. Le patron le remercie en lui disant : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Ca fait plaisir de rencontrer enfin un ami de Fabrizzio. Lui qui dine habituellement toujours seul ici !! J’espère avoir le plaisir de vous revoir très vite !&lt;br /&gt;- Je l’espère aussi ! dit Gilles en jetant un œil vers Fabrizzio qui affiche un petit sourire entendu. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rue, ils décident de marcher un peu avant de rentrer. &lt;br /&gt;Gilles va donc dormir une nouvelle fois dans ce grand appart ce soir. De toute façon, il est presque 2h00 du matin et il n’a pas envie de payer une fortune pour un taxi.&lt;br /&gt;Puis Fabrizzio serait certainement contrarié par un départ si soudain après une si belle invitation à diner.&lt;br /&gt;Alors Gilles se contente de marcher dans la douceur de la nuit, Fabrizzio à ses côtés.&lt;br /&gt;Ils traversent la passerelle du Palais de Justice et se retrouvent dans le Vieux Lyon. Les rues sont désertes en cette nuit en plein milieu de la semaine.&lt;br /&gt;Fabrizzio prend une petite ruelle qui débouche sur une petite cour intérieure sombre et silencieuse.&lt;br /&gt;Il se retourne vers Gilles et l’embrasse longuement.&lt;br /&gt;Il glisse sa main sous les vêtements et commence à caresser le sexe de Gilles.&lt;br /&gt;Doucement, à l’affût du moindre bruit, les deux garçons font l’amour vertical.&lt;br /&gt;Fabrizzio dans un sursaut juste avant l’orgasme murmure à l’oreille de Gilles : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« C’est excitant la peur tu ne trouves pas ? Cette petite boule d’angoisse dans le ventre liée à la montée d’un désir qu’on ne contrôle pas ? Moi c’est ce que je préfère avant tout : le danger. »&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6706711914006226007?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6706711914006226007/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6706711914006226007' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6706711914006226007'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6706711914006226007'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-deuxime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente deuxième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-7615521491017815099</id><published>2007-05-24T12:13:00.000Z</published><updated>2007-05-24T12:23:25.151Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trente et unième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles sonne à la porte de Fabrizzio à 20h00 tapantes.  Ce dernier ouvre la porte et affiche immédiatement un sourire radieux. Gilles lui rend son sourire, même s’il à du mal à le rendre aussi radieux qu’il le voudrait. Il entre dans l’appartement et suit Fabrizzio jusqu’au salon.&lt;br /&gt;Une fois de plus Gilles regarde le garçon de dos et se dit que décidément, il à un beau cul.&lt;br /&gt;Sur la table de salon trône un sceau à champagne duquel dépasse une belle bouteille dorée. A côté, deux flûtes brillent sous la lumière des bougies.&lt;br /&gt;Fabrizzio à sorti le grand jeu. Il sert donc deux verres et les deux garçons trinquent ensemble.&lt;br /&gt;Le liquide est glacé comme il se doit et les fines bulles crépitent sur la langue. C’est un délice car ce champagne est rosé. Gilles l’adore mais se garde bien de préciser que c’est son préféré. Il ne veut pas dévoiler à Fabrizzio qu’il à mis dans le mille dès le début.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Excellent ce champagne, dit Gilles, je ne connaissais pas…&lt;br /&gt;- Oui, le champagne rosé est un peu plus rare que l’ordinaire, mais c’est mon préféré !&lt;br /&gt;- Je comprends, c’est effectivement délicieux.&lt;br /&gt;- Tu veux grignoter quelque chose avec ?&lt;br /&gt;- Non, je préfère me réserver pour le resto dont tu m’as parlé.&lt;br /&gt;- Tu verras, précise Fabrizzio, là non plus tu ne seras pas déçu. C’est juste à côté, cela donne sur le quai de Saône. Mais j’ai réservé pour 21h30, donc on a tout notre temps… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A cet instant, Fabrizzio prend la flute de champagne des mains de Gilles et la pose sur la table basse. Il reste baissé et commence à défaire la ceinture de Gilles puis fais glisser dans le même temps le pantalon et le sous-vêtement  &lt;font color=#FFCCFF&gt;(Lelly it’s for you)&lt;/font&gt;. &lt;br /&gt;Il n’en faut pas plus à Gilles pour laisser apparaître son excitation tandis que Fabrizzio ouvre la bouche pour donner à son invité tous les égards auxquels il à droit.&lt;br /&gt;Très vite les deux garçons roule sur le tapis et se retrouvent complètement nus à faire l’amour au milieu des vêtements épars et des ombres projetées sur le mur par le biais des flammes des bougies.&lt;br /&gt;Gilles est surpris par cette soudaine excitation et commence à prendre un réel plaisir à caresser ce corps qui pourtant n’est pas celui de Manu. &lt;br /&gt;La peau est plus ambrée, l’odeur également. Les deux corps se frottent, les mains se découvrent, les peaux se gouttent.&lt;br /&gt;L’orgasme survient pour l’un et l’autre, et Gilles n’a pas eu de flashs d’avant.&lt;br /&gt;Est-ce que l’oubli peut si vite survenir ?&lt;br /&gt;Celui qui hante ses nuits depuis presque six longs mois, peut-il s’effacer si soudainement ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles n’a pas le temps de se poser ces questions, le plaisir étant si imprévu et donc délectable.&lt;br /&gt;Les deux garçons restent allongés nus sur le tapis en se regardant dans les yeux.&lt;br /&gt;Gilles lit dans les yeux de Fabrizzio une passion naissante. Soit le garçon est un comédien parfait, soit il est totalement accro, déjà, à Gilles.&lt;br /&gt;Non, il n’y a pas de doute. Il est accro. Avec un regard si profond, si droit, si direct. C’est déjà le temps du cœur qui bat.&lt;br /&gt;Fabrizzio remplit de nouveau deux verres et ils laissent tout deux glisser le breuvage glacé le long de leur gorge. Gilles renverse un peu du liquide sur son torse, et Fabrizzio vient lécher délicatement le champagne qui coule jusqu’au bas du ventre de Gilles.&lt;br /&gt;La langue est chaude sur la peau, et il semble ne plus exister de limites dans la découverte de leur nudité respective.&lt;br /&gt;Gilles relève la tête de Fabrizzio et lui donne un baiser profond, très long. Comme il aime à faire quand le désir du sexe fait corps avec celui de l’esprit.&lt;br /&gt;Il se dit que, finalement, il a bien fait de venir et qu’il commence lui aussi à se sentir bien avec cet italien au regard si sombre.&lt;br /&gt;Ils finissent la bouteille ainsi. Les corps sont nus, les yeux se fixent dans un silence plein d’une lourde sensualité qui laisse planer le désir qui ne manquerait pas d’éclore de nouveau à la moindre tentative de l’un ou de l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio prend Gilles par la main et tout deux se rendent sous la douche. Ils se savonnent et se rincent l’un l’autre. Puis comme le matin, Fabrizzio s’évertue à sécher le corps de Gilles.&lt;br /&gt;Ils se rhabillent et partent enfin diner. Il est presque 22h00, ils sont en retard. &lt;br /&gt;Fabrizzio a appelé pour prévenir, mais il connaît bien le patron et la table les attend sans problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils déambulent dans les rues en direction du restaurant. Effectivement le trajet n’est pas long puisque dix minutes plus tard ils arrivent devant l’établissement en question.&lt;br /&gt;« Le Quai des Brumes », c’est le nom du restaurant. Gilles se dit encore une fois que Fabrizzio à tapé dans le mille.&lt;br /&gt;Un endroit dédié au cinéma, un décor somptueux, des clairs-obscurs subliment un éclairage à la bougie. &lt;br /&gt;D'anciennes affiches en noir et blanc ornent les murs. &lt;br /&gt;Michèle Morgan, Jean Gabin, et toutes les étoiles du cinéma d’avant étalent leurs visages lumineux dans la pénombre du lieu.&lt;br /&gt;Donc Fabrizzio, sans le savoir, à touché juste. Car Gilles est un passionné de cinéma et là, il est aux anges.&lt;br /&gt;Il ne cache pas son plaisir cette fois-ci et Fabrizzio le remarque immédiatement.&lt;br /&gt;Il affiche alors un sourire qui en dit long, il amène Gilles à la table et le fait asseoir.&lt;br /&gt;Avant de s’installer en face il lui glisse quelques mots à l’oreille : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu vois ? Je t’avais dit que tu ne me résisterais pas… Et ce n’est que le début mon ange ! »&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-7615521491017815099?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/7615521491017815099/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=7615521491017815099' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7615521491017815099'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7615521491017815099'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trente-et-unime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trente et unième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6046508131076044516</id><published>2007-05-24T10:51:00.000Z</published><updated>2007-06-26T15:04:10.634Z</updated><title type='text'>Coup dur (3)</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Il y'a un certain cinéma français absolument insupportable.&lt;br /&gt;Et tout ce qui le rend insupportable est réuni dans le second film de &lt;font color=#00FFFF&gt;Sophie Marceau &lt;b&gt;La Disparue de Deauville&lt;/b&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Scénario alambiqué, prétentieux, faussement référentiel, en l'occurence faussement Hitchcockien.&lt;br /&gt;Jeu d'acteurs en mode "too much". Il faut le voir pour le croire.&lt;br /&gt;Style ampoulé, maniéré à outrance.&lt;br /&gt;Diégèse minimaliste qui fait qu'a aucun moment nous ne nous interessons à ce qui peut bien arrivé à cette galerie de personnages qui font l'effet de grotesques carricatures.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En un mot : VOMITIF !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est clair ???&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6046508131076044516?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6046508131076044516/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6046508131076044516' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6046508131076044516'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6046508131076044516'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/coup-dur-3.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Coup dur (3)&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-891710059104393626</id><published>2007-05-24T10:48:00.000Z</published><updated>2007-06-26T15:03:19.020Z</updated><title type='text'>Coup de coeur (8)</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Pourquoi &lt;b&gt;Deneuve&lt;/b&gt; reste &lt;b&gt;Deneuve&lt;/b&gt; et demeurera &lt;b&gt;Deneuve&lt;/b&gt; ? Il suffit d'aller voir &lt;font color=#00FFFF&gt;&lt;b&gt;Après Lui&lt;/b&gt; by Gaël Morel&lt;/font&gt;.&lt;br /&gt;Elle est simplement impériale, souveraine.&lt;br /&gt;Ce qu'elle fait dans les 30 premières minutes est absolument bouleversant.&lt;br /&gt;De toutes manières elle n'a jamais été aussi bonne que lorsqu'elle se met en danger. &lt;br /&gt;Et pour le coup, ici elle est en plein dedans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Déchirante je vous dit !!!&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-891710059104393626?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/891710059104393626/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=891710059104393626' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/891710059104393626'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/891710059104393626'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/coup-de-coeur-8.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Coup de coeur (8)&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-4821957972797016178</id><published>2007-05-23T08:27:00.000Z</published><updated>2007-05-30T11:22:21.906Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître trentième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Vers midi moins le quart, Gilles se dirige vers l’arrêt de bus pour rentrer chez lui. Fabrizzio semble un peu triste de le voir partir et lui donne une petite carte sur laquelle figure son numéro de téléphone.&lt;br /&gt;Gilles lui promet de l’appeler dans la semaine pour aller boire un verre. &lt;br /&gt;Tandis que le bus s’éloigne, Fabrizzio reste planté là, attendant que le car disparaisse complètement de la portée de son regard.&lt;br /&gt;Gilles reste un peu interloqué par ce garçon qui, en une nuit, semble s’être attaché très fortement à lui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Après tout, n’en fut-il pas de même pour lui lorsqu’en une après-midi il devint mordu de Manu ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles observe la carte que lui a remise Fabrizzio. &lt;br /&gt;Blanche, rectangulaire, un simple prénom suivi d’un numéro de téléphone.&lt;br /&gt;Il la range dans la poche intérieure de sa veste en se disant qu’il le rappellerait dans quelques jours.&lt;br /&gt;Il reste néanmoins pensif tout le long du trajet qui le reconduit jusqu’à chez lui. &lt;br /&gt;Après tout la soirée fut excellente…&lt;br /&gt;Après tout la nuit aussi…&lt;br /&gt;Après tout la matinée aussi…&lt;br /&gt;Après tout, Fabrizzio est beau gosse et semble sensible…&lt;br /&gt;Mais alors pourquoi Gilles n’arrive pas à être satisfait de cette rencontre ?&lt;br /&gt;Pourquoi n’éprouve-t-il pas un petit frimas de joie ? Un petit picotement au creux du ventre ?&lt;br /&gt;Gilles met ça sur le compte de la surprise.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car à l’origine, il voulait juste passer la nuit avec un inconnu et prendre du plaisir.&lt;br /&gt;Finalement il a passé la nuit avec quelqu’un qui s’est révélé attachant. Et rien n’avait préparé Gilles à ça.&lt;br /&gt;Il s’est lui-même laissé entrainer par une gentillesse toute naturelle de ce beau brun qui semble s’ennuyer dans un quotidien luxueux avec un homme qu’il n’aime pas.&lt;br /&gt;Gilles trouve ça plutôt pathétique, mais il se dit que chacun à sa propre manière de survivre.&lt;br /&gt;Alors qu’importe, car tout le monde, au bout du compte, cours après, une petite quête de bonheur, une petite part de quiétude.&lt;br /&gt;Le tout pour juste éviter ainsi la solitude du cœur et celle de l’âme.&lt;br /&gt;Alors on s’invente une vie qu’on rêve plus qu’on ne la vit véritablement.&lt;br /&gt;On laisse le temps nous échapper et parfois, le réveil est rude car trop tardif.&lt;br /&gt;Alors on se retourne pour contempler le chemin parcouru et l’on se dit que tout ça est passé bien vite. Qu’en l’espace d’une vie, d’une toute petite vie, les courants d’air, les fausses pistes et les pertes de temps sont plus nombreuses qu’on ne veut bien le croire ou se l’avouer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais heureusement, ce matin-là, Gilles est à peine à l’aube de ses vingt ans. Et il se dit que si la petite bulle d’oxygène n’est pas présente, ce n’est pas bien grave. &lt;br /&gt;Les tenants et les aboutissants sont un peu grippés et il n’a pas la tête encore libre pour appréhender une nouvelle histoire. &lt;br /&gt;Alors il va essayer d’y voir plus clair et il rappellera le beau brun. Car il a envie de lui laisser le bénéfice du doute. &lt;br /&gt;Après tout, Fabrizzio s’est mis en quatre hier soir et ce matin pour le nourrir et lui faire plaisir. &lt;br /&gt;Il a su jouer profil bas quand Gilles était dans l’ombre de Manu hier soir, et il est demeuré très respectueux de tout cela.&lt;br /&gt;Oui, c’est décidé, Gilles reverra Fabrizzio en fin de semaine.&lt;br /&gt;Nous sommes le mardi 20 juin 1987. Gilles se dit qu’il rappellera Jeudi.&lt;br /&gt;C’est bien jeudi. &lt;br /&gt;Ca laisse du temps. &lt;br /&gt;Ca montre qu’on ne précipite rien.&lt;br /&gt;Ca sous-entend que l’on attend rien de particulier sinon de se revoir et peut-être passer de nouveau un bon moment.&lt;br /&gt;Oui, vraiment… jeudi c’est l’idéal !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles ouvre la porte d’entrée de son immeuble et se hisse par l’ascenseur jusqu’au 7ème étage, 7ème ciel de sa douce jeunesse. L’étage de sa vie.&lt;br /&gt;Il ouvre la porte tandis qu’il entend  Madame mère vociférer contre la sonnerie du téléphone.&lt;br /&gt;Elle le frôle tandis qu’il franchit le pas de la porte.&lt;br /&gt;Des bonnes odeurs de cuisine parviennent jusqu’à ses narines.&lt;br /&gt;Les couverts sont dressés pour trois. Ainsi Monsieur père vient déjeuner ce midi. &lt;br /&gt;Ce n’est pas toujours le cas du fait de son travail, mais il semblerait qu’aujourd’hui il ait le temps de le faire.&lt;br /&gt;Gilles est ravi à l’expectative de manger avec ses parents.&lt;br /&gt;Il aime beaucoup ces moments échangés. &lt;br /&gt;Le temps du ‘manger’ permet de partager beaucoup de choses. &lt;br /&gt;Les langues se délient plus facilement autour d’une table. &lt;br /&gt;Cela reste un moment privilégié !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se rend donc dans sa chambre pour poser ses affaires tandis que Madame mère parle avec une de ses amies au téléphone.&lt;br /&gt;Gilles s’amuse tout le temps de ces conversations et de la connivence qui lie sa mère à quelques vieilles copines de travail ou d’enfance.&lt;br /&gt;Il y’a toujours mille choses à dire, mille facéties à raconter.&lt;br /&gt;Il l’entend qui raccroche et qui approche de la chambre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors mon grand, tu t’es bien amusé avec Nathalie hier ?&lt;br /&gt;- Ben en fait je suis allé boire un verre pour me changer les idées, mais j’étais seul.&lt;br /&gt;- Et tu n’as donc pas dormi chez elle cette nuit ?&lt;br /&gt;- Non, chez un mec !&lt;br /&gt;- Tu as rencontré un nouvel ami ?&lt;br /&gt;- Non, enfin oui… J’en sais rien !! C’était juste pour me changer les idées… Je pense encore trop à Manu, alors j’avais envie de voir si je pouvais faire passer ça avec d’autres bras…&lt;br /&gt;- J’en conclu que ça n’a pas marché ? demande Madame mère.&lt;br /&gt;- Non, admet Gilles. Il est pourtant adorable ce garçon et il à eu l’air de s’attacher à moi cette nuit…&lt;br /&gt;- Oui, j’imagine que Fabrizzio s’attache vite !!&lt;br /&gt;- … ????&lt;br /&gt;- Et oui je connais son prénom !!&lt;br /&gt;- Mais ??? Comment est-ce possible ???&lt;br /&gt;- Ton nouveau chérubin à déjà voulu te joindre 2 fois avant que tu ne rentres. Il m’a demandé deux fois de noter son numéro de téléphone et m’a fait jurer de te faire la commission dès que tu passais le pas de la porte. Enfin bref, appelles-le tout de suite ou il risque de faire une syncope on dirait !! Décidément, je sais pas ce que tu leur fait à ces garçons, mais dès qu’ils te rencontrent, ils ne veulent plus te lâcher… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles est abasourdi devant cette déclaration et compose tout de suite le numéro de Fabrizzio !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Allo ?&lt;br /&gt;- Fabrizzio ? C’est moi ! Qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi tu m’as appelé 2 fois alors que je t’ai quitté il y’a à peine 45 minutes ? Et comment tu as eu mon numéro ?&lt;br /&gt;- Ben la touche ‘bis’ c’est pas pour les chiens non ?? Puis j’avais trop envie de t’entendre de nouveau… Tu me manques déjà !!&lt;br /&gt;- Ben dis-donc tu ne perds pas de temps toi hein ?&lt;br /&gt;- Non jamais, je te l’ai dit hier soir, je ne tourne pas autour du pot… Ca à l’air de te déranger finalement ?&lt;br /&gt;- Non… C’est juste que je trouve ça un peu… rapide !! Un peu… surprenant !!&lt;br /&gt;- Et alors ?? C’est pas ça qui est agréable ? La surprise justement ? Je suis juste désolé si j’ai importuné « belle maman »…&lt;br /&gt;- …&lt;br /&gt;- Non je plaisante !! Je ne suis pas « si » rapide que ça t’inquiètes !! Alors ? Plus sérieusement, ta mère n’a pas été trop agacée par mes appels ?&lt;br /&gt;- Non, répond Gilles, elle m’a juste dit que j’avais dû te faire un effet du tonnerre pour que tu appelles si vite…&lt;br /&gt;- Ben… Elle s’est pas trompé ! Je veux que tu viennes dormir ici ce soir encore. J’ai trop envie de profiter de toi pendant que mon homme est absent !! Dis-moi oui… Allez, s’il te plait !!! J’ai trop envie de t’emmener dans un resto que j’adore… Je t’invite !! Allez, bébé, dis oui !!&lt;br /&gt;- Ben c’est très gentil à toi mais ça me gêne quand même, puis j’aimerai bien dormir tranquille ce soir…&lt;br /&gt;- (silence)&lt;br /&gt;- Tu es là ? Demande Gilles.&lt;br /&gt;- Oui. Je vois que ton envie n’est pas aussi grande que la mienne… Désolé de t’avoir importuné. Ciao ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bip, bip, bip….&lt;br /&gt;Gilles reste planté, le combiné à la main… &lt;br /&gt;Il se sent un peu mal à l’aise. Il se dit qu’il n’a pas été très gentil avec lui…&lt;br /&gt;Il raccroche.&lt;br /&gt;Cela sonne au même instant, alors il décroche automatiquement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Oui ?&lt;br /&gt;- Excuse-moi bébé, je suis trop impatient toujours… Je ne veux pas qu’on s’engueule, mais j’ai tellement envie de te voir…&lt;br /&gt;- C’est rien, t’inquiètes. Ok, je viens ce soir ! Je ne résiste pas à une invitation au restaurant…&lt;br /&gt;- A moi non plus tu ne me résisteras pas !&lt;br /&gt;- Ca on verra mon grand !&lt;br /&gt;- C’est tout vu bébé… A ce soir. Je t’attends chez moi à 20h. Le resto est juste à côté de l’appart. Je t’embrasse partout.&lt;br /&gt;- Ok à ce soir alors ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles ne sait pas pourquoi, mais quand il raccroche, à cet instant précis, il se dit qu’il vient de faire une énorme connerie en acceptant.&lt;br /&gt;Il a comme un gout de terre dans la bouche.&lt;br /&gt;Comme un truc lourd qui viendrait de tomber sur ses épaules.&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-4821957972797016178?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/4821957972797016178/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=4821957972797016178' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4821957972797016178'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4821957972797016178'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-trentime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître trentième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-9102786046332578844</id><published>2007-05-22T13:24:00.000Z</published><updated>2007-05-22T13:26:33.096Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-neuvième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Le soleil pénètre par la fenêtre de la grande chambre. Les rideaux blancs laissent passer la lumière et Gilles se réveille dès que le premier rayon se pose sur lui. Il ouvre les yeux.&lt;br /&gt;Fabrizio est là, à côté de lui. Il le regardait dormir semble t’il…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu es mignon quand tu dors, on dirait un bébé…&lt;br /&gt;- Ca fait longtemps que tu me regardes dormir ? demande Gilles.&lt;br /&gt;- Oh ça doit faire une bonne demi-heure…&lt;br /&gt;- Tu aurais du me réveiller avant !&lt;br /&gt;- Non, tu dormais si bien et j’ai adoré te regarder ainsi. Comme un abandon. Une confiance en l’autre que tu donnes en dormant. Tu ne trouves pas ?&lt;br /&gt;- Euuhh… Ouais !! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se dit que le jeune italien semble être sur un nuage et que lui par contre, est bien resté les pieds sur terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Bon, va falloir que je rentre chez moi maintenant. Ma mère doit se demander ou je suis passé !&lt;br /&gt;- Tu  ne vas tout de même pas partir le ventre vide… Je te prépare un bon p’tit déjeuner et toi tu appelles ta mère d’ici. Tu rentreras pour midi… Ca te va ?&lt;br /&gt;- Ben c’est gentil à toi, mais je ne voudrais pas m’incruster !&lt;br /&gt;- T’inquiètes, si je te propose, c’est que ça me fait plaisir.&lt;br /&gt;- Bon ben ok, ça marche ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio se jette hors du lit et se dirige vers la cuisine. Il est encore nu et Gilles ne peut s’empêcher de le regarder. Son corps est parfait et la lumière du jour ne dévoile aucune imperfection que l’obscurité aurait pu masquer. &lt;br /&gt;Gilles se dirige vers la salle de bain. Il se met sous la douche pour se réveiller totalement. Fabrizzio revient à ce moment là et le rejoins sous le jet.&lt;br /&gt;Il n’y a pas à hésiter pour savoir ce que cherche le bel éphèbe brun au vu du désir qui semble grandir entre ses jambes. Gilles part au quart de tour aussi. La juxtaposition du sexe et de l’eau à toujours provoqué chez lui une libido sans limite. L’eau en tant qu’élément déclencheur d’un désir sexuel est particulièrement présente chez Gilles.&lt;br /&gt;Aussi se laisse-t-il aller à des caresses et des frottements de peaux humides. La chaleur de l’eau, l’odeur du gel douche, tout concours à une petite séance de baise matinale des plus agréables.&lt;br /&gt;Quelques instants plus tard, les deux garçons sortent de la douche. Fabrizzio tend une serviette propre à Gilles et se ravise au dernier moment. Finalement il préfère l’essuyer lui-même. Gilles se laisse faire. Fabrizzio s’applique à sécher les moindres recoins du corps de Gilles, qui, finalement, trouve cela très agréable !! Enfin, Fabrizzio lui donne un baiser sur le ventre et repars à la cuisine en se séchant lui-même avec la même serviette.&lt;br /&gt;Gilles remet son boxer et se dirige à la suite de son hôte. &lt;br /&gt;Avant de passer à table, il se rappelle devoir appeler Madame Mère. Fabrizzio lui indique le téléphone et continue ses préparatifs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Alors ? Elle est rassurée ? Elle s’inquiétait pour toi ?&lt;br /&gt;- Non pas vraiment, mais je préfère lui dire quand je ne rentre pas, ça me parait plus cool. Puis en plus, elle est carrément zen face à tout ça !&lt;br /&gt;- Comment ça « zen » ?&lt;br /&gt;- Ben, elle sait que je suis homo et ça se passe très bien. Mon ex est même venu diner chez mes parents un soir !&lt;br /&gt;- Ben dis donc, reprends Fabrizzio, on peut dire que tu as de la chance ! Ce n’est pas tous les parents qui auraient ce genre de réaction. Moi les miens ne sont au courant de rien et je préfère ça. De toute façon ils sont loin, au fin fond de l’Italie ! Tu imagines un peu le degré de machisme qui règne là-bas !! Donc pour vivre heureux, vivons cachés !&lt;br /&gt;- Oui je sais que j’ai de la chance, mais je peux te dire que depuis que je ne me cache plus, moi je me sens carrément mieux. Mais j’imagine qu’on a tous notre propre façon de voir les choses et qu’on est tous différend face aux réactions des autres.&lt;br /&gt;- Oui, c’est exactement ça !! Bon allez, je te sers un morceau d’omelette aux herbes ?&lt;br /&gt;- Avec plaisir, je dois dire que j’ai une faim de loup.&lt;br /&gt;- Et bien tant mieux, régales-toi ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles, tout en dévorant son assiette ne peut s’empêcher d’observer Fabrizzio. Ce dernier mange également avec appétit mais nettoie également tout ce qu’il à sali en même temps. Une bouchée d’omelette, et hop, une casserole lavée, une autre bouchée et quelques couverts rincés. &lt;br /&gt;Bref, rien ne semble jamais trainer longtemps dans cette cuisine qui, il est vrai, parait rutilante. &lt;br /&gt;Par ailleurs, l’aspect métallique des éléments incorporés rend le tout très net, mais également très froid.&lt;br /&gt;Glacial même.&lt;br /&gt;Gilles termine son assiette et la ramène dans l’évier. &lt;br /&gt;Fabrizzio s’en saisit immédiatement et la lave illico-presto. La scène est assez drôle dans la mesure où,  entre son assiette et sa vaisselle, l’italien s’active en étant toujours nu. Aucun complexe à exposer un corps fin et légèrement musclé. Juste ce qu’il faut ou il faut. &lt;br /&gt;Gilles n’aime pas les bodybuilders, et Fabrizzio est réellement parfaitement proportionné.&lt;br /&gt;C’est en pensant à tout cela que Gilles sourit tout en se rendant dans la chambre pour terminer de s’habiller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 10h00 du matin. Le ciel est bleu. La journée va être chaude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio propose une petite ballade en ville, il veut s’acheter une paire de chaussures et souhaite que Gilles l’accompagne. De toute façon il a bien deux heures devant lui avant d’aller déjeuner avec Madame mère. Aussi Gilles se laisse tenter par la perspective d’aller faire les boutiques en ce début de journée. &lt;br /&gt;Fabrizzio termine de s’habiller et entraine Gilles avec lui dans les escaliers qu’ils dévalent quatre à quatre avant d’arrivée dans l’allée puis enfin dans la rue. &lt;br /&gt;Cette rue jouxte la Place des Célestins. Une place très belle à Lyon sur laquelle se dresse le théâtre éponyme. Une grande bâtisse ocre entourée de part et d’autres par des restaurants luxueux et des boutiques de décoration intérieures tout aussi somptueuses.&lt;br /&gt;Gilles aime bien se retrouver dans le centre ville en semaine le matin. &lt;br /&gt;L’ambiance est différente. Les gens vaquent tranquillement à leurs occupations. Il n’y pas le stress des fins de journées ou des week-ends. Puis il y’a des odeurs de pains au chocolat et de croissants chauds qui sortent des petites boulangeries qui peuple le quartier.&lt;br /&gt;Il y’a une légère brise qui rend frissonnante, la moindre odeur, le moindre parfum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio, frivole, passe de vitrine en vitrine à la recherche de la paire tant recherchée.&lt;br /&gt;Il semble sur un nuage et envoie des petits regards empressés à Gilles à chaque fois qu’une paire de chaussures l’interpelle. &lt;br /&gt;Comme si il souhaitait son avis.&lt;br /&gt;Comme si c’était Gilles qui allait décider de quelle paire allait se parer son amant de la nuit.&lt;br /&gt;Comme si Gilles, d’un coup devenait celui qui décide, celui qui dicte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles l’apprendra plus tard, mais Fabrizzio se trouve souvent démuni devant le manque d’autorité.&lt;br /&gt;Et le fait de se trouver ainsi, perdu, face à des décisions qu’il n’arrive pas à prendre, rend Fabrizzio nerveux.&lt;br /&gt;Voire violent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais ce matin la brise est encore légère.&lt;br /&gt;Et rien ne laisse annoncer les orages à venir.&lt;br /&gt;Ni leur récurrence.&lt;br /&gt;Ni leur violence…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-9102786046332578844?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/9102786046332578844/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=9102786046332578844' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/9102786046332578844'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/9102786046332578844'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-neuvime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-neuvième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-3043044600048317502</id><published>2007-05-18T12:05:00.000Z</published><updated>2007-05-22T13:28:30.699Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet(Chapître vingt-huitième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Le regard est noir, profond. Un peu comme celui d’un fauve à l’affut. Et le sourire qui l’éclaire semble également des plus carnassiers.&lt;br /&gt;Gilles soutient le regard. La cigarette au bout des doigts ne tremble pas. Il monte le verre à ses lèvres sans quitter des yeux le mystérieux garçon.&lt;br /&gt;Celui-ci appelle le barman et lui murmure quelque chose à l’oreille.&lt;br /&gt;Comme Gilles s’y attendait, le barman lui apporte un autre verre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« De la part de Fabrizzio, le garçon aux cheveux noirs là-bas »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles soulève le verre en direction du garçon pour lui signifier son remerciement et trinquer à distance. L’autre en fait autant sans se dépareiller de son sourire éclatant.&lt;br /&gt;Gilles est bien décidé à ne pas bouger. Il veut que ce soit l’autre qui vienne à lui. Après tout il est là pour se montrer et ne va pas se jeter tout de suite sur le premier venu.&lt;br /&gt;Comme s’il avait lu dans ses pensées le garçon se lève et se dirige vers lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Bonsoir !&lt;br /&gt;- Salut !&lt;br /&gt;- Timide ou réservé ?&lt;br /&gt;- Solitaire plutôt…&lt;br /&gt;- Donc tu ne cherches pas de compagnie ?&lt;br /&gt;- Faut voir… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il est quand même un peu froid avec le garçon mais il ne sait pas pourquoi il n’arrive pas à être naturel. C’est sans doute lié à l’attitude de l’inconnu qui semble se croire en terrain conquis. &lt;br /&gt;Néanmoins on peut dire que ce jeune homme brun est vraiment canon et Gilles tente de se radoucir un peu…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« En fait, continue Gilles, je me disais que je te trouvais plutôt mignon et que ton regard est du genre direct. C’est un peu destabilisant !&lt;br /&gt;- Vraiment ? Je suis désolé… Mais je n’ai pas pu m’empêcher de te regarder depuis que tu es rentré car la réciproque est vraie : je te trouve craquant. Et je n’ai pas l’habitude de tourner autour du pot.&lt;br /&gt;- Et bien tant mieux car je préfère aussi ce genre d’attitude.  Je m’appelle Gilles ! Assieds-toi là qu’on fasse un peu plus connaissance…&lt;br /&gt;- Avec plaisir, et moi c’est Fabrizzio.&lt;br /&gt;- Je sais, le barman me l’a dit. Tu es originaire d’Italie ?&lt;br /&gt;- D’Ombrie exactement.&lt;br /&gt;- Ah ?&lt;br /&gt;- C’est un endroit ou le soleil caresse les vallées à n’en plus finir. Les jours sont longs et la lumière de fin du jour est d’un orange lumineux. Faut absolument que tu y aille un jour.&lt;br /&gt;- Effectivement, présenté comme ça c’est très tentant. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un élan soudain le bel italien approche ses lèvres de celles de Gilles et l’embrasse. Ce dernier se laisse faire et répond à son baiser d’une façon violente, comme pour affirmer son individualité, sa propre force. Il ne va pas se laisser entraîner dans une tendresse qu’il ne veut ni donner, ni recevoir. Alors Gilles allume le brun jeune homme et commence déjà à passer sa main sur le sexe de Fabrizzio qui commence à se durcir. &lt;br /&gt;A travers le jean, Gilles presse ses doigts contre ce renflement que personne alentour ne peut ignorer si tant est qu’ils portent un œil sur l’endroit du délit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio habite à quelques pas d’ici… Chez son mec qui est absent pour quelques jours.&lt;br /&gt;C’est parfait ça ! Il a un mec donc il ne va pas s’imaginer autre chose qu’une histoire de cul avec Gilles, et tant mieux car Gilles ne veut rien d’autre ce soir.&lt;br /&gt;Du sexe, du plaisir, de l’oubli.&lt;br /&gt;Aussi Gilles accepte l’invitation à diner du jeune latin et le suit à travers les rues jusqu’à son domicile.&lt;br /&gt;Quelques croisements plus loin, une lourde porte, un interphone, un ascenseur, un étage élevé et la porte qui s’ouvre.&lt;br /&gt;Grand appartement, style bourgeois, décor minimaliste, des pièces en parquet, une cuisine équipée Hi-Tech, un salon immense et un chambre aux murs parme et un grand lit blanc.&lt;br /&gt;De toutes évidence, le mec de Fabrizzio à les moyens, et à voir la façon dont agit ce dernier, il sait en profiter amplement. &lt;br /&gt;Gilles se dit que ce jeune italien se fait sans doute entretenir. &lt;br /&gt;Lorsqu’il voit la photo du propriétaire de l’appart sur un meuble, cela le conforte dans cette idée.&lt;br /&gt;Il doit avoir dans les 50 ans, plutôt bedonnant.. &lt;br /&gt;Fabrizzio ne dépassant pas les 23 ans… Le compte est bon.&lt;br /&gt;Gilles s’en fout, ce n’est pas son problème.&lt;br /&gt;Chacun est libre de profiter de qui le veut bien. &lt;br /&gt;C’est aux gens de se protéger. &lt;br /&gt;De toute façon, chacun doit y trouver son compte à un moment ou à un autre.&lt;br /&gt;Et Gilles se dit que le jeune italien ne doit pas forcément y trouver son compte à tous les instants.  Car lorsqu’il faut accomplir le fameux « devoir conjugal », cela ne doit pas être rose à chaque instant.&lt;br /&gt;Mais Fabrizzio a fait un choix, il l’assume certainement.&lt;br /&gt;Fabrizzio remplit deux verres d’un vin rouge de grande qualité. Les deux garçons dégustent chaque gorgée tandis que Fabrizzio  commence à préparer un plat à base de gnocchis et de sauce faite à base de 3 fromages différents. Cela promet d’être délicieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais Gilles n’a pas pour autant faim immédiatement, ainsi passe-t-il derrière le jeune cuisinier et commence à lui enlever sa ceinture. &lt;br /&gt;Il se laisse faire. &lt;br /&gt;Gilles continue et lui enlève sa chemise, puis ses pantalons. &lt;br /&gt;Le garçon s’était mis nu-pieds en arrivant ; ainsi est-il nu et offert au regard de Gilles. La peau exhale une odeur ambrée. Gilles laisse glisser sa langue le long de la colonne vertébrale du jeune garçon offert. &lt;br /&gt;Il se cambre quand la langue arrive en bas des reins…&lt;br /&gt;Elle descend encore….&lt;br /&gt;Le cuisinier arrête sa préparation et la met de côté.&lt;br /&gt;Il se retourne et laisse apparaître en substance une érection typiquement méditerranéenne. &lt;br /&gt;Forte, puissante et…circoncise !&lt;br /&gt;Gilles adore ça et englouti le membre immédiatement.&lt;br /&gt;Fabrizzio n’y tient plus, il veut également profiter du corps de Gilles, aussi l’entraîne t’il dans la chambre et le déshabille illico.&lt;br /&gt;Il joue également fort bien de sa langue.&lt;br /&gt;Gilles se laisse faire.&lt;br /&gt;Des flashs surviennent par instants.&lt;br /&gt;Le visage de Manu s’insinue dans ce corps à corps.&lt;br /&gt;Son odeur revient à Gilles, sa peau, ses gestes. &lt;br /&gt;Ce manque envahit tout !&lt;br /&gt;Gilles accélère son orgasme tandis que Fabrizzio, quelques instants avant à déjà eu le sien.&lt;br /&gt;Ils restent allongés là, sans bouger.&lt;br /&gt;Gilles à la tête ailleurs. &lt;br /&gt;Il n’est pas dans un grand appartement du centre-ville. &lt;br /&gt;Non, l’appart ou il se trouve est plus petit. &lt;br /&gt;Et le lit n’est pas blanc. &lt;br /&gt;Et le garçon n’est pas brun…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles se reprend et se fait indiquer la salle de bains. Il prend une douche rapide. Fabrizzio fait de même.  Tout ceci se fait dans le silence.&lt;br /&gt;Une sorte de malaise s’installe entre les deux garçons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio rompt le silence :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Qu’est-ce qui se passe ? Je te sens loin…&lt;br /&gt;- Oui, désolé.  C’est la première fois que j’ai une relation sexuelle avec un mec depuis ma rupture.&lt;br /&gt;- Ah, ouais, je vois ce que c’est. Tu l’as encore dans la peau, dans la tête…&lt;br /&gt;- Dans le cœur aussi hélas… Désolé… Je pensais qu’une histoire de cul pourrait me faire du bien mais ce n’est pas le cas.&lt;br /&gt;- Non, c’est rarement le cas… En tous cas j’ai vraiment aimé ce moment avec toi. Et je suis content d’avoir été là au bon moment, même si toi tu n’as pas apprécié autant que moi… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles essaie de reprendre ses esprits, après tout Fabrizzio est très beau et le moment n’était pas si désagréable que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Non, dit Gilles, ce n’est pas ça. Tu m’excite beaucoup et j’ai passé un très bon moment…&lt;br /&gt;- Alors il n’y a pas de raison pour qu’il y ait un malaise… On va reboire un verre et diner !&lt;br /&gt;- Ok, avec plaisir. D’ailleurs je commence à avoir faim… Ton copain ne va pas rentrer à l’improviste ?&lt;br /&gt;- Non pas de risque, il est en Allemagne pour 8 jours encore. Il bosse dans l’import-export. Il a sa propre société et il est donc souvent absent.&lt;br /&gt;- Ca t’arrange bien j’imagine ?&lt;br /&gt;- Oui, tu imagines bien ! Allez, viens, on retourne dans la cuisine.&lt;br /&gt;- Je te suis… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fabrizzio termine la préparation. &lt;br /&gt;Les verres de vins s’enchainent. &lt;br /&gt;Puis ils passent tous les deux à table. &lt;br /&gt;Le jeune homme à dressé une belle table, avec des bougies partout, un éclairage raffiné, une musique douce. &lt;br /&gt;Les heures s’écoulent paisiblement entre dégustation et discussion.&lt;br /&gt;Gilles écoute Fabrizzio lui raconter un peu de son histoire. Il dévoile aussi un peu de la sienne.&lt;br /&gt;Vers les 2h du matin, Fabrizzio lui propose de dormir ici. Gilles accepte, de toute façon il n’a plus de bus pour rentrer chez lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles ne remarque pas tout de suite la satisfaction qui se lit sur le visage de Fabrizzio.&lt;br /&gt;Il n’a pas fait attention non plus que tout était arrangé à la perfection dans l’appartement. &lt;br /&gt;Il ne sait pas que Fabrizzio déteste le désordre.&lt;br /&gt;En fait, le jeune italien ne supporte pas les choses qui ne sont pas à leur place.&lt;br /&gt;Le jeune italien est maniaque et lorsqu’il s’attache à quelqu’un c’est rapide, c’est violent.&lt;br /&gt;Fabrizzio voit en Gilles le garçon qu’il recherche depuis longtemps.&lt;br /&gt;Fabrizzio veut revoir Gilles tous les jours qui suivront cette soirée.&lt;br /&gt;Fabrizzio veut entrer de plein pieds dans la vie de Gilles.&lt;br /&gt;Il ne dit rien évidemment, Gilles risquerait de fuir devant cet empressement incompréhensible.&lt;br /&gt;Alors Fabrizzio souffle sur les bougies, prend Gilles par la main et l’entraine dans la chambre.&lt;br /&gt;Il l’embrasse tendrement avant de le laisser dormir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne pas aller trop vite.&lt;br /&gt;Ne pas tout faire chuter comme d’habitude par son empressement.&lt;br /&gt;Prendre le temps de l’envahir petit à petit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles s’endort l’esprit tranquille.&lt;br /&gt;A côté de lui, dans l’ombre, un danger le guette.&lt;br /&gt;Il ne sait pas encore qu’il va faire l’objet d’une fixation d’un esprit malade.&lt;br /&gt;S’il avait su tout ça, il aurait pris ses jambes à son cou.&lt;br /&gt;Mais la machine est lancée et dans l’ombre, Fabrizzio sourit d’une étrange façon.&lt;br /&gt;Puis il ferme ses yeux noirs.&lt;br /&gt;Ses yeux de prédateur…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-3043044600048317502?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/3043044600048317502/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=3043044600048317502' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/3043044600048317502'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/3043044600048317502'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-huitime.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt;(Chapître vingt-huitième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8495650928809139080</id><published>2007-05-18T06:56:00.000Z</published><updated>2007-05-18T07:05:10.335Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-septième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Madame Mère ouvre la porte avec enthousiasme et demande comment s’est passé cette première épreuve. &lt;br /&gt;Gilles lui dit que tout à bien marché et comme il à un sourire radieux, Madame mère prend ce qu’il dit pour argent comptant.&lt;br /&gt;Et elle a raison, puisque effectivement tout s’est bien déroulé dans cette épreuve.&lt;br /&gt;La prochaine étant l’anglais, Gilles se dit que cela devrait être assez simple. Il aime cette langue et ne se débrouille pas mal depuis plusieurs années.&lt;br /&gt;L’examen est dans une dizaine de jours, il va donc prendre un peu de temps pour lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Maman, ce soir je sors pour me changer les idées !&lt;br /&gt;- Ah oui ? Tu va ou ?&lt;br /&gt;- Je sais pas, faut que j’appelle Nath pour voir comment ça s’est passé pour elle et on verra…&lt;br /&gt;- Passes lui mon bonjour, et j’espère qu’elle s’est bien débrouillée aussi !&lt;br /&gt;- Ben c’est ce que je vais voir tout de suite. Je vais l’appeler… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles appelle Nath mais n’a nullement l’intention de la voir le soir même. Il veut être seul  dans ce bar et passer la nuit avec un inconnu.&lt;br /&gt;C’est son but aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nath n’est pas très enthousiaste quant à sa dissertation de philo, mais comme elle est d’un naturel légèrement pessimiste, Gilles se dit qu’elle minimise encore ses facultés.&lt;br /&gt;Il lui remonte un peu les bretelles et il raccroche.&lt;br /&gt;Le téléphone sonne au même moment et Gilles décroche : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Oui ?&lt;br /&gt;- Gilles ?&lt;br /&gt;- Oui…&lt;br /&gt;- C’est Sylvie… &lt;br /&gt;- Salut toi !!&lt;br /&gt;- Alors cette épreuve ?&lt;br /&gt;- Je suis très content de moi. Et toi, tu vas bien ? T’es à Lyon ?&lt;br /&gt;- Oui je suis rentré il y’a deux jours et j’ai pensé à toi ce matin alors j’en ai profité.&lt;br /&gt;- C’est gentil….&lt;br /&gt;- … »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles sent arriver la question. &lt;br /&gt;Elle enfle en lui au niveau du ventre…&lt;br /&gt;Elle remonte le long du sternum…&lt;br /&gt;Telle une acidité gastrique elle s’insinue dans le larynx, remonte vers la gorge et se crache contre le microphone : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Sylvie ? Tu as des nouvelles de Manu ?&lt;br /&gt;- Je savais bien que tu n’attendrais pas plus de 60 secondes pour me poser cette question… Et la réponse est non ! Désolée, je n’ai rien ! Ni carte, ni lettre, ni appel… J’attends, je ne peux pas t’en dire plus.. Désolée ! Mais tu sais bien que si j’en avais eu tu aurais été le premier informé, tu peux me faire confiance !&lt;br /&gt;- Merci c’est adorable. Mais il y’a un tel manque de lui la nuit, c’est ahurissant. Mais j’ai eu la chance de pouvoir pallier ça la journée par mes révisions. C’est déjà une bonne chose…&lt;br /&gt;- Ne perd pas ta concentration. Je suis persuadé que quand il refera surface il t’appellera en premier.&lt;br /&gt;- Je l’espère… En même temps ça me fait peur…&lt;br /&gt;- Je te comprends, et je t’avoue ne pas être rassurée non plus…&lt;br /&gt;- En tous cas on perd pas le fil entre nous hein ? Promis ?&lt;br /&gt;- T’inquiètes pas mon Gillou, on reste en contact.&lt;br /&gt;- Je t’embrasse fort ma grande et à très vite.&lt;br /&gt;- Ciao bello »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles reste un instant la main figée sur le combiné.&lt;br /&gt;Il se dit que Sylvie est vraiment une fille bien. Elle a pensé à lui aujourd’hui pour le bac et elle l’a appelé.&lt;br /&gt;Ca lui fait chaud au cœur. &lt;br /&gt;Il se dit qu’il aurait pu l’appeler avant.&lt;br /&gt;Déjà plus de 15 jours qu’il est parti de l’appart. Et il se sent bien con de n’avoir pas rappelé !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est temps de passer à table et Gilles meurt de faim. &lt;br /&gt;Il dévore une viande rouge et une salade de tomates.&lt;br /&gt;Il laisse son esprit vagabonder.&lt;br /&gt;Il a envie de faire une longue sieste après ce déjeuner.&lt;br /&gt;Madame Mère l’encourage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A 18h, Gilles refait surface. Il se précipite sous une bonne douche chaude qu’il termine glacée.&lt;br /&gt;Il met une paire de pantalons noirs, des chaussures noires coquées, un tee-shirt rouge vif et enfile son petit sac à dos noir.&lt;br /&gt;Il est prêt.&lt;br /&gt;Il dévale les escaliers, prend le premier bus et se dirige vers le bar.&lt;br /&gt;La rue est étroite et l’endroit sombre.&lt;br /&gt;Après avoir sonné, il pousse la porte qui s’ouvre sur un petit bruit de gonds grinçants.&lt;br /&gt;Il y’a de lourds rideaux de velours rouges qui forment un petit hall.&lt;br /&gt;Le barman lui sourit et ouvre les rideaux.&lt;br /&gt;Le bar est tout en longueur, avec une scène au fond. &lt;br /&gt;La moquette est rouge et le bar est en bois lourd et sombre.&lt;br /&gt;Il est presque 20 heures, et déjà plusieurs garçons discutent en buvant.&lt;br /&gt;Certains d’entre eux lorgnent vers Gilles qui fait semblant de ne rien voir et sirote son Martini rouge tout en tirant sur sa cigarette.&lt;br /&gt;C’est bien une cigarette… Ca donne une contenance !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles n’a encore pas vu le garçon brun au regard sombre qui le scrute dans l’obscurité.&lt;br /&gt;Et quand il croise ses pupilles noires, il est déjà trop tard…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8495650928809139080?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8495650928809139080/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8495650928809139080' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8495650928809139080'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8495650928809139080'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-septime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-septième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6291313991449713896</id><published>2007-05-16T15:45:00.000Z</published><updated>2007-05-16T15:47:17.569Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-sixième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Les jours qui suivent, Gilles s’immerge totalement dans ses révisions. &lt;br /&gt;Il ne pensait certainement pas pouvoir développer une telle concentration après cette brutale rupture. Pourtant, il est clair que son esprit ne tourne pas à tous les vents et il est vraiment impliqué dans ses cours.&lt;br /&gt;Les mystères de l’esprit qui font que parfois, pour fuir une blessure, ils nous permettent de prendre « une pause » et de ne plus y penser, si tant est que l’on ait quelque chose d’autre à quoi se raccrocher.&lt;br /&gt;Et c’est donc le cas ce mois de juin 87. &lt;br /&gt;Le bac approchant, Gilles est content que cela lui serve de prétexte à l’oubli. Puis c’est un prétexte qui tombe relativement bien dans la mesure où le fait de se plonger dans les livres, permet à Gilles de ne plus penser à Manu la journée et, au final, de mettre toutes ses chances de son côté.&lt;br /&gt;C’est  « un mal pour un bien » comme le dit cette petite vindicte populaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toutefois, lorsque la nuit s’en vient, il en est tout autre chose de la mémoire de Gilles.&lt;br /&gt;Le moment qu’il redoute le plus est celui qui suit le coucher et précède en même temps l’arrivée du sommeil. &lt;br /&gt;Ce petit laps de temps où  le monde entier laisse vagabonder son esprit dans les méandres des pensées ; ce que l’on à fait, ce que l’on à pas fait ou ce que l’on aurait du faire… &lt;br /&gt;Pendant ce petit interlude pré-ensommeillé, tout est permis et c’est la porte ouverte à toutes les angoisses, mais aussi à toutes les douleurs.&lt;br /&gt;Et lorsque l’esprit se met à torturer Gilles bien malgré lui, les larmes silencieuses sont nombreuses. Car au creux de la nuit on cache plus facilement ses failles. &lt;br /&gt;Et Gilles, quelque part, attend ce moment impatiemment.&lt;br /&gt;Il aime à se remémorer tout les moments intenses de son histoire avec le blond démon. Et même s’il sait qu’il va pleurer, il ne peut s’empêcher de faire autrement chaque soir en s’endormant.&lt;br /&gt;Et comme l’état de tristesse fait qu’il s’endort plus vite, Gilles se laisse aller à ses souvenirs le plus souvent possible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’en a pas honte. &lt;br /&gt;Car après tout, qui peut se targuer d’avoir vécu presque six mois aussi pleins, aussi riches, aussi emplis d’amour que lui à son jeune âge ?&lt;br /&gt;Il en souffre aujourd’hui ? Et alors ? &lt;br /&gt;Il ne regrette rien Gilles. Et il se le répète chaque soir.&lt;br /&gt;Mieux vaut une souffrance comme la sienne plutôt qu’une vie exempte de pleurs mais également exempte d’amour.&lt;br /&gt;Et même si l’amour s’arrête un jour, le simple fait de l’avoir rencontré permet déjà de se dire que l’on à pas vécu pour rien.&lt;br /&gt;Gilles le sait, la vie commence à peine à l’aube de ses 19 ans et l’année qu’il vient de vivre est l’une des plus belles.&lt;br /&gt;Elle le marquera à vie. &lt;br /&gt;Il en est sur à ce moment là.&lt;br /&gt;Il ne se doute pas que vingt ans plus tard, cette lointaine année serait toujours aussi vivace en son esprit…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le jour J est arrivé. Gilles s’est levé aux aurores pour se rendre à sa première épreuve du bac, celle de Philo. &lt;br /&gt;Le lycée qui accueille les bacheliers est plus loin que ce qu’aurait cru Gilles, mais comme son père l’accompagne en voiture il ne s’en fait pas trop. Il se débrouillera pour rentrer après par les transports en commun. &lt;br /&gt;De toute façon il aura tout son temps à ce moment là.&lt;br /&gt;Monsieur Père le dépose devant le Lycée qui se trouve en banlieue lyonnaise, Gilles embrasse ce dernier et lui fait un petit sourire avant de repousser la porte de la voiture. &lt;br /&gt;Il pénètre dans la salle d’examen. Il reconnaît une personne ici ou là, mais chacun à été séparé dans des établissements différents.&lt;br /&gt;Il aurait aimé être avec Nathalie ce matin-là, mais il est tout seul.&lt;br /&gt;Alors il s’installe à une table. En bout de rangée. Il sort sa pièce d’identité, son stylo et il attend.&lt;br /&gt;Il a le cœur qui bat un peu plus vite que la normale. Mais rien de grave. &lt;br /&gt;Sans aucune commune mesure avec le jour ou il a fait l’amour avec Manu la première fois…&lt;br /&gt;Non, Gilles ne veut pas se laisser entraîner par ses pensées. Surtout pas maintenant.&lt;br /&gt;Ce soir… Oui ce soir il pourra repenser à cette première fois s’il le souhaite.&lt;br /&gt;Pour l’heure il faut être clair. Il faut se lancer dans la grande aventure du baccalauréat. &lt;br /&gt;Cette fameuse épreuve qui clos un cursus scolaire et dont il à l’impression d’avoir toujours entendu parler, tellement cela à de l’importance dans l’imaginaire collectif en ces années 80.&lt;br /&gt;L’épreuve dure 3 heures. &lt;br /&gt;Gilles laisse aller son crayon et rédige un commentaire de texte. &lt;br /&gt;Cela parle de liberté, d’intégrité, de dignité.&lt;br /&gt;C’est un texte de Rousseau.&lt;br /&gt;Gilles laisse courir son imagination, il forme des mots, trace des lignes. &lt;br /&gt;Les trois heures passent à la vitesse de la lumière. &lt;br /&gt;Il pose le point final et relève la tête. &lt;br /&gt;Prend un pause avant de se relire et remarque que plusieurs sièges sont déjà vides.&lt;br /&gt;Sans doute que les sujets n’ont pas inspirés tout le monde. &lt;br /&gt;Certains sont partis sur la pointe des pieds.&lt;br /&gt;Gilles, quant à lui, n’en revient pas d’avoir été tellement inspiré.&lt;br /&gt;Il se plonge dans sa relecture. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ceci étant fait, et avant de partir,  il conserve son brouillon avec lui et pose la feuille au bord noir corné, qui recèle son identité, sur le bureau de l’examinateur.&lt;br /&gt;Ce dernier remercie Gilles dans un sourire. &lt;br /&gt;Gilles lui rend la politesse en se disant que ce mec d’une trentaine d’année est plutôt mignon. &lt;br /&gt;Voire bandant.&lt;br /&gt;Il fixe alors l’homme quelques secondes supplémentaires avec un second sourire. &lt;br /&gt;Ce dernier semble un peu surpris, en fait « gêné » semble le terme. Mais cette  « gêne » n’est pas tant liée au regard de Gilles, mais plutôt au lieu de l’instant.&lt;br /&gt;Gilles se retourne et sort de la salle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il vient de comprendre qu’il plaît.&lt;br /&gt;Cette notion avait complètement désertée son esprit dans la mesure où depuis plus de 6 mois il ne vivait qu’à travers Manu et ne s’est jamais arrêté sur les regards que portaient les autres sur lui.&lt;br /&gt;Ce matin c’est flagrant. &lt;br /&gt;Gilles ressort du lycée, ajuste son tee-shirt blanc, enfile son sac à dos et allume une cigarette.&lt;br /&gt;C’est plein soleil aujourd’hui, alors Gilles sort ses lunettes noires.&lt;br /&gt;Avec elles, il voit sans forcément être vu par un subtil jeu de regard et de mouvement de tête.&lt;br /&gt;Gilles mate.&lt;br /&gt;Gilles se fait mater.&lt;br /&gt;Gilles rentre chez lui en sifflotant.&lt;br /&gt;Ce soir c’est détente.&lt;br /&gt;Ce soir il va sortir boire un verre.&lt;br /&gt;Il va aller dans ce nouveau bar le « JM Pub ».&lt;br /&gt;Il veut dévorer un corps.&lt;br /&gt;Il veut bruler une âme…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6291313991449713896?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6291313991449713896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6291313991449713896' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6291313991449713896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6291313991449713896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-sixime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-sixième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8801385826359144636</id><published>2007-05-16T10:26:00.000Z</published><updated>2007-05-16T10:29:33.406Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-cinquième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles ne peut se résoudre à quitter la rue du Dauphiné.&lt;br /&gt;Cela fait huit jours qu’il dort dans le lit sans Manu. &lt;br /&gt;Sylvie veille un peu sur lui mais est souvent absente du fait de ces nombreux stages universitaires.&lt;br /&gt;Gilles ne peut se résoudre à avouer à Mme Mère que Manu est parti.&lt;br /&gt;Que Manu l’a quitté ? Non, que Manu est parti ! Cela sonne différemment à l’oreille de Gilles.&lt;br /&gt;Toujours est-il qu’il passe ses soirées seul, prostré dans la chambre en espérant toujours le voir revenir.&lt;br /&gt;Mais les jours passent et la porte ne s’ouvre toujours pas.&lt;br /&gt;Nathalie est au courant aussi et essaye tant bien que mal de lui remonter le moral. Mais rien n’y fait.&lt;br /&gt;Plus de goût à rien.&lt;br /&gt;Il ne parvient pas plus à se concentrer sur ses cours pour terminer les révisions pour le bac qui n’est plus qu’à moins d’un mois.  La première épreuve est le 19 juin. Dans moins de trois semaines.&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves appellent souvent à l’appart pour prendre de ses nouvelles. Isabelle aussi. Ils savent qu’il est toujours là et qu’il n’est pas rentré rejoindre ses parents.&lt;br /&gt;Car rentrer, ce serait accepter que l’histoire est terminée. &lt;br /&gt;Rentrer ce serait se dire que c’est un retour à la case départ.&lt;br /&gt;Rentrer ce serait définitivement passer à autre chose.&lt;br /&gt;Et pour Gilles, ce printemps là, il n’en est pas question.&lt;br /&gt;Ou alors, il faudrait juste qu’il arrive à lâcher prise.&lt;br /&gt;A se dire qu’il faut repartir.&lt;br /&gt;Réapprendre à avancer seul.&lt;br /&gt;Arrêter de se demander comment il va, ou il est et ce qu’il fait.&lt;br /&gt;Ailleurs, avec d’autres.&lt;br /&gt;Sans lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au final, un soir qu’il revient d’un diner chez Isabelle et Amar, il lâche tout.&lt;br /&gt;Le diner était bien. &lt;br /&gt;Mais cela ne sera plus jamais « aussi bien » puisqu’il n’est plus là !&lt;br /&gt;Car le fait de continuer à voir les amis que Manu lui a présenté est très dur à vivre.&lt;br /&gt;Chaque instant, chaque regard, chaque lieu lui font penser à lui. &lt;br /&gt;Il le voit partout, il à l’impression que lorsqu’une porte s’ouvre, il va entrer, lui sourire et l’embrasser.&lt;br /&gt;Mais cela n’arrive jamais.&lt;br /&gt;Gilles comprend que c’est peut-être le moment d’essayer de tourner une page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il lâche donc tout ce soir là. &lt;br /&gt;Il pleure longtemps seul dans le petit appartement.&lt;br /&gt;Puis il appelle Mme Mère et lui dit qu’il va rentrer dormir à la maison.&lt;br /&gt;Elle ne lui pose pas de question.&lt;br /&gt;Il rassemble les affaires éparses, les fourre dans un grand sac de toile noire.&lt;br /&gt;Il laisse le double des clés sur la table de la cuisine avec un petit mot à l’attention de Sylvie qui doit rentrer le lendemain matin : « Je crois qu’il est temps que je parte. Je t’appelle bientôt. Merci pour tout. Je t’embrasse. »&lt;br /&gt;Il jette un regard triste à la salle de bain. Les serviettes sont sur leur portant.&lt;br /&gt;Il ne peut s’empêcher de repenser à la première fois qu’il a pris une douche avec lui dans cette baignoire.&lt;br /&gt;Il éteint la lumière et claque la porte.&lt;br /&gt;Les escaliers semblent ne pas en finir tandis qu’il les dévale.&lt;br /&gt;Il sort de l’allée et remonte la rue. Il va essayer de prendre le bus si celui-ci ne passe pas trop tard.&lt;br /&gt;Sinon il rentrera à pieds.&lt;br /&gt;Non, finalement il préfère rentrer à pieds directement. Ca lui aèrera l’esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sort les clés de chez lui de son sac. Cela fait plusieurs mois qu’il ne s’en est pas servi à cette heure de la nuit.&lt;br /&gt;Sale nuit que celle-ci !&lt;br /&gt;Il n’y a pas de bruit à l’intérieur.&lt;br /&gt;Mme Mère est assise dans la cuisine et boit un thé. &lt;br /&gt;Pas encore couchée alors qu’il n’est pas loin de 2 heures du matin.&lt;br /&gt;Elle se lève simplement et prend Gilles dans ses bras.&lt;br /&gt;Il pleure une nouvelle fois. En silence.&lt;br /&gt;D’ailleurs aucun mots ne seront prononcés.&lt;br /&gt;Gilles l’embrasse et rentre se coucher dans sa chambre.&lt;br /&gt;Il ferme la porte et jette le sac dans une armoire. &lt;br /&gt;Sans le vider.&lt;br /&gt;Comme s’il allait repartir le lendemain avec. &lt;br /&gt;Comme si ce n’était qu’une pause d’une nuit.&lt;br /&gt;Il s’allonge sur le lit tout habillé.&lt;br /&gt;Il essaye de ne pas perdre pieds dans ce vide immense qu’il ressent cette nuit là. Dans son petit lit d’adolescent.&lt;br /&gt;Après plus de 6 mois passé dans un lit adulte avec  l’homme qu’il aime encore.&lt;br /&gt;Il ferme les paupières.&lt;br /&gt;Son sommeil survient. &lt;br /&gt;Gilles s’endort toujours facilement quand il est triste.&lt;br /&gt;C’est comme un somnifère la tristesse.&lt;br /&gt;Ca donne envie de fermer les yeux.&lt;br /&gt;Ca donne envie de se laisser partir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain l’aube est morne et Gilles est toujours allongé tout habillé.&lt;br /&gt;Il a du dormir d’un sommeil lourd car il n’a pratiquement pas bougé.&lt;br /&gt;Le dessus de lit n’est presque pas froissé.&lt;br /&gt;Il lui faut un moment pour rassembler ses esprits et se dire qu’il est de nouveau chez lui, avec ses parents.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La bonne odeur du café arrive à son nez.&lt;br /&gt;Les bruits matinaux qui n’ont pas changés depuis 6 mois.&lt;br /&gt;Comme un long flash back. Gilles sourit légèrement.&lt;br /&gt;Les bases d’une vie sont toujours là.&lt;br /&gt;Et c’est sa vie à lui.&lt;br /&gt;Il doit la continuer.&lt;br /&gt;Garder le meilleur de tout ce que Manu lui a apporté.&lt;br /&gt;S’en servir et reprendre la marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il se lève d’un bond, s’attable à la cuisine pour boire son café et embrasse sa mère au passage.&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Comment vas-tu ?&lt;br /&gt;- Ca va maman !! Faut que je m’active, j’ai mille révisions à faire… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Il sourit de nouveau en avalant une tartine de confiture.&lt;br /&gt;Mme Mère détourne un peu le visage. &lt;br /&gt;Un sourire l’éclaire également…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes le 3 juin 1987.&lt;br /&gt;Gilles est à 15 jours du Bac.&lt;br /&gt;Il va mettre les bouchées doubles.&lt;br /&gt;Il a comme une bulle d’oxygène au niveau de l’estomac.&lt;br /&gt;Il ne sait pas d’où ça vient.&lt;br /&gt;Mais ça fait du bien.&lt;br /&gt;Un bien fou…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8801385826359144636?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8801385826359144636/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8801385826359144636' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8801385826359144636'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8801385826359144636'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-cinquime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-cinquième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-694965164260089449</id><published>2007-05-16T08:14:00.000Z</published><updated>2007-05-16T08:15:54.793Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-quatrième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Il  est bientôt 18h et les promeneurs commencent à rentrer.&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves proposent aux garçons de terminer la soirée ensemble chez eux par un petit diner léger. Par contre ils ne veulent pas se coucher tard.&lt;br /&gt;Gilles et Manu acceptent l’invitation et conviennent eux aussi qu’ils ne partiront pas tard car le lendemain la journée commencera tôt.&lt;br /&gt;Manu prétexte vouloir se changer en vitesse et rentre chez lui. Il en profitera pour ramener une bouteille de vin. Il demande à Gilles de partir devant avec les garçons.&lt;br /&gt;D’une façon toute naturelle, cette demande franchit les lèvres de Manu.&lt;br /&gt;D’une manière toute aussi naturelle, Gilles entend cette demande et la trouve anodine.&lt;br /&gt;Il répond donc par la positive non sans déposer, au préalable, un baiser sur les lèvres du tendre blond menteur.&lt;br /&gt;Manu saute dans un bus en faisant un petit signe aux trois autres qui poursuivent leur route.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est vingt heures et Gilles tourne en rond chez Biquet et Jean-Yves.&lt;br /&gt;Ces derniers commencent aussi à s’impatienter.&lt;br /&gt;Gilles a déjà téléphoné 10 fois chez Manu sans réponses. Même Sylvie n’est pas là.&lt;br /&gt;Il ne comprend pas, il commence à redouter le pire.&lt;br /&gt;Il s’inquiète.&lt;br /&gt;Le couple d’amis essaie de le calmer et lui serve un verre.&lt;br /&gt;Le tic-tac de l’horloge est insupportable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt et une heure.&lt;br /&gt;Gilles n’y tient plus. Il va rentrer à l’appart. Il téléphone d’abord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« - Allo ? &lt;br /&gt;- Sylvie ? C’est Gilles !! Ecoute, tu n’as pas vu Manu ?&lt;br /&gt;- Je viens de rentrer et il n’y a personne. Mais il y’a un mot sur la table à nos deux noms.&lt;br /&gt;- Comment ça ‘un mot’ ?&lt;br /&gt;- Je ne sais pas… Une enveloppe.&lt;br /&gt;- J’aime pas ça ! Tu peux l’ouvrir ?&lt;br /&gt;- Ok…&lt;br /&gt;- Alors ? s’impatiente Gilles…&lt;br /&gt;- Il… il est parti…&lt;br /&gt;- Comment ça parti ??&lt;br /&gt;- Je te lis  : « Je pars. Je retourne voir mon passé. Je ne sais pas quand je reviendrai. Sylvie je suis désolé de te lâcher comme ça, mais j’en ai besoin. Je te laisse l’argent pour la part du loyer. Gilles, pardonne-moi mais je n’ai pas eu la force de te dire ça en face. Mais je t’aime trop pour continuer cette histoire avec toi. Tu vas souffrir autant que moi si l’on ne s’arrête pas immédiatement. Je m’en vais aussi de nous..Ne t’accroche pas à moi, je t’en prie. Je t’avais dit qu’un jour je te quitterai. Et bien ce jour est arrivé. Laisse les clés à Sylvie. Passe à autre choses. Je t’en supplie, laisses-moi m’en aller de toi. .Je vous embrasse tous les deux. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles à raccroché en silence et reste prostré.&lt;br /&gt;Il ne s’aperçoit pas que déjà les larmes coulent.&lt;br /&gt;Il a l’impression d’être dans une bulle de verre ou les sons parviennent assourdis, lointains.&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves ont compris que Manu était parti. &lt;br /&gt;Ils sont en train de comprendre qu’il à également quitté Gilles.&lt;br /&gt;Biquet s’approche et prend Gilles dans ses bras. &lt;br /&gt;Le contact du corps produit immédiatement une réaction épidermique et les pleurs sortent  d’un coup. Violemment, de façon saccadée. Gilles lâche d’un coup toute cette immense douleur qui vient du cœur, qui vient du ventre, qui vient de tous les pores de sa peau. Il ne parvient pas à s’arrêter. De toute façon il n’en a pas envie. Il laisse vomir toute cette tristesse dont l’immensité le submerge.&lt;br /&gt;L’histoire s’achève donc ici.&lt;br /&gt;C’est ce soir, en  plein mois de mai que Gilles doit faire une croix sur son premier amour.&lt;br /&gt;Il pense à tout, à rien, à qui ? A quoi ? Il est perdu. Il veut dormir. Non c’est ça, il va se réveiller. Non, il ne dort pas. Oui il est seul. Non il ne veut pas, non il n’a pas le choix. Oui Manu est parti. Oui tout est fini. Non ce n’est pas vrai. Si c’est vrai. Non il ne peut pas imaginer dormir sans lui. Si, il va dormir seul. Non il ne peut pas. Si, il le faudra. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux garçons le console comme ils peuvent. &lt;br /&gt;Ils le gardent avec eux pour la nuit. Ils ne veulent pas le laisser partir. &lt;br /&gt;Sylvie rappelle pour dire qu’elle vient les rejoindre. Elle non plus ne veut pas rester seule.&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves comprennent que la nuit va être courte mais tant pis. Ils vont prendre soin de Gilles et aussi de Sylvie.&lt;br /&gt;Biquet passe le relais à Jean-Yves et va commencer à faire réchauffer quelque chose pour diner.&lt;br /&gt;Gilles se redresse. Il dit qu’il n’a pas faim.&lt;br /&gt;Il faudra manger tout de même lui intiment les deux garçons. &lt;br /&gt;Tout part en vrille dans sa tête. Il a l’impression qu’il est perdu au milieu de nulle part et que les ombres s’approchent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sylvie vient d’arriver. Elle est assez choquée. Elle ne comprend pas non plus. Pourquoi ce silence et cette fuite si soudaine. Pourquoi avoir fait tout ça en secret ? Ourdi ce départ et l’avoir gardé pour lui ?&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves qui connaissent bien Manu se lance un peu dans sa défense. &lt;br /&gt;Ils expliquent que Manu à toujours fonctionné dans l’urgence et qu’il va toujours au bout de ce qu’il décide. Que c’est dans sa nature d’être solitaire. Parfois ça se met en veille chez lui, mais quand ça se réveille, ce besoin d’être seul, ou de repartir de zéro, c’est plus fort que lui. Il ne fait rien de méchant, d’ailleurs il ne ment pas. Il cache parfois des vérités pour prendre soin des autres. Même si ça fait mal, il faut accepter son choix. Personne n’a le droit de décider pour lui.&lt;br /&gt;Ils disent à Gilles qu’ils n’ont jamais vu Manu autant amoureux d’un garçon avant lui. Gilles a été un déclencheur de vie. Et l’évolution dernière de sa maladie lui a fait prendre conscience qu’il devait régler des problèmes du passé. Des non-dits qui aujourd’hui doivent être verbalisés.&lt;br /&gt;Alors Manu à décidé de partir. Gilles doit accepter cet état de choses. Surtout ne pas lui en vouloir. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles le sait bien tout ça. Il l’a toujours su. Depuis le début il savait qu’il y’aurait une rupture un jour ou l’autre. Bien entendu qu’il n’en veut pas à Manu.&lt;br /&gt;Evidemment !!!&lt;br /&gt;Il s’en veut surtout à lui de ne pas s’être davantage protégé. De s’être trop laisser aller à l’amour.&lt;br /&gt;Mais y’a-t-il une autre solution que de se laisser aller quand on aime ?&lt;br /&gt;Doit-on toujours se dire que puisqu’il y’aura une fin, autant ne pas s’engager sentimentalement ?&lt;br /&gt;Gilles est tout nouveau dans le domaine amoureux.&lt;br /&gt;Il a peur de ne plus savoir comment faire. D’ailleurs il n’imagine même pas à cet instant là, pourvoir faire l’amour à un autre garçon. Baiser oui, mais pas faire l’amour.&lt;br /&gt;Juste des gestes échangés. Du plaisir brut. Pas de sentiments.&lt;br /&gt;Ce soir Gilles à l’impression d’avoir perdu son âme.&lt;br /&gt;Les larmes cessent de couler d’elle-même.&lt;br /&gt;Quelque chose se brise en lui. Mais il ne sait pas vraiment ou. Il ne parvient pas à analyser ce sentiment nouveau. Mais quelque chose vient de changer. &lt;br /&gt;Brutalement.&lt;br /&gt;Sauvagement.&lt;br /&gt;Inévitablement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles vient de perdre une part importante de lui-même.&lt;br /&gt;Il relève la tête et regarde ses amis.&lt;br /&gt;Il demande à manger.&lt;br /&gt;Finalement il a faim de nouveau…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-694965164260089449?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/694965164260089449/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=694965164260089449' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/694965164260089449'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/694965164260089449'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-quatrime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-quatrième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8467580870630015801</id><published>2007-05-09T07:12:00.000Z</published><updated>2007-05-09T07:21:47.012Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-troisième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;La soirée s’achève tard dans la nuit et les quatre garçons sont bien fatigués et plutôt ivres. De fait, Gilles et Manu restent dormir chez le couple d’amis qui déplie le canapé et confectionne un lit douillet pour recevoir en son creux les corps alcoolisés des deux garnements énamourés.&lt;br /&gt;Il est presque 5 heures du matin en ce dimanche de mai. &lt;br /&gt;Le sommeil est immédiat pour tous car Gilles à juste le temps d’écouter le silence environnant avant de mettre un bras autour de celui qu’il aime et de s’endormir.&lt;br /&gt;Le sommeil est profond.&lt;br /&gt;Aux alentours de midi, de petits bruits venant de la cuisine se font un peu entendre. &lt;br /&gt;Gilles ouvre les yeux. &lt;br /&gt;Presque sept heures de sommeil non-stop. Il se sent bien dès le réveil. Pas de mal de tête, pas le corps lourd. Il est bien tout simplement.&lt;br /&gt;Il devine que Biquet et Jean-Yves sont en train de préparer un petit déjeuner qui, les connaissant, sera plus de l’ordre du brunch. C'est-à-dire du ‘salé’ qui tient au ventre mais aussi du thé, du jus de fruits, etc…&lt;br /&gt;Il tourne la tête vers l’homme de sa vie. Celui-ci dort comme un bébé et émet un léger ronflement. L’alcool à souvent sur lui un effet soporifique.&lt;br /&gt;Gilles dépose un baiser sur son front et se lève pour se diriger vers les bonnes odeurs des dimanches matins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les dimanches matins ! &lt;br /&gt;Depuis toujours il les aime lorsqu’il se réveille dans un endroit qui n’est pas chez lui. Car cela signifie obligatoirement que la soirée précédente fut belle et agitée et que le dimanche commence donc aussi de manière festive dans la mesure où l’on se retrouve avec les mêmes que la veille et que, encore la tête toute agitée, on se retrouve, la gueule enfarinée, ensemble pour partager ce début de journée. &lt;br /&gt;Les dimanches ordinaires sont tellement mornes, que l’expectative d’avoir une matinée plus accélérée qu’a l’habitude est tout à fait stimulante.&lt;br /&gt;Gilles se dit au passage, que cela fait presque 6 mois que ses dimanches ont toujours ce goût de fête. Même lorsqu’il n’est pas avec Manu, le simple fait de savoir qu’il va le voir dans la journée met de la lumière dans le gris du ciel lorsque les dimanches mornes de l’hiver ne nous poussent pas plus loin que le canapé et la TV, pour se laisser aller à zapper et à s’encombrer la tête d’images inutiles, souvent incompréhensibles mais qui, à chaque fois, ont l’avantage de faire passer le temps…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles franchit le seuil du salon.&lt;br /&gt;Les deux garçons s’activent à faire la cuisine, ils sont déjà tout sourire et viennent faire de gros bisous sonores à Gilles qui se retrouve propulsé sur la chaise avec un grand verre de jus de fruit devant lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« - Alors bien dormi coco ?&lt;/i&gt; demande Biquet&lt;br /&gt;&lt;i&gt;- Carrément bien oui. J’ai même pas le moindre début d’une petite migraine, c’est magique non ?&lt;br /&gt;- Non&lt;/i&gt;, renchérit Jean-Yves, &lt;i&gt;c’est simplement que les alcools étaient de bonnes qualités darling et que tu n’as pas fait trop de mélanges.&lt;br /&gt;- Mmmouais… Sans doute, mais en tout cas j’étais bien bourré en me couchant. Mon organisme doit bien s’accommoder de tout ça. Je dois avoir de la chance de ne pas être en train de vomir sur les chiottes !!&lt;br /&gt;- C’est sur&lt;/i&gt;, réplique Jean-Yves, &lt;i&gt;c’est le privilège de n’avoir encore pas 20 ans.&lt;br /&gt;- Arrêtes de faire ta « vieille »&lt;/i&gt; rétorque Biquet dans un sourire… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles s’aperçoit qu’il ne s’est pas trompé quant aux odeurs des aliments. Effectivement en plus du thé, des tartines et des fruits, Biquet fait une grande poêle d’œufs brouillés au bacon et au saumon tout en découpant quelques tranches de jambon et de fromages divers et variés.&lt;br /&gt;Gilles en à l’eau à la bouche et est bien étonné de la force de sa faim. &lt;br /&gt;Ce matin, il dévorerait un loup.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur ce, Manu fait son entrée en scène. Les cheveux hirsutes et la mine un peu pâle, il semble tout de suite dans un moins bon état que les autres. Il regarde les 3 garçons, l’œil torve, et voit très vite que ces derniers ont bonne mine. Ca l’énerve un peu. Il ronchonne des borborygmes inaudibles et vient s’asseoir sur les genoux de Gilles. Au passage il vide son verre de jus de fruit et émet un petit rôt des plus distingués. &lt;br /&gt;Gilles met sa main glacée dans le caleçon de Manu pour redonner un peu de tenue à celui-ci.&lt;br /&gt;L’effet est immédiat et Manu se retourne pour chahuter sous le regard amusé des autres.&lt;br /&gt;Tout le monde s’attable pour engouffrer cette divine nourriture qui se présente.&lt;br /&gt;Biquet et aux anges. Par-dessus tout il adore quand leurs invités se régalent de ses repas. Et comme c’est le cas à chaque fois, et bien Biquet vole toujours sur son nuage de bonheur au gré du temps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le milieu de l’après-midi, et après la douche d’usage, les quatre compères décident d’aller marcher dans la vieille ville. &lt;br /&gt;Le ciel est bleu et le soleil de la partie.&lt;br /&gt;Ils se dirigent donc vers le vieux Lyon tout en flânant devant les boutiques fermées du centre ville.&lt;br /&gt;Certains garçons connus du milieu gay croisent leur route et font un petit salut discret vers eux.&lt;br /&gt;L’air est léger et Gilles se sent en phase avec la douceur du jour. &lt;br /&gt;Il est bien en compagnie de son homme et de ces deux amis avec qui il commence réellement à être à l’aise ; non plus comme une ‘pièce rapportée ‘ mais dorénavant comme quelqu’un d’intégré au groupe. &lt;br /&gt;Véritablement intégré, même « accepté » ce qui est en soi énorme quand on arrive dans un groupe aussi soudé que celui de « La rue du Dauph » comme ils se sont auto-nommés eux-mêmes.&lt;br /&gt;Comme une espèce de club secret. Quelque chose d’inaccessible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi ils marchent dans la ville et se dirigent vers St-Jean.&lt;br /&gt;Manu va bien, il doit reprendre son travail le lendemain, d’ailleurs en passant devant la gare St-Paul, Manu dit devoir téléphoner à son patron. Il y’a une cabine dans la gare. Il s’y dirige et dit au groupe de ne pas l’attendre. Il les rejoindra dans 5 minutes.&lt;br /&gt;Alors les 3 garçons continuent de flâner.&lt;br /&gt;Biquet regarde les boutiques.&lt;br /&gt;Jean-Yves s’arrête devant tel ou tel immeuble. L’architecture lui parle.&lt;br /&gt;Gilles ferme les yeux et fait face au soleil. &lt;br /&gt;Manu les rejoint quelques instants plus tard et ils continuent tous ensemble leur marche.&lt;br /&gt;Les cœurs battent à l’unisson.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;Sauf celui de Manu qui bat plus vite.&lt;br /&gt;Il angoisse un peu à devoir mettre à exécution sa décision.&lt;br /&gt;Car dans quelques heures il va partir.&lt;br /&gt;Et ce voyage va être terrible.&lt;br /&gt;Il retourne dans son passé.&lt;br /&gt;Il va faire face à sa mère, à son père.&lt;br /&gt;Ces inconnus depuis tant d’années.&lt;br /&gt;Il va leur dire que sa vie ne tient qu’à un fil.&lt;br /&gt;Il va leur dire tout ce qu’il à traversé par leur faute.&lt;br /&gt;Il en a besoin.&lt;br /&gt;Il part seul et n’a parlé à personne de tout ça.&lt;br /&gt;Il va en profiter aussi pour mettre une distance entre lui et Gilles.&lt;br /&gt;Sinon il n’y arrivera pas. &lt;br /&gt;Il aime trop Gilles pour l’emmener dans ses gouffres.&lt;br /&gt;Il a des larmes qui commencent à monter, mais il les étouffe dans un sourire quand il croise le regard de celui qu’il aime.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il remonte ses lunettes de soleil.&lt;br /&gt;Dans sa veste un billet de train est soigneusement plié.&lt;br /&gt;Départ ce jour à 19h00&lt;br /&gt;Direction Nantes.&lt;br /&gt;Un aller simple…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8467580870630015801?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8467580870630015801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8467580870630015801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8467580870630015801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8467580870630015801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-troisime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-troisième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-7512036628621033892</id><published>2007-05-05T09:38:00.000Z</published><updated>2007-05-05T09:46:00.716Z</updated><title type='text'>Interlude</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Je donne depuis plusieurs semaines une place importante dans ce blog à &lt;b&gt;"Sur le Trajet"&lt;/b&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ca prend également beaucoup de place dans ma tête au jour le jour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui je reçois pas mal de messages de gens qui me disent aimer. Mais ce sont des gens que je connais.&lt;br /&gt;Par ailleurs je sais que plusieurs personnes me lisent.&lt;br /&gt;Je ne sais pas comment faire pour voir combien de personnes viennent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerai que chacun laisse un commentaire sur ce post. Connus ou inconnus, et qu'ils me disent s'ils aiment cette histoire. J'ai besoin d'avoir une vision d'ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La fin est loin d'être écrite et j'aimerai peut-être donné à tout ceci une autre dimension par la suite. Mais pour cela, j'ai besoin de vous...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Merci de me mettre sur la voie...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Kiss to all.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sha.&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-7512036628621033892?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/7512036628621033892/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=7512036628621033892' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7512036628621033892'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7512036628621033892'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/interlude.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Interlude&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6659443334956963515</id><published>2007-05-04T11:35:00.000Z</published><updated>2007-05-04T11:36:52.905Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-deuxième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles se réveille en sursaut. Il est en sueur.&lt;br /&gt;Hagard il regarde à droite, à gauche…&lt;br /&gt;Manu est là, allongé sur le lit.&lt;br /&gt;Quel cauchemar que celui-ci ! Gilles n’en revient pas de son aspect tellement réel.&lt;br /&gt;Quand se sont-ils endormis tous les deux ?&lt;br /&gt;Gilles s’en souvient. C’était il y’a tout juste une heure.&lt;br /&gt;Juste après l’amour.&lt;br /&gt;Les corps fatigués d’avoir trop donnés parfois nous mettent à rude épreuve. Et sans se douter de rien on sombre dans l’inconscience et l’on part dans le monde des rêves.&lt;br /&gt;De ce rêve, Gilles s’en serait bien passé.&lt;br /&gt;En fait ils ne sont pas allés sous la douche, ils se sont simplement endormis et Gilles à juste rêvé la suite.&lt;br /&gt;A cet instant Manu ouvre un œil, sans doute surpris de voir Gilles le regard encore hagard, il glisse sans main dans la sienne en se demandant ce qui se passe. &lt;br /&gt;Gilles lui dit simplement avoir fait un mauvais rêve et qu’il a besoin de reprendre ses esprits.&lt;br /&gt;Manu l’entraîne alors sous la douche. Gilles se laisse faire, mais il est hors de question qu’ils jouent à faire les enfants et il est surtout hors de question que Manu lui propose d’aller au resto.&lt;br /&gt;Gilles refuserait avec une telle ferveur que Manu risquerait de ne pas comprendre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En guise de douche, Manu fait couler un bain et les deux garçons se laissent couler dans cette eau chaude qui détend immédiatement les muscles de Gilles.&lt;br /&gt;Manu masse Gilles dans le bain et cela à tout de suite un effet bénéfique sur ce dernier qui se détend totalement et se laisse aller contre Manu.&lt;br /&gt;Lorsqu’ils sortent tous les deux du bain, les deux garçons décident de sortir prendre l’air et d’aller faire une surprise à Biquet et Jean-Yves, le couple d’amis quadra de Manu.&lt;br /&gt;Ils habitent à quelques rues de là, et cette déambulation dans les rues est particulièrement agréable car le fond de l’air est très doux et ni l’un ni l’autre n’ont envie de prendre le bus.&lt;br /&gt;Une marche à pieds bienfaisante. Gilles, tout en marchant, ne peut s’empêcher de repenser aux détails de son cauchemar. Il en a encore des frissons dans le dos. &lt;br /&gt;Tout semblait si vrai… Les batailles dans la baignoire, le voyage en voiture et enfin le clash !!&lt;br /&gt;Le cerveau est un organe qui peut nous jouer bien des tours étranges se dit Gilles, et il espère bien ne jamais vivre en réel la situation qu’il à vu dans son sommeil. &lt;br /&gt;Il va faire en sorte que ce rêve ne soit en rien prémonitoire, dut-il ne jamais remonter en voiture avec Manu !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vingt minutes plus tard ils sonnent à la porte du couple d’amis. &lt;br /&gt;La porte s’ouvre en laissant apparaître le regard poupin de Jean-Yves qui, malgré sa quarantaine approchant, garde dans le regard une innocente fraîcheur qui fait plaisir à voir et d’autant plus au vu de sa réaction quand il voit les 2 garçons à sa porte.&lt;br /&gt;Pas de fioriture, pas de tergiversation : il ouvre sa porte en grand et les invite immédiatement à entrer. Biquet qui à entendu la sonnerie pointe son nez aussi et laisse immédiatement transparaître sa joie quand il aperçoit les visiteurs.&lt;br /&gt;Comme de bien entendu, les bouteilles d’alcool pour l’apéritif font une apparition quasi instantanée et les verres promettent d’ors-et-déjà de s’enchaîner joyeusement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Biquet et Jean-Yves sont réellement eux aussi un couple antinomique dans le sens ou ils n’ont pas du tout les mêmes centre d’intérêt mais s’intéressent mutuellement l’un l’autre, ce qui n’est déjà pas si mal, voire même primordial.&lt;br /&gt;Biquet est conducteur de camion et est régulièrement sur les routes la semaine. Jean-Yves, quant à lui, est archéologue. Il est passionné d’histoire, d’objets rares, de civilisations anciennes. Il est curieux de tout et surtout des autres, de leurs besoins, de leurs envies, de tout ce qui fait qu’un individu est unique.&lt;br /&gt;Ils se sont rencontrés dans une cafétéria d’autoroute, et le surlendemain de leur rencontre ils emménageaient ensemble. Ca fait presque quinze ans, et ils adorent se remémorer ces instants.&lt;br /&gt;Biquet est un passionné de cuisine et puisque personne n’a rien de particulier à faire ce soir, il se lance dans la confection d’un plat inopiné. Grâce à tout ce qu’il peut dénicher dans le frigidaire, il va faire naître un plat conjugué de saveurs telles, que même le plus aguerri n’aurait pas eu l’idée d’associer.&lt;br /&gt;Gilles et Manu aident à dresser le couvert. Ils sont ravis à l’expectative de cette soirée improvisée et le plaisir qui se lit sur les visages de leurs amphitryons fait qu’ils se sentent définitivement serein ce soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tandis que Biquet et Jean-Yves sont en cuisine, Manu ressert une tournée d’apéro tout en dansant légèrement au son de la musique cubaine qu’écoutaient les deux hommes avant l’arrivé des garçons.&lt;br /&gt;Il glisse doucement sur le parquet, lève un verre de gin vers les lèvres de Gilles et l’abreuve de cet alcool.&lt;br /&gt;Il met ensuite sa langue dans la bouche de Gilles et vole quelques gouttes du breuvage.&lt;br /&gt;Gilles commence à sentir monter en lui l’excitation.&lt;br /&gt;De la cuisine surviennent des odeurs de paprika, d’oignon et d’herbes de Provence.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu prend la main de Gilles et pose les verres sur la table basse.&lt;br /&gt;Il commence à entamer une danse chaloupée, et Gilles le suit tant bien que mal.&lt;br /&gt;Puis ils tournent l’un et l’autre, tels des danseurs de bals.&lt;br /&gt;Comme disait la chanson : « Non je ne me souviens plus du nom du bal perdu, ce dont je me souviens c’est de ces amoureux qui ne regardaient rien autour d’eux, (…)ce dont je me souviens c’est qu’ils étaient heureux les yeux au fond des yeux… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu  regarde Gilles dans les yeux.&lt;br /&gt;Gilles essaye de deviner ce que cache ce regard profond.&lt;br /&gt;Manu n’a encore pas dit à Gilles que dans 24 heures il va disparaître…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6659443334956963515?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6659443334956963515/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6659443334956963515' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6659443334956963515'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6659443334956963515'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-deuxime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-deuxième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-2355240232890563001</id><published>2007-05-03T11:33:00.000Z</published><updated>2007-05-04T08:00:03.347Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingt-et-unième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Les deux amants se précipitent donc dans le métro pour rentrer chez eux. Ils courent presque dans la rue pour pouvoir très vite se retrouver entre eux afin de laisser libre cours à leurs désirs réciproques trop mis en berne par la force des choses ces derniers jours.&lt;br /&gt;Ils ouvrent la porte et la claque violemment. &lt;br /&gt;Personne ne sait qui déshabille qui car les corps tournent en cadence tandis que les vêtements s’envolent et retombent telle une pluie de coton sur le parquet du petit appartement de la rue du Dauphiné.&lt;br /&gt;Les mains des deux garçons parcourent le corps de l’autre comme une découverte alors qu’ils en connaissent les moindres secrets depuis plusieurs mois. &lt;br /&gt;Il y’a comme une urgence dans les gestes échangés, comme si cette étreinte était la dernière. Chacun des deux amants s’occupe avant tout du plaisir de l’autre. Cela à toujours été ainsi depuis le début entre eux, car ni l’un ni l’autre ne peut concevoir de prendre du plaisir sans en donner à l’autre.&lt;br /&gt;Alors les deux garçons s’attendent, s’épient, s’éprennent…&lt;br /&gt;Comme des serpents enfermés dans une cage de verre, les deux corps glissent, s’enlacent, se serrent pour donné l’impression de ne faire plus qu’un. &lt;br /&gt;Un corps unique formé de l’essence de chacun. &lt;br /&gt;Un être mutant composé de deux amours réciproque, un magma de sens, un bouillonnement de vie.&lt;br /&gt;Les heures passent et les amants ne se lassent pas de s’accrocher l’un à l’autre.&lt;br /&gt;Les draps trempés de leur sueur se froissent au moindre mollet qui glisse dessus, au moindre dos qui serpente dessus, à la moindre main qui s’y agrippe.&lt;br /&gt;A l’heure du dernier cri, la nuit s’avance déjà derrière les volets clos et, comme surpris par tant d’appétit et de désir, Gilles et Manu se regardent pantois en se disant que jamais cela n’avait été aussi fort entre eux. &lt;br /&gt;C’est comme un sommet, le haut d’une vague….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Est-ce que l’on peut rester indéfiniment au sommet de la vague ? &lt;br /&gt;Doit-on forcément redescendre un jour ?&lt;br /&gt;L’autarcie des sens est-elle possible ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu entraîne Gilles sous la douche et ils recommencent leur jeu de chaque fois qu’ils se retrouvent nus dans cette baignoire.&lt;br /&gt;Le carrelage de la salle de bain est toujours mis à rude épreuve, mais tels deux enfants déchaînés, ils font les fous, s’arrosent, se donnent des claques sur les fesses et se jette du shampooing à la figure.&lt;br /&gt;Chacun garde en soi une part de l’enfance et de ses désordres. Manu et Gilles en sont le meilleur exemple à cet instant là.&lt;br /&gt;Ils sortent enfin de la baignoire et s’essuient mutuellement, avec toujours des mouvements tout en douceur. La peau de Manu est toujours diaphane. Comme si le rose semblait absent.&lt;br /&gt;Gilles le remarque surtout sur la poitrine ou il aperçoit même le bleu des veines à fleur de peau. Puis il dépose un baiser au creux des reins de Manu.&lt;br /&gt;Manu prend son visage dans ses mains pour l'embrasser. &lt;br /&gt;Il lui propose d’aller enfin diner dans ce restaurant ou ils devaient aller le jour de son malaise. &lt;br /&gt;Gilles est d’accord. &lt;br /&gt;Manu appelle, réserve, emprunte la voiture de Sylvie et quelques instants plus tard, ils roulent ainsi tous les deux pour sortir de Lyon et se rendre dans les Dombes à une cinquantaine de kilomètres de là. &lt;br /&gt;Il n’y a personne sur la route, les vitres sont baissées car l’air est lourd. &lt;br /&gt;La radio diffuse un hit de l’époque, une musique house, quelque chose de très saturé.&lt;br /&gt;Le volume est au maximum.&lt;br /&gt;Manu accélère.&lt;br /&gt;Le vent pénètre l’habitacle de la voiture et donne un parfum de fraîcheur de plus en plus prégnant tandis qu’ils sortent de la ville et pénètrent dans la campagne alentours.&lt;br /&gt;Il y’a des odeurs de fleurs, d’herbe coupée, de terre mouillée.&lt;br /&gt;Gilles fume une cigarette en laissant son esprit vagabonder. Il adore faire ça à chaque fois qu’il est en voiture.&lt;br /&gt;Rouler lui donne toujours envie de s’évader, et rarement il parle à l’autre quand il est en voiture.&lt;br /&gt;Manu le sait et ne s’en offusque pas, puis de toute façon entre le bruit de la radio et celui du moteur, toutes velléités de conversations seraient immédiatement réduites à zéro.&lt;br /&gt;Alors Gilles tire des bouffées sur sa cigarette dont l’embout rougit ardemment avec la force du vent.&lt;br /&gt;Manu passe la vitesse supérieure.&lt;br /&gt;Les phares des voitures en sens inverse se font de plus en plus rares, signe qu’ils s’éloignent un peu plus de la ville à chaque minute qui passe.&lt;br /&gt;Manu accélère encore.&lt;br /&gt;Gilles laisse sa tête flotter dans le vent.&lt;br /&gt;Manu tourne la sienne vers lui et lui fait son plus beau sourire.&lt;br /&gt;Il n’a pas le temps d’éviter la voiture qui arrive en face.&lt;br /&gt;Les genoux de Gilles explosent contre la boîte à gant tandis que Manu est projeté à travers le pare-brise.&lt;br /&gt;Il fait sombre et Gilles se laisse aller doucement, tout doucement contre l’ombre…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-2355240232890563001?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/2355240232890563001/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=2355240232890563001' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2355240232890563001'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2355240232890563001'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingt-et-unime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingt-et-unième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1088933190980695593</id><published>2007-05-02T15:40:00.000Z</published><updated>2007-05-02T15:42:30.435Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître vingtième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Quelques jours plus tard, Manu sort de la chambre 218 et de l’hôpital par la même occasion. Il est rétablit et se sent en pleine forme. Il n’a plus de diarrhées depuis 3 jours et se nourrit convenablement. Il doit néanmoins et dorénavant, boire au moins un litre d’eau par jour.&lt;br /&gt;Les analyses médicales n’ont rien identifiées de particulier et le diagnostic se clos par une gastro-entérite aigüe aggravée par un manque d’hydratation et une alimentation peu équilibrée.&lt;br /&gt;Toutefois, Manu sait très bien que la gravité de sa gastro est bien évidemment liée à son statut sérologique qui fait que, petit à petit, ses défenses immunitaires se meurent faisant ainsi d’une simple petite infection, une lutte échevelée pour reprendre le dessus.&lt;br /&gt;Manu se demande alors qu’est-ce que ce sera quand ce ne sera pas une « simple petite infection » qui lui tombera dessus !!&lt;br /&gt;Mais aujourd’hui Manu n’y pense pas.&lt;br /&gt;Il va bien, le soleil brille en ce joli mois de mai et Gilles est dans le jardin qui l’attend pour rentrer avec lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu l’aperçoit à travers la vitre et sent monter en lui un sentiment puissant qui lui fait penser que c’est ce garçon qu’il à longtemps chercher et que c’est ce garçon qu’il veut pour aller jusqu’au bout. &lt;br /&gt;Pourtant à-t-il le droit de lui faire endurer ça ? &lt;br /&gt;Le garçon va bientôt avoir 19 ans et il n’a peut-être pas besoin, au commencement de sa vie amoureuse, d’accompagner son premier amour vers une mort inéluctable.&lt;br /&gt;Il a encore des étoiles dans les yeux et Manu s’en voudrait tellement de les faire pâlir, voire s’éteindre…&lt;br /&gt;Alors il va falloir qu’il prenne une décision Manu, pour le bien de Gilles, pour le bien de celui qu’il aime. Et tant pis si Manu finit seul, il en a l’habitude.&lt;br /&gt;Il préfère faire mal à Gilles avant que la situation ne se dégrade et que chaque jour qu’il passe aux côtés de Manu ne soit trop dur à vivre pour sa jeune vie. &lt;br /&gt;Accompagner quelqu’un vers une fin de vie doit être très dur à vivre au jour le jour, Manu le sait, et il à peur que Gilles, aveuglé par son amour pour lui, ne s’en rende pas véritablement compte. &lt;br /&gt;Puis Manu préfère finir ça seul. Ce sera entre lui et son VIH. Il n’y aura personne d’autre pour souffrir. &lt;br /&gt;Manu le veut !&lt;br /&gt;Il ne sait pas encore comment, mais il va changer des choses dans sa vie. &lt;br /&gt;Par amour pour Gilles il va prendre des décisions.&lt;br /&gt;Pour le moment il regarde Gilles à travers la porte d’entrée. Il la pousse et le rejoint pour se jeter dans ses bras.&lt;br /&gt;Tandis qu’ils sont enlacés, Manu lui demande pardon en silence et par avance du mal qu’il va lui faire.&lt;br /&gt;Manu le serre plus fort encore.&lt;br /&gt;Plus fort qu’il ne l’a sans doute jamais fait avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles est heureux d’être dans les bras de son amour. Il sent que la réciproque est vraie à la force de l’étreinte de Manu qui semble effectivement avoir retrouvé toutes ces forces.&lt;br /&gt;Tandis qu’il est dans ses bras, Gilles ferme les yeux et s’imagine comme ça pour l’éternité. &lt;br /&gt;Retrouver chaque nuit, chaque matin les bras de Manu, s’y blottir et se repaître de sa chaleur. &lt;br /&gt;Vivre, aimer, danser, rire, pleurer, partager tout, toujours tout avec Manu.&lt;br /&gt;Après les premiers doutes liés à ces derniers jours, aujourd’hui il le sait, il aura la force d’aller jusqu’au bout. Tant pis si ça lui laisse des cicatrices à l’âme, il veut accompagner Manu jusqu’à la fin.&lt;br /&gt;Gilles le veut !&lt;br /&gt;Il ne sait pas encore comment mais il va tenter de faire changer les choses et de lui rendre les jours de souffrance plus doux.&lt;br /&gt;Ces jours de souffrance qui sont peut-être encore lointains, ou peut-être pas.&lt;br /&gt;Alors il faut se tenir prêt.&lt;br /&gt;Pour le moment il serre Manu contre lui, il essaie de lui rendre toute la puissance de son étreinte en lui demandant en silence de l’accepter à ses côtés pour combattre ensemble.&lt;br /&gt;En cet instant précis ils tourbillonnent dans la brise du soir…&lt;br /&gt;Les gens les regardent ébahis, outrés, amusés… C’est selon…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous sommes en mai 1987, c’est une fin d’après-midi de printemps.&lt;br /&gt;Deux amants ont des volontés farouches.&lt;br /&gt;Deux amants ne savent pas que leurs volontés sont à l’opposé.&lt;br /&gt;Deux amants, par amour, vont se perdre…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1088933190980695593?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1088933190980695593/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1088933190980695593' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1088933190980695593'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1088933190980695593'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-vingtime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître vingtième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1308793647873359473</id><published>2007-05-02T09:20:00.000Z</published><updated>2007-06-26T13:43:31.019Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître dix-neuvième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Dans la chambre 218, Manu est allongé. Il dort. Dans l’après-midi il a eu de violente contractions abdominales et à eu de violentes diarrhées qui l’ont amené à faire une forte chute de tension et à perdre connaissance tandis qu’il était en train de travailler. C’est arrivé peu de temps après que Gilles et Nathalie l’aient quitté. &lt;br /&gt;Gilles et Sylvie sont à côté de lui. Ils veillent sur lui.&lt;br /&gt;Il semble avoir contracté une bactérie. Les médecins n’en savent pas plus. Ils vont le garder en observation pendant quelques jours. &lt;br /&gt;Les diarrhées se sont pourtant calmées, mais Manu reste très faible et très déshydraté. Effectivement, Manu ne boit que rarement pendant la journée. Il va devoir changer sa façon de faire.&lt;br /&gt;Gilles et Sylvie sont là depuis presque une heure, et il ne s’est toujours pas réveillé. L’infirmière leur dit qu'ils feraient mieux de partir, les visites sont bientôt terminées et elle lui dira qu'ils sont passés le voir durant son sommeil.&lt;br /&gt;Gilles l’embrasse sur le front ; il est brulant. Il fait de la fièvre sûrement et le signale à l’infirmière qui lui dit qu’elle s’occupe de tout. &lt;br /&gt;Gilles a les larmes aux yeux en quittant l’hôpital et Sylvie lui donne le bras. Ils rentrent tout deux dans le silence, sans un mot.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La nuit de Gilles est pleine de cauchemars et il se réveille plusieurs fois en sueur. Est-ce donc la le début des hostilités avec la maladie ?&lt;br /&gt;Est-ce qu’elle est déjà prête à commencer la bataille ?&lt;br /&gt;Cette salope ne laisse donc aucun répit, même à ceux qui s’aiment ?&lt;br /&gt;L’amour ne protège-t-il donc de rien ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain, il retrouve Nathalie et lui raconte sa soirée. Elle ne comprend pas ce qui se passe réellement, il ne lui à pas dit que Manu était séropo. En 87, les gens sont encore souvent effrayés par cet état d’être et Gilles préfère ne pas s’étendre sur le sujet avec d’autres. Pour l’instant il n’en parle qu’avec ceux qui sont au courant et c’est très bien comme ça. Par ailleurs il s’informe sur l’avancée des traitements et de la recherche. Mais ce n’est que le début et ce ne sont que les prémices.&lt;br /&gt;Alors Gilles garde avec lui cette inquiétude qui le ronge. Etrangement, il n’est pas inquiet pour lui-même. Il n’a que Manu dans la tête et son bien-être.&lt;br /&gt;Pourtant en 1987 on ne connaissait pas véritablement tous les modes de transmissions du virus, mais Gilles n’a jamais pensé au fait qu’il pouvait, lui aussi, peut-être, attrapé ce virus. C’est quelque chose qui lui passait complètement au dessus.&lt;br /&gt;Il n’était pas inconscient, loin de là, il avait simplement dans le cœur une colère contre ce virus qui fait qu’il ne pensait même pas à lui comme un danger, mais comme un ennemi avant tout, qu’il fallait écraser misérablement.&lt;br /&gt;Il commençait une guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fort ce tout ça, Gilles termine tant bien que mal sa journée de cours et se précipite à l’hôpital dès qu’il le peut. En arrivant, il trouve à son chevet Isabelle et Amar.&lt;br /&gt;Manu est réveillé et à bien meilleure mine que la veille. Il à passé une bonne nuit et sa réhydratation lui a fait le plus grand bien. Par ailleurs il a de l’appétit et à très bien déjeuner le midi.&lt;br /&gt;Les diarrhées semblent s’être arrêtées d’elles mêmes.&lt;br /&gt;Isabelle et Amar embrasse Gilles avec beaucoup de tendresse. Manu le sert très fort dans ses bras aussi et Gilles repousse une crise de larmes qui arrive à grande vitesse. Il la repousse de toutes ses forces en prétextant un appel urgent à passer à ses parents. Il ressort de la chambre en espérant que personne n’ai rien remarqué.&lt;br /&gt;Dehors il lâche tout. Ca fait du bien, ça coule tout seul. Les spasmes sont assez rudes mais il parvient à se calmer rapidement et fait un détour par les toilettes pour chasser la rougeur de ses yeux.&lt;br /&gt;Lorsqu’il revient, Manu n’est pas dupe et lui fait un petit sourire en coin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Amar et Isa s’en vont une petite heure plus tard et Gilles reste seul avec Manu.&lt;br /&gt;Il prend la main de son petit malade dans le creux de la sienne, il embrasse doucement cette main si blanche ce soir.&lt;br /&gt;Puis il dépose les lèvres sur celles de Manu et l’embrasse longuement.&lt;br /&gt;L’infirmière rentre au même instant mais ne dit pas un mot. Elle à peut-être même souris un peu. Elle à juste déposé un dossier sur la table de la chambre et s’est retirée simplement, sans un bruit.&lt;br /&gt;Le dossier est celui de Manu. Le médecin ne va pas tarder à venir faire sa visite et Gilles va devoir partir.&lt;br /&gt;Il remarque cependant qua Manu est en érection après ce long baiser, et que lui aussi. Ils partent tout deux dans une petite crise de rire en attendant que l’excitation s’en aille.&lt;br /&gt;Il est déjà clair, qu’au soir de sa sortie, Manu et Gilles feront l’amour encore plus fougueusement que d’habitude.&lt;br /&gt;Ca éclate déjà en eux et s’il n’y avait pas cette non-intimité hospitalière, ils se seraient déjà jetés l’un sur l’autre pour échanger un plaisir à chaque fois plus fort et plus violent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles remet sa veste enfin et promet à Manu de revenir le lendemain.&lt;br /&gt;Avant de sortir Manu le regarde avec insistance et laisse échapper quelques mots : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« - Tu sais que ce n’est qu’un début tout ça hein ? Je ne veux pas que tu souffres par la suite, je tiens trop à toi pour ça. &lt;br /&gt;- Je resterai avec toi tant que nous serons ensemble, et tu ne me feras pas changer d’avis.&lt;br /&gt;- Oh je le sais bien, quand tu veux être têtu tu sais l’être…&lt;br /&gt;- A demain alors !&lt;br /&gt;- Ok ça marche bébé ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles trace dans les couloirs de l’hôpital La crise de larmes revient, mais celle-ci, s’annonce violente.&lt;br /&gt;Il ne peut la réprimer et il laisse éclater sa rage dans le jardin de l’hôpital devant quelques passants pantois.&lt;br /&gt;Manu est en sursis, et Gilles ne sait pas s’il pourra vraiment le supporter.&lt;br /&gt;Ca le ronge de l’intérieur.&lt;br /&gt;Il s’élance dans la nuit qui commence à tomber.&lt;br /&gt;Dorénavant les lendemains ne seront plus aussi beaux qu’avant…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1308793647873359473?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1308793647873359473/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1308793647873359473' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1308793647873359473'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1308793647873359473'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/05/sur-le-trajet-chaptre-dix-neuvime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître dix-neuvième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-874459712766160793</id><published>2007-04-27T10:22:00.000Z</published><updated>2007-04-27T10:24:36.784Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître dix-huitième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Le mois de mai est bientôt la, et avec lui le temps du muguet, des forêts verdoyantes et de la douce chaleur.&lt;br /&gt;Gilles termine ses révisions. Il est plutôt confiant.&lt;br /&gt;Manu continu de travailler chaque jour. Il semble se plaire dans ce café ou l’ambiance est plutôt sereine et les clients détendus puisque le soleil les caresse tandis qu’ils se désaltèrent au passage. &lt;br /&gt;Sur la terrasse les ombres jouent avec la lumière et le vent dans les arbres fait que ce jeu devient sans fin.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles est attablé avec Nathalie une amie de lycée. Elle voulait absolument connaître Manu, donc ils sont venus naturellement boire un verre. Manu est charmant avec Nathalie et elle, verte de rage que ce joli blond passe le plus clair de son temps au lit des hommes. Elle se dit que la vie est injuste et que les beaux mecs ne devraient pas être gays. &lt;br /&gt;Elle est néanmoins heureuse de connaître enfin le mec dont Gilles lui parle depuis quelques mois et comprend d’emblée comment l’on peut s’attacher très rapidement à Manu. &lt;br /&gt;C’est un état d’être, une simple évidence.&lt;br /&gt;Quand on le croise pour la première fois on le regarde.&lt;br /&gt;Quand il sourit on s’arrête.&lt;br /&gt;Quand il parle on l’aime.&lt;br /&gt;C’est tout simple. Cela s’appelle de la séduction naturelle. &lt;br /&gt;C’est inné chez certain, chez lui c’est aussi un don.&lt;br /&gt;Le don de se servir de ce que l’on a, car ce n’est pas évident pour tout le monde. Manu à su gommer ce qu’il fallait pour ne garder que l’essence principale, la note de tête de la séduction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’air est doux en cet après-midi de printemps et Nathalie à envie de se balader un peu dans la ville, faire un peu de lèche-vitrines. Gilles décide de l’accompagner. &lt;br /&gt;Il va voir Manu pour régler la note et ils conviennent bien sur de se retrouver le soir à l’appart. Manu ne pense pas finir tard et à bien envie d’aller diner à l’extérieur. Il connaît un restaurant dans les Dombes et à envie d’y emmener Gilles. Celui-ci est ravi de cette perspective évidemment. &lt;br /&gt;En fait, Gilles est ravi de tout depuis quelques jours. &lt;br /&gt; Cela date d’ailleurs de l’épisode avec Luc. &lt;br /&gt;Manu et lui n’ont jamais reparlés de ça. &lt;br /&gt;Etrangement cela demeure quelque chose d’accompli dont on ne reparle pas… comme une histoire qu’il vaut mieux oublier.&lt;br /&gt;Mais depuis lors Manu est aux petits soins avec Gilles et ne cesse de le couver de tendresse, de caresses et ils font l’amour davantage encore.&lt;br /&gt;Un peu comme une histoire qui recommencerait depuis le début.&lt;br /&gt;Gilles est vraiment heureux de cette « renaissance ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie et Gilles partent donc courir les rues de la ville et abandonnent Manu à son triste sort de jeune travailleur actif…&lt;br /&gt;De magasins en magasins en magasin les deux étudiants prennent le temps de flâner, de se laisser porter par le temps et la bonne humeur qui les animent.&lt;br /&gt;Nathalie ne tarit pas d’éloges sur Manu et Gilles fait le coq tellement il est content de l’instant présent. &lt;br /&gt;Il avoue à Nathalie la profondeur des sentiments qu’il à pour Manu et elle l’écoute religieusement.&lt;br /&gt;Nathalie c’est un peu la confidente de Gilles et réciproquement, Gilles l’écoute souvent lui raconter ses histoires d’amour impossible.&lt;br /&gt;Nathalie est une éternelle insatisfaite, mais malgré tout, elle attend celui qui saura la faire s’envoler. Et comme elle voit Gilles ne plus toucher terre depuis plusieurs mois, elle se dit que forcément, il y’a quelqu’un, quelque part qui l’attend.&lt;br /&gt;Gilles lui dit que oui, il faut croire à ça parce que quand ça nous arrive en plein cœur, ça chavire, ça chaloupe, ça tangue, ça donne du rouge au cœur. Il fait toujours beau dans la tête et l’on regarde le monde alentour avec beaucoup plus de légèreté.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 19h, les deux amis se quittent. Ils se revoient le lendemain en cours de toutes manières, et la nuit va vite passer à n’en pas douter. Nathalie fait un clin d’œil à Gilles quand elle lui souhaite de passer une bonne soirée avec son homme. Elle imagine sans peine combien cette soirée sera agréable, aussi bien pendant le repas qu’avant de s’endormir.&lt;br /&gt;Gilles à la même impression et à hâte de retrouver son p’tit amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nathalie et Gilles se sont bien trompés quant à la belle soirée qui se profilait.&lt;br /&gt;Car quand Gilles ouvre la porte de l’appartement, il sent que quelque chose cloche.&lt;br /&gt;Quand il voit Sylvie et son regard, il sait qu’il ne va pas aimer ce qu’elle va lui dire.&lt;br /&gt;Elle est au téléphone. Elle écoute quelqu’un.&lt;br /&gt;Gilles sent ses jambes qui commencent à ne plus être très sures d’elles.&lt;br /&gt;Quand Sylvie raccroche elle se dirige vers lui immédiatement et le prend dans ses bras.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« C’était l’hôpital, Manu ne vas pas bien… »&lt;/i&gt;&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre... (pas avant mercredi 02/05)&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-874459712766160793?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/874459712766160793/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=874459712766160793' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/874459712766160793'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/874459712766160793'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-dix-huitime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître dix-huitième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8043861460950750142</id><published>2007-04-26T15:01:00.000Z</published><updated>2007-04-26T15:04:22.336Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître dix-septième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Gilles décide donc d’attendre le retour de Manu quoi qu’il en soit. Il veut être là pour croiser son regard et voir quelle sera son explication quant à son absence nocturne.&lt;br /&gt;Il imagine déjà plusieurs solutions qui permettent d’imaginer soit qu’il ne s’est pas couché et est encore dans un After fait de drogue et d’alcool, soit qu’il à dormi chez des amis, soit qu’il à dormi chez un garçon qu’il a rencontré dans la nuit.&lt;br /&gt;Cette dernière solution semble la plus plausible à Gilles qui comprend que le fameux « amant » qu’il avait été au début ne va pas tarder à refaire son apparition. Mais Manu l’avait bien averti au début, ainsi Gilles était prévenu.&lt;br /&gt;Simplement à cette époque il n’imaginait pas la puissance de l’amour qu’il allait porter à Manu. &lt;br /&gt;Aujourd’hui tout ceci semble vain à Gilles et le vide qu’il ressent au creux du cœur est plus proche de l’abysse que du simple gouffre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Gilles se lève et décide de prendre son petit déjeuner. &lt;br /&gt;Il a ainsi les idées plus claires et pour achever le tout va se jeter sous une bonne douche.&lt;br /&gt;C’est pendant qu’il est sous la douche que Manu rentre enfin. &lt;br /&gt;Pas seul.&lt;br /&gt;Un garçon blond est avec lui. &lt;br /&gt;Gilles sort de la douche et fait exprès de n’avoir qu’une serviette autour de la taille. Il croise le regard du nouveau et lui sourit. Il fournit un effort surhumain pour faire en sorte que ce sourire paraisse le plus naturel possible. Cela fonctionne sans doute car le garçon le lui rend immédiatement.&lt;br /&gt;Ensuite Gilles s’approche de Manu et lui donne un baiser sur les lèvres. Juste un baiser esquissé, tendrement, naturellement, comme si de rien n’était. Manu s’imaginait qu’il allait le harceler de questions, mais Gilles fait exprès de prendre cet air détaché. Cela à l’avantage de détendre immédiatement l’atmosphère.&lt;br /&gt;Pour le provoquer, Manu embrasse l’autre garçon. Un baiser profond.&lt;br /&gt;Le garçon blond regarde Gilles et ne semble pas très à l’aise. Manu lui avait pourtant certainement dit qu’il y’avait quelqu’un chez lui. Mais Gilles ne s’offusque pas de la situation.&lt;br /&gt;Il a décidé de faire communion avec l’esprit de Manu, donc il va jusqu’au bout.&lt;br /&gt;Il s’approche à son tour du garçon, laisse tomber sa serviette et l’embrasse à son tour.&lt;br /&gt;Nu contre lui, il fait durer le baiser infiniment, longuement.&lt;br /&gt;Manu le regarde et sourit. Il se déshabille à son tour puis vient embrasser Gilles. Les deux amants sont nus et commencent à faire l’amour devant le nouvel ange blond aux yeux verts prénommé Luc.&lt;br /&gt;L’excitation monte d’un cran et Gilles à conscience de passer une limite qu’il n’a jamais franchi. Mais étrangement ce voyage commence à lui plaire et l’expectative de faire l’amour avec son amour et un inconnu l’excite énormément.&lt;br /&gt;D’ailleurs, d’un point de vue purement technique cela se voit sans problème. &lt;br /&gt;L’excitation se devine sans problème non plus chez Luc. &lt;br /&gt;Manu lui fait signe d’approcher et commence à lui enlever son tee-shirt tandis que Gilles dégrafe sa ceinture. Sa nudité s’offre alors complètement à eux et ils commencent dès lors à faire glisser leurs mains sur le corps du garçon.&lt;br /&gt;Leur langue aussi.&lt;br /&gt;La peau est douce, laiteuse, légèrement salée.&lt;br /&gt;A cet instant Gilles comprend que parfois, l’ombre à du bon et que c’est très bon de s’y laisser aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après l’amour, les 3 garçons s’endorment enlacés. Manu est au milieu et son bras est sur Gilles. Le bras de Luc est sur Manu.&lt;br /&gt;Gilles se blottit davantage contre Manu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans le milieu de l’après-midi Gilles ouvre les yeux en premier et se lève doucement. Il regarde les deux corps nus. Il ne sait pas s’il doit rire ou pleurer.&lt;br /&gt;Il n’est pas sur de pouvoir refaire ça finalement. L’excitation du moment l’avait sans doute aveuglé, mais maintenant, à froid, il se demande s’il a eu raison de partager Manu avec un autre. &lt;br /&gt;Tout simplement parce qu’il ne veut que la marque des dents de Manu sur sa peau nu, et pas celle d’un autre !&lt;br /&gt;Tout simplement pare que c’est à Manu qu’il voudrait manquer et pas à un autre !&lt;br /&gt;Tout simplement parce que même s’il passe de corps en corps, c’est de son corps à lui dont il se souviendra tout le temps !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il sort de la chambre pour aller fumer une cigarette dans la cuisine.&lt;br /&gt;Quelques minutes plus tard c’est Luc qui le rejoint.&lt;br /&gt;Il sourit, il lui caresse l’épaule en passant et s’assoit en face de lui.&lt;br /&gt;Gilles lui demande comment il a rencontré Manu :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Cette nuit en boite. Il m’a allumé, je l’ai trouvé super charmant et on est allé chez moi. Ce devait être presque 9h ce matin. On a baisé, puis on a pris une douche. Ensuite il a voulu rentrer alors je lui ai demandé si l’on pouvait se revoir. Il m’a simplement dit de venir avec lui, et voilà, on est arrivés ! J’ai bien compris que vous êtes ensemble depuis un moment vous deux !! Vous faîtes ça souvent à trois ?&lt;br /&gt;- Non, pour tout te dire c’est la première fois. Et toi ?&lt;br /&gt;- Moi je ne suis pas en couple, donc je fais pas mal de trucs différents. Mais j’aime bien faire ça avec un couple, même si je sais que c’est exceptionnel.&lt;br /&gt;- A vrai dire ça l’es pour moi aussi. Hier soir Manu et moi nous sommes disputés et je suis rentré. Le fait qu’il t’amène ce matin ici c’était pour me provoquer. J’ai essayé de rester naturel et de ne pas faire de scène. De toutes façons tu n’y es pour rien, donc je ne voyais pas la nécessité de gueuler. Puis je t’ai trouvé charmant et je me suis dit que j’allais tester un truc différent. Mais je ne suis pas sur de vouloir recommencer. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Luc devine les sentiments puissants de Gilles pour Manu et comprends sans doute la volonté qu’il lui à fallu pour ne rien dire, ne pas faire de scène et se forcer à faire quelque chose qu’il n’avait pas particulièrement envie de faire.&lt;br /&gt;Gilles reprend :&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu sais, je ne me suis pas tant forcé que ça. Je ne peux pas dire que c’était un calvaire. Au contraire, j’étais plutôt excité, comme tu as pu le voir…&lt;br /&gt;- Oui j’ai vu effectivement&lt;br /&gt;- Et je ne regrette crois-le bien. &lt;br /&gt;- Moi non plus t’inquiètes. J’ai bien compris les sentiments qui t’animent et je suis assez impressionné par ce que tu as réussi à faire. Cet abandon juste pour lui, je trouve ça renversant. »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques minutes de silence et de fumée de cigarette Luc se lève. &lt;br /&gt;Comme Gilles il est toujours nu.&lt;br /&gt;Il embrasse Gilles tendrement et lui dit qu’il va partir.&lt;br /&gt;Qu’il ne reviendra certainement pas. &lt;br /&gt;Il a passé un bon moment et s’il reste plus longtemps il pense ne plus avoir envie de partir.&lt;br /&gt;Alors il préfère laisser Gilles et Manu seuls pour qu’ils se retrouvent avant de se perdre une nouvelle fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu dort toujours pendant que Luc se rhabille. &lt;br /&gt;Une fois prêt, ce dernier redonne un baiser à Gilles qui lui ouvre la porte.&lt;br /&gt;Luc part sans se retourner.&lt;br /&gt;Gilles referme la porte en se disant qu’il vient de croiser le chemin d’un type bien.&lt;br /&gt;Il aurait pu tomber plus mal. &lt;br /&gt;Là c’était juste un mec bien, tout simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il retourne dans la chambre et s’allonge de nouveau contre Manu.&lt;br /&gt;Le souffle est régulier, le corps recroquevillé. Il a froid certainement, alors Gilles le recouvre doucement.&lt;br /&gt;Machinalement Manu se retourne et enveloppe Gilles de son bras et le serre contre lui.&lt;br /&gt;Gilles sent son cœur battre contre son dos. Le cœur de Manu. &lt;br /&gt;Ce cœur déjà bien fatigué.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles le sait bien, ce cœur ne battra jamais plus comme avant.&lt;br /&gt;Gilles est arrivé trop tard dans la vie de Manu.&lt;br /&gt;Gilles s’endort une nouvelle fois…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8043861460950750142?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8043861460950750142/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8043861460950750142' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8043861460950750142'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8043861460950750142'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-dix-septime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître dix-septième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-331475814459997685</id><published>2007-04-25T10:41:00.000Z</published><updated>2007-04-25T10:49:44.428Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître seizième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;La lune miroite sur la surface de l’eau et le silence se fait sur les bas-ports du fleuve. Le brouhaha de la ville s’étouffe avant d’atteindre les deux garçons qui cheminent dans l’obscurité.&lt;br /&gt;Manu est proche du bord et marche en équilibre le long de la berge. Un faux pas et il bascule dans l’eau glacée. &lt;br /&gt;Il titube un peu moins de toutes manières. L’épisode du videur à dessaoulé quelque peu Manu qui se perd dans ses pensées tandis qu’il arpente le pavé.&lt;br /&gt;Gilles commence à avoir un peu froid. Après tout ce n’est que le mois d’avril et la fraîcheur est encore bien présente dans l’air du soir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Manu, je crois que l’on ferait mieux de rentrer non ? Je suis gelé et j’ai envie de dormir… »&lt;br /&gt;« Fais comme tu veux, tu connais le chemin ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La réponse de Manu claque dans le silence. &lt;br /&gt;Elle est sans appel. &lt;br /&gt;Ce soir Gilles va rentrer seul et Manu ne rentrera pas avant  qu’il ne soit poussé à le faire par la fatigue ou une ivresse trop lourde à porter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles fait donc un effort surhumain pour ne pas chercher à tenter de le ramener à la raison et il tourne les talons pour remonter vers la route qui longe le quai de la Saône. &lt;br /&gt;Arrivé en haut, il pivote la tête et aperçoit la silhouette de Manu. &lt;br /&gt;Son ombre se découpe sous la lueur de la lune si pleine, et il semble le fixer depuis là-bas, comme pour le défier de partir véritablement.&lt;br /&gt; Manu pense sans doute que Gilles va rester sur la route en attendant qu’il veuille bien remonter. &lt;br /&gt;Mais il n’en est rien.&lt;br /&gt;Gilles lui sourit, même s’il sait qu’à cette distance Manu ne pourra pas déceler le moindre mouvement sur ses lèvres. De toute façon, c’était un sourire triste.&lt;br /&gt;Un sourire qui veut dire &lt;i&gt;« Tant pis mon amour, je te laisse à ta nuit et je rentre à la mienne. &lt;br /&gt;Je sais que nos nuits ne seront jamais les mêmes. &lt;br /&gt;Les tiennes sont trop pleines de souffrance et d’angoisse. &lt;br /&gt;Tes nuits sont prisonnières de 4 murs, prisonnières d’un virus qui te fait penser qu’un jour prochain tu n’auras plus la force de voir une nouvelle aube. &lt;br /&gt;Pourtant, moi, je suis là et je peux t’accompagner jusqu’au bout du chemin, si seulement tu pouvais juste accepter que quelqu’un puisse t’aimer. &lt;br /&gt;Car tu es aimable ô combien.&lt;br /&gt;Tu à juste ces doutes qui te consument, une histoire lourde de « l’anamour ». &lt;br /&gt;Ce manque de cœur dont les gens ont fait preuve à ton égard.&lt;br /&gt;Aujourd’hui je te donne tout si tu l’acceptes.&lt;br /&gt;Je te donne mes rires, mes larmes, mes peurs, mes joies, mes envies, mes folies, mes failles, mes remords.&lt;br /&gt;Je dépose tout ça à tes pieds car en faisant ça je me livre simplement. &lt;br /&gt;Je laisse tomber les masques enfin. &lt;br /&gt;Tout ça pour n’être qu’à toi, rien qu’à toi…&lt;br /&gt;Il suffit juste que tu le veuilles mon Manu ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais le sourire de Gilles s’efface en même temps qu’il tourne la tête pour rentrer dormir. Il va se coucher sachant que son sommeil sera fébrile, car il attendra le bruit des clés dans la serrure, les pas de Manu sur le parquet, le son léger des vêtements qui tombent et du corps nu qui se glisse sous les draps.&lt;br /&gt;Gilles aime à penser que malgré tout, avant de s’endormir, Manu glissera son bras autour de lui et que dans un silence de  chambre, ce geste fera oublier son attitude de ce soir.&lt;br /&gt;Ce soir n’était qu’un mauvais soir comme il y’en a parfois. &lt;br /&gt;Ce n’est rien de plus qu’une petite faille dans l’émail de leur histoire. &lt;br /&gt;Un petit éclat sur la surface lisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors Gilles arrive à l’appartement une demi-heure plus tard. Fatigué de la marche, il se déshabille pour prendre une douche chaude.&lt;br /&gt;Sylvie n’est pas là ce week-end, il est seul dans l’appartement.&lt;br /&gt;Il s’allonge et pense à cette première histoire d’amour qu’il est en train de vivre. &lt;br /&gt;A cette première histoire que semble arriver à son terme.&lt;br /&gt;Il n’imagine même pas comment il va faire pour affronter les gens de tous les jours, les questions de madame mère. Les nuits sans lui alors que depuis des mois il n’y a que sa peau sur sa peau.&lt;br /&gt;Il n’imagine pas le retour chez ses parents et sa chambre d’enfant.&lt;br /&gt;Il ne peut pas croire que tout ça puisse s’arrêter. &lt;br /&gt;Sans s’en rendre compte, il laisse couler ses larmes car il ne comprend tout simplement pas, comment il va pouvoir continuer à vivre sans lui.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourtant, il trouve ça pathétique car après tout, que sont quelques mois dans une vie ?&lt;br /&gt;Ces mois en fait sont TOUT !&lt;br /&gt;Car a-t-il vécu vraiment avant ? &lt;br /&gt;Est-ce la vraie vie quand le cœur ne bat pour personne ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles s’endort finalement sous la chaleur des draps bleus.&lt;br /&gt;Il espère vite se réveiller à la chaleur de Manu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La lune pâlit aux petites heures du matin.&lt;br /&gt;Gilles laisse glisser sa main dans le lit.&lt;br /&gt;Quand il rencontre le vide, il ouvre les yeux.&lt;br /&gt;Son poing se serre.&lt;br /&gt;Son cœur aussi.&lt;br /&gt;Son ventre aussi.&lt;br /&gt;Il a envie de vomir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu n’est pas là…&lt;br /&gt;Il n’a pas su fermé la porte aux démons qui l’emportent.&lt;br /&gt;Cette nuit, Manu est revenu vers le sombre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par amour, Gilles décide de plonger dans l’ombre aussi.&lt;br /&gt;C’est la seule façon de ne pas perdre celui qui brûle son âme.&lt;br /&gt;A compter d’aujourd’hui, Gilles va s’oublier.&lt;br /&gt;Il va inviter le Diable à danser…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-331475814459997685?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/331475814459997685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=331475814459997685' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/331475814459997685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/331475814459997685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-seizime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître seizième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-2440339929408204987</id><published>2007-04-24T13:04:00.000Z</published><updated>2007-04-25T10:50:53.476Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quinzième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Le week-end suivant, Manu et Gilles décident de sortir car la semaine à été un peu hard pour les deux. Gilles qui révise de plus en plus pour le bac qui approche trop vite et Manu qui à bossé comme un fou au café, car les terrasses se remplissent énormément en ce mois d’avril, le soleil est de la partie et les clients nombreux à en profiter après l’hiver rigoureux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi Manu et Gilles se préparent pour faire la fête.&lt;br /&gt;Aller boire un apéro quelque part, ensuite resto, ensuite un bar pour terminer sans doute dans une boîte de nuit. Bref le trajet de tout bon noctambule qui se respecte.&lt;br /&gt;Alors ils passent du temps dans la salle de bain, ils se pomponnent, se chahutent l’un l’autre, se massent le dos, les jambes. Ils prennent soin l’un de l’autre. Manu à mal aux muscles et Gilles se sert de ses mains pour chasser un peu la douleur en chauffant le muscle, en le massant.&lt;br /&gt;La séance est très sensuelle et Gilles et Manu ont envie l’un de l’autre. S’ils s’écoutent ils vont sauter dans le lit et tout sera à recommencer. &lt;br /&gt;Mais ils sont en retard. Ils ont rendez-vous avec deux amis de Manu que Gilles ne connaît encore pas. Deux amis qui n’habitent pas à Lyon et qui sont là juste pour la soirée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 19h quand ils arrivent au « Vénus Bar ». L’endroit est déjà pas mal rempli de client mais il y’a encore de la place au comptoir. Manu et Gilles s’y installent et font mille bisous à Fifi d’amour.&lt;br /&gt;Quelques minutes plus tard, Fred et Jacques (les amis de Manu) arrivent dans le bar. Ils sont immédiatement souriants et Gilles se sent à l’aise avec eux dès les premiers instants.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jacques et Fred sont en couple depuis 7 ans et ont 10 ans d’écart. Fred étant le plus jeune.  Gilles se montre très curieux et à l’écoute de leur expérience. Ils sont immédiatement dans le ton de la conversation et l’on sent très vite entre eux cette connivence de temps. Tout ce qui fait qu’un couple perdure, puisse passer les épreuves, puisse les surmonter et au final après plus de sept années, être l’un et l’autre aussi proche qu’au premier jour. &lt;br /&gt;Les mots que l’un tait sont devinés par l’autre.&lt;br /&gt;Les gestes que l’autre esquisse sont achevés par l’un.&lt;br /&gt;L’un et l’autre font une seule entité tant la proximité de leur vie est enivrante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ils arrivent tous les quatre au restaurant vers 21H. C’est un restaurant que connaît bien Manu. A peine installés et l’apéro offert par le patron que Gilles repart dans une discussion avec Jacques, le plus âgé des deux.&lt;br /&gt;Il l’écoute lui raconter leur première rencontre et le cheminement qui les a conduits à s’apprivoiser, à s’accepter et à faire les concessions. Les fameuses concessions dont Gilles entend parler depuis de longues années. Ces concessions qui semblent être, selon ce que Gilles à cru comprendre, la condition sinéquanone à la réussite et à la longévité d’un couple.&lt;br /&gt;Gilles se prend à s’imaginer dans la même situation avec Manu dans dix ans… Mais très vite il reprend contact avec la réalité. Il sait très bien que cela ne se fera pas.&lt;br /&gt;Ensuite Gilles apprend qu’ils connaissent Manu depuis deux ans. Il était serveur dans un resto ou ils dinaient souvent du temps ou ils habitaient encore à Lyon, et de fil en aiguille sont devenus très proches. Depuis leur départ ils n’ont jamais perdu le contact avec Manu qui est, à leurs yeux, un garçon en or.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu de son côté délire pas mal avec Fred tout en lançant quelques regards à Gilles de temps en temps et tout en servant à boire également.&lt;br /&gt;Le repas se déroule en symbiose et l’alcool n’est pas en reste. D’ailleurs Manu recommande 2 fois de suite une bouteille de vin supplémentaire. &lt;br /&gt;Ce soir il n’a pas la main légère lorsqu’il se sert à boire, et lorsque la fin du repas arrive, les digestifs vont s’enchaîner aussi. &lt;br /&gt;Jacques et Fred n’en prennent qu’un seul, Gilles deux mais s’arrête lorsque Manu commande un troisième verre.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Jacques s’éclipse discrètement pour aller régler la note et revient comme si de rien n’était. Il n’en faut pas plus à Manu, lorsqu’il à compris que le repas est payé, pour dire à Jacques et Fred qu’il est hors de question qu’ils se séparent comme ça et qu’il tient absolument à leur offrir un verre ailleurs.&lt;br /&gt;Gilles connaît bien la phrase « On va boire un verre ? ». &lt;br /&gt;Il sait que par définition, le « fameux » verre ne reste jamais seul et qu’une avalanche survient à la suite. &lt;br /&gt;Une avalanche qui, en général, ne se termine jamais véritablement bien.&lt;br /&gt;Une avalanche qui, en général, démontre souvent que, si certains on l’alcool joyeux, d’autres l’on nettement plus mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le départ de Fred et Jacques, Gilles reste avec Manu qui tient absolument à aller en boîte. &lt;br /&gt;Il y’en a une toute nouvelle à St-Paul, dans le vieux Lyon. &lt;br /&gt;Cette boite est le dernier endroit gay branché. &lt;br /&gt;La réputation de cette boîte commence à  s’étendre.&lt;br /&gt;Tout le monde en effet ce soir va se rendre au « Calyxte ». &lt;br /&gt;C’est comme un exode.&lt;br /&gt;Gilles et Manu sortent donc du bar ou ils sont aux Terreaux et se dirigent vers la Saône dans le vent de la nuit.&lt;br /&gt;Ils ne sont pas seuls sur le chemin. Les garçons sont nombreux.&lt;br /&gt;Manu commence à avoir l’œil aux aguets.&lt;br /&gt;Il est ivre, il titube légèrement.&lt;br /&gt;Il est très distant de Gilles ce soir. Car Gilles à trop focalisé sur l’histoire de couple de Fred et Jacques.&lt;br /&gt;Manu à trouvé ça ridicule que Gilles pose toutes ces questions.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu sent les ombres le rattraper.&lt;br /&gt;Gilles sent le vent tourner.&lt;br /&gt;Il est 3h du matin lorsqu’ils arrivent devant la porte. Le videur semble trouver Manu un peu ivre et ne souhaite pas le laisser entrer.&lt;br /&gt;Sans crier gare, Manu le gifle violemment. &lt;br /&gt;Personne n’a rien vu venir. Le videur n’a pas le temps de réagir, que Manu est déjà reparti.&lt;br /&gt;Gilles n’a pas compris, il lui emboite le pas.&lt;br /&gt;Manu ne se retourne pas.&lt;br /&gt;Ils marchent tous les deux dans la nuit.&lt;br /&gt;Gilles accélère le pas pour rattraper Manu.&lt;br /&gt;Il glisse sa main dans la sienne, les doigts se serrent entre eux.&lt;br /&gt;La lune est pleine et Gilles aperçoit les efforts que fait Manu pour retrouver ses esprits.&lt;br /&gt;Les yeux sont hagards et le souffle court.&lt;br /&gt;Ils se dirigent vers le fleuve…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-2440339929408204987?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/2440339929408204987/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=2440339929408204987' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2440339929408204987'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2440339929408204987'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-quinzime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quinzième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-6155079782172548893</id><published>2007-04-21T10:41:00.000Z</published><updated>2007-04-21T10:44:18.080Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quatorzième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Les deux garçons partent de chez Isabelle et Amar vers les 4h du matin.&lt;br /&gt;Lorsqu’ils se retrouvent tous les deux dans la rue pour rentrer à pieds, un lourd silence pèse sur leurs pas. Gilles fait mine de ne rien remarquer et tente d’amorcer un dialogue nocturne tandis qu’ils arpentent les rues mortes de la ville.&lt;br /&gt;Manu répond de façon évasive, fuyante. Des onomatopées, des mots brusques, cinglants. Il regarde droit devant lui et marche assez vite. Malgré l’alcool ingurgité, il ne tangue pas. &lt;br /&gt;Gilles ressent la violence contenue et se sent mal à l’aise. Il veut comprendre. Mais pour cela il faut poser de questions et quelque chose lui dit que ce n’est pas du tout le bon moment pour le faire. Alors il se contente de marcher à ses côtés et essaye de respirer calmement.&lt;br /&gt;Il se profile à l’horizon un changement dans leur relation et Gilles refuse d’y penser. L’idée d’une possible dispute qui pourrait se transformer en quelque chose de plus grave lui glace déjà le sang.&lt;br /&gt;Alors il n’y pense pas, il regarde devant lui aussi, lève parfois les yeux, s’accroche à une étoile et continue sa marche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu’ils arrivent, quelques instants plus tard, à l’appartement, Sylvie est déjà là. Elle était partie un peu plus tôt. Elle ne dort pas encore et devine tout de suite la tension entre Gilles et Manu. Mais elle connaît bien ce dernier et ne relève pas la situation. Elle se contente de regarder Gilles en lui faisant comprendre qu’elle à saisi le malaise mais qu’il vaut mieux faire silence ce soir.&lt;br /&gt;Manu se déshabille sans un mot et se couche. Gilles reste planté comme un con, ne sait pas quoi faire. Partagé entre l’idée de se coucher aussi ou celle de rentrer chez ses parents. Mais le fait de se soumettre aux multiples questions de madame mère, qui ne manqueront pas d’arriver, le décourage d’avance.&lt;br /&gt;Aussi reste-t-il dans la cuisine un moment à boire de l’eau et à fumer des cigarettes. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Environ une demi-heure plus tard, Manu entre dans la pièce.&lt;br /&gt;Il a mal à la tête. Gilles lui sort ses cachets magiques d’aspirine à 1000 mg. &lt;br /&gt;Manu avale la mixture en faisant la grimace et s’assoit en face de lui. Il le fixe de son regard bleu métal. &lt;br /&gt;Gilles en fait autant. &lt;br /&gt;Manu sait que Gilles ne comprend pas et il sait qu’il meure d’envie de poser des questions. &lt;br /&gt;Et il sait également qu’il ne le fait pas pour éviter un clash qui ne manquerait pas d’arriver.&lt;br /&gt;Manu comprends dès lors combien ce garçon tient à lui. &lt;br /&gt;Il comprend qu’il est devenu pour Gilles un pilier de vie, de sa vie, des ses nuits, de ses jours.&lt;br /&gt;Il n’a pas l’habitude de ça Manu. Ca lui fait peur de devenir essentiel à quelqu’un. &lt;br /&gt;Lui qui n’a jamais été vraiment aimé par quiconque.&lt;br /&gt;Lui qui s’est perdu plus jeune après avoir perdu l’amour des siens. &lt;br /&gt;Lui qui s’est perdu dans la drogue et la violence. &lt;br /&gt;Lui qui a passé des années entre quatre murs sans l’amour de personne.&lt;br /&gt;Seul, toujours seul dans son cœur Manu.&lt;br /&gt;Que peut-il bien faire de tout cet amour que ce jeune garçon lui offre ?&lt;br /&gt;Comment on fait pour rendre cet amour au centuple ?&lt;br /&gt;Comment on fait pour ne pas décevoir l’autre ? Lui qui se dit que de toutes façons l’autre est toujours déçu un jour ou l’autre…&lt;br /&gt;L’amour n’est-il pas fait pour se terminer un jour ? Après tout, si l’amour à des ailes, n’est-ce pas pour s’envoler ?&lt;br /&gt;Comment il va faire Manu pour résister à l’envol ?&lt;br /&gt;Il sait que les ailes commencent à se rouvrir dans sa tête. &lt;br /&gt;Pourtant, si avant cela ne lui posait pas de problème, aujourd’hui c’est différent.&lt;br /&gt;La différence c’est qu’il est amoureux bien sur et qu’il est aimé en retour aussi fort.&lt;br /&gt;Alors tout ça lui fait peur à l’ange blond aux yeux piscine.&lt;br /&gt;Puis ce mal de tête qui n’en finit pas !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles lit tout ça dans le regard de son amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu tend la main par-dessus la table et caresse la main de Gilles.&lt;br /&gt;Il à des larmes au coin des yeux Manu.&lt;br /&gt;Ca fait boum dans la poitrine de Gilles et il se jette sur lui, l’embrasse fort, si fort.&lt;br /&gt;Il ouvre le peignoir blanc de Manu car il est nu dessous.&lt;br /&gt;Il laisse glisser sa langue le long du ventre, il à envie de le dévorer tellement ce qu’il ressent est d’un désir d’une violence insondable.&lt;br /&gt;Il se fait peur Gilles, mais il n’a plus de limite.&lt;br /&gt;L’étreinte est spasmodique, les vêtements de Gilles glissent rapidement au sol.&lt;br /&gt;L’orgasme est déconcertant de rapidité. &lt;br /&gt;C’était comme une évidence qu’il fallait qu’ils aient leur plaisir au même instant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les cœurs cognent entre eux tandis que Gilles à son visage posé sur le cou de Manu. &lt;br /&gt;La table de cuisine est dévastée par leurs gestes animaux.&lt;br /&gt;Ils ont la respiration saccadée et la bouche sèche.&lt;br /&gt;Manu commence à rire légèrement… Il pense à Sylvie de l’autre côté du mur qui à du profiter de tous les bruits.&lt;br /&gt;Gilles rit également tout en se redressant.&lt;br /&gt;Comme pour répondre à ça, Sylvie laisser échapper un &lt;i&gt;« Vous êtes toujours vivants ? »&lt;/i&gt; qui achève de libérer la franche séance de rigolade qui s’ensuit.&lt;br /&gt;Manu n’a plus mal à la tête, l’orgasme l’en a délivré.&lt;br /&gt;Ils foncent sous la douche tous les deux puis descendent une bouteille d’eau avant d’aller se coucher.&lt;br /&gt;Une bise à une Sylvie qui ronchonne et au lit !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les deux amoureux s’endorment au petit jour naissant.&lt;br /&gt;Dans les bras l’un de l’autre ils se réchauffent.&lt;br /&gt;Gilles sourit, même s’il vient de comprendre que forcément, ce soir ce n’était qu’un début.&lt;br /&gt;Que l’histoire va se répéter forcément, qu’elle va se déliter obligatoirement.&lt;br /&gt;Car toutes les questions que se posent Manu trouveront réponses s’il le veut vraiment.&lt;br /&gt;Mais pour le vouloir, il va devoir se mettre en danger.&lt;br /&gt;Manu n’est pas apte à ce danger du cœur, à celui des sentiments.&lt;br /&gt;Gilles le sait.&lt;br /&gt;Gilles le sent.&lt;br /&gt;Ce soir c’est le début d’une fin annoncée…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A Suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-6155079782172548893?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/6155079782172548893/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=6155079782172548893' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6155079782172548893'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/6155079782172548893'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-quatorzime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quatorzième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1451282757878988394</id><published>2007-04-20T14:47:00.000Z</published><updated>2007-04-20T15:02:09.968Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître treizième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Nous sommes en avril, le soleil se fait plus perçant.&lt;br /&gt;Gilles est content de lui, il a réussi son bac blanc, il part donc avec plus d’assurance pour clore l’année scolaire. Et s’il réussit, il à d’ors-et-déjà l’envie de se diriger vers le culturel. Pour lui, l’idéal serait de faire de la critique cinématographique. Quoi de mieux pour lui qui devient de plus en plus un cinéphile avertit et qui, par ailleurs, aime beaucoup la littérature et l’écriture. Ainsi, il ferait d’une pierre deux coups.&lt;br /&gt;Il s’est renseigné, et la faculté des « Lettres et des Arts » peut l’amener, au bout de 2 ans d’études à intégrer « l’Institut de la Communication » qui dispense lui-même des cours d’histoire et de sciences de l’audio-visuel et de la cinématographie. Il a aussi l’envie de s’essayer à la photographie et à l’analyse des scénarios. Bref, toute sortes d’envie qui lui tape dans la tête.&lt;br /&gt;Il y’a bien longtemps qu’il n’a eu une envie forte et déterminée de ce qu’il voulait pour lui plus tard. Aujourd’hui il a l’esprit clair. Sa décision est prise. &lt;br /&gt;Il va en parler à ses parents rapidement.&lt;br /&gt;Manu, quant à lui, connaît les passions qui animent Gilles, et le pousse évidemment à suivre sa propre étoile. Car quand Gilles lui parle de tel ou tel film qu’il aime ou qu’il n’aime pas, Manu l’écoute toujours avec attention. Gilles se souvient que lors d’une soirée avec les amis de Manu, ce dernier avait pris sa défense en arguant que le simple fait que Gilles avait aimé le film suffisait à lui donner envie d’aller le découvrir par lui-même. C’est ainsi que Gilles lui fit découvrir deux de ses films favoris &lt;i&gt;« Sunset Boulevard »&lt;/i&gt; de Billy Wilder et &lt;i&gt;« Imitation Of Life »&lt;/i&gt; de Douglas Sirk. De grands classiques, certes, mais des œuvres qui ne laissent pas indifférents, des œuvres coups de poings. Ca emporte comme une déferlante, et l’on en ressort pas vraiment indemne. &lt;br /&gt;Manu a été pris par cette vague et depuis lors fait une confiance aveugle en Gilles pour choisir les films qu’ils vont voir ensemble.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir ils vont diner chez Isabelle et Amar. &lt;br /&gt;Deux amis de Manu qui étaient là à la première soirée de Gilles quelques mois auparavant. &lt;br /&gt;Elle est prof de danse contemporaine et lui travaille sur des chantiers. &lt;br /&gt;Il est l’hétéro type dont tombe fous les homos ; extrêmement beau, cool et d’une tolérance à toute épreuve. Quant à elle, grande, élancée, brune, le visage fin et l’œil vert pâle. Bref, un couple divin. Ils sont adorables, ils aiment la fête, ils aiment les bonnes choses, et par-dessus-tout, ils aiment Manu et, de fait, ils aiment Gilles. &lt;br /&gt;Car ils sentent que depuis qu’il est entré dans la vie de Manu, ce dernier va mieux et ils lui en sont reconnaissants&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;D’ailleurs Isabelle prépare un spectacle à La Maison de la Danse (à l’époque, elle était à La Croix Rousse et non pas dans le 8ème arrondissement de Lyon). Elle cherche un jeune danseur et propose à Gilles de la rejoindre dans sa troupe. Gilles lui fait bien comprendre qu’il n’a jamais dansé, mais peu importe pour elle, il lui manque un garçon pour monter « Alice au pays des merveilles » et elle à jeté son dévolu sur Gilles. &lt;br /&gt;Elle tâte sa cuisse, il est jeune et élancé à cette époque, aussi il se laisse faire. &lt;br /&gt;La cuisse est ferme et il y’a un muscle sur le côté qui fait penser à Isabelle que la jambe pourra se lever sans problème. Bref, elle le veut, un point c’est tout !&lt;br /&gt;La partenaire d’Isabelle se nomme Régine, et c’est elle qui va commencer par les bases classiques pour assouplir le corps de Gilles, le rendre un peu plus virevoltant...&lt;br /&gt;Gilles, sans le vouloir se trouve entraîné dans une aventure qui va durer plus d’un an. &lt;br /&gt;Ils conviennent qu’il intègrera la troupe à la rentrée, en septembre.&lt;br /&gt;A raison de dix heures par semaine, en plus des cours, il va trimer dur le jeune garçon.&lt;br /&gt;Gilles est content de cette expectative finalement. Il ne sait pas trop dans quoi il se dirige, mais bon, après tout cela ne peut être qu’intéressant, et ça lui fera faire de l’exercice, ça c’est sur. &lt;br /&gt;D’ailleurs il n’imagine même pas à quel point encore !!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours est-il que cette soirée est tout à fait réussie. Gilles s’amuse pleinement et parle également beaucoup avec le couple homo quadragénaire, Biquet et Jean-Yves. Ils sont terriblement drôles et font la gloire de ces petites soirées de quartier. &lt;br /&gt;Eric de Paris est là également ainsi que Sylvie qui est toujours aux petits soins avec Gilles.&lt;br /&gt;Il y’a aussi Hélène, une prof d’anglais rousse et totalement déjantée. Un vrai délire de parler avec elle également.&lt;br /&gt;L’alcool aidant, tout ce petit monde s’amuse vraiment.&lt;br /&gt;A l’exception d’un seul toutefois…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu est dans son coin, et bois un peu plus vite que les autres.&lt;br /&gt;Manu commence à se demander pourquoi les gens vont si souvent vers Gilles.&lt;br /&gt;Manu commence à comprendre que Gilles prend de plus en plus d’importance dans sa vie, mais aussi dans la vie des « siens »&lt;br /&gt;Manu commence à étouffer légèrement.&lt;br /&gt;Manu se ressert un autre verre…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1451282757878988394?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1451282757878988394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1451282757878988394' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1451282757878988394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1451282757878988394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-treizime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître treizième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1344867658935627538</id><published>2007-04-20T08:19:00.000Z</published><updated>2007-04-20T08:49:48.723Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître douzième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Manu avait cette facilité à se sentir bien en toutes circonstances et à avoir une aisance particulière en société. Dans ses paroles, il ne cherchait pas à enrober les choses, il les disait simplement, naturellement. Ce qui amenait ceux qui l’écoutait à le détester d’emblée ou, au contraire, à l’apprécier immédiatement. Il n’y avait pas de juste milieu avec Manu. Soit ça passait, soit ça cassait.&lt;br /&gt;Avec les parents de Gilles, inutile de préciser que c’est passé immédiatement. &lt;br /&gt;La soirée s’est déroulé dans une pure harmonie et Manu fascinait son auditoire en racontant ses anecdotes de barman lorsqu’il travaillait dans certains restaurants huppés tandis qu’il était plus jeune. Il n’avait pas son pareil pour relater les faits. S’il avait pu le faire, Gilles en est certain, il aurait pu écrire de jolies choses.&lt;br /&gt;Gilles se dit qu’il pense cela sans doute parce qu’il est raide dingue de lui, mais au vu de la réaction de ses parents, il se dit qu’il doit être un peu dans le vrai tout de même.&lt;br /&gt;La spécialité de madame mère, le civet de lapin aux olives et le gratin dauphinois maison, fait l’admiration de Manu qui n’hésite pas à accepter une seconde tournée. Gilles quant à lui se contente d’une seule assiette, il faut comprendre qu’il adore ce plat, mais qu’il en mange régulièrement depuis presque 15 ans. &lt;br /&gt;A la fin du repas, monsieur père sort quelques bouteilles de digestifs et raconte l’histoire de cette bouteille d’eau de vie de poire, avec un véritable fruit à l’intérieur, scellée à la cire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette bouteille à été offerte aux parents par monsieur F, le grand-père maternel de Gilles. Celui-ci à offert cette bouteille en 1968, le jour de la naissance de Gilles. &lt;br /&gt;Ce dernier n’a guère de souvenirs de monsieur F, celui-ci étant décédé d’une pleurésie en 1969. Maladie très dure à soigner en cette époque, surtout que monsieur F n’était pas vraiment un fervent « fréquenteur » de docteurs en tous genres, qu’il habitait, de plus, dans un village d’Ardèche, la plupart du temps « ravitaillé par les corbeaux » pour reprendre l’expression populaire.&lt;br /&gt;Ainsi s’est-il éteint rapidement cette année-là. Miss Marie, sa femme, prit le deuil pendant un an, mais, toujours poussée par une fougue de vie, ne cessa jamais de vivre les choses à fond. C’est elle qui consola madame mère car cette dernière était très atteinte par la mort de son père. Miss Marie la prit sous son aile bienveillante et lui redonna le sourire, puis le fait que Gilles arrivait sur ses 1an, fut l’occasion d’organiser une fête pour de nouveau espérer de beaux lendemains.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour en revenir à la dite bouteille, il avait été conclu de l’ouvrir pour les 30 ans de Gilles. &lt;br /&gt;Celui-ci n’osait imaginer le gout que pouvait avoir un fruit entier immergé dans un alcool à plus de 45°, privé d’oxygène durant plus de trente années. Mais pour le savoir, et bien il fallait qu’il attende encore douze ans. Après tout, que sont douze ans dans toute une vie ?&lt;br /&gt;D’autres alcools font donc le bonheur de l’assemblée ce soir-là et vers les 1h du matin, Manu et Gilles prennent congés, un peu éméchés.&lt;br /&gt;Monsieur père se demande sans doute pourquoi Gilles rentre avec Manu, cependant il n’en laisse rien paraître, et depuis ce soir là, Gilles est persuadé que monsieur père sait ce qu’il en est, mais que même s’il ne souhaite pas aborder le sujet de front, il est néanmoins content d’avoir rencontré Manu, et ce, quelle que soit la relation qu’il entretient avec son fils. Et même s’il imagine très bien qu’ils ne passent pas leurs soirées à « enfiler des perles » pour reprendre une autre expression populaire tout aussi imagée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles et Manu sautent dans un taxi, et vont boire un verre dans le bar de leur rencontre « Le Vénus Bar ». Ce bar ferme à 3h00 du matin les samedis, ils ont donc largement le temps de s’enivrer un peu plus. &lt;br /&gt;Il faut dire que Manu à cette faculté à lever le coude de façon intempestive. Et même si Gilles commence également à apprécier cela, il ne peut s’empêcher de s’inquiéter par rapport à ça. En effet, parfois les réactions de Manu deviennent assez agressives l’alcool aidant, et Gilles, dès lors,  se sent un peu mal dans ces situations. &lt;br /&gt;Ceci-dit ce soir il n’en sera rien, car Manu est enchanté par la soirée, il est heureux et l’alcool ne fera pas changer cet état de fait.&lt;br /&gt;Ils entrent dans le bar vers 1h30 tandis que le comptoir et les fauteuils sont pleins à craquer. Sur le « lasergraphe » du bar passe un vidéoclip. Tout le monde est fou de ce clip à l’époque et le milieu gay n’est pas en reste. Madonna et son « Like a Prayer » fait se déchaîner les hanches de toutes les jouvencelles de la ville. Elles deviennent quasi « Christiques », prêtent à vous donner l’absolution en toutes circonstances.&lt;br /&gt;Gilles et Manu jouent du coude et parviennent à se mettre au comptoir. Fifi d’amour, le barman, leur saute dessus avec un sourire radieux. Il est adorable Fifi d’amour, c’est un peu un confident pour beaucoup ici, et sa gentillesse n’est jamais feinte.&lt;br /&gt;Il sert deux gin-tonic aux garçons et les laisse parler au milieu du brouhaha.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu étant très connu dans ce milieu est amené à dire bonjour à plusieurs garçons toute la soirée. Mais il ne laisse jamais Gilles à l’écart, le présentant à chaque fois aux garçons en question. Ceux-ci font mine d’être ravis de faire sa connaissance, tandis que leurs yeux, disent au contraire « Ton mec me plaît mon grand, fais bien attention à ne pas le perdre »… Mais Gilles est déjà rompu depuis longtemps à ce genre de regard et son regard à lui, si tant est que l’on sache y lire, leur répond également dans un sourire « Toi mon grand je ne t’aime pas et je suis sur que c’est réciproque mais je m’en tape royalement. Passes ton chemin, tu ne fais que croiser notre route car il y’a des embouteillages » !&lt;br /&gt;D’ailleurs après deux-trois banalités échangées, Manu se retourne vers Gilles et reprend leur conversation à bâton rompus.&lt;br /&gt;Les verres s’enchaînent et le bleu des yeux de Manu commence à se troubler. Il est 3h00 passé et le bar n’est toujours pas fermé. Il ne devrait pas tarder.&lt;br /&gt;Gilles commence à avoir envie de partir. Manu voit qu’il commence à s’agiter. Gilles sent que Manu remarque son agitation et tente de se calmer un peu. &lt;br /&gt;Manu lui prend la main à ce moment là, il demande à Fifi d’amour ce qu’on lui doit et lui demande d’appeler un taxi.&lt;br /&gt;Gilles lui sourit avec toute la tendresse du monde.&lt;br /&gt;Ils partent tous les deux dans la nuit pour se nourrir de leur peau. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce soir-là Manu a fait l’effort de ne pas pousser la nuit jusqu’à son terme.&lt;br /&gt;Mais les efforts seront de plus en plus vains.&lt;br /&gt;Les démons s’annoncent de nouveau.&lt;br /&gt;Ils guettent dans l’ombre.&lt;br /&gt;Ils se sont reposés depuis plusieurs mois, et sont à l’apogée de leur forme.&lt;br /&gt;Et Gilles ignore qu’il n’a pas les armes pour les combattre, il va juste tenter de survivre à ça…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1344867658935627538?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/1344867658935627538/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=1344867658935627538' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1344867658935627538'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/1344867658935627538'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-douzime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître douzième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8382315186855438589</id><published>2007-04-19T15:13:00.000Z</published><updated>2007-04-19T15:20:26.583Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître onzième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;C’est vers la fin du mois de mars que Gilles et Manu vont chercher ensemble les résultats des analyses de ce dernier. Puis ils vont chez le médecin qui leur explique que l’état de Manu s’est un peu affaiblit. Il faudrait qu’il accepte de commencer un traitement par AZT pour essayer d’avoir une chance de combattre le virus.&lt;br /&gt;Manu refuse catégoriquement comme l’imaginait Gilles. D’ailleurs Gilles ne cherche pas à le faire changer d’avis. Lui aussi a vu les effets désastreux de l’AZT pour certains et il ne se sent pas capable de conseiller ce genre de traitement à quiconque. &lt;br /&gt;Nous sommes aux balbutiements de la recherche et tout ceci est assez terrifiant. &lt;br /&gt;Les sarcomes, les cachexies, les vomissements…&lt;br /&gt;Manu est loin d’en être là et Gilles ne souhaite pas qu’il prenne le risque d’accélérer les choses.&lt;br /&gt;Manu à la peau douce, Manu à une libido au-delà de toutes imaginations et Manu, plus que tout, à toujours le sourire aux lèvres et l’œil pétillant. &lt;br /&gt;Avec ce traitement dont personne ne connaît véritablement les effets secondaires, il risque de perdre tout ça, et Gilles ne veut surtout pas ça !&lt;br /&gt;Alors tant pis, ils repartent ensemble et Manu, qui va déjà mieux, prendra un peu plus soin de lui que la normale. Il ne laissera pas traîner une fièvre, un rhume. Il se soignera plus régulièrement et ne s’exposera pas inutilement au froid.&lt;br /&gt;En fait, ce sera une attention redoublée de chaque instant, mais c’est le prix à payer pour ne pas devenir cobaye avec le risque de vomir ses tripes chaque jour.&lt;br /&gt;Manu en est conscient et semble prêt à jouer le jeu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le temps s’est radoucit, le printemps est là depuis une petite semaine et Manu à complètement recouvrer la santé. Il a envie de bouger et de reprendre le travail. Il va donc prospecter chez ses potes barmans qui ont toujours des plans pour l’orienter vers quelqu’un qui cherche à recruter.&lt;br /&gt;Aussitôt dit, aussitôt fait.&lt;br /&gt;Manu trouve une place de serveur au Café du Golf, dans le parc de la Tête d’Or. Un endroit sous les arbres, de grandes terrasses ombragées et un cadre idyllique. &lt;br /&gt;Quand Gilles n’est pas en cours, il va régulièrement prendre un verre là-bas l’après-midi avec des amis.&lt;br /&gt;Par ailleurs les horaires sont bien car le café ne sert pas le soir, donc au plus tard Manu et Gilles se retrouvent vers les 19h.&lt;br /&gt;Ils se racontent leur journée respective, marchent dans la ville et rentrent doucement dans le crépuscule naissant.&lt;br /&gt;Plus les jours passent, plus la température est douce.&lt;br /&gt;Parfois le soir ils rejoignent Sylvie à la terrasse d’un bar puis ensuite vont diner au restaurant tous les trois, parfois en tête-à-tête.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Début avril Manu fait une rechute et ne peut pas aller travailler. Comme Gilles à fait un peu de service, il va le remplacer pour la journée. Le patron est ok et Gilles connais bien Erik, le collègue de travail de Manu. Si il y’a un souci, il sera toujours là pour lui venir en aide.&lt;br /&gt;Mais il n’y a pas de soucis particuliers. Ils n’ont pas été débordés par les commandes, loin de là !&lt;br /&gt;En plus Gilles est en vacances scolaires, donc ce petit remplacement lui permet de se faire un peu d’argent et Manu se repose ainsi 3 jours de suite.&lt;br /&gt;Il se remet sur pieds pendant ce laps de temps et reprends ses fonctions de nouveau.&lt;br /&gt;Gilles l’a aidé à conserver sa place pendant ce temps.&lt;br /&gt;C’est comme une équipe tous les deux… Un couple qui forme équipe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mère de Gilles cherche à savoir comment se déroule la vie de son fils qu’elle croise vraiment de plus en plus occasionnellement. Elle voit bien qu’il est en pleine forme, mais elle aimerait connaître davantage ce garçon qu’elle à juste croisé quelques mois auparavant. Cette petite gueule d’amour aux cheveux blonds.&lt;br /&gt;Elle demande donc à Gilles de faire venir diner Manu un soir de la semaine avec eux. Elle s’arrangera avec le père pour que cela passe comme une simple invitation, d’un copain de leur fils, à diner.&lt;br /&gt;Gilles est tout ahuri devant cette expectative et en parle immédiatement à Manu.&lt;br /&gt;Il dit OK illico pour l’invitation et Gilles est ravi de cette acceptation si prompte. Même pas une hésitation.&lt;br /&gt;Décidément, ils sont fait l’un pour l’autre ces deux là.&lt;br /&gt;Le diner est prévu pour le lendemain. &lt;br /&gt;Manu veut faire bonne impression et va s’acheter quelques fringues pour l’occasion.&lt;br /&gt;Gilles est, quant à lui, excité comme une puce.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Madame mère prépare sa spécialité et y met tout son cœur.&lt;br /&gt;Monsieur père sort les bouteilles d’apéritif se demandant tout de même pourquoi tout ce remue-ménage juste pour une invitation à diner d’un copain de son fils.&lt;br /&gt;Mais monsieur père ne perd jamais une occasion de faire une petite fête et la soirée s’annonce des plus plaisantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est 20h lorsque les deux garçons sonnent à l’entrée.&lt;br /&gt;Madame mère, vêtue de bleu ouvre la porte sur un grand sourire.&lt;br /&gt;Manu précède Gilles et pénètre dans le hall d’entrée.&lt;br /&gt;Gilles referme la porte.&lt;br /&gt;Les quatre protagonistes se saluent.&lt;br /&gt;Manu embrasse les parents de Gilles tout naturellement.&lt;br /&gt;La mère sourit, le père aussi.&lt;br /&gt;La soirée peut commencer…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8382315186855438589?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8382315186855438589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8382315186855438589' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8382315186855438589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8382315186855438589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-onzime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître onzième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-4713718860135838534</id><published>2007-04-19T09:07:00.000Z</published><updated>2007-04-19T09:20:49.415Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître dixième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Quelques jours plus tard, Gilles doit passer son bac blanc. Il a donc dormi chez lui car ses cours sont en grande partie sur son bureau et il avait besoin d’être seul pour une dernière révision et dormir tôt. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Car lorsqu’il dort chez Manu, il ne peut que s’endormir tard du fait des longues discussions pendant le diner, des digestifs qui s’en suivent, puis les longs moments d’amour, quelques cigarettes, encore d’autres instants volés de cœurs et de corps et souvent c’est vers 2h du matin que les deux garçons s’endorment.&lt;br /&gt;Manu ne travaille pas en ce moment, il a quitté la brasserie. Il est comme ça Manu, dès qu’il en à marre d’un endroit il s’en va. Puis de toutes manières, en tant que serveur-barman, il retrouve un travail en 48h s’il le souhaite. &lt;br /&gt;Gilles lui, est debout aux aurores car ses cours débutent à 8h en cette année de terminale. Ainsi, et même s’il n’a pas besoin de beaucoup d’heures de sommeil pour récupérer, Gilles n’est cependant pas toujours en phase avec les cours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est pourquoi, ce soir là Gilles appelle Manu avant de se coucher. Cela fait bien longtemps qu’ils n’ont pas dormis séparés. Ca fait drôle ce soir de se retrouver seul.&lt;br /&gt;Il compose le numéro depuis sa chambre. &lt;br /&gt;C’est au bout de plusieurs sonneries que la voix de Manu se fait entendre. Une voix fatiguée, vidée.&lt;br /&gt;Gilles se souvient que ce matin en partant en cours de chez lui, il n’avait pas trouvé Manu en grande forme. Mais il était en retard et à donc laissé Manu se rendormir après son départ.&lt;br /&gt;Ce soir, l’impression du matin survient de nouveau. Il écoute le souffle tendu de son homme, le bruit est sifflant et il parle doucement.&lt;br /&gt;Il raconte à Gilles qu’il à de la fièvre depuis ce matin et les jambes en coton. Qu’il à tout le temps soif et à du mal à respirer, qu’il transpire beaucoup, bref « une bonne crève » comme il dit.&lt;br /&gt;Gilles est inquiet après avoir raccroché le téléphone. Il essaye de se tranquilliser néanmoins. Après tout il fait très froid et personne n’est à l’abri d’un rhume ou d’une grippe.&lt;br /&gt;Non, personne n’est à l’abri, cependant certains le sont encore moins que d’autres. Quand les défenses immunitaires chutent, c’est la porte ouverte à tous les microbes.&lt;br /&gt;Gilles parvient tout de même à s’endormir malgré l’inquiétude.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le lendemain matin, il part en temps et en heure pour se rendre au lycée et commencer les premières épreuves. Ces dernières s’enchaînent pendant quatre heures et vers midi Gilles n’a qu’une heure pour déjeuner. Il fonce à la boulangerie pour s’acheter un sandwich et se précipite chez Manu. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelques jours avant, Manu lui avait fait une surprise. Le matin, avant que Gilles ne parte à son lycée Manu avait glissé dans sa main un trousseau de clés. Les clés de son appart. Il lui avait murmuré à l’oreille qu’il était ici chez lui et qu’il pouvait venir quand bon lui semblait. Même quand Manu n’était pas là, si Gilles voulait juste se reposer, prendre une douche, faire une pause, il faisait comme il voulait. Manu et Sylvie en avaient parlé et ils étaient tombés d’accord pour que Gilles fasse chez eux comme chez lui.&lt;br /&gt;Le cœur de Gilles à failli imploser à ce moment. C’était le plus beau cadeau que Manu puisse lui faire. Il l’a embrassé si fort qu’il a bien cru s’en décrocher la mâchoire !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi en ce jour de bac blanc et le sandwich au bec, Gilles ouvre la porte du petit appartement ou il se sent maintenant comme chez lui.&lt;br /&gt;Tout est sombre, les volets baissés et une odeur de médicaments.&lt;br /&gt;Manu est encore couché, il est réveillé cependant et offre à Gilles le plus beau des sourires. A travers ce sourire, ce dernier lit tout l’amour du monde, toute la tendresse d’un garçon qui est heureux de voir arriver celui qui fait chanter sa vie.&lt;br /&gt;Gilles  va le rejoindre et l’embrasse profondément. Tant-pis si lui aussi choppe la crève, mais il ne peut pas faire autrement. C’est plus fort que lui. Toujours ce besoin de le toucher, de l’entourer…&lt;br /&gt;Mais il est encore chaud, son visage, son front. Puis il n’a rien mangé depuis la veille. Il dit qu’il n’a pas faim. Gilles redescend à la boulangerie et lui achète un énorme  pan-bagnat, ces énormes sandwichs bourrés de légumes de toutes sortes, il achète également une grande bouteille d’eau pétillante, des fruits et des yaourts. Il remonte en quatrième vitesse et l’oblige à se nourrir un peu. &lt;br /&gt;Au final, Manu dévore le sandwich et avale deux yaourts et un kiwi. Il avoue se sentir un peu mieux finalement. Gilles est tout content de sa petite prestation de soigneur. Il insiste toutefois pour que Manu appelle son médecin dans la journée si la fièvre ne baisse pas.&lt;br /&gt;Manu lui promet de faire le nécessaire. &lt;br /&gt;Rassuré, Gilles l’embrasse de nouveau et file reprendre le cours de sa journée et de son bac blanc. Il ne reste qu’une épreuve de trois heures et ensuite il a fini. Il doit boire un café après l’épreuve avec ses copains de classe, mais il sait déjà qu’il ne s’éternisera pas avec eux. &lt;br /&gt;Dès qu’il aura fini, il ira rejoindre son doux malade.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers 18h, Gilles revient de nouveau à l’appart. Il arrive en même temps que Sylvie qui est ravie de le voir arriver. Elle s’inquiète pour Manu et est contente de ne pas être toute seule ce soir pour s’occuper de lui. Ils montent tous les deux ensembles.&lt;br /&gt;Manu est assis sur le bord du lit, son médecin à côté est en train d’écrire une ordonnance. Quelques cachets, du sirop, des antibiotiques et une prise de sang.&lt;br /&gt;Il faut vérifier le taux de T4 dans le sang. Une maladie opportuniste peut être très dangereuse dans le cas de Manu. Il ne faut pas laisser traîner les choses.&lt;br /&gt;Gilles assure au médecin qu’il l’accompagnera au labo que ça lui plaise ou non. Manu le regarde en faisant une moue boudeuse puis se met à sourire immédiatement.&lt;br /&gt;Et oui Manu, Gilles veille sur toi comme toi tu veilles sur lui.&lt;br /&gt;Il est prêt à tout pour toi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il oublie juste de se protéger lui-même.&lt;br /&gt;De se mettre des barrières. &lt;br /&gt;Il oublie qu’un jour ou l’autre il y’aura une échéance fatale.&lt;br /&gt;En fait, il se peut qu’il n’oublie pas, mais qu’il veuille simplement ne pas y penser.&lt;br /&gt;C’est plus simple sans doute.&lt;br /&gt;Enfin c’est ce qu’il croit à ce moment-là…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-4713718860135838534?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/4713718860135838534/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=4713718860135838534' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4713718860135838534'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4713718860135838534'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-dixime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître dixième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-3179572031320170483</id><published>2007-04-18T15:03:00.000Z</published><updated>2007-04-18T15:08:49.590Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître neuvième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Les semaines se suivent et ne se ressemblent pas dans le petit appartement de Manu, rue du Dauphiné dans le 3è arrondissement de Lyon.&lt;br /&gt;Petite rue magique où les commerçants nombreux se côtoient toujours dans une bonne humeur égale. La rue jouxte une grande avenue en travaux de rénovation, ce qui fait qu’il y’a souvent beaucoup d’agitation diurne dans ce quartier. &lt;br /&gt;Cependant, quand vient la nuit, le sommeil de Gilles est toujours des plus doux dans les bras de Manu.&lt;br /&gt;Toujours ce besoin inextinguible de sentir sa peau contre la sienne. &lt;br /&gt;Elle est douce sa peau, toujours légèrement chaude, comme une petite fièvre qui ferait corps avec lui à chaque instant de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Manu présente, un soir, Eric à Gilles. &lt;br /&gt;Eric est parisien et est le véritable locataire de l’appart de la rue du Dauphiné. Simplement, Eric devant partir travailler à Paris à préféré sous-louer son appartement à Manu et Sylvie. Tout cela n’est pas très conventionnel, mais ce n’est pas les conventions qui étouffent tout ce beau monde dans la fin des années 80.&lt;br /&gt;Eric donc est un petit bonhomme rigolo. Plus âgé que Manu, il apparaît tout d’abord comme quelqu’un de très hautain, voir méprisant. Mais très vite Gilles se rend compte que ce n’est qu’un petit masque qui tombe très vite lorsqu’il se sent en confiance et découvre finalement une vraie douceur intrinsèque et une vraie personnalité forte et cultivée. &lt;br /&gt;En effet il est journaliste et critique littéraire au « Monde ». Donc pas n’importe quoi se dit Gilles, il est d’ailleurs très impressionné. Il dirige également plusieurs rubriques dans le premier journal gay fondé au début des années 80 « Gai-Pied Hebdo ». Un journal révolutionnaire en son temps et Eric à bien en lui également ce même esprit frondeur et bouillonnant. &lt;br /&gt;C’est encore et toujours la lutte pour les discriminations sexuelles en cette année 87, et Gilles sait déjà que la route sera encore longue pour que l’homophobie soit enfin enrayée. &lt;br /&gt;D’ailleurs il n’est pas certain qu’elle le soit un jour.&lt;br /&gt;De fait il  s’intéresse de près à la petite vie d’Eric et le questionne sur toutes sortes de choses, et notamment sur la vie Parisienne que Gilles ne connaît toujours pas.&lt;br /&gt;Manu d’un regard amusé suit les conversations de Gilles et Eric et semble très content que, décidément, Gilles s’entende bien avec tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il est comme ça à cette époque. Le fait d’être bien avec lui-même, d’être dans une phase de découverte de soi et de nouveaux rapports aux autres, font de Gilles un vampire de connaissances nouvelles. Une sangsue à la nouvelle personne qui va lui être présentée, pour peu qu’elle l’intéresse humainement parlant au préalable bien entendu. &lt;br /&gt;Gilles n’aime pas, très vite, d’autres personnes bien sur.&lt;br /&gt;Des gens rencontrés dans le milieu gay lorsqu’il sort avec Manu. &lt;br /&gt;Certains sont glaçants, cassants, provocants, agaçants. Mais Manu fait très attention à Gilles et prends bien soin de le mettre en garde contre certains qui ne semblent pas très nets et qui semblent prendre du plaisir à pratiquer le mensonge pour blesser les plus fragiles. &lt;br /&gt;« Juste pour rire » comme ils disent…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Gilles à la chance lui, d’avoir rencontré la bonne personne, celle qui lui a permis d’avancer.&lt;br /&gt;Depuis plusieurs semaines, la vie de Gilles semble changer du tout au tout. &lt;br /&gt;Lui d’habitude timide et en retrait, devient plus sur, plus mordant.&lt;br /&gt;Lui d’habitude toujours en noir, ose des couleurs, des formes plus amples.&lt;br /&gt;Lui d’habitude toujours dans le silence dans les classes, devient plus intervenant, entreprenant.&lt;br /&gt;Enfin, lui si solitaire, se retrouve au milieu de la multitude et adore s’y noyer et garder une part de chacun.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà presque 4 mois que cette histoire à commencé.&lt;br /&gt;Nous sommes aux alentours de mi-mars. L’hiver est très froid et les couvertures sont bien épaisses lorsque Gilles et Manu s’endorment au creux de l’un ou de l’autre. &lt;br /&gt;Le souffle de Manu est régulier et Gilles n’aime rien de mieux que de regarder dormir celui qu’il aime. &lt;br /&gt;C’est dans cet abandon de sommeil que l’on prend conscience de la confiance que l’on donne à l’autre. &lt;br /&gt;Car l’on est fragile à cet instant, un peu comme à la merci de l’autre.&lt;br /&gt;Mais Gilles se contente de caresser les cheveux blonds de son p’tit amour pendant son sommeil, il se nourrit de son souffle et écoutant attentivement la régularité de sa respiration. &lt;br /&gt;Cette douceur qui, petit à petit le berce.&lt;br /&gt;Il étend la main pour éteindre la petite lampe rouge, effleure des ses lèvres le front de Manu et se laisse envahir pas un sommeil réparateur.&lt;br /&gt;Juste avant de partir dans le monde des rêves, il se dit qu’il est heureux ici et maintenant.&lt;br /&gt;Puis un sourire et il s’endort.&lt;br /&gt;Il ne sait pas que là, juste à côté, quelque chose change dans le corps de Manu…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-3179572031320170483?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/3179572031320170483/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=3179572031320170483' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/3179572031320170483'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/3179572031320170483'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-neuvime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître neuvième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8903997260236633973</id><published>2007-04-18T09:35:00.000Z</published><updated>2007-04-18T09:41:41.496Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître huitième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;La mère de G engagea la conversation tandis qu’ils étaient tous deux assis en train de commencer de manger :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;« Alors ? Comment va ta vie en ce moment ? On se croise entre deux portes la plupart du temps et l’on a jamais véritablement le temps de parler. Les études… ?&lt;br /&gt;- Ca peut aller. Je me maintiens dans une bonne moyenne. J’ai un bac blanc dans quelques semaines. C’est sur ça que je bossais ce matin ; ça devrait bien se passer.&lt;br /&gt;- Et c’est qui cette copine chez qui tu passes presque toutes tes nuits ?&lt;br /&gt;- Une copine, c’est tout. Elle habite à côté du lycée, c’est pratique. Puis on s’entend bien…&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G cherche à changer de sujet illico-presto :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Sinon, ce week-end je ne pourrais pas aller chez les cousins, j’ai un truc de prévu, une soirée…&lt;br /&gt;- Encore une soirée ? J’ai l’impression que tous les soirs sont des « soirées » en ce moment !&lt;br /&gt;- Ben oui c’est vrai, puis j’ai l’impression que c’est pas prêt de s’arrêter !&lt;br /&gt;- Que veux-tu dire ? &lt;br /&gt;- Et bien que j’ai rencontré pas mal de nouvelles personnes ces derniers temps et l’on s’entend plutôt bien.&lt;br /&gt;- C’est bizarre, je te trouve différend depuis quelque temps. Tu as changé, tu es plus sur de toi qu’avant, moins dans le retrait.&lt;br /&gt;- Peut-être… Après tout j’ai 18 ans, faut bien que je grandisse un peu !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le plat terminé, G débarrasse les assiettes et sort le fromage. Madame mère ne bouge pas pour l’instant et semble perdue dans ses pensées. Elle reprend :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Je pense que c’est lié à autre chose que le simple fait d’avoir 18 ans. Je pense que tu as rencontré quelqu’un et que cela influe sur ta personnalité.&lt;br /&gt;- Ben oui je viens de te dire que j’ai rencontré plusieurs personnes dernièrement !&lt;br /&gt;- Je ne te parle pas de plusieurs personnes ! Je te parle d’UNE personne. Et cette personne n’est pas une copine de lycée. Cette personne c’est la p’tite gueule d’amour qui vient de sortir d’ici ! Cette personne est un garçon dont tu es en train de tomber amoureux !&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Silence….&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Alors ? J’ai raison ou bien j’ai raison ?&lt;br /&gt;- Oui… tu as raison !&lt;/i&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre silence… Puis la mère reprend : &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- &lt;i&gt;Tu sais mon chéri, je ne suis pas tombé de la dernière pluie. Depuis cette lointaine époque où j’avais lu la lettre, je n’ai jamais sortie ça de mon esprit. J’ai toujours su que ça referai surface un jour.  Si tu sais, si tu es sur, si tu n’a aucun doute sur le fait que tu sois homosexuel et bien il faut continuer ainsi. Rien n’est plus important pour moi que de te savoir heureux. En plus il à l’air bien ce garçon… Une première impression est souvent la bonne. Et moi il m’a fait bonne impression. Je te demande simplement de faire attention à toi. Cette maladie qui ravage tout et surtout le milieu homo, il faut t’en protéger. Tu t’en protèges hein ?&lt;br /&gt;- Oui maman, ne t’inquiètes pas. Je n’aurais jamais imaginé cette réaction de ta part.&lt;br /&gt;- Je ne vais pas sauter de joie, je ne te le cache pas. Dans l’absolu, il faut que je me fasse à l’idée de n’avoir jamais de petits enfants. C’est surement ça le plus difficile. Mais c’est comme ça. Il faut accepter les choses. Ce n’est la faute de personne. C’est la nature, un point c’est tout.&lt;br /&gt;- Oui surement… En tout cas je me sens mieux maintenant que tu le sais.&lt;br /&gt;- J’imagine. Par contre je ne suis pas sur que ton père réagisse de la même façon. Faut attendre un peu. On va l’éduquer en douceur.&lt;br /&gt;- Ok maman ! Merci.&lt;br /&gt;- Je t’aime comme tu es.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G retourne dans sa chambre et appelle immédiatement M au téléphone. Il lui raconte toute l’histoire de la conversation avec sa mère, de son envie d’en parler à ses plus proches amis, de commencer à relever la tête et à ne plus raser les murs.&lt;br /&gt;M l’incite à foncer, à se libérer. M est content et est fier de G.&lt;br /&gt;G se sent pousser des ailes. C’est un peu sa révolution à lui. C’est une avancée énorme qu’il jugeait impossible quelques jours auparavant et qui aujourd’hui est devenue une réalité en toute innocence.&lt;br /&gt;Moins de mensonges, moins de cachotteries.&lt;br /&gt;C’est une libération. Et cette libération il l’a doit à M. &lt;br /&gt;Et ça il le sait, il en est certain au plus profond de son âme : il ne l’oubliera jamais !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui G ne se cache plus. &lt;br /&gt;Aujourd’hui il s’appelle Gilles, et aujourd’hui il est amoureux de Manu.&lt;br /&gt;Aujourd’hui Gilles et Manu sont un couple et Gilles part à l’assaut.&lt;br /&gt;Les jours qui suivent sont des révélations multiples à des gens en qui il tient. Et à chaque fois il reçoit des messages positifs, que cela ne change rien à leur amitié. &lt;br /&gt;Certains s’en doutaient mais préféraient attendre qu’il leur en parle lui-même. &lt;br /&gt;L’univers de Gilles se colore de multiples façons.&lt;br /&gt;L’amour ça donne des ailes. L’amour de Manu, l’amour des siens, l’amour de ses amis.&lt;br /&gt;Gilles s’envole…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sans doute trop haut...&lt;br /&gt;Sans doute trop vite...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8903997260236633973?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8903997260236633973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8903997260236633973' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8903997260236633973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8903997260236633973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-huitime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître huitième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-9040433944020236698</id><published>2007-04-17T16:16:00.000Z</published><updated>2007-04-17T16:24:53.447Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître septième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Quelques jours plus tard, G quitte M un matin pour rentrer chez lui. Il n’a pas cours aujourd’hui et va en profiter  pour rattraper son retard dans quelques matières et déjeuner avec sa mère. &lt;br /&gt;Il prévoit néanmoins de retrouver son bel amour ce soir pour aller diner au resto. M est ravi d’autant qu’il ne travaille pas ce soir et n’a pas d’extras de prévu.&lt;br /&gt;G part donc au petit matin.&lt;br /&gt;Nous sommes fin janvier 1987.&lt;br /&gt;G arrive chez lui et se met tout de suite au travail après avoir embrassé ses parents au préalable. Son père part travailler et sa mère faire quelques courses.&lt;br /&gt;Cette dernière à arrêter de travailler depuis 2 ans et a du mal à accepter l’inactivité. &lt;br /&gt;Aussi est-t-elle toujours en train de faire quelque chose, à droite, à gauche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Peu avant midi, madame mère rentre des courses, tandis que G est toujours dans sa chambre en train de travailler. Il ne prête pas attention à la sonnette de la porte d’entrée qui retentit. Il est absorbé par ses cours. Et comme les voisins viennent souvent sonner à la porte, il ne s’en occupe pas.&lt;br /&gt;Pourtant, 2 minutes plus tard, sa mère ouvre la porte de la chambre en lui disant qu'un ami est venu le voir. &lt;br /&gt;G lève les yeux et derrière sa mère aperçoit le minois tout penaud de M.&lt;br /&gt;G fait un effort surhumain pour rester placide et feindre la bonne surprise devant sa mère. D’ailleurs c’est une bonne surprise, mais les circonstances ne se prêtent pas à l’attendrissement et aux effusions.&lt;br /&gt;G se lève pour serrer la main de M, tel le bon garçon hétéro qu’il est censé être depuis toujours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A vrai dire depuis cette lointaine année 1981. &lt;br /&gt;Cette année là, G avait tout juste 13 ans mais faisait beaucoup plus âgé du fait qu’il avait une taille grande pour son âge. Toujours est-il qu’il savait déjà vers quel sexe ses désirs le portait, et n’écoutant que son courage, avait répondu à une petite annonce dans un journal gay. &lt;br /&gt;Un garçon à Lyon cherchait un autre jeune garçon. Le garçon en question avait 22 ans et G lui écrivit qu’il en avait 16.&lt;br /&gt;La semaine suivante la réponse du destinataire est parvenue à G. &lt;br /&gt;La lettre était posée sur son bureau, il l’ouvrit.&lt;br /&gt;Le garçon disait avoir envie de rencontrer G, qu’il était content de rencontrer un jeune homo dans sa ville. Le seul problème, disait-il, c’est que comme G était mineur, il avait peur de faire une connerie…&lt;br /&gt;G était content déjà d’avoir une réponse, d’autant que le garçon lui avait donné son numéro de téléphone. G allait l’appeler sans tarder et il saurait être très convaincant pour que le garçon accepte de le voir tout de même. Il en était sur : il le verrait coûte que coûte.&lt;br /&gt;Fort de sa décision, il repart en cuisine pour déjeuner avec ses parents, qui, à l’époque, travaillaient tous deux. &lt;br /&gt;Madame mère le regarde en coin en lui demandant de façon anodine qui lui avait écrit. Il à bien sur répondu un petit mensonge sans importance, désignant une vieille connaissance de collège qui déménageait…&lt;br /&gt;La pillule devait passer ainsi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le départ du père, madame mère revint à la charge à propos de la lettre et lui dit que, parce qu’elle croyait que la lettre émanait du collège, elle l’avait..ouverte !!&lt;br /&gt;Le sang de G passa en une seconde de la tête aux pieds. Il avait l’impression d’avoir les jambes en plomb et ne plus pouvoir bouger.&lt;br /&gt;Au vu de son jeune âge, la mère de G lui intima immédiatement de détruire cette lettre et de ne jamais rencontrer ce garçon. Car G était trop jeune pour baiser avec un mec. &lt;br /&gt;C’était clair. C’était net. C’était sans appels !&lt;br /&gt;G n’a jamais reparlé de cet épisode avec sa mère, et réciproquement.&lt;br /&gt;Toutefois sans l’avoir jamais dit, la semaine qui à suivit l’arrivée de la lettre il a vu le garçon et à baisé avec lui. C’était purement sexuel. Il n’en pouvait plus d’envie le petit G, et ce jour là, pouvoir enfin toucher le corps d’un homme lui révéla définitivement sa vraie nature : Homosexuel !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La main de M est tiède et G lui sourit tandis que sa mère ferme la porte en les laissant seuls. M se confond en excuses mais ne savait pas comment faire autrement. N’ayant toujours pas le numéro de téléphone de G il n’avait d’autres choix de venir chez lui pour le prévenir que finalement le soir il travaillait et ne pouvait donc pas aller au resto. &lt;br /&gt;G est touché que M ait fait le chemin juste pour ça. Il faut vraiment qu’il pense à lui laisser son numéro. Maintenant il sait qu’il n’a rien à craindre.&lt;br /&gt;Donc tant pis pour le resto, G propose d’aller le chercher à son travail à la fin du service. Vers minuit. Il ira au ciné avant et l’attendra. M est d’accord et repart donc chez lui, non sans avoir émis discrètement un rapide baiser avant de partir au coin des lèvres de G dont le cœur bat à tout rompre.&lt;br /&gt;G le raccompagne à la porte, M salue la mère de G et s’en va.&lt;br /&gt;G referme la porte.&lt;br /&gt;Il est midi dix.&lt;br /&gt;Il est temps de se mettre à table.&lt;br /&gt;Au vu du regard de madame mère, ce sera au sens propre comme au sens figuré.&lt;br /&gt;Mais G est loin d’imaginer la réaction que va avoir sa mère dans quelques instants...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-9040433944020236698?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/9040433944020236698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=9040433944020236698' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/9040433944020236698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/9040433944020236698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-septime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître septième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-4934119822585846915</id><published>2007-04-17T09:18:00.000Z</published><updated>2007-04-17T12:31:49.879Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître sixième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Les semaines suivant leur rencontre, G et M se sont vus pratiquement tous les jours. G l’a même fait venir chez lui un jour tandis que ses parents étaient absents. Il avait de plus en plus confiance en lui et cela se voyait. G était transformé et se sentait en plein accord avec lui-même.&lt;br /&gt;Très souvent le soir il dormait chez M et disait à ses parents qu’il « passait la nuit chez une copine ». Ce qui voulait tout dire et rien dire, mais avec l’avantage de rassurer tout le monde.&lt;br /&gt;L’appart de M était proche du lycée de G et tous les matins il partait en cours, laissant dormir son premier amour.&lt;br /&gt;Il avait le cœur léger et chaque jours le besoin irrépressible de voir M ne faisait qu’augmenter. &lt;br /&gt;G à fait aussi la connaissance de S, la colocataire de M. Jeune fille très férue d’histoire, elle est d’ailleurs en fac dans cette matière. &lt;br /&gt;Lesbienne, brune et des yeux très bleus, S plait tout de suite à G. Cela semble, par ailleurs, réciproque. Ils parlent souvent tous les deux le soir avant d’aller se coucher. Car M travaille tard en service et rentre au creux de la nuit. Donc G et S se confient pas mal de petites choses. &lt;br /&gt;Elle lui avoue qu’elle trouve M transformé depuis qu’il l’a rencontré. Avant il sortait beaucoup pour boire des verres après le travail et n’aimait pas trop s’attacher à quelqu’un qui venait si souvent à l’appart.&lt;br /&gt;Cette confidence fait l’effet d’une mini-bombe à G. Car il se dit que peut-être les choses vont continuer ainsi plus longtemps que prévu.&lt;br /&gt;D’ailleurs M à quitté D quelques jours plus tard. G ne l’avait vu que deux fois. Un beau brun aux yeux noirs très looké. Il avait compris ce qu’il y’avait entre M et G bien sur. Il s’en doutait de toutes façons.&lt;br /&gt;G perdit donc ce jour là son titre d’amant. Il devenait officiellement le petit ami de M.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G ne put se réjouir totalement de cela. Même s’il était très heureux d’être celui qui ne se cache plus, il devenait aussi celui qui allait forcément voir arriver un jour ou l’autre un rival. &lt;br /&gt;Mais peu importe, ce qui doit arriver arrivera de toutes les manières et G préfère savourer pleinement cet instant. D’ailleurs M organise un grand repas chez lui le lendemain soir pour présenter G à ses amis les plus proches. &lt;br /&gt;Il y’a une dizaine de personnes à l’appart, des gens de tous âges, de toutes sexualités. Un melting-pot joyeux de personnages hauts en couleurs que G affectionne immédiatement. Il sent tout de suite l’intimité qui lie chacun d’entre eux. Ils se connaissent depuis longtemps et se voient régulièrement. Etrangement G ne se sent pas à l’écart. C’est certainement dû à la maturité de chacun car certains sont trentenaires, voire pour certains, proche des 40 ans.&lt;br /&gt;C’est la première fois que G passe une soirée avec des gens plus âgés que lui et il se sent tout à fait bien. Ce mélange des genres est incroyablement sain et positif pour G. Il apprend que les différences de tous n’empêchent nullement une unicité propre. Les différences de chacun se nourrissent les unes des autres et permettent à tous d’ouvrir des horizons nouveaux.&lt;br /&gt;C’est une véritable belle soirée qui s’éternise jusque tard dans la nuit. Les bouteilles de champagne et de vin se suivent, le repas préparé par tous est excellent et les rires s’enchaînent joyeusement. &lt;br /&gt;Plusieurs personnes viennent voir G pendant la soirée et lui disent qu’ils sont heureux de voir M aussi bien. Que ses démons semblent s’être endormis et que, visiblement, c’est grâce à lui. &lt;br /&gt;G se sent fier d’être celui qui est parvenu à redonner le sourire à celui qu’il aime et lorsque les derniers invités s’en vont, il regarde M ranger l’appart et sent monter en lui une envie de le prendre dans ses bras, de l’embrasser, de se fondre en lui. &lt;br /&gt;M doit sentir son regard sur lui car il se retourne, et les deux garçons se rejoignent pour s’embrasser au milieu des bouteilles vide et de la vaisselle sale.&lt;br /&gt;Ce baiser est différent des autres. Il y’a une passion dévorante, et c’est ce soir là, au milieu du désordre et des vapeurs d’alcool que G et M s’avouent mutuellement leur amour.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Je t’aime ! »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;C’est la première fois que G le dit à quelqu’un. &lt;br /&gt;C’est la première fois que quelqu’un le dit à G.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y’a Jane Birkin qui chante sur la chaîne Hi-Fi de M &lt;i&gt;&lt;br /&gt;« Babe alone in Babylone »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;Cette chanson restera liée pour toujours à son premier amour. &lt;br /&gt;Ce soir là, G pense que la vie est belle et que l’amour est la plus merveilleuse des choses…&lt;br /&gt;Ce soir là, G se berce de toutes les illusions du monde…&lt;br /&gt;Ce soir là, G ne sait encore pas que les illusions, parfois, se perdent…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-4934119822585846915?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/4934119822585846915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=4934119822585846915' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4934119822585846915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4934119822585846915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-sixime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître sixième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-8001362563258253384</id><published>2007-04-16T10:16:00.000Z</published><updated>2007-04-16T12:28:00.337Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître cinquième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;G ne quitte pas M du regard tandis qu’il commence à parler…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Tu sais, je ne suis pas quelqu’un de très recommandable et ce à plus d’un titre. Il faut que tu saches que je ne suis pas très fidèle en amour. Je n’y peux rien, c’est plus fort que moi, je ne peux pas me satisfaire d’un seul corps, c’est comme ça. Pour tout te dire, je suis avec un garçon depuis plusieurs mois déjà. Il s’appelle D. Je ne te cache pas que cela ne va plus très bien entre nous et c’est certainement aussi une des raisons qui fait que tu es là aujourd’hui. Je ne pensais pas aller plus loin avec toi. Tu m’as surpris sur beaucoup de points et tu es très attachant. C’est pour ça que je te dis ces choses aujourd’hui. Je sens que tu t’attaches à moi et je sens que c’est réciproque. Mais je ne veux pas que tu ériges des espoirs et de beaux lendemains pour l’éternité. Je sais qu’un jour je te quitterai, c’est comme ça. C’est une histoire qui durera peut-être longtemps, mais un jour je partirai. Cette histoire qui commence ne sera pas éternelle… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G s’en fout de l’éternité. Seul l’instant présent lui importe et tout ce qui peut bien arriver après il s’en fout. C’est aujourd’hui qu’il est bien avec M, c’est aujourd’hui qu’il a envie de le voir, de le toucher. Et finalement G lui est reconnaissant de cette franchise. Il ne l’en apprécie que davantage. Et le fait de savoir qu’une histoire finira obligatoirement ça peut éviter des bleus à l’âme. &lt;br /&gt;De toutes façons G sait très bien qu’il va en baver à un moment ou à un autre car déjà il tombe amoureux de M. C’est rapide, c’est limpide, c’est sans appel. &lt;br /&gt;Pour l’instant il est l’amant. « Amant » quel terme romantique. C’est sensuel un amant, c’est secret un amant, c’est dans l’ombre un amant, ca à un côté intouchable, un amant… Alors il est prêt G, il va foncer. Il attend ça depuis tellement de temps…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Comme j’ai confiance en toi j’ai envie aussi de te dire des choses que tu risques d’apprendre par d’autres un jour, et je préfère que ce soit par moi.&lt;br /&gt;Je n’ai pas un passé tout blanc, même plutôt gris. &lt;br /&gt;Quand mes parents ont su que j’étais homo ils m’ont foutu à la porte. J’avais 19 ans à l’époque, ça fait donc un peu plus de 5 ans que je ne les ai plus revus. J’ai tenté de rappeler ma mère un jour. Elle était contente d’avoir de mes nouvelles, mais sans plus…&lt;br /&gt;C’est dur d’être mis dehors de chez toi si jeune et de perdre du jour au lendemain l’amour de tes parents. Je n’ai pas compris, et j’avais de la haine à évacuer.&lt;br /&gt;J’ai fait des conneries qui m’ont amené à faire 2 années de prison. Je crois que je suis marqué à vie par ces deux ans, et ça m’a bien coupé l’envie de recommencer mes conneries. J’ai ces 4 murs dans ma tête tout le temps et certaines nuits j’étouffe. Ca me réveille en sursaut, ça me terrifie encore.&lt;br /&gt;Je te dis ça parce que je sens que tu ne vas pas me juger et que j’ai envie de ne rien te cacher des choses du passé. &lt;br /&gt;Parce que le passé, un jour où l’autre ça te revient toujours en pleine gueule et les dégâts sont souvent irréparables… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G s’en fout du passé. Car le passé il est derrière et il n’a qu’ à rester ou il est.  G sent son cœur battre plus fort. M à des cicatrices en lui. Ces cicatrices qui forgent une personne. En bien ou en mal, certes. M à dansé avec le diable ? Et alors ? G s’en  moque. On flirte tous un jour ou l’autre avec le mal. On ne marque pas à vie pour autant toutes les personnes. Puis le manque d’amour peut donner à pardonner beaucoup de fautes. Les parents de M l’ont rejeté parce qu’ils n’ont pas acceptés sa vie sexuelle. G se dit que cet acte de non amour est bien plus répréhensible que les petits larcins de M.&lt;br /&gt;Puis ce petit côté voyou repenti est plutôt excitant non ?&lt;br /&gt;Alors c’est pas ça qui va empêcher G de foncer. &lt;br /&gt;Au contraire, G veut le serrer encore plus fort, l’étreindre et l’amener dans les étoiles…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;« Maintenant je vais te parler de l’instant présent car c’est obligatoire pour moi. Puis c’est pour toi aussi…&lt;br /&gt;Je suis séropositif !&lt;br /&gt;J’ai choppé cette merde dans mes années sombres ou entre drogue et sexe je faisais tout et n’importe quoi. Puis de toutes façons à l’époque y’avait aucune informations et puis je m’en foutais royalement de tout. Aussi, maintenant j’ai ça en moi.&lt;br /&gt;Comme ça fait deux fois qu’on fait l’amour et qu’on à pas pris de risques, je préfère te le dire tout de suite pour te donner le choix. Je comprendrais que tu ne veuilles pas aller plus loin. C’est légitime d’avoir peur, puis j’ai l’habitude de voir les gens partir quand je leur dit. Mais je trouve ça plus sain que de cacher la vérité.&lt;br /&gt;J’ai décidé de ne pas me soigner. Je n’ai pas envie de prendre de l’AZT. Ca tue plus que ça ne soigne. J’en ai vu crever plus vite avec cette merde qui attaque tout à l’intérieur de toi juste pour soi-disant tuer le virus. Mais moi j’ai pas envie de faire le cobaye, l’AZT est une molécule qui est arrivé récemment, et personne ne sais ce que ça peut faire. Moi mon virus je le garde tel quel, c’est une bombe qui explosera forcément un jour, mais en attendant je veux vivre comme avant, normalement !&lt;br /&gt;C’est ma vie et j’ai le droit de choisir ma mort. De toutes façons c’est inéluctable et l’on commence tous à mourir un peu le jour de notre naissance… »&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G à le cœur lourd. Non pas de peur mais d’une profonde tristesse de savoir qu’il y’a une mort annoncée juste en face de lui à cet instant.  Tout le monde sait que la mort est au bout du chemin, mais de savoir que le chemin ne va plus être très long doit être terrible à vivre. D’ailleurs G n’arrive même pas à imaginer comment on peut faire, ça le dépasse. &lt;br /&gt;Tout ce qu’il sait c’est qu’il n’a pas peur d’aimer M. Il l’a déjà dans la peau, et en l’espace d’une heure de confidences, il sent déjà que ça va faire mal, mais que pour le moment ça fait tellement de bien qu’il ne reculera pour rien au monde.&lt;br /&gt;G remercie intérieurement M de toute cette confiance, de toute cette honnêteté. &lt;br /&gt;Maintenant il à toutes les cartes en mains.&lt;br /&gt;Nous sommes en 1986, G à 18 ans passés, c’est bientôt Noël et G est amoureux pour la première fois.&lt;br /&gt;C’est donc l’année de son premier amour.&lt;br /&gt;G rapproche son visage de celui de M et l’embrasse longuement.&lt;br /&gt;C’est ainsi qu’il lui annonce que rien de tout ce qu’il vient de dire ne le freine et qu’il se lance avec lui dans cette histoire naissante.&lt;br /&gt;Il remonte le drap et commence à faire l’amour à son tendre voyou.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G ne le sait pas encore, mais il vient de trouver sa piste aux étoiles...&lt;br /&gt;Cette piste va le bouleverser plus que tout ce qu'il imagine...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-8001362563258253384?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/8001362563258253384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=8001362563258253384' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8001362563258253384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/8001362563258253384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-cinquime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître cinquième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-7795537242240277110</id><published>2007-04-14T11:47:00.000Z</published><updated>2007-04-14T11:48:47.892Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître quatrième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Le diner en famille se passe au mieux car G est aux anges. De plus cette époque de fin d’année et les fêtes de Noël approchant, mettent toujours le garçon dans un état d’excitation positive.&lt;br /&gt;Malgré avoir fêté ses 18 ans six mois auparavant, G conserve toujours  une âme d’enfant à l’approche de cette époque magique. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C’est intimement lié aux souvenirs certainement et aux  grandes soirées en famille avec les paquets cadeaux et les lumières de l’arbre de Noël.&lt;br /&gt;Moment privilégié que celui de la mise en place de l’arbre et de la décoration de celui-ci. Les lumières multicolores, les guirlandes soyeuses et les boules dorées.&lt;br /&gt;Puis les vacances bien-sûr. L’excitation du dernier jour des cours. La sonnerie qui retentissait et tous les enfants criaient en se dirigeant vers la sortie. Ils savaient tous que ces vacances étaient particulières car le père Noël allait leur rendre visite. &lt;br /&gt;G avait cessé d’y croire bien avant l’heure, mais ces instants d’avant garderont toujours pour lui, un goût de sucre. Le goût de l’enfance, à jamais disparue, mais qui submerge parfois nos sens et nous embarque pour quelques instant volés d’innocence retrouvée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le lendemain G saute du lit aux alentours des 9 heures. De bonne humeur en ce samedi matin il  se jette sur le téléphone pour composer le numéro de M. &lt;br /&gt;Il a rêvé de lui toute la nuit et n’a qu’une envie c’est de le revoir très vite. &lt;br /&gt;Le cœur bat la chamade tandis qu’il compose le numéro. Le serpentin téléphonique n’en finit pas…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et oui… Qui se souvient du serpentin téléphonique à l’époque ou les appareils étaient analogiques et où l’on devait patienter pour écouter la première sonnerie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi le serpentin s’insinuait dans la ville en direction de M. &lt;br /&gt;Première sonnerie, boum-boum, boum-boum…&lt;br /&gt;Deuxième sonnerie, boum-boum, boum-boum…&lt;br /&gt;Troisième sonnerie : « Allo ? »&lt;br /&gt;Sa voix enfin !! G balbutie, se sent un peu bête au bout du fil. En plus il le réveille en l’appelant si tôt. M à fini son service à 3h et est sorti boire quelques verres par la suite. Il est rentré tard et est un peu naze. G se sent mal de l’avoir dérangé et ne sait pas trop quoi dire. Pourtant M semble content de l’appel, d’ailleurs il fait une proposition à G qui n’en croit pas ses oreilles : &lt;i&gt;« Si tu veux venir maintenant, je pourrais finir ma nuit dans tes bras ? »…&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;30 minutes plus tard G sonne à sa porte.&lt;br /&gt;M est nu sous un peignoir blanc. Il le prend dans ses bras et le conduit au lit. Il laisse glisser le peignoir et se couche. G se déshabille et se couche à ses côtés. Le corps de M est chaud du sommeil interrompu et G se sert contre lui. Les bras de M l’entoure et comme par enchantement G se relaisse glisser dans un sommeil des plus serein.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vers treize heures G se réveille de nouveau. Il a un peu faim. M ouvre un œil également. Sans doute tarauder par le même besoin. Les regards échangés empreints de sommeil et de sourires restent en suspens dans le cœur de G. Il se sent tellement bien que cela semble irréel. Il va se réveiller sans doute bientôt d’un sale rêve qui lui aura fait croire au bonheur.&lt;br /&gt;Mais non, tout est bien vrai et M. laisse glisser sa langue sur le ventre de G et se dirige vers le bas. Les ébats sont encore empreints de douceur, de caresses, de vraies sensations d’élancements au creux du ventre, au rouge du cœur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après quelques instants de plaisir, les 2 garçons se regardent. &lt;br /&gt;G lit dans les yeux de M une vraie tendresse, mais également des gouffres, des failles qui font que G, à cet instant précis, redoute quelque chose. Des mots qui vont arriver, des maux qui vont s’y rattacher.&lt;br /&gt;G ne sait pas pourquoi il à cette intuition. Il se dit que chacun à sa part d’ombre, mais que celle de M est épaisse. D’ailleurs, les yeux de ce dernier commencent à briller. &lt;br /&gt;G rapproche son visage du sien et le fixe avec toute la douceur du regard qui, sans besoin de paroles dit : &lt;i&gt;« Vas-y, dis-moi ce que tu n’oses pas me confier… N’ai pas peur, car qui suis-je pour te juger ? ».&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;M à bien lu dans le regard de G. &lt;br /&gt;Il se sent en confiance.&lt;br /&gt;Il commence à parler.&lt;br /&gt;Et G se dit que, non, il ne s’était pas trompé quant à la profondeur des gouffres…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-7795537242240277110?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/7795537242240277110/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=7795537242240277110' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7795537242240277110'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7795537242240277110'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-quatrime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître quatrième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-4979868377013981245</id><published>2007-04-13T14:55:00.000Z</published><updated>2007-04-14T11:57:29.442Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître troisième)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;L’appartement, pas très grand, des murs blancs un peu passé, plusieurs affiches de photographes ou d’expos au mur, une déco sommaire rend le tout immédiatement chaleureux. G est à l’aise d’emblée et imagine sans peine les soirées qui devaient se dérouler dans ces deux pièces. A en juger par les bouteilles vides et l’évier débordant de vaisselle, le jeune maître des lieux devait souvent faire la fête ici. &lt;br /&gt;M fait faire le tour du propriétaire et G voit deux grands lits. M lui précise qu’il co-loue cet appart avec une amie lesbienne. S est absente aujourd’hui mais vit avec lui ici.&lt;br /&gt;Le parquet présent dans les pièces donne immédiatement un sentiment chaleureux et les couvre-lits aux couleurs ternies un sentiment d’immuabilité, une impression de temps suspendu...&lt;br /&gt; « Ô temps, suspends ton vol… »&lt;br /&gt;G à la bouche sèche, le cœur qui bat et les yeux qui s’affolent. M le voit et il en joue. Il sourit, il s’approche, il se colle.&lt;br /&gt;Il l’embrasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G sent le sang lui monter à la tête et comme le disait la chanson : « il a la fièvre dans le sang, cette affaire il le sent, ne finira pas sans effusion de sang… »&lt;br /&gt;Le baiser est long, langoureux… délicieux.&lt;br /&gt;M commence à dévêtir G qui se laisse faire avec abandon. Lui aussi décide de mettre M à nu. &lt;br /&gt;Très vite les 2 corps sont enlacés sous les draps et l’amour qui s’en suit est l’un des plus beaux que G ait connu. Sans doute parce qu’il était le premier moment d’une intime tendresse et d’un vrai désir de l’autre.&lt;br /&gt;Jusqu’à présent G s’était nourri de corps inconnus, de visages d’ombre et de sombres endroits.&lt;br /&gt;Aujourd’hui il y’a la douce lumière de la lampe de chevet, les draps lisses, le visage net de celui qui lui donne du plaisir et la chaleur d’une peau qui n’est pas juste frôlée sous un pull relevé.&lt;br /&gt;Les corps aujourd’hui se brûlent, s’attendent, se tendent.&lt;br /&gt;G et M ne font plus qu’un.&lt;br /&gt;G chavire vraiment pour la première fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G et M somnole un peu tandis que le soir s’en vient. Brusque reprise de nos sens tandis que M sursaute et propose à G de venir sous la douche avec lui car le temps presse vraiment maintenant. &lt;br /&gt;Si ça continue il va être en retard pour prendre son service. &lt;br /&gt;G le suit dans sa minuscule baignoire ou, pris de rires ils se savonnent et s’arrosent l’un l’autre…&lt;br /&gt;G n’y croit toujours pas : il vient de « rencontrer quelqu’un !!! » comme on dit…&lt;br /&gt;M donne une serviette à G qui s’en empare. Une fois terminé de se sécher il redonne la serviette à son propriétaire. Mais M lui dit simplement de la pendre derrière la porte car elle lui resservira pour la prochaine douche ici avec lui…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y’aura donc une prochaine fois, et le cœur de G fait boum !!!&lt;br /&gt;Il l’embrasse.&lt;br /&gt;Puis une fois rhabillés, les deux garçons repartent à l’extérieur.&lt;br /&gt;M à donné son numéro à G mais la réciproque n’est pas vraie. En effet G habite chez ses parents et ne veut pas s’attirer des ennuis. Après tout, il ne connaît pas M et préfère rester discret pour le moment.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sur le trottoir ils vont prendre chacun un chemin différent. &lt;br /&gt;M retourne dans le centre et G chez lui.&lt;br /&gt;D’ailleurs c’est drôle cette histoire, M habite juste sur le trajet qui relie le centre à l’appart de G.&lt;br /&gt;Un trajet unique.&lt;br /&gt;Un même trajet.&lt;br /&gt;Un trajet qui emmène déjà G la tête dans les nuages et le cœur léger.&lt;br /&gt;La nuit est déjà tombée en ce soir de décembre et G rentre diner avec ses parents.&lt;br /&gt;Ce soir-là, il a de l’appétit le garçon.&lt;br /&gt;D’ailleurs sa faim ne va plus cesser de grandir…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-4979868377013981245?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/4979868377013981245/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=4979868377013981245' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4979868377013981245'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4979868377013981245'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-troisime.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître troisième)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-5186499627256285512</id><published>2007-04-12T10:24:00.000Z</published><updated>2007-04-14T15:44:27.560Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître second)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;Putain quel regard !&lt;br /&gt;Putain quel sourire !&lt;br /&gt;Putain, le bleu de ses yeux !&lt;br /&gt;Même une petite cicatrice sur la lèvre supérieur qui lui forge un sourire encore plus renversant. D'ailleurs G se cramponne au flipper dès cet instant et n'a de cesse que de faire aller ses yeux qui passent allègrement des boules du flipper aux... billes du joueur. Des billes bleues, à l'intérieur de deux orbites.&lt;br /&gt;Déjà ce regard emporte G.&lt;br /&gt;Dès lors, les sourire s'échangent, les regards se croisent... G est sur un nuage.&lt;br /&gt;Le joueur lui propose de jouer avec lui. G n'en croit pas ses oreilles mais accepte néanmoins sans rechigner. G se présente au jeune homme, ce dernier donne son prénom aussi : c'est M.&lt;br /&gt;M et G jouent donc dorénavant ensemble. &lt;br /&gt;Naturellement. &lt;br /&gt;Simplement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;G tente de se souvenir des mouvements appris dans l'enfance pour faire en sorte que sa prestation au flipper ne soit pas trop ridicule. Il essaye d'assurer tout en voulant rester très détaché de la situation même si dans son thorax, c'est la chamade qui porte son coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M frôle souvent G lors des changements de joueurs et cette simple sensation en eveille bien d'autres, enfouïes au fond de l'âme et qui depuis tant d'années n'attendent qu'une occasion pour exploser.&lt;br /&gt;Le moment du réveil n'est pas loin et G le devine à travers le regard de M. Ce regard en dit long et G sait très bien lire. Par ailleurs il répond également sans problème. Car il est temps pour G d'aller plus loin que les simples caresses de l'enfance et que l'ersatz de sexe qu'il avait connu à 13 ans avec un homme plus âgé.&lt;br /&gt;Aujourd'hui G a envie de M et comme la réciproque semble vrai, la partie de flipper va s'arrêter là !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme s'il lisait en lui, M décide de boire un verre au bar et invite G à le rejoindre, bien entendu.&lt;br /&gt;Une longue conversation s'en suit et les deux garçons déverse une rivière de confidences tant ils se sentent proches, d'emblée, l'un de l'autre.&lt;br /&gt;D'ailleurs G ne pense plus du tout à sa séance de ciné. Relégué aux oubliettes la toile blanche. Rien n'a plus d'importance que l'instant présent.&lt;br /&gt;L'instant qui, en plus, file à la vitesse de la lumière. G est là depuis plus de 3 heures et le temps s'évente toujours plus...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;M avoue à G qu'il doit partir pour se changer car il travaille ce soir. C'est la mort dans l'âme que G se lève à son tour pour dire aurevoir à ce garçon de l'après-midi tout en espérant secrètement le revoir très vite.&lt;br /&gt;G à sans doute le regard triste et M lui propose de l'accompagner chez lui pour continuer cette discussion tandis qu'il se changera avant d'aller bosser.&lt;br /&gt;G pense qu'il va se passer beaucoup de choses dans cette période de déshabillage et que le changement prendra surement plus de temps.&lt;br /&gt;G est brûlant. M également.&lt;br /&gt;Ils montent dans le bus qui les emmènent dans l'appartement de ce dernier. La route n'est guère longue et lorsque les garçons descendent du bus, une petite pluie froide les innondent, alors ils pressent le pas, ils se sourient tout en montant les escaliers de l'allée.&lt;br /&gt;Une allée sombre, un deuxième étage et M ouvre la porte.&lt;br /&gt;G entre le premier...&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-5186499627256285512?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/5186499627256285512/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=5186499627256285512' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5186499627256285512'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/5186499627256285512'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/04/sur-le-trajet-chaptre-second.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître second)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-4106535122951742330</id><published>2007-03-29T07:45:00.000Z</published><updated>2007-04-14T15:43:12.592Z</updated><title type='text'>Sur le Trajet (chapître premier)</title><content type='html'>&lt;font color=#FF99CC&gt;C’est un après-midi de décembre. G marche à travers les rues pour se rendre au cinéma. Il fait froid mais sans plus. Toutefois G marche à une cadence rapide car il ne sait pas faire autrement. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis longtemps il marche toujours à une allure vive. Souvent on le lui reproche. Il se rappelle que, plus jeune, sa mère n’arrivait pas à le suivre quand ils marchaient ensemble. Elle faisait trois pas tandis que lui n’en faisait qu’un. C’est resté longtemps un petit sujet de plaisanterie redondante. &lt;br /&gt;Parfois il se souvient de sa mère soufflant à ses côtés pour régler le pas sur le sien. G aurait dû ralentir mais il ne l’a jamais fait. Alors la maman soufflait en cadence. &lt;br /&gt;C’était un peu une gym quotidienne à cette lointaine époque de l’adolescence. &lt;br /&gt;La mère de G travaillait encore et avait dans les jambes toute l’énergie de la femme active. Elle fonçait elle aussi, à sa manière. &lt;br /&gt;Elle fonçait dans les gens. Bien qu’elle se calmait un peu avec l’âge, madame mère restait toujours droite, vive et ne mâchait pas ses mots avec autrui. Quand elle devait dire quelque chose, elle n’y allait pas par quatre chemins, au risque d’en froisser certains. &lt;br /&gt;Finalement si G marche vite aujourd’hui, c’est certainement que sa mère marchait aussi vite étant plus jeune, et même si elle ne le suivait plus lors de ces ballades quotidiennes, elle devait se souvenir de sa propre jeunesse, et bien que soufflant à côté de son fils, elle était heureuse, malgré tout, de lui coller au train…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi G fend la bise par ce jour de décembre. Nous sommes en 1986. Le ciel est bleu malgré le froid et G est ravi de déambuler pour se rendre au cinéma. C’est une passion qu’il à depuis tout petit. Et au fil des jours ses goûts se sont affinés et sa soif de découvertes de nouveaux genres cinématographiques ne cesse de croître…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il n’a jamais oublié les mercredis après-midi où, accompagné de sa grand-mère, G allait au cinéma découvrir tout les films sortant. Surtout les Walt Disney qui le ravissaient à l’époque. Ses souvenirs se bousculent et il revoit dans sa tête « Fantasia », « Pinocchio », « Bernard et Bianca », « La Belle et le Clochard »… Les après-midi à l’Eldorado, ce théâtre-cinéma, étaient magiques. Cet endroit immense, avec des sièges en velours rouge devenus râpeux avec l’âge, l’emplissait à chaque fois de joie lorsqu’il franchissait le seuil de la grande salle de représentation. Il tenait la main de sa grand-mère en regardant les autres enfants qui semblaient tout aussi émerveillés à l’idée de découvrir le nouveau film d’animation qu’ils attendaient tant.  Lui aussi était avide de ça. Et son amour du cinéma il le doit à sa grand-mère. G s’en souvient…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La séance doit débuter vers 16h. Cependant il n’est que 15h10 et G est presque arrivé. Il n’à pas envie de patienter dans le froid aussi prend-il la décision d’aller boire un chocolat chaud dans ce bar qu’il ne connait pas mais dont il a beaucoup entendu parler. &lt;br /&gt;De toute façon, c’est sur le trajet.&lt;br /&gt;Il sonne à la porte de ce bar privé. L’attente que la porte veuille bien s’ouvrir lui paraît durer une éternité. Enfin le déclic mécanique, et G entre de pleins pieds.  &lt;br /&gt;Les garçons au bar se retournent vers lui. Certains sourient. G aurait voulu être une petite souris pour échapper à ces regards…&lt;br /&gt;Aussi s’assied-il maladroitement au bar et commande une orange pressée. Le chocolat chaud n’est plus d’actualité. Il a la gorge sèche et le cœur battant.&lt;br /&gt;Derrière lui un bruit bien connu lui fait tourner la tête. C’est le bruit d’un flipper. Un bruit réconfortant qui lui rappelle les dimanches matins d’avant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus petit, G aimait se lever tôt les dimanches pour accompagner son père faire les courses dominicales. Il en profitait, sur le marché, pour s’arrêter devant l’étalage des bonbons en faisant une petite moue suppliante pour que son père cède un peu à son petit caprice. Il cédait souvent à vrai dire. G le savait et en profitait avec toute l’innocence que l’on accorde volontiers à l’enfance. Le papa n’aimait rien tant qu’à faire plaisir à son garçon. Ainsi tout le monde était heureux les dimanches matins. &lt;br /&gt;Avant de rentrer il accompagnait donc le papa au café du quartier ou ce dernier retrouvait quelques amis du coin avec qui il buvait un ou deux apéritifs avant de rentrer déjeuner.&lt;br /&gt;G buvait souvent une anisette à l’eau, mais ce qu’il préférait par-dessus tout c’était le flipper. Avec une pièce de 5 francs, G pouvait enchaîner 3 parties à la suite. Et quand le flipper « claquait », c’était une partie gratuite annoncée. Et rien n’excitait davantage G les dimanches matins…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi tout naturellement, dans ce bar et en cet après-midi de décembre, G se lève du tabouret pour s’approcher du joueur de flipper. &lt;br /&gt;Ce dernier ést de dos et à les cheveux blonds. &lt;br /&gt;G se met à côté de la machine et regarde la boule sauter de « bumpers » en « bumpers ».&lt;br /&gt;Ensuite il lève les yeux vers le joueur. &lt;br /&gt;Ce simple mouvement va changer sa vie…&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;A suivre...&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-4106535122951742330?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/4106535122951742330/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=4106535122951742330' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4106535122951742330'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/4106535122951742330'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/03/sur-le-trajet-chaptre-premier.html' title='&lt;font color=#FF66CC&gt;Sur le Trajet&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFCCFF&gt; (chapître premier)&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-2549399095173568607</id><published>2007-03-27T09:33:00.000Z</published><updated>2007-03-27T10:46:05.072Z</updated><title type='text'>Ma Saison Préférée</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Et bien nous y sommes car c'est le &lt;b&gt;&lt;font color=#99CC00&gt;P&lt;/font&gt;&lt;font color=#FF0099&gt;R&lt;/font&gt;&lt;font color=#66CC33&gt;I&lt;/font&gt;&lt;font color=#FF6600&gt;N&lt;/font&gt;&lt;font color=#CC33FF&gt;T&lt;/font&gt;&lt;font color=#33CCFF&gt;E&lt;/font&gt;&lt;font color=#FF99CC&gt;M&lt;/font&gt;&lt;font color=#FF9966&gt;P&lt;/font&gt;&lt;font color=#FFFFFF&gt;S&lt;/font&gt;&lt;/b&gt; que je préfère. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cette saison qui nous cueille au sortir du froid pour nous réchauffer petit à petit. &lt;br /&gt;Cette saison, disais-je, qui nous amène à petit pas vers la chaleur de l'été. &lt;br /&gt;Cette saison qui nous fait miroiter les vacances à venir...&lt;br /&gt;Cette saison qui nous fait frémir l'odorat par ces multiples évanescences tenues muettes pendant les mois de grand froid...&lt;br /&gt;Cette saison qui fait éclore un léger sourire au coin des lèvres, quelques étincelles au fond des yeux...&lt;br /&gt;Cette saison qui fait que les garçons dévoilent des bras, voire des épaules laiteuses, des mollets galbés et des chevilles puissantes.&lt;br /&gt;Cette saison qui nous réveille d'une certaine torpeur abrutissante au sortir des pluies glaçantes, des trottoirs glissants et des chaussées bruissantes de pneus de voitures crissants sur un givre trop terne.&lt;br /&gt;Cette saison qui développe ses kyrielles de couleurs, ses pelouses verdoyantes parsemées de fleurs blanches et jaunes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est en cette saison que l'air est léger et qu'à l'unisson, nos coeurs le sont.&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-2549399095173568607?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/2549399095173568607/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=2549399095173568607' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2549399095173568607'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/2549399095173568607'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/03/ma-saison-prfre.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Ma Saison Préférée&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-7872814795160477405</id><published>2007-03-23T09:22:00.000Z</published><updated>2007-03-23T09:40:22.204Z</updated><title type='text'>Sortie de route</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;Et bien non &lt;b&gt;Lilian&lt;/b&gt;, non ce ne sera pas avec toi que je vais construire quelque chose. Les bases sont déjà bien trop faibles finalement. &lt;br /&gt;Je pense que tu navigues à vue actuellement et que le temps n'a pas encore cicatrisé la fin de tes 7 ans d'amour.&lt;br /&gt;Donc tu te perds un peu à droite, un peu à gauche.&lt;br /&gt;Un peu trop dans l'hésitation, un peu trop dans l'immaturité du coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais je ne t'en veux pas, je comprends.&lt;br /&gt;Simplement, après m'avoir donné l'envie d'avancer, je ne vais pas stagner de nouveau en attendant que tes choix soient faits.&lt;br /&gt;Tu les feras un autre jour, mais avec un autre.&lt;br /&gt;Aujourd'hui je te remercie simplement de m'avoir remis en mouvement.&lt;br /&gt;Je continue ma route, mais je sors de la tienne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour le reste je te souhaite le meilleur sans le pire.&lt;br /&gt;Et de retrouver, au plus vite, le chemin de la piste aux étoiles.&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-7872814795160477405?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/feeds/7872814795160477405/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=18271137&amp;postID=7872814795160477405' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7872814795160477405'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/18271137/posts/default/7872814795160477405'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://sunsetbdvboy.blogspot.com/2007/03/sortie-de-route.html' title='&lt;strong&gt;&lt;font color=#FF000&gt;Sortie de route&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;'/><author><name>Sha</name><uri>http://www.blogger.com/profile/12813066043810872731</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-18271137.post-1625630190362754336</id><published>2007-03-19T15:03:00.000Z</published><updated>2007-03-19T15:04:54.730Z</updated><title type='text'>Les Mots</title><content type='html'>&lt;font color=#FFCC00&gt;&lt;br /&gt;Nos corps se tendent et s’attendent,&lt;br /&gt;Ton odeur m’enivre, mes yeux t’épient,&lt;br /&gt;Mes mains caressent le creux de tes reins,&lt;br /&gt;Ma langue savoure le salé de ta peau,&lt;br /&gt;Nos lèvres luttent pour ne pas se quitter.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne voudrais pas lâcher ton visage lumineux&lt;br /&gt;Je ne voudrais plus quitter ton corps merveilleux&lt;br /&gt;Mes barrières tombent à chacun de tes mots&lt;br /&gt;Mes doutes s’estompent dès que tes yeux sont clos.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et mes regards parlent trop, malgré eux, malgré moi&lt;br /&gt;Pour peu qu’on sache enfin lire en eux, lire en moi&lt;br /&gt;J’aimerais lire dans les tiens ces mêmes émois&lt;br /&gt;Pourtant, moi, je n’ose explorer tes iris&lt;br /&gt;Ayant trop peur que vers d’autres ils ne glissent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors je ne dis rien et garde en moi, cachés&lt;br /&gt;Tous ces mots qui se meurent au bout de mes baisers&lt;br /&gt;Puis comme à chaque fois, je t’embrasse en partant&lt;br /&gt;Hésitant encore, puis finalement laissant&lt;br /&gt;Parler pour moi le vent, dans les arbres trop grands.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme il est dur de dire « je t’aime »&lt;br /&gt;Il y’a tant de temps que je n’aime&lt;br /&gt;Plus prononcer ces quelques mots&lt;br /&gt;Car trop souvent source de mes plus grands maux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis mon plus grand ennemi&lt;br /&gt;Mais ne l’accepte qu’à demi&lt;br /&gt;Et comme il me semble long le chemin&lt;br /&gt;Qui mènera mon cœur entre tes mains…&lt;/font&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/18271137-1625630190362754336?l=sunsetbdvboy.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type
